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Publié le
il y a 45 minutes, Patrick FROMENT a dit :

Ok les amis ! 🙂

Après, il est toujours intéressant de regarder les "analogies sur un mode humoristique" faites par les rationalistes (mais je ne vous "traite" pas de rationalistes hein… 🙂  j’ai bien compris que vous ne l’êtes pas… 🙂).

Les "analogies sur un mode humoristique" donc :

- je suis dans le rêve d’un géant
- j’ai été sur Mars mais je ne m’en rappelle pas
- entre la Terre et Mars se trouve une théière de porcelaine en orbite elliptique autour du Soleil
- je crois en un dieu ayant une forme de montre de spaghetti volant

 

 

Je dois être un rationaliste car toutes ces phrases m'amusent beaucoup 😁

Je considère en tout cas ma façon de penser comme "raisonnable" du fait que l'analyse de toute information un peu étrange a tout intérêt à être conduite en privilégiant les pistes les moins coûteuses, en se fiant au "bon sens" plutôt qu'à son éventuel "sixième sens". 

 

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Publié le
Il y a 1 heure, Georges PERON a dit :

en privilégiant les pistes les moins coûteuses

Le principe de parcimonie (rasoir d'Ockham)... Là encore une bonne tarte à la crème dégustée avec gourmandise par les rationalistes, zététiciens et scientistes de tout poil (miam ! 😋).

Il y a plein de très bonnes critiques de ce principe (et de ses limites) dans l'histoire de la philosophie et celle des sciences.

Celle-ci est plutôt d'un très bon niveau :

De l'utilisation parcimonieuse du principe de... parcimonie. Où Hercule Poirot, le célèbre détective belge, démontre involontairement qu'un raisonnement rigoureux n'est pas forcément parcimonieux

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
il y a 30 minutes, Patrick FROMENT a dit :

Le principe de parcimonie (rasoir d'Ockham)... Là encore une bonne tarte à la crème dégustée avec gourmandise par les rationalistes, zététiciens et scientistes de tout poil (miam ! 😋).

Il y a plein de très bonnes critiques de ce principe (et de ses limites) dans l'histoire de la philosophie et celle des sciences.

Celle-ci est plutôt d'un très bon niveau :

De l'utilisation parcimonieuse du principe de... parcimonie. Où Hercule Poirot, le célèbre détective belge, démontre involontairement qu'un raisonnement rigoureux n'est pas forcément parcimonieux

 

Il est piquant de lire que la sagesse de la pensée est une "tarte à la crème" (expression hautement philosophique et si peu hautaine il est vrai).  Patrick, je te laisse avec tes certitudes.

 

 

Publié le (modifié)
il y a une heure, Georges PERON a dit :

Il est piquant de lire que la sagesse de la pensée est une "tarte à la crème"

Le principe de parcimonie une « sagesse de la pensée » ? Ok… Si on veut.

Pour ma part, dans le contexte dont on parle ici, je considère plutôt que c’est un principe de raisonnement philosophique couramment employé par des rationalistes et/ou zététiciens (au même titre que la théière de Russel, la maxime de Hume, le principe de réfutabilité de Popper (ou falsifiabilité), la théorie du cygne noir, le fardeau de la preuve etc, etc…).

Bref, je dirais que c’est un élément de l’arsenal argumentatif du rationaliste, élément emprunté au domaine de la philosophie et érigé en principe (par les rationalistes).

Or un argument qui n’est pas une preuve, qui est érigé en principe et qui est utilisé à beaucoup de sauces par un individu ou une communauté ça finit par ressembler à une « tarte à la crème ».

Citation

TARTE A LA CREME: Expression française signifiant un lieu commun, une formule rebattue, vidée de son sens pour avoir été répétée à tout propos.

 

Modifié par Patrick FROMENT

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le (modifié)
Il y a 11 heures, Christian GIRARD a dit :

On attend donc plutôt les arguments forts pour démontrer que la pleine conscience existe lors... des pertes de conscience.

Toujours pas de réponse ?  

 

Il y a 12 heures, Christian GIRARD a dit :

il faudrait surtout prouver qu'il y a de la conscience sans cerveau. 😉 

Toujours pas de preuve ?

