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Publié le (modifié)
il y a 13 minutes, Alx a dit :

Note toutefois que ton personnage de gitan vendeur de fleurs ne fera pas illusion très longtemps, si tu reproduis le même sketch à toutes les tables (or a priori, on attend de toi que tu fasses le tour des tables, quand on t'engage pour une prestation de close-up en table à table).

Je suis justement du genre à avoir plein d'idées qui me viennent lorsque j'émets ce genre de proposition, même si je m'en servirai jamais.
Et même si les gens ensuite ont compris que tu fais partie de l'animation, si tu changes la façon de les aborder à chaque fois, eh bien cette façon peut déjà faire partie du spectacle. Et donc générer des attentes "comment crois tu qu'il va arriver à NOTRE table ?..."
Quelques idées cadeau :
- Le marchand de fleurs (déjà précisé). Le bouquet de fleurs peut servir de révélation finale (nombre de fleurs rouges, ou prédiction cachée dans la carte de voeux, etc.
- Tu déambules, et soudain tu oses un "Je sais COMMENT un jour vous allez mourir !... Mais tous les autres, vous allez VIVRE !" C'est cash, mais tu peux enchaîner avec un tour divertissant sur le suejt de la mort (si, si, c'est possible)
- Tu sors une baguette de sourcier, et elle te guide vers une table. C'est une baguette à "aura" qui a décelé un potentiel exceptionnel dans une personne
- Tu disposes sans rien dire des cartes de tarot sur plusieurs tables, un peu comme certains sourds-muets le fond dans le train avec de petits objets. Tu vas ensuite les chercher comme un chemin de petits cailloux. Les cartes de tarot créent d'elles mêmes une ambiance.
- Tu sors une petite boule de cristal, et tu t'en sers comme d'une loupe pour regarder quelqu'un au travers.
- Tu vas à une table qui a terminé son plat, ils enlèvent les assiettes contenant du poulet. "Ah, je vois que vous avez mangé le coq que j'ai sacrifié tout à l'heure... parfait, c'est le moment de notre petite expérience !"
- Tu colles sous une des tables, avant que des gens ne s'installent une carte ou un objet avec de la patafix. Les gens s'installent, et tu viens leur dire "Bon karma pour vous aujourd'hui, vous vous êtes installés à la seule table que j'ai pris la peine de protéger du mauvais oeil... glissez votre main dessous, vous devriez trouver quelque chose"'.
 

Ca fait déjà pas mal...

 

Modifié par Chakkan (David)
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Publié le
il y a 20 minutes, Alx a dit :

En particulier, ils ont tous les deux pris le parti de s'effacer derrière l'histoire (CC) ou derrière l'effet (Andy).

En faisant oublier le rôle central du magicien, ils mettent en valeur les autres composants (histoire, hauntic, effet), ce qui élimine dans l'esprit du spectateur l'idée que c'est le magicien qui truque.

En fait, c'est une démarche classique de conteur:

dans un spectacle de conte, la vedette, c'est l'histoire.

C'est la principale différence avec un stand up, par exemple, ou là, la vedette est celui qui raconte l'histoire, ou du moins le personnage de l'interprète.

Et quand on fait de la magie contée, s'étant effacé devant l'histoire, il est logique que l'effet soit également en vedette...

Très bonne remarque, donc :)

il y a 22 minutes, Alx a dit :

Oui, tu as raison. Je me suis mal exprimé : j'aurais dû dire en situation de table hopping classique, on est obligé de se présenter comme un magicien.

On vois que Chakkan peut sortir plein de scenario ou l'on est PAS un magicien standard.

Et heureusement!

Si tout le monde faisait pareil, cela serait d'un ennuyeux... :)

Et le table à table est seulement l'une des façons de faire de la magie.

Chaque type de spectacle a plus ou moins de contraintes.

Mais on peut, je crois, toujours créer un personnage qui ne soit pas un magicien.

Mais si on veux le faire magicien, pourquoi pas! ;)

Le meilleurs choix pour toi, c'est celui que tu assumes :)

Gilbus

 

 

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

J'aime beaucoup les idées de @Chakkan (David) (et en plus, il les a toutes eues sur le vif, l'animal ¬¬), mais on n'est plus du tout dans le cadre de la magie du Jerx.

Rapidement, les spectateurs comprennent que c'est un personnage. Et bien que le personnage soit original, il n'est pas authentique : comme tu le dis, ils ont compris que tu faisais partie de l'animation;)

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L'important, c'est que ça valide !

