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Bien évidemment, que ca te dépasse, comme d'autres. Si ca ne te dépassait pas, tu répondais dans le quart d'heure.

Je vais te dire : cette méthode (que je propose de lire précisément et non en diagonale) est une méthode logique, utilisée pour remettre les choses au clair en université, avant d'avancer plus loin dans la réflexion, de manière à être complètement autonome dans sa façon de penser. La méthode proposée est simple, car elle défend la liberté totale de penser, en dehors du "prêt-à-penser" quel qu'il soit, cela de manière à reconstruire sa façon de penser de manière objective. Mais encore faut-il accepter de revoir sa façon de penser. La méthode est simple : elle part du principe de partir de zéro (que Dieu n'existe pas), pour tout reconstruire de manière raisonnée.

Or Clément définit très bien la chose : peu importe les preuves, même avec les plus grosses, vous resteriez sur le même avis.

Si je reviens à la charge, c'est que concernant les souverains poncifs que vous nous ressortez à tout va pour noyer le poisson, vous êtes des champions. Quand il s'agit de répondre à une méthode, à un argumentaire élaboré, qui a fait ses preuves, il n'y a plus personne, excepté pour ridiculiser des propos. J'attends donc de quelqu'un d'ouvert, un avis contradictoire aussi construit, ne t'en déplaise. Est-ce si difficile ?

Il est bien évident que lorsqu'un propos nous dépasse, on le traitera de nébuleux, d'abscons, de fumeux... tout comme quelqu'un qui ne pense pas comme certains sera traité d'extrémiste, d'intolérant, voire de fasciste, histoire de bien mettre ceux qui ne sont pas d'accord à la marge. Ca évite la confrontation et la réflexion...

En général, pour éviter la réflexion profonde sur Dieu, on nous ressort les éternels couplets sur la capote, et tout ce que l'on a vu ici , ou on ridiculise le sujet et ceux qui s'y rapportent en sortant des âneries comme ce que met Trear (mais pas que lui). C'est une méthode classique, utilisée notamment en politique, qui montre "l'ouverture d'esprit" des interlocuteurs. Mais je rappelle qu'on ne se grandit pas en écrasant l'autre.

Modifié par tanhouarn

« La préservation de la vérité objective et de la capacité de chaque individu à former des jugements objectivement vrais est la condition première et absolument nécessaire d’une vie libre » (James Conant, in Orwell ou le pouvoir de la vérité, p. VIII).

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Publié le (modifié)
Quant à trouver son intérêt, il me semble que dans notre monde actuel et moderne, ça se fait en ne croyant pas. Il est tellement plus pratique de ne pas croire, de ne pas rester dans son petit confort, de ne pas se poser de questions sur sa place dans l'univers, sur le but de la vie, sur sa responsabilité propre, sur sa propre valeur. Tellement plus simple de se fonder sa propre morale, son propre système de valeur, sa propre mythologie personnelle qui s'adapte au gré des jours à ses propres désirs.

Argumentation un peu facile... et qui dessers un peu tes propos : selon toi, il faut "croire" en Dieu pour être capable de "ne pas rester dans son petit confort, de se poser de questions sur sa place dans l'univers, sur le but de la vie, sur sa responsabilité propre, sur sa propre valeur" ???

La seule réponse possible s'inscris dans l'acte de Foi ?

On retrouve dans tes propos maladroits la même maladresse qui fait que beaucoup de personnes se détournent dans l'Eglise : la foi en sa propre supériorité face aux athés ou à ceux qui pensent différement.

Parvenir par un raisonnement, par logique, par une intuition ou même par facilité à des conclusions différentes des tiennes, est-ce se tromper ?

Modifié par Philip59
Publié le (modifié)

Non, tu as lu à l'envers:

Selon moi, il est plus difficile de se poser honnêtement la question de la foi, et de l'envisager comme possible, que de la rejeter catégoriquement sans jamais se poser de question. Ne jamais se remettre en cause, c'est souvent bien tranquille.

Ce qui veut dire qu'il faut être prêt à accepter les conséquences de ses "recherches et interrogations", même si elles ne nous plaisent pas. L'important est de réveiller sa conscience et non de l'endormir derrière des barrières infranchissables.

Avant que quelqu'un continue les objections, je rajoute que cela marche aussi pour les croyants: croire de manière aveugle n'est pas une bonne chose. Il faut savoir se remettre en question et chercher à approfondir. Cf. ce que dit l'Eglise sur la conscience de chaque personne.

