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Manipulation de Pièces : Vidéo Combien de prises ???
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Cette vidéo des acrobates est un film de 1907 de Segundo de la Chomon, concurrent espagnol de notre Mélies national. La version présentée ici a été visiblement piratée sans vergogne dans le travail de Serge BROMBERG (vous savez le monsieur "cellulo" des dessins animés sur la cinq) qui avec sa société LOBSTER collecte et restaure patiemment les quelques films survivants du début de l'histoire du cinéma (deux projections par an organisées à Paris "Retour de Flamme" -du nom même des films nitrates du début du cinéma lesquels sont hautement inflammables-Cinéma Paradiso- : prochaine projection en plein air de ces trésors accompagnés au piano par S.BROMBERG himself le 7 Juillet 2006 à 22H30 au pied de la Butte Montmartre. Retour de Flamme. La projection "d'hiver" a lieu au Trianon là où actuellement vous DEVEZ aller voir RAIN du cirque ELOIZE ) Dans le même ordre d'idée le très "classique" film vu sur le web du ping-pong japonais "à la matrix": PingPong
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Jeu de Mains 2 : Grain de Sable
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Une chorégraphie originale : Jeu de Mains
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La Conférence des Conférences au Double Fond le 010506
Dominique BODIN a répondu à un sujet de Thomas dans Forum Général
Image Cordialement, Dominique -
[Spectacle] Rain du Cirque Eloize : j'ai vu la pluie dans mes yeux !!!
un sujet a répondu à Dominique BODIN dans Forum Général
Je sors ému pour la seconde fois de RAIN à l'instant : tout boulversé par ce sublime spectacle sur l'enfance. La musique, les éclairages, les décors, la performance physique exceptionnelle de la dizaine d'artistes musiciens/chanteurs/acrobates/acteurs, tout concourt à faire de ce spectacle un chef-d'oeuvre de poésie, de magie, de jeu. Le triomphe réservé aux artistes à l'issue de ce moment unique est tout aussi touchant : le public -debout, salle comble- ne veut plus les laisser partir si heureux d'avoir partagé un tel moment de rêve. Il est de ces spectacles où le cheval du rationnel renonce d'emblée et se laisse guider tout de suite par le cheval du rêve sur le chemin magique. Il est de ces spectacles dont on se dit aussi que si l'humanité toute entière pouvait les voir, les partager, le monde serait quand même un poil meilleur. -
[Spectacle] Rain du Cirque Eloize : j'ai vu la pluie dans mes yeux !!!
un sujet a répondu à Dominique BODIN dans Forum Général
Attention impossible de choisir son placement via des sites tels que lastminute (d'où places derrières un poteau par exemple ou excessivement excentrées). Via la Fn** plus cher mais plan de salle et choix de place. -
[Spectacle] Rain du Cirque Eloize : j'ai vu la pluie dans mes yeux !!!
un sujet a répondu à Dominique BODIN dans Forum Général
Pour répondre à Thomas : les rangs de l'orchestre catégorie 1 vont de A premier rang à Z dernier, numéros petits pairs 4/6 ou impairs 5/7 dans l'axe. On gagne à mon sens à être à l'orchestre le plus dans l'axe possible. Attention les numéros élevés 16/17/18 sont très excentrés voire carrément derrières des colonnes (type R18) sans aucune visibilité (inadmissible de la part du Trianon de vendre de telles places sans aucune visibilité). Par ailleurs si vous y allez avec des enfants pensez à prendre un petit coussin : la salle n'a pratiquement aucune pente et les plus petits sauf à être au tout premier rang seront automatiquement gênés par le spectateur situé devant eux. A noter toutefois que malgré sa façade honteusement décrépite Le Trianon est le cadre idéal pour ce spectacle qui vous ramène dans les music-hall du début du siècle dernier. -
[Spectacle] Rain du Cirque Eloize : j'ai vu la pluie dans mes yeux !!!