Publié le (modifié)

C'est pourquoi, je reste dans mon personnage de magicien-faisant-partie-de-l'animation mais il y a tellement de possibilités de créer le spectacle comme cela; les exemples cités par David illustrent parfaitement ce propos. Je peux être un magicien étourdi, mystérieux, en galère, facétieux, maladroit, intrigant, classique et mon approche aux tables sera à chaque fois en cohérence et surtout faisant partie du spectacle. Deux exemples avec la même routine (dont je crois avoir déjà parlé) et que j'utilisais assez régulièrement un peu moins maintenant mais ça va revenir; that's life xD  : Card Thru Handkerchief (version M. Ammar).

1ere approche : je m'approche de la table en téléphonant visiblement contrarié; mes futurs spectateurs comprennent tout de suite qu'il y a un problème (et d'ailleurs peu importe s'ils savent que je fais partie de l'animation car on peut tous avoir une contrariété dans nos vies; les magiciens n''échappent pas à la règle. C'est des avantages de cette approche). Je raccroche visiblement au nez de la personne à laquelle je téléphonais, en expliquant aux spectateurs que mon assistante avec laquelle je faisais un numéro de divination à l'aveugle m'a planté mais que je peux très bien me passer d'elle. 

Note : je résume évidemment mais la situation se prête admirablement à la comédie on est d'accord ?

Bref, je sors mon foulard pour effectuer cette divination tout seul. jeu posé sur la table, yeux bandés (foulard), à partir de ce moment, je tatonne pour trouver le jeu : mains sur la tête de l'un des spectateurs... de la table d'à coté ! Retour tant bien que mal à la table où est posé le jeu, j'ôte finalement le foulard pour y voir plus clair, j'explique que j'ai mis la charrue avant les boeufs, je fais choisir la carte, perdue dans le jeu, yeux bandés, patati patata et je finis par effectuer la routine. Selon l'interaction et l'inspiration t'as entre 5 et 10 bonnes minutes de marrade. 

2e approche : j'arrive à la table en faisant signe apparemment à quelqu'un et j'explique que l'un des types là-bas m'a demandé si je pouvais retrouver une carte les yeux bandés. Evidemment je suis magicien pas un [grossièreté] de mime et j'enquille sur le scénario décrit plus haut.

Avantages :  bon ben pleins. 

Inconvénients : il faut savoir choisir ses tables car on est contrarié donc négatif et cela ne s'enchaîne évidemment pas d'une table à une autre mais c'est pas grave car pour les autres tables j'ai d'autres approches différentes mais cohérentes avec mon personnage (au demeurant fort sympathique car la contrariété apparente ici et c'est important de le noter ne trouve pas sa source ni ne vise la table concernée par la routine)

My2Cents

W.

Modifié par Woody
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Publié le (modifié)
Le 19/9/2018 à 10:14, Gilbus a dit :

Regarde certains numéros de grands magiciens:

Baltasse de yann Frisch, les "conférences" de green, les élucubrations de Daortiz...

Tu retrouve les "gestes de magiciens" chez eux? Moi, je vois surtout d'autres choses, bien plus marquantes :)

Oui Gilbus je connais yan Frisch et d'autres qui font de la magie humoristique et j'apprécie évidement, et des gestes magiques chez eux
dont tu m'écris oui j'en vois quand même.

Citation

 

Ce que tu décris est effectivement un archétype de magicien de cabaret :

Un professionnel de la manipulation, qui fait voler les cartes et fait sortir le lapin avec des gestes précis et théâtrales…

Et pourquoi pas :

Si tu penses qu’il faut alimenter l’archétype.

C’est un magicien.

Pourquoi un archétype? As-tu lu complètement ce que j'ai écris?

S'il te plaît, j'ai soulevé plus d'une problématique que cela.

Pourquoi un magicien qui va évoluer et pas seulement dans sa manière de faire, l'entraînement du corps dans sa réalisation et dans sa pensée de l'acte entraîne toujours celle de l'esprit. Le magicien change, idem pour le sportif, celui qui va en pointe d'un travail manuel, donc apprendre développer autre chose d'autres aptitudes , c'est valable pour d'autres professions et c'est pour cela que je disais regardons si on leur indique quelques  geste à faire (non pas leur montrer) comment ils feraient comment ils appréhenderaient leur corps dans avec l'objet à manipuler, se placeraient et positionneraient leurs mains et feraient les gestes.

Donc un magicien évolue s'améliore et ensuite doit passer cela à l'as? Et tu me parles d'archétype quel est le rapport avec ce que j'ai écris

Modifié par Invité
Mise en forme : réponse à l'intérieur de la citation
Publié le
il y a 46 minutes, Jean-Marc (thucydide) a dit :

Oui Gilbus je connais yan Frisch et d'autres qui font de la magie humoristique et j'apprécie évidement, et des gestes magiques chez eux
dont tu m'écris oui j'en vois quand même.

Oui, je suis d'accord avec toi. Dani DaOrtiz, par exemple, présente une magie très théâtralisée, malgré l'impression de chaos : pauses, changements de rythme, récapitulation avant le climax et, bien sûr, gestes magiques.