Pour développer la phrase du doyen Patin, l'attitude que je dénonce c'est de dire: "au final, je me fous d'être ou non dans la vérité mais je ne veux surtout pas être troublé et dérangé dans la certitude confortable que je possède".

Modifié par Clément_dup1

cdmdu.

Publié le
Or Clément définit très bien la chose : peu importe les preuves, même avec les plus grosses, vous resteriez sur le même avis.

c'est très pratique comme axiome, ça permet de de dégager de l'obligation de preuves..

Si je reviens à la charge, c'est que concernant les souverains poncifs que vous nous ressortez à tout va pour noyer le poisson, vous êtes des champions. Quand il s'agit de répondre à une méthode, à un argumentaire élaboré, qui a fait ses preuves, il n'y a plus personne, excepté pour ridiculiser des propos. J'attends donc de quelqu'un d'ouvert, un avis contradictoire aussi construit, ne t'en déplaise. Est-ce si difficile ?

je t'ai déjà demandé d'arrêter avec ta posture de libre-penseur ayant accédé à la lumière se battant contre une foule de moutons formatés par les médias. personne ne te traite de fasciste, personne ne ridiculise ton propos (alors que toi tu ne te gènes pas).

Il est bien évident que lorsqu'un propos nous dépasse, on le traitera de nébuleux, d'abscons, de fumeux... tout comme quelqu'un qui ne pense pas comme certains sera traité d'extrémiste, d'intolérant, voire de fasciste, histoire de bien mettre ceux qui ne sont pas d'accord à la marge. Ca évite la confrontation et la réflexion...

bah en l'occurrence, tu t'adresses à un imbécile dont l'esprit est formaté par tf1 et coca-cola, donc il faudrait effectivement être plus clair.

En général, pour éviter la réflexion profonde sur Dieu, on nous ressort les éternels couplets sur la capote, et tout ce que l'on a vu ici , ou on ridiculise le sujet et ceux qui s'y rapportent en sortant des âneries comme ce que met Trear (mais pas que lui). C'est une méthode classique, utilisée notamment en politique, qui montre "l'ouverture d'esprit" des interlocuteurs. Mais je rappelle qu'on ne se grandit pas en écrasant l'autre.

le pastafarisme est à peu près inattaquable. il est calqué sur le catholicisme, en présente tous les aspects, se livrer à sa critique c'est se livrer à celle de ta religion..

Publié le

Merci de ta précision Clément. J'avais certainement mal compris.

Je partage ton avis sur la "facilité avec laquelle on reste parfois sur ses certitudes ou ses croyances".

Je ne pense pas que les intervenants de ce post, d'une opinion ou d'une autre, soient dans cette démarche. Sinon, ils n'y participeraient pas.

J'aimerais revenir sur la méthode de Tanhouarn qui m'intrigue. Je l'ai bien lu, relu... mais je ne comprends toujours pas comment cela fonctionne. Suivre une démarche logique qui supprime tous les prêts-à-penser est évidemment une bonne chose. Néanmoins, dans l'approche de l'existence de Dieu, je n'ai toujours pas compris à partir de quels faits, observations, expériences personnelles, se construit la croyance en l'existence de Dieu (d'ailleurs cette conclusion qui aboutit à un acte de foi me semble étrange : l'acte de foi étant par définition un acte d'abandon complet, y compris de la logique et du rationnel)

Publié le
Kristo, évidemment qu'il faut le vouloir! Si je ne veux pas croire, rien ne m'y obligera. C'est l'expression du choix libre de la personne, sa décision.

Tu parles de volonté, de croyance, de choix....

Je parle de raisonnement, de logique, de démonstration...

Tu es dans le mystique, je suis dans le concret.

Si Dieu était réel et tout puissant, il pourrait être un peu concret sans doute.

Pour revenir à la question de la volonté : si quelqu'un est croyant, je ne suis pas sûr qu'il ne le serait plus, simplement en décidant qu'il ne le veut plus. S'il ne veut plus de dieu, s'il le "repousse", ne sera t-il pas attiré par son opposé, le diable ? Tiens, on n'en parle pas de celui là. Vous y croyez, au diable ?

De même que pour aimer toute une vie, il faut le vouloir. L'amour physiologique, ça ne dure que 3 ans, c'est prouvé scientifiquement. Ensuite, il est nécessaire que la volonté propre de la personne agisse et se mette en route: je veux aimer cete personne, donc je vais continuer à l'aimer, malgré ses défauts, ses habitudes qui m'horripilent, son haleine de sardine morte au réveil et sa passion pour le patchwork.