un sujet a répondu à Dominique BODIN dans Forum Général
Après "La Symphonie du Hanneton" de James Thierée le chef-d'oeuvre donné l'année dernière au Rond-Point ou bien encore Plic-Ploc du cirque Plume cet hiver, je m'associe à Camille pour vous enjoindre de courir voir ABSOLUMENT RAIN du cirque ELOIZE au théâtre Le Trianon. Ce cirque quebecois vous propose un voyage dans le temps vers un music-hall des années trentes, mais un cabaret rêvé par Fellini. De l'acrobatie, de la jonglerie avec un vrai plaisir d'enfance : celui de sauter à pieds joints dans les flaques, de jouer au cerceau ou bien encore au ballon. Un rêve éveillé... Vous verrez toute la mer Adriatique (celle d'Amarcord ou de I Vitelloni de Fellini justement) dans un simple cube... Toute une fête foraine dans une simple guirlande... Les pianos volent et les acrobates s'ébattent sous le regard des anges... La mise en scène a l'intelligence de faire de chaque artiste sur scène un personnage à part entière au-delà de sa fonction première d'acrobate ou de jongleur (ce recours au personnage qui manquait quelque peu à mon sens à la "Fin des Terres" de Genty donné récemment à Chaillot, spectacle qui n'offrait que des silhouettes pas des personnages, d'où une imagerire superbe mais froide et distante). Bien entendu l'harmonie des éclairages, des musiques et des numéros est en tous points parfaite. Ai eu pour ma part la chair de poule d'émotion deux heures durant...tant et si bien que j'y retourne une seconde fois ce jeudi. Si le cirque n'a strictement aucun intérêt à la télévision c'est bien parce qu'il y a une sécurité toute intuitive du montage qui inconsciemment vous garantit que l'on ne vous donnera pas à voir la massue échappant au jongleur, l'acrobate dégringolant du trapèze ou le fauve dévorant le dompteur. Ce plaisir de l'incertitude, ce noeud délicieux dans la poitrine, cette décharge d'adrénaline face à l'échec dramatique possible, le cirque ELOIZE vous les fait pleinement ressentir : non seulement par le très haut niveau technique de ses artistes de cirque, mais également parce qu'il aiguise toute votre sensibilité, met en éveil tout votre être par une mise en scène magnifique qui vous fait pleinement ressentir la magie de l'instant. A New-York une rumeur a cours ces jours-ci et dit à peu près ceci: "Cet été, amenez tous ceux que vous aimez voir RAIN" (phrase extraite de la critique du New-York Times qui est devenue un leitmotiv). -
[Internet] drôles de machines
Dominique BODIN a répondu à un sujet de Damien POIRET dans Forum Général
Bonne nouvelle : Les Incroyables Machines du Professeur Tim sont disponibles gratuitement. Télécharger ici : Volume 2 http://www.abandonware-france.org/ltf-jeu.php3?id=235 Les Volumes 1 et 3 sont disponibles en .bin ici (j'ignore comme cela marche) : http://www.grenier-du-mac.net/fiches/TIM1.htm et là : http://www.grenier-du-mac.net/fiches/tim3.htm Un des trois volumes (non identifié) est également ici: http://www.dosgamesonline.com/index/download/The%20Incredible%20Machine/381/tim.zip/ Pour ce qui est de la pub Honda elle a fait l'objet de nombreuses rumeurs : deux voitures ont été désossées, quelques 600 prises auraient été nécessaires...mais elle est au final truquée en ce sens qu'il s'agit de deux prises en fait fondues en un plan séquence. plus de détails ici (en anglais) : http://www.snopes.com/autos/business/hondacog.asp Cet "enjeu" du plan séquence est d'ailleurs le point faible à mon sens de Der Lauf Der Dinge : en effet face à la durée relativement longue de certaines des réactions chimiques impliquées dans le processus, des fondus enchaînés écourtaient le temps de réaction afin de ne pas briser le rythme de l'ensemble (qui dure ceci dit quand même 30 minutes). Ces fondus enchaînés bien qu'étant la moins mauvaise solution (ellipse certes, mais avec une continuité visuelle ayant valeur de preuve de la continuité temporelle réelle des réactions caténaires) apparaissent tout de même comme une "erreur" de mise en scène à mon sens en ce qu'ils brisent malgré tout l'intégrité du plan séquence, intégrité seule garante de l'unicité du moment, de l'enjeu, du péril de la