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Seb

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À propos de Seb

  • Rang
    Accro****
  • Date de naissance 21/01/1975

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  • Localisation
    Paris / FRANCE
  • Profession / Occupation
    Curieux

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  1. Seb

    Décès de Don WAYNE

    Deux lourdes pertes du côté des inventeurs et innovateurs magiques : - Don Wayne : encore un homme de l'ombre, une intelligence magique et capacité analytique hors du commun. Il est surtout connu pour avoir été l'une des têtes pensantes de l'équipe de David Copperfield pendant 20 ans, jusqu'au début des années 2000. Chacune des illusions cultes de DC s'appuie sur certaines de ses idées ou ses solutions. DC lui d'ailleurs a rendu hommage sur Twitter : - Eddy Taytelbaum nous a aussi quitté. Voir sujet lui étant consacré ici : SC
  2. Pour faire court : Yoda parle de la magie. Je crois qu'en 30 minutes, à peu près tout est dit... En tout cas, cet entretien résume l'approche artistique de Derek DelGaudio, du spectacle In & Of Itself et au fond, toute la manière dont un magicien/un artiste peut approcher sa discipline : refus du "boniment", sincérité et innocence avant tout. Bien entendu, cela pourra sembler très (trop) profond pour certains, et c'est en anglais (mais facilement compréhensible). Au pire, sauvez le lien et revenez-y plus tard... Ces mots prennent un sens différent à mesure que l'on progresse dans nos recherches. https://egconf.com/videos/frank-oz-actor-director-storyteller-derek-delgaudio-writer-performer-eg13
  3. Tellement plus intéressant avec des billets ! Autre exécution du même tour de Fred Kaps, réalisée avec nettement moins de maestria (mais l'image est en meilleure définition), par son compatriote Peter Pit, à 2:21:30 : https://www.youtube.com/watch?v=VjgzEN1J_W8 Aucun rapport avec la question posée, mais dans la foulée du tour de Peter Pit/Fred Kaps/Edward Victor est présentée l'une des meilleures grandes illusions des Pendragons (le Verdict), assez peu connue. S
  4. Seb

    Décès de John CORNELIUS

    Merci Christian de nous rappeler cela. Cornelius était un vrai malin, inventeur notamment du génial Fickle Nickle, avec lequel Doug Henning a ouvert son premier show télé sur NBC en décembre 1975. Quand on connait la méthode, que l'on sait que le show était diffusé en direct, devant (paraît-il) plus de 50 millions de téléspectateurs et que c'était le tout premier tour de l'émission... Je ne sais pas ce que l'équipe fumait, mais ça devait être très relaxant. C'est le tout premier tour sur cette video : Je pense que 2019 a déjà bien rempli son quota de décès, nous pourrions peut-être en rester là et passer à 2020 ? SC
  5. Seb

    Décès de Anthony OWEN

    Ce départ m’est un peu plus douloureux que les autres, et je viens de passer un week-end bien pourri. Anthony Owen était un brillant penseur, un magicien qui avait à peu près tout compris avant tout le monde. Un homme de l’ombre, sans les pénibles clichés rattachés à cette appellation. Une culture magique phénoménale, jamais en retard d’un projet ou d’une tendance, un redoutable problem solver qui ne perdait jamais son flegme et un humour chaud-froid tout british. Un proche de Patrick Page et d’Ali Bongo. Tout ce beau monde est parti, et ça commence à faire un peu vide, chez la Perfide Albion. Anthony Owen est à l’origine de beaucoup d’idées magiques, que vous avez dû voir à la télé en vous disant « tiens, c’est malin ça », car il avait absolument compris comment la magie devait être présentée sur le petit écran. A l’origine également de la carrière télévisuelle de Derren Brown, Pete Firman, Ben Hart, Barry & Stuart et une longue liste d’artistes talentueux. Il a fait partie de cette équipe originelle qui, au début des années 2000, a contribué à façonner le format de la magie télévisée moderne, pour le meilleur... et parfois pour le pire. Alors, je vais me faire un thé et me souvenir de toutes ces heures passées à parler magie avec Anthony Owen, à balancer sur les grands noms de la profession (car comme tous les hommes discrets, il n’en pensait pas moins...), de cette nuit de fous rires chez @Gaëtan BLOOM nous démontrant le (non) fonctionnement de quelques objets rares de sa collection (Gaëtan, je te rappelle que tu dois en faire une conférence), de ces tournages télé en mode commando, où il fallait trouver en quelques minutes une solution improbable à un problème magique à l’intérêt somme toute limité... Anthony avait souvent trouvé la solution dès le début, mais il laissait les autres chercher, c’était bien plus élégant (et drôle) comme ça. Anthony Owen faisait partie de cette petite liste de personnes qui vous rendent un peu moins bête dès que vous échangez avec eux. Cette liste diminue à vue d’œil : les vieux ont le mauvais goût de finalement mourir (Aloha, Johnny Thompson), et certains jeunes ont la mauvaise idée de partir carrément, carrément trop tôt. Ne perdez plus de temps, les amis, et envoyez dès demain un message à une personne qui vous rend moins bête. Aujourd’hui, j’ai perdu Anthony Owen, et je me sens un peu plus bête. A bientôt, my friend. SC
  6. Quand c'est bien fait, cet effet est assez convaincant.... (mais quand c'est bien fait). Et oui, cet effet a presque 40 ans... Inventé par Craig Nichols et présenté par Doug Henning dans l'un de ses shows télé, ce qui n'a pas fait de mal aux ventes. Feu Daryl a simplement racheté les droits à l'inventeur et l'a commercialisé sous le nom qui figure dans le titre de ce message. SC
  7. Seb

