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Comme il a été dit, cette idée de base partagée ne date pas d’hier, et si quelques réalisations ont vu le jour, c’est à l’origine un projet couteux, et qui n’a donc pas aboutit tel que rêvé ici…

C’est déjà couteux à mettre en place d’un point de vue documentaire, avec uniquement des textes…

Pour inclure des vidéos sur le serveur lui-même, cela devient pharaonique :

Le stockage, l’harmonisation des formats vidéo, la gestion des droits de diffusions, tout cela demande de gros moyens.

Avoir des vidéos décentralisées sur des sites de particuliers ou sur youtube, ce n’est absolument pas une solution pérenne, les vidéos disparaissent du net… et la gestion des mises à jour des liens demandera des automates pas si simples que ça à mettre en place.

Si on attend quelque années, l’abondance de terra sur les postes locaux permettrons sans doute d’avoir en local toutes les vidéos que l’on souhaite garder, et des systèmes de mise à disposition de données pour la communauté, pour téléchargement, ne posera plus de problème.

Cela existe déjà, plus on aura de place pour stocker, plus on va revenir à cette notion de stockage local.

La centralisation tout azimut que l’on observe en ce moment est d’ailleurs dictée par des désirs commerciaux des grands groupes :

C’est ce qui permet à Google et aux autres de lire nos mails, de nous pister sur tout ce que l’on fait, et de nous vendre de la pub.

Si chacun avait, par exemple, un serveur de mail en local sur sa machine, la centralisation n’aurait aucune raison d’être, et le pistage de nos vies privées (de ce qu’il en reste, pour ceux qui n’affichent pas tout ça volontairement sur Facebook) serait plus compliqué.

La mise en place de serveurs de mail en local, par exemple, est une pratique ancienne sous linux.

Mais il faut bien sûr voir aussi la disponibilité, les portables et tablettes devenant la norme, et les applications locales n’étant plus en permanence disponibles à la connexion…

 

Bref, tout cela pour dire que je trouve plus rassurant d’avoir en local les choses qui m’intéresse, quitte à devoir faire attention aux sauvegardes, que d’avoir des données dans un cloud ou un site qui peut disparaitre du jour au lendemain.

Mais bon, je suis forcément dépassé, je ne dois pas être vraiment informaticien…

Gilbus

  • J'aime 1

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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Publié le
il y a 1 minute, Moonlight a dit :

4D Doit stocker ses données sur chaque poste client ? C'est nouveau ca vient de sortir. Avec 4D, les postes clients dans le cas d'application multi-utilisateurs sont stockées sur des serveurs décentralisés puisque ces mêmes données sont interrogeables via le web si l'on veut. Si on pusse plus loin on peut même faire des applications mobiles pour interroger ces données. Donc tu parles de ce que tu ne connais pas.

Non, ça ne vient pas de sortir : c'était le cas dans les premières versions. Comme tu ne peux pas l'avoir raté, je mentionnais les applications 4D des années 90. Sauf erreur de ma part, le web n'est supporté que depuis la version 6 et des patates, sortie au début des années 2000. Par conséquent, les applications 4D de cette période s'appuyaient sur des bases distribuées, oui.

Donc apparemment je parle de choses que, certes, je ne connais pas très bien, mais que j'ai l'air de connaître au moins aussi bien que toi quand même xD.

il y a 32 minutes, Moonlight a dit :

Dans le cas que j'ai exposé, aucune donnée n'est stocké sur les postes clients et je ne pense pas l'avoir dit.

C'est vrai, tu ne l'as pas dit. Mais dans la mesure où tu sembles défendre une architecture de ce type, j'ai supposé que tu avais choisi un exemple en rapport avec le sujet pour faire avancer la discussion. Visiblement, je me suis trompé, au temps pour moi.

Du coup, pourquoi mentionnes-tu cet exemple, s'il n'a rien à voir avec ce que tu préconises ? C'est juste pour te faire mousser ? O.o

il y a 36 minutes, Moonlight a dit :

Ensuite, le problème n'est pas l'outil utilisé mais la capacité de stockage sur les serveurs.

Ensuite, un Cloud n'est pas un serveur de bases de données et ne s'administre pas de la même façon. 

Et je ne parle pas des coûts pour monter ce genre de choses si l'on veut faire quelque chose de sérieux.

"Un" cloud, ce n'est rien d'autre qu'un ensemble de serveurs qui mettent à disposition des ressources à la demande. Tu as besoin d'une grosse puissance de calcul ? Voilà des CPU. Il te faut de l'espace disque ? Voilà des gigaoctets supplémentaires.

Donc non, évidemment, un cloud n'est pas un serveur de base de données : c'est un serveur tout court, libre à toi d'y installer ce que tu veux. Quant au coût, c'est plus ou moins le même que celui d'un serveur classique chez un hébergeur, à ceci près que tu ne consommes que les ressources que tu utilises. D'où des économies sur le traditionnel surdimensionnement des serveurs (je prévois trop large pour les éventuels pics d'activité).

