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Source : Le Monde.fr

Après la polémique lancée par sa 1ere vidéo de l'intervention des gendarmes lors d'une manifestation le 21 janvier,Edmond Zimmermann a communiqué au Monde.fr ses rushes : "Cela prouve qu'il n'y a eu aucune violence avant l'envoi des gaz lacrymogènes." Voir nos articles sur Le Monde.fr

La voici, elle fait 22'47 :

[video:dailymotion]

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Publié le (modifié)

En effet. Et si tu lis bien, et non pas uniquement ce que tu veux lire, je mets "et j'en passe". D'ailleurs : si tu connais des agriculteurs, tu connais sans doute bien le malaise qui secoue cette profession, et qui génère des drames.

Si tu connais des Marin-pêcheurs, tu dois sans doute savoir que leur malaise professionnel génère des drames personnels et familiaux, et des éléments conflictuels avec les autorités.

Si tu connais des chefs d'entreprise, tu dois sans doute connaître le malaise de certains d'entre eux, créateurs de PME, surtout lorsqu'ils ont du mal à boucler leur fin de mois, mais qu'ils sont mis dans le même panier que les requins des multinationales par les syndicalistes.

Etc...

Sauf que en plus, le gendarme est confronté directement à la mort, et pas de la meilleure manière qui soit, et qu'il doit être blindé, ce qui est loin d'être évident (les pompiers aussi d'ailleurs).

Sauf que, en plus, le gendarme doit être dispo (comme le sapeur pompier), 24h/24, car il est militaire avant tout.

Sauf que le gendarme est mutable n'importe où, projetable n'importe où, ce qui est encore plus vrai avec les gendarme mobiles (mais qui eux savent qu'ils doivent bouger tout le temps, contrairement au Gendarme départemental, dont la famille et lui-même créent une vie et un tissu relationnel qu'ils doivent lâcher).

J'aurai beaucoup à mettre, mais je n'ai pas que cela à faire. Tout ca pour te dire que la conjonction de tous ces facteurs peut engendrer des situations qui n'excusent rien, mais peut expliquer certaines actions (pêtage de plombs, suicides, etc...).

Que tu aies un peu de mal à l'accepter, pas de problème. Cela reste cependant un fait.

Et le fait que tu généralises (comme tu le fais à nouveau en disant "les flics, je ne vais pas pleurer sur leur sort" ) contribue à ce malaise.

Une bêtise de l'un n'a pas à stigmatiser une corporation.

Ou sinon, pour partir sur ta base de réflexion, tu serais aussi du style a dire ...

un arabe est voleur donc tous pareils ?

Un basque terroriste = tous les basques sont pareils ?

Un politique pourri = tous pourris ?

Un fonctionnaire de la DIR fainéant = tous les mêmes ?

Ca me fait penser à cette réflexion : lors de la prise de Béziers par la première Croisade contre les Albigeois, en 1209, le chef de la Croisade, Arnaud Amaury déclara, selon le chroniqueur cistercien Césaire de Heisterbach : « Massacrez-les, car le Seigneur connaît les siens »

Tu ne crois pas que c'est un peu facile ?

J'ai d'ailleurs l'impression que tu mélanges les policiers et les gendarmes dans ton argumentaire.

La vidéo montre ici les gendarmes, qui ne sont d'ailleurs pas des mobiles, mais des départementaux. Les mobiles, mêmes s'ils interviennent sur des manifestations, ne sont pas des CRS (qui eux ne sont pas gendarmes). Pour toi, tout semble être FLIC, et il semblerait d'après ce que je lis (mais je me trompe peut-être), que tu aies été confronté à autre chose qu'à des "moblots". Or ce terme de FLIC est utilisé pour les policiers, et non pour les gendarmes... cela soit dit en passant.

"Ca ne sert à rien d'étoffer" et "Prouve-moi que j'ai tort". Trop facile tanhouarn.

Trop facile ? Et toi ? Tu te défiles ?

Modifié par tanhouarn
Publié le
Et le fait que tu généralises (comme tu le fais à nouveau en disant "les flics, je ne vais pas pleurer sur leur sort" )

Non. Je ne généralise pas, du genre "tous les flics sont des poivrots violents", je ne pleure pas sur le sort d'une profession, ça n'a rien à voir.