prise. J'ignore s'il existe une version "intégrale" sans fondus enchaînés. Moins que la publicité Honda plagiaire ce qui m'effraye c'est plutôt sa parodie : publicité relativement ancienne , or on voit la même "soupe" nous être servie actuellement par les "créatifs publicitaires" (oxymoron délectable pour désigner les "pilleurs" publicitaires : 90% des publicités dites "drôles", dites "créatives" -et qui servent à donner un verni de respectabilité à la discipline- se révèlent de consciencieux pilliages, typiquement de films des années 20 ou 30 -la publicité anglo-saxonne par exemple a systématiquement pillé les burlesques, les W.C.Fields ou Marx Brothers pour paraître "créative") ; m'effraye disais-je donc de voir actuellement les deux mêmes guignols aux tee-shirts barrés du numéro-à-retenir-gentil-consommateur, vanter en France l'apparition des numéros téléphoniques de renseignements privés - suite à la privatisation du service public du "12". -
[Internet] drôles de machines
Dominique BODIN a répondu à un sujet de Damien POIRET dans Forum Général
Oui il y en a d'autres en quelque sorte car ces courts films japonais sont très inspirés (pour dire le moins) d'un court métrage allemand "mythique" des années 80 qui a ses fans (dont je suis) : "Der Lauf Der Dinge" (Ainsi vont les choses) de Peter Fischli et David Weiss (1987) (lequel fut diffusé sur Arte il ya quelques années) A une différence de taille près si j'ose dire : Der Lauf Der Dinge est constitué d'un seul et unique plan-séquence d'une demi-heure qui donne à voir une série de culbutes, contrepoids et autres réactions chimiques s'enchaînant les unes aux autres. Ce court-métrage expérimental soulignait par l'ampleur temporelle de sa "performance" l'essence même du cinéma : c'est-à-dire le fait que toute prise de vue est l'enregistrement hic et nunc d'un fait unique. Le tout début de "Der Lauf Der Dinge" est visible ici : http://www.tcfilm.ch/lauf_txt_e.htm "Der Lauf Der Dinge" avait déjà été "pompé" par une célèbre publicité pour la marque Honda (ce qui se termina par un procès d'ailleurs) : http://www.ebaumsworld.com/flash/honda-ad.html Laquelle publicité Honda fit elle-même l'objet d'une...parodie disons: http://www.thenumber.com/ads/files/viral_honda_spoof.mpg Pour une version virtuelle certes (et pour cause) car plus gore.... http://video.google.com/videoplay?docid=8926325136071596338&q Enfin et pour conclure, le "père" de ces incroyables machine à réactions caténaires n'est pas le professeur Tim n'est-ce-pas, mais l'américain Rube GOLBERG (lequel toutefois dessinait sans mettre en pratique ses inventions folles) http://www.rube-goldberg.com/html/gallery.htm Voili, voilà, -
[Conférence] David WILLIAMSON à PARIS le 140306
Dominique BODIN a répondu à un sujet de Kéli dans Forum Général
Tenez moi au courant on ne sait jamais. J'en profite pour préciser à la personne qui m'a posé la question lors de la conférence (au cas où) que le pliage de la carte du dessous employé par D.Williamson, le "mercury fold" est présent sur les DVD "Paper-clipped" de J.Sankey et, dans une version améliorée -cartes pliée en huitièmes- dans le volume 3 de la série "Visions of Wonder" de T.WONDER (on ne dira jamais assez combien sont indispensables ces vidéos de T.WONDER). Et non je n'ai ni site, ni blog, mes autres comptes-rendus sont soit dans mes tiroirs soit ici même sur Virtu@lMagie (Brachetti, Amato ou Magicien(s) Tout est Ecrit) -
[Conférence] David WILLIAMSON à PARIS le 140306
Dominique BODIN a répondu à un sujet de Kéli dans Forum Général
Je tenais à remercier tous ceux qui ont pris le temps d'un message sur le présent forum ou par mail pour m'indiquer avoir apprécié le compte-rendu ci-dessus : cela fait toujours plaisir. -
[Conférence] David WILLIAMSON à PARIS le 140306
Dominique BODIN a répondu à un sujet de Kéli dans Forum Général