Une dernière chose : dans mes messages précédents, j'ai pris un maximum de précautions oratoires, j'ai précisé que je n'étais pas un spécialiste, et que je n'y connaissais pas grand chose. Je ne voulais pas me ridiculiser en contredisant un expert, car je pensais que tu en savais beaucoup plus long que moi sur la question.

Je prends conscience un peu tard que, là-dessus aussi, je me suis trompé. Au temps pour moi.

  • Merci 1

L'important, c'est que ça valide !

Publié le

Sinon j'ai encore mieux : on achète une île déserte et on vit tous ensemble pour faire une BDD vivante.

 

Bon faudra penser à avoir des filles sinon ça va être problématique.

  • Haha 2

Faiseur de trucs et de bidules.

Publié le
il y a 19 minutes, Magic-Tony a dit :

Sinon j'ai encore mieux : on achète une île déserte et on vit tous ensemble pour faire une BDD vivante.

 

Bon faudra penser à avoir des filles sinon ça va être problématique.

heuuu.... ce n'est pas un peu le concept d'un club de magie???? ;)

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le (modifié)
il y a 41 minutes, Alx a dit :

Non, ça ne vient pas de sortir : c'était le cas dans les premières versions. Comme tu ne peux pas l'avoir raté, je mentionnais les applications 4D des années 90. Sauf erreur de ma part, le web n'est supporté que depuis la version 6 et des patates, sortie au début des années 2000. Par conséquent, les applications 4D de cette période s'appuyaient sur des bases distribuées, oui.

Donc apparemment je parle de choses que, certes, je ne connais pas très bien, mais que j'ai l'air de connaître au moins aussi bien que toi quand même xD.

C'est vrai, tu ne l'as pas dit. Mais dans la mesure où tu sembles défendre une architecture de ce type, j'ai supposé que tu avais choisi un exemple en rapport avec le sujet pour faire avancer la discussion. Visiblement, je me suis trompé, au temps pour moi.

Du coup, pourquoi mentionnes-tu cet exemple, s'il n'a rien à voir avec ce que tu préconises ? C'est juste pour te faire mousser ? O.o

"Un" cloud, ce n'est rien d'autre qu'un ensemble de serveurs qui mettent à disposition des ressources à la demande. Tu as besoin d'une grosse puissance de calcul ? Voilà des CPU. Il te faut de l'espace disque ? Voilà des gigaoctets supplémentaires.

Donc non, évidemment, un cloud n'est pas un serveur de base de données : c'est un serveur tout court, libre à toi d'y installer ce que tu veux. Quant au coût, c'est plus ou moins le même que celui d'un serveur classique chez un hébergeur, à ceci près que tu ne consommes que les ressources que tu utilises. D'où des économies sur le traditionnel surdimensionnement des serveurs (je prévois trop large pour les éventuels pics d'activité).

Une dernière chose : dans mes messages précédents, j'ai pris un maximum de précautions oratoires, j'ai précisé que je n'étais pas un spécialiste, et que je n'y connaissais pas grand chose. Je ne voulais pas me ridiculiser en contredisant un expert, car je pensais que tu en savais beaucoup plus long que moi sur la question.

Je prends conscience un peu tard que, là-dessus aussi, je me suis trompé. Au temps pour moi.

Faux pour ce qui concerne 4D. 4D en mode client serveur fonctionne depuis la version2 ou 3. On a une appli frontale qui attaque des données d'un serveur. Je le sais d'autant mieux que j'étais Bêta testeur de ces versions. La version 5 via un plug-in permettait la consultation via le web. Dans le mode clien-Serveur, les données n'ont jamais été stockées en local sur les postes clients (ACI l'éditeur de l'époque de 4D a été le précurseur en la matière).

Pour ce qui est du sujet lui même comme dit plus haut par Gilbus, il vaut mieux pour ses besoins propres d'avoir une appli en local. Si on a besoin d'infos de recherche comme dut plus haut c'est Google, Qwant et autres moteurs de recherche qui sont de plus en plus sophistiqués au niveau de leur algorithme de recherche.

Modifié par Moonlight

Thierry Périchon
http://www.moonlightanimations.fr
 

Publié le

Tu sais, je ne prétends pas non plus être un expert mondial 4D :D

Mais si, en version 5, il te fallait un plugin, ça semble quand même indiquer que la fonctionnalité n'a été intégrée que dans une version ultérieure. Du coup, ça nous amène à la version... 6 (et des patates, comme je l'annonçais avec une précision impressionnante xD)

Je ne savais pas que tu avais été bêta-testeur de 4D (quoique, avec le recul, ça ne m'étonne pas : tu es incontestablement le Bernard Lavilliers de l'informatique et de la magie), et la comparaison avec 4D n'était absolument pas destinée à te vexer. Je voulais simplement donner un exemple pour étayer mon point de vue selon lequel cette architecture très en vogue il y a 30 ans est obsolète aujourd'hui.