Ok, mais c'est un peu différent. Tu as construit un foyer, une famille, tu ne veux pas les mettre par terre.

Si à un moment, tu ne te mets pas en position d'avoir l'ouverture nécessaire pour croire, si tu n'acceptez pas cela un instant comme du domaine du possible, alors en effet, tu restes dans ta certitude sans te remettre jamais en cause.labsence de remise en cause, c'est malheureusement la mort de la science et du progrès. "je préfère me tromper avec Galien que circuler avec Harvey" (Guy Patin, doyen de la faculté de Paris).

Je veux bien me remettre en cause, mais pour ça il faudrait des éléments qui remettent en cause les connaissances actuelles.

Quant à trouver son intérêt, il me semble que dans notre monde actuel et moderne, ça se fait en ne croyant pas. Il est tellement plus pratique de ne pas croire, de ne pas rester dans son petit confort, de ne pas se poser de questions sur sa place dans l'univers, sur le but de la vie, sur sa responsabilité propre, sur sa propre valeur. Tellement plus simple de se fonder sa propre morale, son propre système de valeur, sa propre mythologie personnelle qui s'adapte au gré des jours à ses propres désirs.

La morale (et l'éthique) ne sont pas le domaine réservé de la religion.

Celle-ci a un peu trop tendance à se "l'approprier".

Ce n'est pas parce qu'on n'est pas croyant qu'on est immoral et individualiste pour autant.

Va dire aux chrétiens d'Irak ou d'Iran, d'Inde ou d'Egypte, du Nigeria ou de Chine que c'est par confort personnel qu'ils croient.

Je ne dirais pas ça en effet. Dans les pays où des religions sont réprimées ou persécutées, je suis pour défendre les populations contre la répression, soutenir leur liberté de religion.

Ceci dit, dans ce cas là, la religion peut aussi devenir un moyen de s'unir contre le pouvoir. On peut alors, même en étant non-croyant, rejoindre les activités des croyants ou les soutenir activement.

Personnellement j'ai longtemps milité (et je le fais encore) pour la liberté des Tibétains, et donc aussi contre l'oppression du pouvoir chinois, pour la liberté de pratiquer le bouddhisme, et aussi pour les Falun Gong (mouvement spirituel férocement réprimé - bien que je ne partage pas du tout leurs croyances), etc.

P. S. : regarde donc le "miracle du soleil" à Fatima, et dis-moi ce que tu en penses...

Pas mal... Alors c'était quoi ? Un OVNI ?

Ou plus simplement, l'éblouissement après plusieurs minutes à regarder le soleil sans protection ?

Or Clément définit très bien la chose : peu importe les preuves, même avec les plus grosses, vous resteriez sur le même avis.

Il faudrait déjà qu'il y en ait...

Teste-nous, trouve une preuve...

Publié le

Le problème des "miracles et autres preuves" apportées dans ce thread, c'est qu'il ne s'agit pas de preuves : il s'agit d'observations de phénomènes inexpliqués.

Par conséquent, alors que l'intrégiste rationnel voit une manifestation d'un phénomène naturel qu'il tente absolument d'expliquer rationnellement, l'intégriste religieux lui voit la preuve irréfutable de la puissance divine...

Combien même l'un ou l'autre aurait raison sur l'explication d'un de ses phénomènes (on sait jamais, un coup de bol...) cela ne démontre ni ne prouve rien.

Les "rationnalistes" (les vrais, ceux qui réclament des preuves) ne refusent pas les preuves : il leur accordent le crédit qu'il est 'scientifiquement' possible d'y accorder.

Publié le (modifié)
Or Clément définit très bien la chose : peu importe les preuves, même avec les plus grosses, vous resteriez sur le même avis.

c'est très pratique comme axiome, ça permet de de dégager de l'obligation de preuves..

Il y a pas mal de miracles, et Jésus lui-même en a effectué. Malgré cela, en live, certains ne croyaient pas. C'est ce qui ressort aussi de vos interventions, mais je me plante peut-être.

