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Assez d'accord, la seule chose que les spectateurs lambdas veulent lors d'une prestation magique c'est VOIR quelque chose de magique sans les yeux plus de magie par contre sans les oreilles ça marche encore, bien sûr pour des tours valables et de qualité. Lorsque je vais voir des spectacles de magie avec des amis novices en matière de magie ils ne retiennent que les effets qui s'apparentent à de la vraie magie et souvent transposition, disparition et mentalisme avec souvent un plus pour le mentalisme, par contre posez leurs la question sur le bonniment allant avec le tour ils seront incapables de répondre sur la constitution de celui-ci, je ne veux pas dire qu'il ne faut pas une très bonne présentation cela serait paradoxal pour le mentalisme par ex. Mais un excellent effet se rapprochant de la vraie magie (comme laisser un billet de valeur plus importante après un switch) fera beaucoup dans le souvenir du spectateur.

Modifié par Balti
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Publié le (modifié)
Assez d'accord, la seule chose que les spectateurs lambdas veulent lors d'une prestation magique c'est VOIR quelque chose de magique

Permets-moi de te dire qu'à mon sens, ce n'est pas voir quelque chose de magique, mais vivre quelque chose de magique dont ils ont besoin. Ce qui n'a rien à voir. Si la dramatisation (donc la présentation)est bien faite, qu'elle soit faite par un conte ou de manière musicale, ou même comme le font certains avec un mime empli de silence qui veut tout dire, tu mènes les spectateurs dans une magie, alors que dans ton cas, ils ne sont que spectateurs d'un effet magique.

Au fait, tu parles du spectateur lambda... celui pour qui "Camping" ou "Bienvenue chez les Ch'tis" sont des chef-d'oeuvres du 7ème art ?

mdr

Modifié par tanhouarn

« La préservation de la vérité objective et de la capacité de chaque individu à former des jugements objectivement vrais est la condition première et absolument nécessaire d’une vie libre » (James Conant, in Orwell ou le pouvoir de la vérité, p. VIII).

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J'ai 2 citations qui me viennent à l'esprit. La première est de Simon Aronson que j'ai trouvée dans Stong magic de Ortiz :

"There is a world of difference between a spectator's not knowing how something's done versus his knowing that it can't be done."

La phrase montre donc clairement qu'il y a des MAUVAIS tours...

La deuxième vient du livre de Ken Weber : Maximum Entertainment

The stronger magic, the less need for showmanship

Si l'effet est très fort, il n'y pas besoin d'une longue présentation. Je pense par exemple à la malle des indes des Pendragons, etc. Je suis partiellement d'accord avec cette dernière citation. Certaines mises en scène peuvent renforcer considérablement l'impact (Snow de Copperfield)

Quoiqu'il en soit je vous recommande chaudement ces deux livres qui traitent directement du sujet dont on parle.

Publié le

En effet ''vivre'' est bien mieux approprié je ne dis pas qu'il ne faut pas une excellente présentation, je maintiens cependant qu'il faut un effet fort. Je me souviens de diverses réaction du public après ''Juste une illusion?'' Il est clair que sans la dramatisation (et aussi l'accent) de Gary Kurtz cela n'aurait rien à voir, ces réactions se rapportaient quand même aux effets les plus forts..

Publié le

Je ne connaissais pas le deuxième citation mais je la trouve géniale et limpide : The stronger magic, the less need for showmanship.

Plus forte est la magie moins elle a besoin de mise en scène...

On avance les mecs !!! Je pense qu'on va bienôt se rendre compte que la mise en scène est une hérésié totale ! :D

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
Je ne connaissais pas le deuxième citation mais je la trouve géniale et limpide : The stronger magic, the less need for showmanship.

Plus forte est la magie moins elle a besoin de mise en scène...

Limpide, certes, mais avec plusieurs sens possibles. Encore une fois, on en revient à la sempiternelle question : "qu'est-ce que la magie ?". La magie est-elle le tour même, ou est-elle plus que cela ?

Je vous renvoie pour ma part à la préface, claire et limpide, de Kurtz dans INVRAISEMBLANCES (disponible chez votre Marchand de Trucs préféré) et dont j'ai mis des extraits dans un des sujets de Rodolphe, ou aux deux opus de Christian Chelman LU et Compendium.

« La préservation de la vérité objective et de la capacité de chaque individu à former des jugements objectivement vrais est la condition première et absolument nécessaire d’une vie libre » (James Conant, in Orwell ou le pouvoir de la vérité, p. VIII).

Publié le

Hello,

Discussion fort intéressante ! Cependant, j'aimerai bien comprendre: comment est-il possible de "ne pas mettre en scène" ?

Pour ce qui est des effets, j'ai déjà vu des présentations chiantes, minimalistes, décalées, grandiloquentes, à côté de la plaque, diluées, contemporaines, brouillons, brut de brut et droit au but, inventives, dramatiques (dans les 2 sens du terme), humoristiques, symboliques, musicales, burlesques, inconscientes, romantiques, mystérieuses, épurées, ...

Mais j'avoue ne jamais encore avoir vu d'effets qui ne soient pas mis-en-scène et à vrai dire, je ne sais même pas comment c'est possible ?

Le non-choix est aussi un choix... ;)

... y compris lorsqu'il est imposé par un défaut de compétence, non ?

Publié le

finalement y a t il des règles obligatoires ?

peu de présentation ? obligation d'avoir une mise en scène béton ?

il y a t UNE vérité ?

finalement l'artiste ne doit il pas s'affranchir des règles et faire ce qu'il veut ? présentation lourde ou légère ou absente ?

Seul l'impact compte ! je ne dirais même seul "l'après" compte c-a-d le souvenir laissé dans l'esprit du spectateur !

Bruno

Publié le

Mais j'avoue ne jamais encore avoir vu d'effets qui ne soient pas mis-en-scène et à vrai dire, je ne sais même pas comment c'est possible ?

Tu peux poser la question à ceux qui ont lancé ce pseudo-débat et qui semblent chercher une justification à leur méconnaissance de la mise en scène. Ou regarder les frères Buck faire leur show pour webcam.

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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