 

Il y a 12 heures, Christian GIRARD a dit :

Où est la conscience aux premières secondes du Big bang ? Toute l'histoire de l'Univers montre à quel point le chemin suivi est celui de l'augmentation de la complexité. La conscience est au sommet de la pyramide de ladite complexité et n'arrive qu'en bout de course, j'aimerais bien qu'on me démontre l'existence d'une conscience précédant l'apparition de systèmes cérébraux complexes (ou de la vie). 

Toujours pas de réponse ?

 

Il y a 12 heures, Christian GIRARD a dit :

je ne comprends pas ce que c'est que cette "conscience" sans support, qui parfois habiterait un corps (qui n'existe pas ?) et surtout appariée à une mémoire défaillante qui parfois permettrait à la conscience d'avoir le souvenir d'elle-même ou parfois pas.

Toujours pas d'indice, histoire d'en savoir un peu plus ?

 

Il y a 11 heures, Christian GIRARD a dit :

Un individu est-il toujours un être de conscience de son vivant, de sa naissance à sa mort et (comme tu le laisses un peu sous-entendre) après son décès ? 

Toujours pas de réponse ?

 

Il y a 11 heures, Christian GIRARD a dit :

Prenons un exemple : Napoléon ! qui n'est pas connu comme laissant derrière lui des « signes interprétables comme signe de conscience » hormis peut-être dans les hôpitaux psychiatriques. Où est sa conscience ? 

Toujours pas de réponse ?

Etc.

Modifié par Christian GIRARD
  • J'aime 1
Publié le
Il y a 6 heures, Christian GIRARD a dit :

Toujours pas de réponse ?  

 

Il y a 6 heures, Christian GIRARD a dit :

Toujours pas de preuve ?

 

Il y a 6 heures, Christian GIRARD a dit :

Toujours pas de réponse ?

 

Il y a 6 heures, Christian GIRARD a dit :

Toujours pas d'indice, histoire d'en savoir un peu plus ?

 

Il y a 6 heures, Christian GIRARD a dit :

Toujours pas de réponse ?

 

Il y a 6 heures, Christian GIRARD a dit :

Toujours pas de réponse ?

 

Je vais tout de suite te rassurer Christian (ou pas…) je n’ai pas de réponse à toutes les questions que tu poses.
Mon propos n’est pas ici de « prouver » qu’il puisse y avoir de la conscience sans cerveau ou que la matière est « première » par rapport à l’esprit ou bien que l’esprit est « premier » par rapport à la matière ou bien, encore, que l’esprit et la matière sont deux expressions de quelque chose de plus fondamental encore. Je laisse chacun à ses préférences métaphysiques, j'ai les miennes comme tu le sais.
Mon propos, ici, est, plutôt, de montrer ce que tu sais parfaitement : il est impossible, aujourd’hui, de répondre à ces questions, la science ne le peut pas, pas plus que la philosophie.
Quand ce sujet fera mille pages, il est probable que n’ayons pas plus de réponse. En attendant nous nous serons sacrément remuer les méninges (ou l’esprit). Il y aura des manières différentes, surprenantes, jubilatoires peut être d’envisager ces différentes questions.
Au hasard de nos polémiques, nos engueulades gentilles et nos prises de bec, il y aura eu, peut être,  des prises de conscience salvatrices. Et quand je dis ça je me met dans le lot aussi. Chaque contradicteur qui a bien voulu participer à la discussion ici m’a obligé à revoir ma copie et à comprendre que le « vaste sujet » dont il est question dans ce fil est encore plus complexe et nuancé que je ne pouvais le penser quand j’ai lancé cette discussion il y a bientôt 9 ans.
Alors, non, Christian, nous n’aurons pas de réponse. Je ne peux pas te prouver que la conscience perdure sans cerveau (pas plus que tu peux me prouver le contraire) mais en attendant nous aurons nourri notre amitié et nous aurons accompli notre destin « d’animal métaphysique ».

 

Citation

Excepté l'homme, aucun être ne s'étonne de sa propre existence ; c'est pour tous une chose si naturelle, qu'ils ne la remarquent même pas. [...] L'homme est un animal métaphysique. Sans doute, quand sa conscience ne fait encore que s'éveiller, il se figure être intelligible sans effort ; mais cela ne dure pas longtemps : avec la première réflexion, se produit déjà cet étonnement, qui fut pour ainsi dire le père de la métaphysique.

Arthur SCHOPENHAUER
Le Monde comme Volonté et comme Représentation

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
Il y a 8 heures, Christian GIRARD a dit :

Toujours pas de réponse ?