Désolé si tu l'as pris pour toi.

Oui, j'ai entendu parler de Google, il paraît que leur algorithme d'indexation n'est pas mal...

Mais pour des besoins plus personnels, il existe des tas d'autres solutions (comme Elasticsearch, SolR ou Lucene). Bon, ça, c'est pour les gens qui n'ont pas redéveloppé Alfresco pour leurs clients internationaux...

 

 

L'important, c'est que ça valide !

Publié le (modifié)
Il y a 2 heures, Alx a dit :

Tu sais, je ne prétends pas non plus être un expert mondial 4D :D

Mais si, en version 5, il te fallait un plugin, ça semble quand même indiquer que la fonctionnalité n'a été intégrée que dans une version ultérieure. Du coup, ça nous amène à la version... 6 (et des patates, comme je l'annonçais avec une précision impressionnante xD)

Je ne savais pas que tu avais été bêta-testeur de 4D (quoique, avec le recul, ça ne m'étonne pas : tu es incontestablement le Bernard Lavilliers de l'informatique et de la magie), et la comparaison avec 4D n'était absolument pas destinée à te vexer. Je voulais simplement donner un exemple pour étayer mon point de vue selon lequel cette architecture très en vogue il y a 30 ans est obsolète aujourd'hui.

Désolé si tu l'as pris pour toi.

Oui, j'ai entendu parler de Google, il paraît que leur algorithme d'indexation n'est pas mal...

Mais pour des besoins plus personnels, il existe des tas d'autres solutions (comme Elasticsearch, SolR ou Lucene). Bon, ça, c'est pour les gens qui n'ont pas redéveloppé Alfresco pour leurs clients internationaux...

 

 

En version 5, il fallait un plug-in pour interroger via le web mais pour faire du délocalisé avec les données cela existait depuis longtemps avec 4D. La seule contrainte (qui n'en pas vraiment une) était de mettre sur chaque poste client la partie cliente de 4D mais en aucun des données n'étaient stockées sur les postes clients.

Pour ce qui est des moteurs de recherche, évidemment qu'il n'y a pas que Google et si des moteurs de recherche plus ou moins spécialisés font le boulot pourquoi recréer la roue. Moi ce qui m'intéresse c'est de pouvoir retrouver rapidement une information dans ce que je possède. Par exemple, retrouver dans mes bouquins, dvd et autre documents tout ce qui concerne la production d'as car j'en ai besoin tout de suite. Si je n'ai rien sur le sujet alors oui, je vais chercher ailleurs. Ce qui m'intéresse c'est de stocker mes routines persos avec leur description, le matériel nécessaire et bien d'autres infos (comme le boniment, la durée, etc...), associer des photos à ce tour, relier des documents à ce tour et ça je ne vais pas le trouver ou le faire dans une base globale (c'est pour cela que j'ai créé un logiciel spécifique pour magicos). Exemple concret, dans un autre sujet, on m'a demandé la référence d'un livret de Dominique Duvivier sur le thème de la sectorisation du tapis par rapport aux spectateurs. Dans une base globale, jamais on ne trouve, j'ai retrouve dans ma base et mon logiciel en 20 secondes (le temps de taper ma recherche).

 

Modifié par Moonlight

Thierry Périchon
http://www.moonlightanimations.fr
 

Publié le

Ok. Donc pour ne froisser personne, disons que l'utilisation d'une base de données distribuée rappelle les applications Access des années 90 (espérons que les développeurs Access soient moins susceptibles que les développeurs 4D 9_9)

Puisque même Moonlight semble d'accord avec ce principe, je ne vois pas du tout pourquoi il faudrait multiplier la taille des données par le nombre d'utilisateurs O.o

Une fois qu'une info figure dans la base pour un tour ou un ouvrage, elle est partagée pour tous les utilisateurs, qu'il y en ait 10 ou 10'000. La dupliquer serait absurde et contre-productif.

Mais bon, encore une fois, je ne suis pas un expert, qui suis-je pour essayer de comprendre le raisonnement des spécialistes ? ¬¬

L'important, c'est que ça valide !

Publié le

Même si on ne mettait que les infos uniques (par exemple la traversées d'As, elle n'a pas le même nom chez Billis que chez Vallarino), ça aurait une taille conséquente car il y a plus de 100 ans d'histoire de la magie moderne.

 

Je pense qu'il faut miser sur un serveur de quelques terra octets facilement.

 

Sinon je veux bien la BDD de @Moonlight :ph34r:

Faiseur de trucs et de bidules.

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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