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Publié le (modifié)
il y a 12 minutes, Bruno RBLS a dit :

vous trouvez souvent des spectateurs ayant des jeux sur eux ? Je demande ça comme ça hein... en passant 😉

C’est pas faux ^^ Tu peux toujours te balader avec des paquets neufs et scellés, mais ça va coûter cher à la longue ^^
J’ai mis le gimmick sur mes clés, je vais voir si j’ai l’occasion de m’en servir.

Apres, rien ne t’empêche de le faire avec ton propre jeu, mais c’est moins impactant qu’avec un jeu emprunté ou neuf. Du coup après réflexion, pas sûr que ce gimmick serve souvent ^^ En impromptu, j’ai plus souvent tendance à sortir mes jeux en chapelet.

Modifié par Olivier SOLEIL (SoL)
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Publié le
il y a 12 minutes, Olivier SOLEIL (SoL) a dit :

Le nom du produit est trompeur, je te l’accorde (mais je n’ai pas parlé de punch ^^).

Ah sûrement... parce qu’un vrai punch, fait par les bon outils, tu peux «  l’enlever » et tu ne vois quasiment rien des deux côtés..

  • J'aime 1
Publié le
il y a 1 minute, Yann HARDY a dit :

Ah sûrement... parce qu’un vrai punch, fait par les bon outils, tu peux «  l’enlever » et tu ne vois quasiment rien des deux côtés..

Qu'est-ce que t'en sais ? Tu t'y connais en cartes ?

Season 9 Lol GIF by The Office

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Publié le
il y a 22 minutes, Kévin LEQUEUX a dit :

@Yann HARDY  Des alternatives à ce Gimmick qui permettent "d'enlever" le marquage ou au moins une piste de recherche😅

Pour enlever le marquage, une des méthodes proposée ici fonctionne très bien.... mais quand le marquage est fait avec le bon outil, la bonne aiguille, à la bonne longueur..( pas avec un gimmick imprimé en 3D sans aiguille ...( je viens de voir le gimmick))

Publié le
Il y a 3 heures, Alx a dit :

Dans le même registre, j'ai un copain qui emprunte un jeu de cartes à un pote magicien et qui essaie de faire une fioriture. Ca ne marche pas, donc il déchire la carte et essaie avec la suivante. Nouvel échec, il déchire la carte, et ainsi de suite.

Ensuite, il rend le jeu et explique qu'il avait ajouté quelques cartes empalmées sur le dessus du jeu. Ce n'est pas magique, mais la tête du propriétaire du jeu vaut le coup 😂

Excellent 🙂 ! Mais cela reste un gag, un peu potache comme on les aime, certes, mais où est la démarche artistique ? Fait-on vraiment ainsi avancer l'art magique ?

Il y a 3 heures, Alx a dit :

Faire signer une carte d'un jeu emprunté, c'est un peu limite, non ? 🤨

Aaah... 🙂 ! La voilà, la prise de risque propre à toute démarche artistique !  

La magie, la vraie, nous dit-on, du moins la plus efficace, est celle qui se passe dans les mains du spectateur. C'est incontestable. Mon beau-frère, auteur-compositeur chercheur en proctologie à l'Université de Besançon, ami de Klok Entès et magicien amateur, a toujours voulu repousser les limites de son art et devenir le nouveau Fred Kaps; il s'est ainsi mis en tête de donner l'illusion d'être un vrai magicien. Rien que ça. Bien entendu, tout en assurant ses cours à la faculté et tout en continuant à composer pour Fleury-Michon (son plus gros client; "tadadadadaaa dadadaaaaa...", c'est lui). 

Une ambition louable à plus d'un titre donc car cela contribuerait grandement à faire rayonner la magie davantage encore - ne serait-ce déjà qu'en impressionnant les esprits les plus simples : professeurs d'histoire, contrôleurs RATP, Clermontois, etc. -   tout en incitant la concurrence à progresser; le nivellement par le haut en quelque sorte (et si je voulais être politiquement perfide, je dirais que c'est un concept révolutionnaire pour notre époque. Le nivellement par le haut. Bon laisse tomber).

Certes c'est bien beau mais quand tout se passe dans la main du spectateur et que le magicien semble ne pas intervenir du tout, tu veux faire quoi de plus ? 