La conférence a commencé presque à l'heure (20h et des poussières) pour s'achever vers 23h, avec un entracte d'une vingtaine de minutes. D.Williamson a proposé (entre autres): Une carte perdue, retrouvée, déchirée, reconstituée,et....repassée. Une routine où un spectateur prétendument hypnotisé croit voir le dos d'une carte bleu parmi un jeu rouge, lequel jeu devient entièrement bleu comme Williamson éprouve quelques difficultés à sortir son spectateur de sa transe hypnotique... Le très classique effet "de Williamson"-dans le sens "très fréquemment présenté par Williamson"- avec le sucre volatilisé puis retrouvé dans une tasse préalablement recouverte de sa soucoupe. Un jeu de cartes présenté comme un plan du cerveau du spectateur permet d'évaluer si celui-ci est normal : le spectateur engagera trois cartes (trois sondes) dans son cerveau (le paquet) : les trois cartes se trouveront jouxter leur jumelle (même valeur, même couleur). Une série d'effet de cartes entrevues par trois spectateurs et retrouvées avec une pincée de carte ambitieuse, et un vrai-faux bonneteau au passage. Un petit effet avec pièces semblant être contenues dans le capuchon d'un stylo bic... Quelques idées sur sa routine à deux gobelets. Racoon fera aussi un petit coucou... L'intérêt d'une telle conférence ne réside bien entendu ni dans l'explication des tours souvent succinte à bon escient (les livres et DVD sont là pour cela : personne ne peut croire que l'on apprend véritablement un tour lors d'une conférence.), ni dans la performance de Williamson - lequel a souligné à maintes reprises qu'il ne jouait pas autant son rôle avec un public de magiciens qu'avec un public dit de profanes. Non c'est bien dans les anecdotes racontées avec sa verve coutumière à la Jerry LEWIS, et ses réflexions sur la présentation en magie que résidait le principal attrait de cette conférence. On retiendra que "laymen are the ennemy" et la théorie des 40% : en bref le public n'attend rien d'autre que de prendre le magicien "la main dans le sac" -"laymen are the ennemy"- aussi avançons-nous camouflés-offrons en apparence 40% de nos capacités réelles (maladresse feinte, embarras surjoué devant le prétendu inévitable échec de la routine en cours, etc.). Williamson fustige en souriant au passage le jeune magicien avide de montrer "qu'il sait" et se balade le paquet de bicycles à la main de congrès en conférences, en mutlipliant les fioritures tape-à-l'oeil : se rappelant lui-même combien enfant il se projetait dans le magicien fier comme un paon dans son tuxedo des catalogues de magie, Williamson souligne à coup d'allusions et métaphores plus fines que son style exhubérant ne veut bien le laisser croire, comment faire passer ego avant magie conduit à un échec certain. Quelques mots aussi sur la crainte de l'échec, d'être "pris la main dans le sac" : en vieillissant, traversant des épreuves dans sa vie, Williamson nous dit combien il importe de relativiser le fait de rater un tour de magie...qui n'est jamais qu'un tour de magie. Sur ces deux points on se reportera avec intérêt me semble-t-il à deux essais de M.AMMAR : respectivement, d'une part, à "Have No Mercy" qui vient complèter l'idée que l'absence d'habilité exhibée n'en exige pas moins de recourir à tous les moyens pour créer l'illusion et abattre l'ennemi (les profanes), et, d'autre part, à "Lying" sur la crainte de l'échec éprouvé par le magicien. Williamson a (malheureusement beaucoup trop rapidement à mon goût) tâché de faire comprendre l'importance qu'il y a à bien comprendre et analyser la perception réelle que le public a d'un effet, et ce afin de ne pas la confondre avec la perception que le magicien s'imagine que le public a de l'effet. En la matière, Williamson semble privilégier avant tout le pragmatisme, l'expérimentation : un effet murit avec le temps, c'est le public qui est "la pierre de touche" infaillible pour indiquer au magicien ce qu'il convient d'ajouter ou retirer d'une routine. Bref on est apparemment ici aux antipodes de la démarche préconisée par Devant et Maskelyne dans "Our Magic" par exemple, ou bien Tamariz dans "Le Chemin Magique" ; à savoir une démarche critique prélable très détaillée que le magicien doit mener pour anticiper au mieux par avance les réactions que le public aura face à tel ou tel effet. Toutefois, cette réflexion nécessaire, cette attention au détail, Williamson la réhabilite aussitôt en racontant une anecdote sur C.MILLER