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Teddy Rex est l'un des seuls et rares magiciens à m'avoir prodigué des conseils précieux lorsque j'ai décidé de changer de statut.

L'homme n'est pas avare de conseils et a une très solide expérience dans tout le domaine administratif et juridique de notre métier.

Pour moi Teddy est l'un des seuls habitués de ce site (avec Frantz et Winfred) qui allie avec bonheur gentillesse, générosité, sérieux, et surtout efficacité et professionnalisme !

Je dis encore un grand merci à Teddy Rex pour tous ses précieux conseils !

Mais pour une fois qu'un magicien essaie de nous aider à mieux vivre de notre métier, je pense qu'il faut le dire et le faire savoir !

Entièrement d'accord à 500% avec ce que dis Jimi Pascal

NIRAG

www.nirag.fr

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Publié le
Je pense que c'est possible sauf si on est intermittent !

mais je n'affirme rien !

Ca par contre Jean Pierre c'est certain que l'on ne peut pas être auto-entrepreneur "artiste" en étant intermittent du spectacle.

NIRAG

www.nirag.fr

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Publié le

bah y'a de l'ambiance dans ce post.

Je comprends le fond du débat et chacun défend sa chapelle, mais après tout, tant qu'il y a un point d'accord entre l'offre et la demande où est le problème ???

C'est le cas dans la vie de tous les jours, est-ce que les hard discounteurs bradent le prix de la plaquette de beurre? le beurre le moins cher est-il moins bon ? est ce que le beurre le plus honéreux est meilleur etc...

Tant que tout le monde y trouve son compte tout baigne, je ne voit pas ou est le problème de la concurrence déloyale.

Les artistes les plus connus ne seront jamais les moins chers. c'est la vie...

M'enfin (...) je ne suis qu'un "béotien" qui cherche le bon prix pour sa presta.

Rémy

Ni plus, ni moins

Publié le

Gérard, keep cool toi aussi t'es passé par là non? c pas très sympa de cartonner son prochain ;-) !!

Faites l'amour pas la guerre, mai 68, woodstock et tout ça c'est pas si loin ....

en tout cas merci pour le lien ca me servira aussi !

Rémy

Ni plus, ni moins

Invité lancelot
Publié le

Je comprends le fond du débat et chacun défend sa chapelle, mais après tout, tant qu'il y a un point d'accord entre l'offre et la demande où est le problème ???

C'est le cas dans la vie de tous les jours, est-ce que les hard discounteurs bradent le prix de la plaquette de beurre? le beurre le moins cher est-il moins bon ? est ce que le beurre le plus honéreux est meilleur etc...

Tant que tout le monde y trouve son compte tout baigne, je ne voit pas ou est le problème de la concurrence déloyale.

Le probléme est que ton paralléle n'est pas valable... Car les hard-discounters ont les mêmes charges, les mêmes impôts, que Carrefour, Leclerc, Auchan, etc. Ils réalisent leurs économies sur un autre plan (par exemple, et ce n'est qu'un exemple, tu n'auras jamais les beaux rayons bien rangés de carrefour chez Lidl : c'est de la palettes et du carton le plus possible. D'où, économie de personnel).

Hors, en "magie", le probléme est que beaucoup d'amateur ont un boulot à côté, que la magie n'est pour eux que de l'argent de poche, qu'ils passent, trés souvent frauduleusement (même si souvent ils croient être de bonne foi dans la légalité) par des structures associatives, et ne payent aucune des charges afférentes aux professionnels. En gros, c'est comme si Lidl payait des salaires nets sans verser aucune charge ni salariale ni patronale pour vendre moins cher que Carrefour qui, lui, paye les sus-dites charges.

Et beaucoup trouve cela normal, ne voient pas où est le probléme, et s'offusquent qu'on leur reproche des propositions à 300 Euros, comme c'est le cas dés le départ pour ce post.

A tous ces gens qui ont un métier, je ne dénie pas l'amour de la magie qu'ils ont, mais je leur demande : inversons les rôles l'espace d'un instant.

Supposons un magicien, "Peter le Grand mervailleux très beau", qui tourne bien, qui est à l'aise financièrement, et ce en toute légalité. Ce magicien, avant de devenir artiste, a fait quelques études car, curieusement, il aimait bien la comptabilité (ce qui lui a bien servi dans son métier). Aprés tout, pourquoi pas, on voit bien des comptables aimer la magie...

Et voici M. Dupond, comptable de son état. Il travaille, entre autre, pour l'entreprise "Chaussettes vertes et compagnie". Un jour, "Chaussettes vertes et compagnie" lui annonce que le nombre d'heures que Monsieur Dupond effectue pour eux va être diviser par deux. En effet, "Chaussettes vertes et Compagnie" viennent de trouver un autre comptable, payé sur facture établie à l'ordre de "Association des amoureux de la compta", qui travaille pour la moitié du prix de M. Dupond.

Tollé de M. Dupond, les grands mots, tout de suite "on me vole mon travail", "je paye des charges, moi, monsieur", "c'est scandaleux de travailler pour si peu", "concurrence déloyale", etc.

Remplacez le métier de comptable par celui que vous effectuez, et pensez-y à deux fois avant de vendre des spectacles d'arbre de Noëls à des prix dérisoires... Car ce que tu fais aux autres, tu le justifie par ton acte, et un jour, quelqu'un d'autre te le fera...