    Décès de Ricky JAY

    Vous savez que vous avez atteint un certain niveau de notoriété lorsque les Simpsons vous rendent hommage à la fin de l'épisode de la semaine. Egalement ci-dessous, une autre réplique culte de Ricky Jay (qui invite, hmm, à la réflexion) : SC
  8. Seb

    Décès de Ricky JAY

    Pour ceux qui lisent l'anglais (et dans le cas présent, de l'anglais bien écrit) : très bel hommage de David Mamet à Ricky Jay dans le New York Times du 28 novembre. Un hommage à son ami disparu, mais aussi une belle réflexion sur le cinéma et la magie, les notions de recherche et de perfection, etc. Bravo Sir. https://www.nytimes.com/2018/11/28/theater/david-mamet-ricky-jay.html?action=click&module=Well&pgtype=Homepage&section=Arts&fbclid=IwAR3hyLklcSRy8zc2Prf_wutnah_FH4sH5e7suX3oknTkQ0fwSVNf-xQ6OfM
  9. Seb

    Derek DELGAUDIO

    Des choses très importantes écrites aussi dans cet article : https://deadline.com/2018/08/derek-delgaudio-conjurs-life-after-his-off-broadway-smash-in-of-itself-hollywoods-been-watching-1202441513/ SC
  10. Seb