et D.VERNON discutant passionnément de ce qu'une balle apparaissant sur un gobelet après en avoir apparemment traversé un autre se doit d'être toujours en mouvement lorsque la pénétration est révélée (là encore se reporter à "Men's Hut" d'Ammar complète à mon avis bien les propos de Williamson). Williamson démontre brièvement son propos, puis dit : "Si vous trouvez superflue la discussion ci-dessus vous auriez beau jeu de vous dire "cet effet n'est pas pour moi", c'est la magie qui n'est pas pour vous". Finalement ce fut, n'est-ce pas, le tour le plus réussi de Williamson : faire croire à une assemblée de magiciens qu'il n'y offrait là que son personnage de magicien brouillon, au bord de la crise de nerf, personnage pour le public dit "profane", quand il préconisait l'air de rien la rigueur (pas dans le rangement de son matériel il est vrai ), et moquait gentiment la prétention en magie. De cette même idée -comprendre la perception du public- Williamson tire le corollaire : la représentation se doit de relever au maximum de l'exceptionnel tant pour le public que pour le magicien lui-même ; en d'autre termes le magicien doit souligner le risque de voir le tour rater en permanence, multiplier les petites maladresse feintes, et revêtir tant qu'il le peut d'un pseudo aspect impromptu ses routines-voire se saisir de réelles opportunités impromptues si celles-ci se présentent (Williamson raconte à ce sujet une anecdote où l'époux d'une spectatrice devint à l'improviste son complice)(on pensera ici à T.WONDER expliquant combien par exemple des effets sans préparation, où automatiquement rechargés d'une présentation à la suivante, l'aident à se prendre lui-même au jeu de l'illusion, à éprouver le caractère exceptionnel de ce qu'il est en train de vivre avec les spectateurs afin d'impliquer émotionnellement ceux-ci) Williamson explique-ou plutot joue la comédie pour démonter- à de nombreuses reprises combien les présentations nonchalantes dans l'assurance qu'exprime le magicien sont préjudiciables à l'effet magique lui-même. Si le magicien n'éprouve pas l'enjeu du tour, sa valeur d'expérience faillible, alors le spectateur ne peut pas être émotionnellement impliqué. (Pour être plus clair prenons l'exemple suivant : un magicien qui se fait menotter le sourire aux lèvres avant un numéro d'évasion envoie aux spectateurs le message qu'il a fait ce tour des centaines de fois, qui le refera des centaines de fois..et le danger prétendu ne touche pas le public. Bref, s'évader des menottes est finalement perçu comme allant de soi par le public : certes le modus operandi lui échappe peut-être, mais le public face à ce magicien quelque peu blasé, est conduit à peu de chose près à tenir le raisonnement suivant : "ok je ne sais pas comment il fait mais ça n'a rien de bien sorcier pour lui...alors finalement où est l'exploit, le fantastique chez ce magicien ?". Au contraire, un magicien qui semble véritablement soucieux, qui serait mettons gêné "accidentellement" dans un de ses mouvements-il souhaite attraper quelque chose par exemple et n'y parvient pas, un spectateur monté sur scène pour le menotter doit l'aider-, un magicien émotionnellement impliqué donc, et qui ne pavoise pas, impliquera à son tour le public dans l'effet. Au fond, on retrouve là cette vieille loi du cirque qui veut qu'une acrobatie ratée au premier essai décuple les applaudissements que déclenchera une seconde tentative réussie, elle.) Bref, c'est moins l'ébahissement devant l'effet boeuf (il n'y en eut pas à proprement parler) qu'il fallait venir chercher lors de cette conférence de Williamson, qu'un discours théorique plus solide qu'il ne veut bien le laisser croire. Rien de pontifiant on l'aura compris, mais plus un jeu de piste malin où il s'agissait de relier entre elles des anecdotes apparemment si disparates, apparemment ne cherchant rien d'autre qu'à distraire (et le personnage de Williamson s'y entend au combien en la matière) mais dont il ressort une solide réflexion d'un magicien exceptionnel sur son art. -
La magie est-elle faite pour être vue à la télévision ? Enfin "vue" c'est beaucoup dire justement.