En cela, il est clairement l'élève de Tamariz, pour qui ces éléments théâtraux sont capitaux. Mais il est également vrai, comme le disait Gibus, qu'on retient surtout chez lui d'autres éléments (chaos, nonchalance).

Idem pour Lennart Green : on retient surtout chez lui un côté brouillon et maladroit, qui amplifie par contraste le côté magique de l'effet. Quand on l'a vu faire tomber les cartes trois fois au cours du mélange, on ne peut pas raisonnablement penser que c'est un expert de la manipulation donc l'hypothèse selon laquelle "il fait ce qu'il veut avec les cartes" est automatiquement mise de côté par le spectateur.

il y a 53 minutes, Jean-Marc (thucydide) a dit :

Pourquoi un archétype? As-tu lu complètement ce que j'ai écris?

(...)

Donc un magicien évolue s'améliore et ensuite doit passer cela à l'as? Et tu me parles d'archétype quel est le rapport avec ce que j'ai écris

Un archétype, ce n'est pas un gros mot ;) : c'est comme un stéréotype : c'est un modèle hyper-classique, qui est commun à tout l'imaginaire collectif. Si tu demandes à un profane de te dessiner un magicien, il va probablement te faire un homme en queue-de-pie, qui tire un lapin de son haut-de-forme. C'est pour ça que c'est un archétype : c'est l'idée que s'en font la majorité des gens.

Ce que dit Gibus, c'est que se présenter comme ça, ce n'est pas forcément une mauvaise chose, mais que ce n'est pas la seule possibilité. Et que les autres possibilités ouvrent des perspectives intéressantes.

il y a 58 minutes, Jean-Marc (thucydide) a dit :

regardons si on leur indique quelques  geste à faire (non pas leur montrer) comment ils feraient comment ils appréhenderaient leur corps dans avec l'objet à manipuler, se placeraient et positionneraient leurs mains et feraient les gestes.

Oui, je suis complètement d'accord avec ça. C'est aussi l'idée du Jerx : observons la manière naturelle de faire les choses, et essayons ensuite de la reproduire en y intégrant le geste secret.

Maintenant, c'est vrai que si le magicien s'est entraîné des années au Rumba Count de Vallarino (pour prendre un exemple de technique avec fioritures), ce n'est pas forcément compatible avec cette démarche. Pour le même effet, le Mirror Count de Lennart Green est plus naturel.

Encore une fois, ça ne veut pas dire qu'il est meilleur : juste que le premier est plus adapté si tu te présentes comme un manipulateur classique, et le second si tu veux être perçu comme une personne ordinaire ;)

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L'important, c'est que ça valide !

Publié le

Je remarque quand même que ceux qui s'offusquent des propos d'Andy sur la magie ne sont pas les amateurs mais les pros alors qu'il ne s'adresse pas à eux (et qu'en plus, la plupart n'ont pas lu ses articles).
The Jerx est un site écrit par un amateur pour les amateurs qui n'ont aucune intention de faire de performance formelle (spectacle, magie de rue, table à table, etc).

Que ceux qui veulent continuer d'endosser le costume du magicien expert de la manipulation pour leurs spectacles continuent de le faire, je ne vois pas ou est le problème.

Mais par pitié, cesser de venir faire du hors-propos dans ce sujet.

Personnellement, j'envisage de bientôt faire son tour de la prédiction du rouleau de papier-toilette à ma femme; et pour l'anniversaire de ma fille, je prépare celui du collier en origami (il ne me manque plus qu'à trouver un joli pendentif origami).

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Publié le
Il y a 1 heure, Alx a dit :

Maintenant, c'est vrai que si le magicien s'est entraîné des années au Rumba Count de Vallarino (pour prendre un exemple de technique avec fioritures), ce n'est pas forcément compatible avec cette démarche. Pour le même effet, le Mirror Count de Lennart Green est plus naturel.

Euh... ce n'est pas une technique à fioritures, le rumba count, il copie un mouvement assez naturel (et il n'y a pas besoin de s'y entraîner des années).

Je l'utilise très régulièrement et je suis loin de jouer les magiciens hyper techniciens, au contraire (je suis plutôt de la famille des maladroits, qui veulent faire un tour mais se plantent et la magie arrive par surprise). Tout dépend de la manière de l'exécuter.

Publié le

J'attends qu'il ré-ouvre la contribution mensuelle pour m'abonner.
Ceci-dit, je ne vois pas de raison pour que la rédaction soit moins bonne que sur le site, et je sais qu'il réserve ses meilleurs tours pour le magasine et son livre, donc à priori, ça doit valoir le coup (et le coût). Il y fait aussi des critiques de tours et de matériels qui pourraient être utiles aux amateurs.

M'enfin, comme toi, je serai heureux d'avoir l'avis d'un abonné.

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    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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