Bonjour,
Gérard, un merci sincère de poser la question sous cet angle.
En effet, comme beaucoup d’entre nous, j’ai pratiqué l’animation dans ces conditions :
- Des effets chocs pour aller vite : la recherche du KO plutôt que de la danse avec les spectateurs…
- Courts pour s’adapter au rythme de la soirée, cf. Miss Cerise qui prend tout à coup la parole pour exprimer son avis sur « le mal dans le monde c’est pas bien, je préfère la mode et surtout le rose »
- La recherche de vannes rapides et réponses toutes faites pour calmer tout de suite les gens agressifs ou curieux ou bourrés ou c*ns ou tout ce qui peut me faire ralentir dans ma speed démo
- Pas trop de texte car les lieux sont souvent bruyants, y a des étrangers qui ne parlent même pas francais, et puis, au final, un texte léché est moins important qu’une immense flamme qui sort du portefeuille.
- Une magie verticale pour que les spectateurs y voient quelque chose… euh… en fait pour que mon employeur voit que je travaille….
- Pas trop de matos parce qu’il faut privilégier la liberté de mouvement dans une salle où l’on se balade beaucoup…
- Etc…
Bref, ce qui était un ensemble de contraintes logistiques avec « lesquelles il fallait faire » m’apparaît à travers cette question toute simple « Est-ce le bon endroit, le bon moment pour présenter notre travail ? » comme un contexte profondément inconciliable avec la magie que j’aime …
C’est finalement très évident, mais des évidences mettent parfois longtemps à se formaliser…
Merci
PS : Désolé de vous imposer mon auto-psychothérapie