C'est ainsi que, profitant du premier confinement, mon beau-frère s'enfermait toute la journée dans son atelier pour faire des expériences;  le soir il rentrait chez nous et nous mettait en transe en nous racontant tout. Il a bossé pendant des jours, tachant avec amour d'améliorer le modèle, quand il déjeunait avec nous, il avalait d'un coup sa soupe au vermicelle. On voyait à son air féroce qu'il tombait sur un os mais on n'osait rien dire. Et puis un soir pendant le repas, voilà mon beau-frère qui soupire :  "y'a quelque chose qui cloche là dedans, j'y retourne immédiatement". 

Et ainsi, au bout de plusieurs semaines de cogitations, d'expériences, de recherches et de répétitions, il finit par se rendre à l'évidence, la solution était là sous ses yeux; le magicien peut faire ce qu'il veut dans la main du spectateur - enfin presque - mais tant qu'il continuera à utiliser son jeu de cartes ou ses pièces, le public pourra toujours penser que son matériel est truqué. C'est simple mais il fallait y penser.

Dès lors mon beau-frère n'a eu de cesse de confronter sa théorie aux réalités du terrain. Engagé régulièrement au "Museau Fouineur", un restaurant de tacos gastronomique du centre de Chalezeule, il s'est mis à tout emprunter, jeu de cartes, pièces, cordes, billets, citron, balles mousse, papier flash, etc.

Alors évidemment cela demande une certaine éducation des spectateurs; lorsque tu as prévu  de faire ta routine d'ambitieuse, il faut pouvoir emprunter un jeu de cartes au spectateur. Et si celui-ci n'en a pas ? Aucun problème, mon beau-frère ne se démonte pas, il élève un peu la voix, explique qu'il ne peut pas travailler dans ces conditions, pivote vivement sur ses talons et passe à la table suivante où, bien souvent on lui tend maintenant un jeu de cartes, la main tremblant légèrement cependant. Le magicien gagne ainsi en assurance ce que le spectateur perd en sérénité mais, après tout, ce n'est pas plus mal; terminés les repas de commerciaux arrosés où le magicien se faisait moquer sur la longueur de sa baguette, finis les mariages où l'on demandait un numéro de scène sur la musique de la danse des canards, terminées toutes ces mesquineries concernant ursaf, guzo et le paiement en espèces : les employeurs payent 20% plus cher pour avoir "le vrai magicien", les spectateurs ne mouftent plus,  fournissent eux-mêmes le matériel et le mieux, si cela se passe mal, c'est de leur faute !   

Tiens, cet été, suite à un numéro de pickpocketisme, à la fin de son gala, mon beau-frère se rend compte qu'il lui manque un billet de 100€. Le magicien "classique" dirons-nous pour ne pas dire le forçat du table à table, l'esclave du close-up se serait mordu les roubignolles... Pas mon beau-frère, fort de son expérience de chef de file de la "magie nouvelle" (la vraie, pas celle du CNAC, nous sommes bien d'accord), il s'approche de la dernière table qu'il a divertit, pointe du doigt l'un des convives et l'accuse devant toute la salle, d'avoir profité de son numéro de pickpocket pour lui soutirer 100€ ! Inutile de dire que dans ces conditions, tu ne contredis pas l'artiste, à plus forte raison si ce dernier est chercheur en proctologie.

Et si cela vous choque, imaginez un peu les possibilités inouïes que cela offre !  Vous empruntez un jeu de cartes pour une ambitieuse, vous faites classiquement signer la carte en question et c'est vous qui la gardez en souvenir à la fin !  Vous ratez votre billet déchiré / reconstitué; cela ne vous coûte rien, ce n'est pas le vôtre ! Vous voulez faire vivre une expérience de télékinésie durable dans l'esprit du spectateur, vous lui proposez votre meilleure torsion de clé avec son propre trousseau !

Bref, désormais la peur a changé de camp et pour une fois, les seules limites sont vraiment celles de votre imagination 🙂 !

My2Cents

W.

 (Et tout ça a à cause d'une simple phrase de l'un de nos camarades; si vous estimez avoir perdu votre temps, en lisant cette tranche de vie, remerciez Alx 😛. Enfin, J'espère au moins que vous aurez noté l'hommage, seul truc vraiment amusant de ce texte finalement 😉🙂)

 

 

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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