Je pense qu'il ne faut pas culpabiliser devant ces dépenses inutiles, trop compulsives, décevantes (quelques centaines d'euros en 2018 pour ma part) à condition bien sûr qu'elles ne mettent pas en difficulté ou en péril une situation plus globale.
Même si le tour n'est par la suite pas ou peu exploité, pour différentes raisons très bien expliquées par Woody, je crois qu'on se crée ainsi un univers qui ne peut être qu'une riche source d'inspiration à plus ou moins long terme. Un cuisinier achète sans cesse des livres de recettes qu'il n'applique pas forcement. Il apprend quand même, il découvre, s'inspire, réfléchit, se remet en question.
C'est en achetant des tours qui ne me convenaient pas que j'ai pu cerner la magie qui me plaisait et me convenait.
D'où le vieil adage: c'est en faisant des erreurs...
Je ne sais pas si c'est de lui mais David Stone dit dans son livre Close-up qu'un magicien professionnel est un magicien qui exécute un petit nombre de tours à un grand nombre de personnes, et qu'un magicien amateur exécute un grand nombre de tours à très peu de personnes! J'aime bien cette définition et elle explique aussi un peu cette tentation à beaucoup acheter.
Depuis quelques mois, je me laisse moins tenter. Désolé chers marchands. J'ai choisi quelques tours qui me conviennent et je les travaille sérieusement. Le résultat donnera un petit "spectacle"de 20/30 minutes que je proposerai à mes proches. J'ai fait ce choix pour aller vers plus de maîtrise et moins de "tiens je vais te faire le tour que j'ai à peine déballé!". J'enfonce une porte ouverte et j'en termine avec ce hors sujet: en faisant le choix d'acheter moins, et de plus travailler pour plus maîtriser, je vais augmenter ma confiance en moi et à défaut de le diminuer, davantage contrôler mes angoisses mon trac. Amen.
Quant aux tours qui me rendent "crédible" auprès de mes proches, je citerai Sympathetic 10 de Jorg Alexander et une carte au portefeuille personnelle et facile, en adéquation avec mon niveau.