Si je reviens à la charge, c'est que concernant les souverains poncifs que vous nous ressortez à tout va pour noyer le poisson, vous êtes des champions. Quand il s'agit de répondre à une méthode, à un argumentaire élaboré, qui a fait ses preuves, il n'y a plus personne, excepté pour ridiculiser des propos. J'attends donc de quelqu'un d'ouvert, un avis contradictoire aussi construit, ne t'en déplaise. Est-ce si difficile ?

je t'ai déjà demandé d'arrêter avec ta posture de libre-penseur ayant accédé à la lumière se battant contre une foule de moutons formatés par les médias. personne ne te traite de fasciste, personne ne ridiculise ton propos (alors que toi tu ne te gènes pas).

Je n'ai pas dit que j'avais été traité de fasciste. Je ne fais que préciser une méthode qui consiste à déconsidérer les propos d'un interlocuteur en le tournant en ridicule ou en l'affublant de quolibets. Ici, c'est la méthode "foutage de gueule" avec le pastafari, la "croix à la consommation", et compagnie. Je ne vois pas en quoi j'ai ridiculisé des propos ici et si tel est le cas, je m'en excuse. Je n'ai aucune posture de libre penseur : j'affiche clairement mon opinion qui, n'en déplaise à certains, est simplement fruit d'une réflexion personnelle totale, et non celle issue d'un christianisme culturel. Lorsqu'on me ressort des idioties comme le coup de la capote (qui n'a rien à voir avec la réalité) en réponse à une réflexion philosophique ou théologique, il y a lieu de croire que certains bêlent avec les autres. Là, oui, je le dis, et j'assume.

Je conçois que certains ne croient pas ou croient à autre chose (et je te garantis que dans mon entourage, il y en a), mais encore faut-il être objectif dans sa façon de traiter les informations. A la base, pour me faire une opinion politique, je traite tous les paramètres, d'un opposé à l'autre, en fouillant, et en partant du principe que ce que l'on me dit n'est pas forcément vrai. Il en est de même pour la religion. A partir de là, j'attends que mes interlocuteurs aient eux-mêmes cet esprit critique mais avec une ouverture d'esprit permettant de discuter objectivement. Ce qui n'est pas le cas dans nombre de cas présents.

Il est bien évident que lorsqu'un propos nous dépasse, on le traitera de nébuleux, d'abscons, de fumeux... tout comme quelqu'un qui ne pense pas comme certains sera traité d'extrémiste, d'intolérant, voire de fasciste, histoire de bien mettre ceux qui ne sont pas d'accord à la marge. Ca évite la confrontation et la réflexion...

bah en l'occurrence, tu t'adresses à un imbécile dont l'esprit est formaté par tf1 et coca-cola, donc il faudrait effectivement être plus clair.

Désolé, mais je considère mes interlocuteurs comme intelligents. L'obscurité n'est peut-être pas dans mes écrits, mais dans votre façon d'aborder les choses.

En général, pour éviter la réflexion profonde sur Dieu, on nous ressort les éternels couplets sur la capote, et tout ce que l'on a vu ici , ou on ridiculise le sujet et ceux qui s'y rapportent en sortant des âneries comme ce que met Trear (mais pas que lui). C'est une méthode classique, utilisée notamment en politique, qui montre "l'ouverture d'esprit" des interlocuteurs. Mais je rappelle qu'on ne se grandit pas en écrasant l'autre.

le pastafarisme est à peu près inattaquable. il est calqué sur le catholicisme, en présente tous les aspects, se livrer à sa critique c'est se livrer à celle de ta religion..

N'importe quoi... Il ne présente déjà rien des développements théologiques, philosophiques, etc... que l'on peut retrouver en 2000 ans d'existence, à commencer par le travail de Saint Thomas d'Aquin, qui est une référence même pour des philosophes athées, au même titre que des Socrate, Platon ... Résumer le christianisme à ce qu'évoquent les adeptes du pastafarisme ou de la théière de Russell n'est que méconnaissance totale de ce qu'est profondément le christianisme.

Modifié par tanhouarn

« La préservation de la vérité objective et de la capacité de chaque individu à former des jugements objectivement vrais est la condition première et absolument nécessaire d’une vie libre » (James Conant, in Orwell ou le pouvoir de la vérité, p. VIII).

Publié le

A propos du "miracle du soleil", on m'a transmis un lien avec l'explication détaillée proposée par un professeur de physique qui a mené des expériences d'observation du soleil à l'oeil nu.

Ce n'était sans doute pas un OVNI, après tout : il a pu voir lui aussi le disque gris et les lumières colorées. Pour les mouvements apparents, il a aussi une hypothèse. Bref, il s'agit certainement de phénomènes neurophysiologiques.

Voilà le lien.

L'article détaillé, en anglais est ici en pdf.

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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