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Publié le

J'ai posé, dans un autre sujet, la question suivante : Ne serait-il pas temps d'admettre (et d'assumer) que le mentalisme est par nature une discipline (art ?) ambigue ? Et que cette ambiguïté n'a été que renforcée par les séries américaines citées plus haut et toutes les publications qui ont été générées par ces séries (des plus farfelues au plus sérieuses).

Dans la mesure où cette question constitue une réflexion à part entière et où elle risque de faire dévier le sujet de l'autre thread, je la repose ici et je développe :

Lorsqu'un spectateur assiste à un tour de magie il n'y a pas beaucoup d'ambiguïté (sous nos latitudes en tout cas) : Le spectateur va attribuer la nature de ce qu'il voit soit à l'habileté manuelle du magicien, soit au matériel qui est, peut être, "spécial". Et dans l'immense majorité des cas c'est bien la vérité.

Aucun problème d'éthique donc pour le prestidigitateur... Aucune ambiguïté !

Dans le cas d'un effet de mentalisme les choses sont par nature beaucoup plus ambigues : il n'y a, souvent, pas de manipulation et pas de matériel autre que des objets très usuels. Par ailleurs, beaucoup de personnes sont enclines à croire à la télépathie ou à la clairvoyance. D'où une première ambiguité à laquelle chaque magicien qui a présenté, un jour, un effet de mentalisme s'est trouvé confronté.

Vous allez me dire : il y a des mentalistes qui ne jouent pas sur cette ambiguité. C'est vrai... mais il jouent tout de même sur une autre ambiguité qui est celle, on va dire, des "techniques mentales supérieures".

J'en connais certains par exemple qui jouent la carte de l'influence et de la suggestion. Ils expliquent (ou ils suggèrent) qu'ils sont capables d'envoyer des messages subliminaux pour influencer un choix et une bonne part des spectateurs vont prendre cette explication pour argent comptant (surtout les spectateurs les plus intelligents et les plus cultivés). Tout ça n'est-il pas un peu ambigu ? Tout ça est-il bien éthique ? Ne faudrait-il pas dire "Chers spectateurs, tout est truqué, il n'y a aucune suggestion subliminale dans ce que je fais" ?

Beaucoup de mentalistes parlent aussi de PNL dans leur mise en scène (alors qu'ils n'y connaissent rien la plupart du temps). Quant à ceux qui connaissent le sujet, voire qui ont fait des formations, ils utilisent en fait très peu de PNL dans leur prestation et, en tout cas, la PNL n'est pas du tout à l'origine des miracles qu'ils présentent. Tout ça n'est-il pas un peu ambigu ? Tout ça est-il bien éthique ? Ne faudrait-il pas dire "Chers spectateurs, tout est truqué, il y a 1% de PNL (à peine !) dans ce que je fais" ?

Ou alors... comme je l'expliquais plus haut ne serait-il pas plus honnête d'admetre et d'assumer, tout simplement, que le mentalisme est par nature une discipline ambigue ?

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Publié le

Pourquoi devoir se justifier auprès des spectateurs???

Le plaisir du spectacle est le spectacle lui-même pas comment il est réalisé.

Lorsque tu vas voir un film d'actions; tu te dis (s'il est bon!); "c'était super, j'en ai pris plein les yeux" et pas "merde! Quelles est la technique qui permet à la voiture de conduire sans personne au volant?!?".

De plus, je pense que l'interêt du mentalisme est de justement jouer sur cette ambiguité donc tu parles. Mettre le doute dans l'esprit du spectateur, lui proposer qqch d'inexplicable.

Il faut aussi, à mon sens, faire la distinction entre mentalisme et magie mentale ... Mais tout est une question, encore une fois, de présentation...

  • J'aime 2
Publié le
Ce n'est pas la discipline qui est ambigue, c'est certains de ceux qui disent la pratiquer. Et ce, pour les raisons que tu évoques patrick.

Ils doivent être proches de 100 % à jouer sur des ambiguités (que ce soit des ambiguités de nature psychologique ou parapsychologique).

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le

"le mentalisme c'est pas bien.. faut se battre contre ca... ils z'ont pas de pouvoirs.... c'est pas bien de faire croire au public qu'ils ont des pouvoirs ... supérieur à moi."- extrait du dernier livre d'OTTO :" 2035 En tant que MAITRE DU MONDE je me fais un peu ch.ier vivement une petite révolution"

Ca pour être ambigu.

Il y a pas mal de magicien qui font de la magie parce qu'il recherche un certains pouvoirs puis après, une reconnaissance du public et enfin de l'amour du public... rarement du sexe du public à mon grand regret.

Mais chez les mentalistes s'est encore pire. D'ailleurs CES magiciens se mettent tous un par un par devenir des mentalistes et tres rapidement ( un mois ou deux le temps de lire cassidy et 13 steps) deviennent des spécialistes du mentalisme..

Franchement je pense que des psys se régaleraient à analyser tous ceux gugusses ( magiciens et mentalistes)... en tout cas c'est ce que dis mon psy qui ne me fait plus payer puisque il se régale et s'amuse avec mon cas !! ( cf un autre post)

  • Haha 1

Bruno

Publié le

lol Bruno... Pourquoi crois tu que j'ai fait une psychothérapie ? :)

Par contre je me suis toujours demandé d'où venait cette phrase : "Untel prétend qu'il a des pouvoirs".

Tous ces gens ne disent pas qu'ils ont un pouvoir. (je veux dire quand on écoute bien leur discours et qu'on l'analyse).