Publié le

Allez, loin de moi l'idée de débattre, je l'ai a présent abandonnée en ces lieux... ;)

Une remarque pourtant: Nos métiers artistiques sont toujours largement subjectifs dans leurs critères de rémunération. Un tel artiste de rue sera heureux de toucher un cachet de 150 euros pour un jour tandis qu'un autre ne travaillera pas a moins de 1000 euros pour une soirée de trois heures. Les deux sont des artistes, les deux peuvent être professionnels, les deux peuvent être magiciens, les deux peuvent être déclarés et encadrés par une structure légale...

Ce qui gène dans le fond n'est-ce pas cette incongruité du métier qui veut que l'artiste ne se vends finalement qu'au prix auquel il s'estime lui même ?

Mais bon, je l'ai dit, je ne souhaite plus provoquer la polémique. J'ai vu que les points de vue sont cristallisés et solides, je me réjouis du jour ou la fédération éditera sa charte (ainsi que de voir le résultat finale de celle qui doit sortir du fil sur VM) ainsi qu'un manifeste sur les tarifs officiels à pratiquer lorsque on se dit professionnel de la magie afin que tout a chacun puisse aisément s'y référer.

En attendant... je travaille... parfois pour 500 euros, parfois pour 150 euros voir gratuitement quand j'en ai envie. Occasionnellement, pour plus de 40000 euros (bon, pas tout seul... d'accord... ;) )...

Donc, finalement, bon courage et bon vent a tous...

Chaque sens n'atteint que l'objet seul auquel il convient.

Marsile Ficin 1476

Amaury le Magicien

"Le radium c'est l'avenir de l'homme !"

A.Larigot

http://www.cirquedeboheme.fr/

Publié le

Et voici M. Dupond, comptable de son état. Il travaille, entre autre, pour l'entreprise "Chaussettes vertes et compagnie". Un jour, "Chaussettes vertes et compagnie" lui annonce que le nombre d'heures que Monsieur Dupond effectue pour eux va être diviser par deux. En effet, "Chaussettes vertes et Compagnie" viennent de trouver un autre comptable, payé sur facture établie à l'ordre de "Association des amoureux de la compta", qui travaille pour la moitié du prix de M. Dupond.

Tollé de M. Dupond, les grands mots, tout de suite "on me vole mon travail", "je paye des charges, moi, monsieur", "c'est scandaleux de travailler pour si peu", "concurrence déloyale", etc.

Remplacez le métier de comptable par celui que vous effectuez, et pensez-y à deux fois avant de vendre des spectacles d'arbre de Noëls à des prix dérisoires... Car ce que tu fais aux autres, tu le justifie par ton acte, et un jour, quelqu'un d'autre te le fera...

C'est un bon principe "ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu'ils vous fassent"...j'aime bien dans la mesure ou on fait appel a la responsabilité de chacun, mais j'ai peur que ce soit un peu "naïf" (ce n'est pas péjoratif)...bien souvent le consommateur lambda face a 2 produits qu'il pense équivalent prendra le moins cher, même s'il est "made-in china"

Je pense que l'exemple serait plus proche de la réalité si "chaussettes vertes et compagnie" mettait en concurrence un cabinet de 15 comptables réputés ayant pignon sur rue et des belles références avec le comptable indépendant du fin fond de la creuse (notez que je n'ai rien contre les creusois ;-)

...)

Bref la qualité de prestation d'un artiste étant on ne peu plus subjective et le métier non régi par des diplômes, des écoles plus ou moins reconnues (genre cours Florent pour le théatre / guide michelin pour le monde de la cuisine), il ne faut -malheureusement- pas s'attendre à autre chose que des tarifs anarchiques et aléatoires...

Rémy

Ni plus, ni moins

Publié le

On l'a déjà dit mille fois, mais je ne m'en lasse pas... (En fait, si, mais bon...)

Un peu en réponse au dernier message de Lancelot, et en tout cas en message à part entière sur ce sujet :

- Pourquoi est-ce que l'on voudrait vous prendre vous, et pas un autre ?

- Deuxième façon de voir la même chose : pourquoi est-ce que l'on choisit un autre et pas vous ?

- Lancelot parle de "ceux qui ont un autre métier" (sic). Ceux là ont-ils le temps de développer un univers et des numéros qui sont suffisamment "intéressants" pour créer l'envie d'être vus par des spectateurs payants ? Si non, alors où est le problème ? Et si oui, alors n'y a-t-il pas un gros problème avec celui qui ne ferait "que ça" ?...

- L'artiste, n'effectue-t-il qu'un acte technique et peut-il être "remplaçable" par n'importe quel autre gus, où est-ce important que ce soit lui et pas un autre ?

On en arrive toujours à la même conclusion... L'histoire du prix est un faux problème... La seule chose importante pour ne pas fausser les règles du jeu, c'est de travailler déclaré, dans la légalité. Mais le reste... C'est une forme de liberté que de pouvoir choisir à quel prix on travaille...

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    • Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. Alexandra et Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour Yann Frish, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
    • bonjour je suis accro au piece et quand j'ai vue un extrait de la magie des piece de MATTHIEU UN JEUNE RAPIDE ET QUI FAIT BIEN LES CHOSE JE ME SUIS DIT SA MA RESSEMBLE ,J'ADORE CETTE MÉTHODE UNE QUE JE RAJOUTE  À MON RÉPERTOIRE MERCI MAGIE....J'AI VOIR LES REACTION DU MONDE SA ME DONNE ENVIE D'EN SAVOIR PLUS
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