Après ce laïus sur la généralisation m'énerve assez par son côté pavlovien. On peut se la jouer humaniste charitable et "ne pas généraliser", mais ce n'est franchement pas mon souci. Si on veut faire émerger des problèmes on doit s'y résoudre. Si dans une profession il y a 99% d'incompétents il vaut mieux y remédier plutôt que "d'éviter de généraliser". Je caricature mais ce genre de raisonnement m'agace.

Pour le reste, la charge de la preuve incombe à l'accusation tanhouarn.

Publié le (modifié)

En effet, tu caricatures vraiment ! On ne parle pas d'incompétence mais d'une profession exercée par des humains, et de certaines de ses résultantes, que le pékin moyen, qui a déjà assez de sa personne à s'occuper, ignore complètement.

Quel est ta profession, que je me marre ? Bien évidemment, j'imagine bien que l'humanisme charitable ne peut être ton souci. Il suffit de te lire ici ou par ailleurs pour savoir que ca ne l'est pas, et tu l'assumes clairement.

Par contre, si tu te relis bien, tu généralises bien plus que tu ne le crois, bien plus que le fait de ne pas pleurer sur une profession. Tu ne t'en rends sûrement pas compte, mais c'est le cas !

Moi c'est ton genre de raisonnement qui m'agace, et qui exacerbent des tensions. Je caricature, bien sûr !!! mdr

Sur ce, ma perte de temps a assez duré... Retournons lire Karl Marx, Proudhon et Kropotkine. mdr

Modifié par tanhouarn
Publié le

Tanhouarn, la phrase citée comme étant d'Arnaud Amaury n'est certainement pas de lui, mais bien inventée par Césaire de Heisterbach (selon Daniel-Rops).

Sinon, je te rejoins sur la notion de gendarme (même si je n'ai jamais appartenu à la gendarmerie, j'ai aussi de faibles connaissances sur le sujet) et principalement sur la distinction gendarmerie/police. La méconnaissance de cela est d'ailleurs étrange pour un citoyen français "actif" dans sa participation au bien-être de la nation. Au passage, pour ceux qui l'ignoreraient encore, bien qu'habillés de bleu et casqué, les CRS sont des policiers et non des gendarmes. La différence de métier, d'esprit et même de techniques opératoires est grande entre les deux.

Amaury, si tu avais lu et compris le lien que tu postes sur les gaz lacrymogènes, tu aurais compris que tu ne fais que confirmer mes propos. Ou bien, j'attends que tu me cites dans cet article ce qui te fait pousser des hauts-cris.

Beru, merci. A chacun de tes messages, tu parles de choses que tu ne connais pas et c'est pour en dire n'importe quoi. Lorsque tu parles d'empathie, tes messages prouvent ensuite que tu n'as même pas un échantillon sur toi. Enfin, vu l'agressivité de tes réponses, je ne vois pas l'intérêt que j'ai de continuer à polémiquer avec quelqu'un qui pousse la tolérance jusqu'à n'accepter aucune opinion contraire à la sienne propre. Si tu n'es pas d'accord avec mon opinion, le moindre sentiment empathique pousse à comprendre les raisons que j'ai avant de la juger. Bonne continuation bien à l'abri dans ta bulle égoïste (t'as vu? moi aussi je peux généraliser sur un fait).

Publié le
Amaury, si tu avais lu et compris le lien que tu postes sur les gaz lacrymogènes, tu aurais compris que tu ne fais que confirmer mes propos. Ou bien, j'attends que tu me cites dans cet article ce qui te fait pousser des hauts-cris.

"Des problèmes respiratoires, une irritation des voies respiratoires.

Des nausées, voir des vomissements.

Une irritation des voies lacrymales et des yeux

Des spasmes

Des douleurs thoraciques

Des dermatites et des allergies

Il faut savoir que les effets sont accentués par temps chaud et humide."

"Plusieurs études démontrent la toxicité importante de ces gaz dans un espace confiné. Plusieurs études ont rapporté des décès dus à ces gaz.

Ainsi, lorsque une personne reçoit des bombes à gaz lacrymogènes à l’intérieur de son domicile et qu’elle n’arrive pas à sortir à l’extérieur (cas des personnes âgées et des bébés), elle risque de perdre la vie assez rapidement.

Cette issue fatale, lors d’expertise médico-légale, est due soit à une atteinte pulmonaire et/ou une asphyxie.

Les gaz toxiques sont de puissants irritants pour les muqueuses et des activateurs des glandes lacrymales."

...sans commentaires... :(

Publié le

Bon ça tourne à l'invective péremptoire, personne ne s'écoute, je me retire.

Merci pour le lien sur la lacrymo, Amaury.

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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