J'ai jamais entendu un voyant dire "J'ai un pouvoir".. Et pourtant j'en ai cotoyé ! ;)

Pareil, j'ai jamais entendu Uri Geller ou Jean Pierre Girard dire "J'ai un pouvoir".

Ils parlent plutôt d'un truc bizarre qui leur arrive, qui leur est arrivé depuis leur enfance ou adolescence. Quelque chose qu'ils ne maitrisent pas complètement et qu'ils n'expliquent même pas.

C'est pas vraiment un pouvoir ça...

C'est ambigu quoi ! :D:D:D

Même moi j'suis ambigu ! Un coup j'suis pour, un coup j'suis contre ! J'ai même eu ma période "zététique" (y'a longtemps !) :D

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le

ambigu... c'est vrai ! je dirais plus

certains spectateurs peuvent croire que le mentaliste a des pouvoirs , car il laisse planer le doute ou travailler l'imagination du spectateur !

Seule la dérive post show peut être dangeureuse !

il est vrai que le mentaliste ne dit pas "avoir des pouvoirs" mais il n'y a pas de démystification contrairement à la magie !

  • J'aime 1

Bruno

Publié le

le "post show" voila qui est intéressant... jusqu'à présent je ne connaissais que le "pre show" (qui d'ailleurs est utilisé quasiment uniquement en mentalisme, il me semble !).

Cette idée de "post show" me rappelle une idée que partageait l'ami Pascal de Clermont dans une de ces conférences : En magie l'effet est fort sur le moment et il va en décroissant ensuite. En mentalisme c'est souvent l'inverse : l'effet peut être moyen sur le moment mais il va, ensuite, en s'accroissant plus le spectateur y pense. C'est comme si le mentaliste laissait une sorte de bombe à retardement dans l'esprit de ses spectateurs.

Bon... il y a donc un "pre show" et un "post show"... le mentalisme dépasse le cadre strict du spectacle (avant et après), c'est clair ! (et ambigu !) :D

il est vrai que le mentaliste ne dit pas "avoir des pouvoirs" mais il n'y a pas de démystification contrairement à la magie !

... Et, dans certains cas, il y a même mystification ! :D:D:D

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le

Lorsqu'un spectateur assiste à un tour de magie il n'y a pas beaucoup d'ambiguité (sous nos latitudes en tout cas) : Le spectateur va attribuer la nature de ce qu'il voit soit à l'habileté manuelle du magicien, soit au matériel qui est, peut être, "spécial". Et dans l'immense majorité des cas c'est bien la vérité.

Aucun problème d'éthique donc pour le prestidigitateur... Aucune ambiguité !

A mon humble avis c'est le noeud du problème, et deux facteurs sont à prendre en compte pour approfondir la réflexion:

- la connaissance universelle moyenne du spectateur, qu'on appellera connaissance tacite

- l'évolution de celle-ci à travers le temps et les cultures

Le statut du magicien ou du mentaliste ne pourrait dépendre que de ces deux facteurs, je m'explique:

Si le spectateur attribue la nature de ce qu'il voit soit à l'habileté manuelle du magicien ou au matériel, c'est que sa connaissance tacite lui porte à croire que le magicien n'a pas de pouvoir spécial.

Le magicien se doit de s'adapter au public: il propose donc du divertissement. En tant que sorcier, un magicien peut être crédible dans certaines contrées lointaines, comme il pouvait l'être au moyen-âge. Dans ces deux cas, le magicien peut être ambigu.

Concernant le mentalisme, la connaissance tacite du spectateur est à l'heure actuelle plus limitée, même si elle évolue également... Certains spectateurs verront le mentaliste comme un magicien, d'autres comme un être doté de "pouvoirs psy".

Et si le mentalisme est une discipline ambiguë, c'est peut-être tout simplement du fait de la crédibilité potentielle du public. Certains spectateurs veulent du divertissement, d'autres cherchent davantage et croient aux "pouvoirs psy".

A partie de cette brèche, 3 comportements sont possibles pour le mentaliste:

- se présenter comme magicien

- se présenter comme ayant des pouvoirs psy

- être ambiguë...

Je vais faire une prédiction (sic?): la connaissance tacite du public va évoluer, et le mentalisme sera considéré comme une discipline "habituelle" ou non ambiguë" de la magie d'ici un siècle ou deux, au même titre que les tours de cartes ou les grandes illusions...

Petite anecdote pour conclure et illustrer mes propos: un ami magicien présente sur scène sa version du guéridon volant. J'écoute les différentes réactions des spectateurs, notamment un couple qui cherchent le "truc"... Voici leur dialogue:

- ça doit fonctionner à l’hélium... Ou avec un moteur miniature...

- Ou il doit avoir un pouvoir psy!

- Non je ne pense pas: c'est un magicien.

- Il se fait passer pour un magicien alors qu'il a vraiment des pouvoirs...

- C'est vrai, peut-être que tu as raison...

  • J'aime 1

Thomas Duval

"L'imagination est plus importante que le savoir."

Einstein

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    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
    • bonjour je suis accro au piece et quand j'ai vue un extrait de la magie des piece de MATTHIEU UN JEUNE RAPIDE ET QUI FAIT BIEN LES CHOSE JE ME SUIS DIT SA MA RESSEMBLE ,J'ADORE CETTE MÉTHODE UNE QUE JE RAJOUTE  À MON RÉPERTOIRE MERCI MAGIE....J'AI VOIR LES REACTION DU MONDE SA ME DONNE ENVIE D'EN SAVOIR PLUS
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