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[Spectacle] Tournée de David COPPERFIELD
Dominique BODIN a répondu à un sujet de Stéphane SANCHEZ dans Forum Général
Weider j'étais donc 5 places à ta gauche ;-). Refroidi par les critiques véhémentes lues ici même, je redoutais quelque peu le naufrage : il n'en fut rien. Premier constat : là où il serait plus aisé d'enchaîner des grosses illusions sur fond musical pour une tournée à l'étranger, COPPERFIELD conserve essentiellement des illusions avec de longs protocoles et de longues parties parlées. La traduction simultanée partielle est amplement suffisante, et la salle très cosmopolite hier soir suivait bien à en juger les rires qui devançaient la dite traduction. (Seul bémol : les plus jeunes enfants complétement décrochés : mais est-ce de toutes les manières un spectacle intéressant les plus jeunes ?) Le professionalisme déjà décrit frappe effectivement, chaque détail est pensé, absolument chaque détail (chaque spectateur convié sur scène est guidé, escorté même, jamais mis en difficulté ; qu'un jeune enfant traine dans une allée et il est raccompagné à ses parents aussitôt). Quand à Sébastien CLERGUE attaqué ci-dessus, le pauvre doit couvrir un ulcère tant on sentait sa volonté que tout se passe pour le mieux, et je reste pour ma part totalement admiratif d'un tel parcours. Le personnage de COPPERFIELD a fortement déplu semble-t-il à certains : faut-il voir dans son ironie du cynisme ? dans sa calme assurtance de la désinvolture ? dans son ton badin de la nonchalance ? Du personnage de COPPERFIELD émane une tranquille sagesse loin des postures convenues tous doigts écartés, ta-daaaaaaaa. Son côté second degré a pu agacer certains peut-être. Il est indéniable ceci dit que l'on ressent un certain manque de chaleur : le sentiment de "générosité" est quasiment absent du spectacle car tout entier confiné dans les vidéos et c'est sans doute là le point faible du show (l'histoire du grand père, l'histoire de la personne invitée à être téléportée à l'autre bout du monde, ou encore la bio de COPPERFIELD probablement trop premier degré pour le public français). Et s'il est vrai que l'humour parfois graveleux ne passait pas du tout auprès du public (mais il restait assez mesuré et COPPERFIELD soulignait que tel ou tel gag était drôle pour le public américain), c'était bien surtout le travail d'adaptation sur ces "histoires" filmées, peu ou pas crédibles pour le public français, qui était effectivement nettement insuffisant. Pour le reste on retrouve un savoir-faire ahurissant, un travail de scénarisation et de mise en scène exceptionnel en tout point ; la construction de la "routine" (on hésite à employer un tel mot ici) du loto est magistrale, non seulement au niveau du récit , mais aussi du modus operandi du tour (tout y est motivé, justifié avec une habilité diabolique), idem pour le tour de Webster (analysé en détails dans une reflexion ici même et que je considère pour ma part comme un modèle de ce que doit être un numéro magique) ; et même si donc il est vrai que la téléportation "Portal" pêchait émotionellement par faute d'une véritable adaptation au public français, techniquement le savoir-faire encore une fois de l'équipe de COPPERFIELD s'y retrouvait dans chaque petite touche (à propos de touche, n'ai eu qu'un regret: que ce ne soit pas COPPERFIELD lui-même qui aille marcher dans l'eau : ainsi au retour outre la poignée de sable, le public constaterait, à part soi, incidemment, un bas de pantalon humide, preuve indirecte, d'autant plus prégnante que non soulignée, qui renforcerait grandement la preuve du phénomène) On ne peut qu'être épaté par la maîtrise donc de COPPERFIELD d'un tel show mené dans un rythme forcément troublé par les nécessités de traduction. Hâte donc de le voir espérons-le de nouveau ici à Paris. -
[Spectacle] Tournée de David COPPERFIELD
Dominique BODIN a répondu à un sujet de Stéphane SANCHEZ dans Forum Général
La critique négative du Progrès pré-citée est ici: http://htdig.leprogres.com/Vendredi/Imprimer/568874.html Serai pour ma part au show samedi soir...refroidi par tant de critiques négatives... -
[Technique] Apparition d'un Jeu de Cartes
Dominique BODIN a répondu à un sujet de Pascal TOURDES dans Forum Général
Tu trouveras une apparition de jeu de cartes dans AoA de P.HARRIS: The Dehydrated Deck (volume 1 page 99) , pas impromptue en terme de préparation pas plus que le Sudden Deck de D.REGAL mettons, mais élégante. Pour une apparition de jeu véritablement impromptue (au tenkaï) se reporter au Flash Deck de G.OUELLET. -
[Réflexion] Base de données commune ?