 

Il y a 1 heure, Patrick FROMENT a dit :

Mon propos...

Mon propos est justement de démontrer que sur les questions fondamentales explorées par ici (nature de la réalité, nature de la conscience, liens entre esprit et matière, qui sommes-nous, d’où venons-nous, où allons-nous…) il n’y a aucune réponse certaine, pas plus celles de la science, que celles de la philosophie ou de la spiritualité. Les réponses de la science (jugées parfois "supérieures" sur le plan des phénomènes objectifs) permettent de comprendre (partiellement) ces phénomènes, elles ont une nature prédictive (toujours sur les phénomènes) mais elles ne disent rien de la nature profonde du réel.


Pour certains ce constat démontrera l’inanité et la futilité de tout questionnement métaphysique. Pour d’autres cette manière de questionner les évidences et de questionner les questions sur l’évidence de l’évidence sera une "manière plus intelligente de ne pas savoir" et d’atteindre, peut être, une forme d’ataraxie.

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Il y a 3 heures, Patrick FROMENT a dit :

Alors, non, Christian, nous n’aurons pas de réponse. Je ne peux pas te prouver que la conscience perdure sans cerveau (pas plus que tu peux me prouver le contraire)


Dans ce cas, on ne peut pas placer les deux hypothèses sur un pied d'égalité.
Car c'est à celui qui avance une thèse originale d'en apporter la preuve, et non aux autres de prouver que cette hypothèse est fausse.

Sinon, on pourrait avancer n'importe quoi et dire "puisque tu ne prouves pas que ce n'est pas vrai alors c'est aussi vrai que le reste".

C'est la fameuse vache qui vole, que j'ai vue ce matin par la fenêtre. Qui peut prouver qu'il n'existe pas de vache volante?

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Publié le
il y a 8 minutes, Christophe (Kristo) a dit :


Dans ce cas, on ne peut pas placer les deux hypothèses sur un pied d'égalité.
Car c'est à celui qui avance une thèse originale d'en apporter la preuve, et non aux autres de prouver que cette hypothèse est fausse.

Sinon, on pourrait avancer n'importe quoi et dire "puisque tu ne prouves pas que ce n'est pas vrai alors c'est aussi vrai que le reste".

C'est la fameuse vache qui vole, que j'ai vue ce matin par la fenêtre. Qui peut prouver qu'il n'existe pas de vache volante?

 

Patrick va te répondre qu'on a déjà vu des tartes à la crème voler (dans les spectacles de clown) alors pourquoi pas les vaches ? 😁

  • Haha 1
Publié le
il y a 2 minutes, Christophe (Kristo) a dit :


Dans ce cas, on ne peut pas placer les deux hypothèses sur un pied d'égalité.
Car c'est à celui qui avance une thèse originale d'en apporter la preuve, et non aux autres de prouver que cette hypothèse est fausse.

Sinon, on pourrait avancer n'importe quoi et dire "puisque tu ne prouves pas que ce n'est pas vrai alors c'est aussi vrai que le reste".

C'est la fameuse vache qui vole, que j'ai vue ce matin par la fenêtre. Qui peut prouver qu'il n'existe pas de vache volante?

On est reparti pour un tour ! 🤣🤣🤣

Merci Kristo pour ce message condensé, savant mélange des principes de la théière de Russell, de celui de parcimonie et de celui du fardeau de la preuve. Du grand art ! 🤣

Quant à savoir si deux hypothèses peuvent être placées sur un "pied d'égalité" ou pas, à chacun de voir en fonction des hypothèses proposées et de son degré personnel d'information, de culture, de conviction (il y a des personnes qui vont être plus sensibles à un certain type d'arguments alors que d'autres...).

S'agissant de l'origine neurobiologique de la conscience, je constate que les avis sont très partagés selon qu'on se place d'un point de vue scientifique, philosophique, spirituel ou religieux. J'ai bien compris que tu privilégies une vision scientifique du monde, c'est tout à ton honneur et c'est parfaitement respectable. Il y a aussi d'autres points de vue qui, sans nier qu'il y ait une corrélation entre l'activité cérébrale et la conscience, considèrent que la conscience (dans sa nature même) n'est pas que cérébrale. Comme la science n'a pas grand chose à dire (actuellement) sur la nature ultime de la conscience et qu'elle a déjà beaucoup de mal à définir ce que c'est que la conscience, je considère que les autres points de vue sont tout aussi respectables et intéressants.

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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