    Alexis' critiques

    Ah, mais c’est vieux comme Hérode, ça ! En tout cas, vieux comme les années 1930, où l’un des grands classiques des fêtes foraines américaines consistait à présenter une grande illusion (une sorte de cabine aux épées, mais avec des plaques de métal) à l’issue de laquelle, une fois la cabine lardée de piques et de lames, il était possible, moyennant quelques dollars de plus, de monter sur scène via un escalier pour jeter un œil à l’intérieur de la boite. Et la procession de spectateurs-voyeurs de voir exactement dans quelle position "secrète" se trouvait l’assistante afin d’échapper à ce fatras. Cette attraction a perduré des années et des années, et il n’est pas impossible de la voir encore présentée de nos jours dans certaines fêtes foraines traditionnelles (c’est entre 5 et 10 dollars aujourd’hui, pour le coup d’œil dans la boite). L’histoire est documentée ici : http://www.deceptology.com/2010/09/exposing-magic-with-sideshow-blade-box.html (On voit les escaliers permettant aux spectateurs de monter à la queue leu leu sur scène. Les organisateurs ont mis une petite chaîne pour éviter qu'ils ne tombent de l’estrade, merci pour eux). Puisque l’on (enfin, je) parle de perspective historique... Il est compréhensible que les magiciens se crispent plus ou moins bruyamment sur le débinage (ou en tout cas la divulgation gratuite et non-sollicitée de secrets... ce qui n’est pas tout à fait la même chose que la divulgation tout court). La aussi, c’est vieux comme Hér... Ah non, c’est plus vieux qu’Hérode. C’est presque aussi vieux que la magie. Ce n’est pas exactement le sujet de cette discussion, quoique, mais j’ai récemment fait l’acquisition des célèbres pubs Camel des années 30 qui restent, à ce jour, toutes proportions gardées, la plus vaste campagne de débinage jamais entreprise. Il faut relire les Classic Correspondence (Volume 3, en l’occurrence) de Mike Caveney, qui raconte merveilleusement l’histoire. Début 1933, la marque de cigarettes Camel se fait dépasser par Chesterfield et décide qu’il faut frapper un grand coup pour reprendre la tête des ventes. Pour cela, il faut convaincre le maximum de gens de commencer à fumer, et le plus tôt possible, "bien sûr". Les enfants/adolescents constituent une cible idéale : plus tôt ils commencent, plus longtemps ils resteront fidèles à la marque ! (Qui a dit que c’était mieux avant ?) Or, qu’aiment les enfants, entre autres ? La magie ! Utilisons donc la magie pour promouvoir l’industrie du tabac auprès des jeunes. Et Camel d’investir le YouTube de l’époque (mais en plus gros) : la presse écrite. Et d’acheter des dizaines de milliers de pages de pub dans plus de 1200 (mille deux-cents) quotidiens et magazines de la presse américaine, dont les plus grands titres de l’époque. Le slogan de la campagne de pub disait, je traduis : "C’est sympa de se faire avoir, c’est plus sympa de savoir ! " Suivi de : "Les cigarettes Camel, elles, n’utilisent pas de trucs : elles contiennent du tabac de meilleure qualité !". Drôle (si l’on peut dire) et tout à fait véridique, des vestiges de ces pages de pub peuvent être facilement retrouvés aujourd’hui. Trente-neuf (39) campagnes de pub différentes. Un matraquage en demi-pages, en pleines pages, en noir et blanc et en couleurs, dans la presse de la semaine et du week-end, sans parler des affichettes à l’entrée des marchands de tabac de tout le pays. Certains secrets dévoilés sont fantaisistes. D’autres sont de grands classiques encore présentés aujourd’hui (c'est dire ?) : la corde coupée, les poucettes, la disparition de la cage à oiseau, la femme coupée en deux, telle que présentées en tournée par les Copperfield de l’époque, Thurston et Dante. Articles assassins dans la presse magique. Lettres haineuses de magiciens de tout le pays, hurlant à la mort de leur art (comme depuis le 19ème siècle). Réponse standard et policée de la Compagnie (comme en 2018) : "1- Ça permet de promouvoir la magie 2- Ce sont de vieux secrets inoffensifs et/ou tombés dans le domaine public 3- Nous ne révélons qu’une seule version de ces secrets, il en existe plein d’autres". Ce sont exactement les arguments utilisés, dans le courrier-type que Camel envoyait systématiquement aux magiciens en détresse qui venaient se plaindre. Cette lettre est reproduite dans le livre de Caveney. Ce n’est que des années après sa mort que l'on put découvrir le nom du magicien à l’origine de ces "fuites" (dirons-nous) : Max Holden, un ombromane et marchand de trucs connu et très respecté par ses pairs, inventeur du forçage en croix, largement débiné depuis sur YouTube, par les magiciens (fumeurs et non-fumeurs) du monde entier. (Ca permet de promouvoir la magie, c’est un secret inoffensif et il existe des dizaines d’autres forçages). A l’issue de cette campagne de débinage publicitaire massif, en août 1933, la marque Camel dégringola de la deuxième à la troisième place, distancée désormais par Chesterfield et Lucky Strike. SC Sources : MAGIC magazine, Avril 1994 Classic Correspondence III, Mike Caveney, 2016