Dominique BODIN a répondu à un sujet de Nicolas GOUBET (gounico) dans Forum Général
Cette idée d'index croisé entre les sources à de quoi grandement séduire ! Quand je vois le temps passé par exemple à parcourir pour la énième fois les index de la revue Apocalypse mettons pour retrouver l'article entrevu, bien entendu pas noté sur le coup, et qui bien sûr se refuse obstinément à réapparaître là où on pensait que...m'enfin.... Il semble qu'au moins un projet de ce type existe déjà: http://magicref.tripod.com/books.htm ...mais sans les fonctionnalités indispensables telles que la recherche par mot clef. Malheureusement n'y connais pas grand chose (suis à peu près ignare en Php et MySql) et vais sans doute dire une ânnerie mais est-ce qu'un outil tel que MediaWiki ou Wikini ne permettrait pas de mettre très simplement et rapidement en route un tel projet ? Avec ce type de sites l'outil de recherche serait-il pour autant assez "fin" ? On peut s'étonner d'ailleurs que vu l'"obsession des sources" en magie un projet collaboratif du type wiki n'ait pas déjà (à ma connaissance toujours) vu justement le jour. -
[Réflexion] Débuter en Mentalisme
Dominique BODIN a répondu à un sujet de grumbok dans Forum Général
Je rejoins Frantz sur Mind, Myth & Magick. Certes c'est un "gros" livre sur le sujet, mais qui compte beaucoup d'"idées" assez loin d'idées pratiques d'une part (voir des routine dont on peut raisonnablement douter de la faisabilité-mais l'auteur le revendique plus ou moins); d'autre part, il s'agit fréquemment de recombinaisons habiles de principes existants: ce qui n'est pas du tout un reproche, mais souligne le fait qu'il convient d'être familier avec ces principes préalablement à sa lecture. A noter aussi les introductions des chapitres qui bien que parfois "datés" restent des réflexions intéressantes sur ce qu'est le mentalisme. Bref excessivement cher, un style de rédaction qui expose le procédé et se garde d'en proposer une présentation détaillée (parti-pris de l'auteur) : ce n'est pas précisément le livre pour débuter dans cette discipline à la mode qu'est le mentalisme. Pratical Mental Magic d'Anneman représente le meilleur investissement qui soit dans le domaine: compilations des meilleurs effets parus dans The Jinx et des écrits d'Anneman, toutes les techniques "usuelles" du mentalisme y apparaissent. Certes il y a aussi un petit côté "daté" et pas de réflexion détaillée sur la présentation d'un mentalisme plus contemporain: mais disons que c'est là un excellent "répertoire" d'effets pour qui veut se familiariser avec les bases de cette discipline, et pour le meilleur rapport qualité/prix immaginable. Après tout le travail consiste à s'approprier de tels effets, ce qui est probablement plus compliqué encore que pour une magie dite plus traditionnelle. Pure Effect de Derren BROWN propose justement une réflexion passionnante sur sa propre "mutation": c'est-à-dire son passage d'une magie plus traditionnelle au mentalisme. Passionnante mais aussi désarmante car la barre est mise très haut, de quoi refroidir l'enthousiasme de plus d'un. Au surcroît, Pure Effect ne contient pas sauf erreur de ma part d'effets de mentalisme, mais bien des effets de cartomagie. A ce propos , Jamy Ian SWISS a mis en ligne un long entretien avec Derren BROWN : http://www.jamyianswiss.com/fm/works/derren-brown.html BROWN y développe notament une très intéressante réflexion sur ce qu'est le "sens" en magie. Dans ses arguments, il répond à mots couverts à R.NEALE et E.BURGER (qu'il admire ceci dit puisque Pure Effect s'ouvre sur la description de sa rencontre avec E.BURGER) en refusant tout effet sur lequel serait trop grossièrement plaqué une historiette lourde de sens justement et dont l'effet magique serait l'illustration plus ou moins métaphorique. De manière évidente, le mentalisme séduit beaucoup en tant que ce que télépathie, télékinésie seraient perçues comme "plausibles" par beaucoup, comme source d'un doute disons raisonnable pour nombre de spectateurs. Du coup le mentalisme serait moins exigeant en "crédulité" par rapport à une magie qui prétend métamorphoser, transmuter, téléporter, etc. et donc faciliterait d'autant la "suspension du refus de croire" chez le spectateur (considération "esthétique" qui débouche aussitôt classiquement sur la considération "éthique": du coup la nécessité qu'il y a à souligner au finale que tout cela n'est "que" magie, trucage et