Le Devin du village, Jean-Jacques Rousseau
J'ai visité hier le musée Jean-Jacques Rousseau (clic), à Montmorency, constitué notamment par une petite maison que le philosophe et écrivain habita de 1757 à 1762 et où il acheva d'écrire La Nouvelle Héloïse, L'Emile et Le Contrat social.
http://museejjrousseau.montmorency.fr/fr
Le charmant donjon se trouvant au fond du jardin est assez émouvant à visiter lorsque l'on sait que Rousseau y travaillait plusieurs heures par jour (quand les conditions le permettaient), ce qui n'a pas manqué de me rappeler la Tour Velléda se trouvant dans le grand parc de la Maison de Chateaubriand et dans laquelle "Chateaubriand installa son bureau et sa bibliothèque" (Clic).
Jean-Jacques Rousseau est moins connu du grand public par ses qualités de musicien. Il avait également un travail de copiste de partitions (il travaillait à "tant" la feuille), une activité qui lui assura une grand partie de ses revenus.
J'écoute actuellement les Consolations des misères de ma vie ("des chants simples, expressifs et agréables, mais d’une harmonie souvent incorrecte" lit-on sur Wikipédia) par l'ensemble ALBA, mais je vais plutôt insérer ci-dessous l'ouverture de son oeuvre musicale majeure, à savoir Le Devin du village, site de magie oblige .
Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Devin_du_village
La "fille" est Thérèse Levasseur avec qui Rousseau se maria civilement et avec qui il eut cinq enfants qui furent tous "confiés" à l'Assistance publique, euphémisme consistant à dire qu'il abandonna ses cinq enfants, d'où la polémique puisque le même homme a écrit un traité d'éducation ! (Clic).
J'avais déjà évoqué cette "contradiction" dans ce sujet :
_La_Cause_Anima#Post384598]Rousseau
D'ailleurs : "De ces contradictions naît celle que nous éprouvons sans cesse en nous-même. Entraînés par la nature et par les hommes dans des routes contraires, forcés de nous partager entre ces diverses impulsions, nous en suivons une composée qui ne nous mène ni à l'un ni à l'autre but. Ainsi combattus et flottants durant tout le cours de notre vie, nous la terminons sans avoir pu nous accorder avec nous, et sans avoir été bons ni pour nous ni pour les autres." (Jean-Jacques Rousseau)
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