  11. Merci Melvin pour ton compte-rendu... Tu étais un spectateur attentif ! Christian Fechner avait, comme bien souvent, raison avant tout le monde : l’argent (ou plutôt le manque d’argent) est surtout un prétexte pour ne rien faire. C’est « faire » qui rapporte de l’argent, ce n’est pas l’argent qui permet de tout « faire ». Ce que l’argent permet, c’est vrai, c’est de faire le moins de concessions possible sur un spectacle. Copperfield peut se permettre de tester 5 prototypes différents et d’en jeter 4, ou de renvoyer une machine d’une tonne chez son fabricant (et par Fedex, car l’argent permet aussi de ne pas attendre trop longtemps), autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que tout soit exactement comme il l’imaginait. Par contre, pour DC ou n’importe qui d’autre, le point de départ est le même : une idée, dont personne ne sait si elle est géniale ou complètement nulle, un bout de carton-plume, des ciseaux, un cutter, etc... La trousse d’outils est la même que la vôtre. D’ailleurs, certains de ces bouts de carton ont fini par se retrouver sur scène peu de temps après, car il fallait à tout prix tester l’idée avant d’aller plus loin dans l’élaboration. Lors de la soirée relatée par Melvin, je voulais citer un exemple connu dans l’histoire des effets spéciaux (mais pas pu, par manque de temps), qui montre également que l’argent est certes un moyen, mais que si la vision et la volonté sont là, on peut faire aussi bien avec les moyens du bord. Terminator (le premier film, de 1984). En salle de montage, longtemps après la fin du tournage, James Cameron a une « vision » pour l’une des scènes finales du film : un gros plan sur l’œil rouge du Terminator écrasé, qui s’éteint lentement et signifie la mort définitive de la machine. Hélas, la production est finie, il n’y a plus un rond pour relancer le moindre tournage. Il décide donc d’improviser avec une petite équipe. Il prend un œil de l’un des Terminators rangés dans les cartons, une diode et une pile pour faire la lumière rouge, du papier aluminium pour faire le métal écrasé, deux panneaux de carton-plume peint en argenté pour simuler la presse hydraulique, et un assistant hors-champ, qui tire sur une cigarette et souffle de la fumée sur l’ensemble. Le tout a été mis en boite en quelques heures et a coûté peanuts. D’ailleurs, on se rend bien compte que l’image finale, qui dure 3 secondes, n’est pas tout à fait raccord avec les précédentes, mais qu’importe : l’idée est bonne, l’image est forte et c’est l’une des scènes les plus marquantes du film. En tout cas aussi marquante que les autres scènes en stop-motion qui, elles, ont dû coûter une fortune... S
  12. Ah, mais s’il fallait uniquement des “preuves formelles”, il n’y aurait pas d’histoire de la magie ! Compte-tenu de la propension mytho-mégalo des grands noms historiques de la magie de scène à écrire leur propre histoire et à ne quasi-jamais répertorier, archiver et sauvegarder leur travail : matériel détruit, recyclé ou perdu, etc. Et encore : à chaque occasion où j’ai eu la chance d’étudier un accessoire “historique”, il ne correspondait presque jamais à la description faite dans l’ouvrage de l’auteur : dimensions pour le moins « enjolivées », méthode irréalisable telle que décrite par écrit et tout simplement différente de celle utilisée en réalité... Peut-être une manière d’entretenir la légende ou de conserver de vrais secrets ? Le plus souvent, il faut se contenter d’un faisceau d’indices concordants. Manière aussi de faire travailler l’imagination et la capacité à rêver, même pour les magiciens. Dans le cas qui nous intéresse : - Le livre de Christopher Woodward mentionne explicitement la fabrication d’un appareillage secret sur la jambe (pas que la/les chaussure(s)) d’un assistant jouant le rôle d’un automate. Mille fois hélas, aucun nom de fabricant n’est mentionné. - Le choix de la présentation d’un faux-automate justifie l’inclinaison “surnaturelle” du personnage (qui se tient sur une table). - L’affiche du spectacle de Rameses montre une inclinaison “à la Matrix” explicite. Ces affiches constituaient la publicité de l’époque et représentaient souvent les effets du spectacle de manière “enjolivée”, bien évidemment. Pour autant, cette affiche ne représenterait pas le faux automate se pencher en arrière... s’il ne se penchait pas en arrière (même de manière différente) dans le spectacle. Pour toutes ces raisons, j’estime que les origines de l’effet magique de l’inclinaison « à la Matrix » , en arrière, date de plus d’un siècle. Ce qui n’enlève strictement rien au travail de perfectionnement (et de mobilité !) de Danny Cole qui, dans la polémique qui l’a opposé à Justin Willman, détaille précisément ce qu’il revendique (et ne revendique pas) dans sa version. En outre, les Wachowski ne se sont jamais cachés de s’être « inspirés » des films d’arts martiaux asiatiques et des travaux de Yuen Woo-ping pour leur travail chorégraphique sur les scènes de combat du film « Matrix ». Il serait sans doute intéressant de se pencher, justement , sur les origines de l’inclinaison en arrière « à la Matrix » dans leur film, observable dès le premier film (1999), et de découvrir qu’elle a été « inventée » 20 ans auparavant à Honk-Hong, avec câbles ou chaussures spéciales... Ce qui serait le pompon ! SC
  13. D’après le livre qui est consacré à Rameses, Vril était un assistant/comédien bien réel (jouant certes le rôle d’un automate), équipé d’un appareillage permettant de réaliser la figure “Matrix” visible sur l’affiche (corroboré par la table sur laquelle il se trouve, et ses habits amples de Pierrot). Ce qui ferait donc remonter l’effet à (au moins) 1914, sous réserve de la véracité de ces informations publiées. A ma connaissance, Danny Cole revendique surtout la conception interne et la mobilité que permet son gimmick, mais la posture de type “Matrix” (à ne pas confondre avec “The Lean”, qui emploie un gimmick sensiblement différent) semble considérablement plus ancienne. SC
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