illusion. Paradoxal.) Bref le mentalisme faciliterait supposément la question du sens( le "four" récent de "Juste Une Illusion ?" de Gary KURTZ prouve malheureusement combien cela n'est pas si automatique), mais, une fois encore, BROWN souligne très bien dans l'entretien pré-cité que le problème est plus bien plus compliqué que cela, tenant au moins autant de la dramaturgie et de la théâtralité que de la seule magie. Pour conclure Grumbok tout est dans ton: "par contre ca m'amuse de "jouer" à y croire ou de mettre le doute dans la tête des spectateurs": s'agit-il effectivement de mettre un doute ? ou de s'amuser à "jouer" à y croire avec les spectateurs ? Il s'agit peut-être d'avoir en tête une réponse très claire à cette question avant tout investissement hâtif. Côté DVD il y a sinon la série Easy To Master Mental Miracles de R.OSTERLIND qui, s'ils sont au mentalisme ce qu'est la série Easy To Master Card Magic de M.AMMAR à la magie des cartes, sont probablement un bon investissement. -
Fabriquer ses Cartes | références
Dominique BODIN a répondu à un sujet de Rémi DESTER dans Conseil des Sages
Merci pour ce post fort détaillé et qui donne beaucoup d'idées. Une adresse avec un petit utilitaire flash pour faire des essais ( toutefois les images récupérables avec une copie d'écran ne seront probablement pas pour autant utilisables avec la méthode détaillée par Tyler): http://www.newtsplayingcards.com/playing_card_builder/builder/index.php -
[Lecture] Magie et Mise en Scène de Henning NELMS en 3 volumes
Dominique BODIN a répondu à un sujet de Roland GRALL dans Les Étagères Magiques
Pour ma part ai découvert cet ouvrage il y a plus de quinze ans et il reste l'ouvrage essentiel Fait sinon une recherche sur le présent forum où le livre a déjà été cité de nombreuses fois plus en détail. Si tu n'es toujours pas convaincu, saches encore que T.WONDER, J.TAMARIZ, R.GIOBBI citent régulièrement cet ouvrage comme LA référence. (NB: la version anglaise de l'ouvrage est disponible à très bas prix sur une librairie en ligne qui porte le nom d'un grand fleuve sud américain) Cordialement, Dominique -
[Magicien] Sébastien CLERGUE : félicitations
Dominique BODIN a répondu à un sujet de William SCOTT dans Forum Général
Pour le plaisir du montage: "Si tu regardes des murs souillés de beaucoup de taches ou faits de pierres multicolores avec l’idée d’imaginer quelque scène, tu y trouveras par analogie des paysages au décor de montagnes, rivières, rochers, arbres, plaines et collines de toutes sortes. Tu pourrais y voir aussi des batailles et des figures aux gestes vifs et d’étranges visages et costumes et une infinité de choses " Léonard de VINCI ""Enfant de la fenêtre de la pièce où je faisais mes devoirs d'écolier, je pouvais voir sur le mur d'en face une tache de goudron (...) C'était à un mètre cinquante du sol environ une sorte d'énorme éclaboussure noire, trace laissée probablement par le balai d'un cantonnier qui avait goudronné la rue (...) Un jour, à midi, alors que je regardais distraitement de l'autre côté de la rue, la tache avait disparu. A sa place il y avait un coq, un coq dressé sur ses ergots, d'un vérité hallucinante. Tout y étais, bec, crête, plumes. Inquiet, surpris pendant un instant (...) je traversai la rue. Arrivé à quelques mètres du mur l'apparition disparut: la tache était de nouveau là(...)." P.SOULAGES -
[CR] Magicien(s) Tout est Ecrit aux Folies Bergère
Dominique BODIN a répondu à un sujet de Dominique BODIN dans Forum Général
Esca: Il ne s'agissait pas à proprement parler d'une comparaison (et pas même entre les effets "communs" des deux spectacles). Je partais juste du fait qu'à mon sens le traitement de "Juste Une Illusion ?" pêchait grandement pour les raisons mentionnées rapidement ci-dessus: brièvement et entre autres, écourter les préliminaires au lieu de les dramatiser; quand "Magicien(s) Tout Est Ecrit" propose lui une véritable dramaturgie introduisant les effets (peut-être jusqu'à l'excès d'ailleurs: lors de l'excellente routine de guillotine par exemple, motivant l'effet astucieusement, le noir s'est fait par exemple samedi au moment de la "chute", si j'ose dire, escamotant quelque peu l'effet magique en lui-même: d'où la question soulevée de l'"équilibre"et la remarque en même sens des amis d'Alibali à l'issue du show). C'était tout. En souhaitant que cela soit plus clair désormais,
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