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Il y a 23 heures, Michael ALFONSI a dit :

pour les joueurs je suis certains que les cartes sont chevauchées l’une sur l’autre pour faciliter le ramassage à la fin de chaque partie . Pour les cartes du croupier , j’ai un léger doute .

Les cartes du croupier ne sont pas chevauchées, mais étalées complètement et clairement, les unes à côté des autres.

Révélation des cartes du croupier à 3:10, 6:50, etc...


C'est le cas pour le jeu du BlackJack aux US, mais c'est la même chose en France. Seule la procédure de révélation semble être différente (pas au même moment).

Révélation des cartes à partir de 3:23.

 

Il y a 23 heures, Baptiste CRETIN a dit :

Je pense juste qu'en France, très peu de gens savent jouer au Blackjack (et aux cartes en général mdr...à part le paquet de merde ou sortir une quinte flush de poker - et encore, sans se rendre compte pourquoi c'est la meilleure main)

😄 On est d'accord.

 

Mais le fait que les gens ne sachent pas jouer au Black Jack est à mon avis un faux problème.

Beaucoup de personnes, même sans avoir joué, connaissent ce jeu.

Et qu'elles connaissent au non le Black Jack, les règles sont extrêmement simples.

 

Et je pense qu'ici, l'important est ailleurs.

La manière dont Luke Jermay présente son effet permet de s'éloigner justement du simple jeu de casino.

Ce n'est finalement qu'une excuse, et un exemple pour illustrer un concept, celui du choix et de l'influence.

 

D'ailleurs, dans la vidéo de présentation, son texte illustre très bien cette idée.

Il commence par expliquer qu'une personne est influençable, même si elle sait qu'on va tenter de l'influencer. Et explique les "règles" du jeu en une seule phrase.

 

"The game is unusual because it's not about the shuffle of the cards... The game is going to be entirely played based on the decisions that you will make".

Le jeu n'est pas basé sur les cartes mais sur les décisions prises par le spectateur.

 

"I have a major advantage. I'm going to look at the card. That means that I will know what it is that I want you to do. My job won't be not to worry about the random fall ot he cards (or fate), but instead to worry about your choices."

Luke rajoute qu'il va pouvoir voir les cartes, et qu'il ne s'occupera pas de savoir quelles sont les cartes distribuées par le hasard, mais bien des choix du spectateur.

Il s'éloigne ainsi de l'idée du jeu, voir même de l'utilisation des cartes, et renforce ainsi l'idée qu'il va essayer d'influencer le spectateur à faire certains choix.

 

C'est probablement pour ça qu'il a choisi le Black Jack, et non le poker par exemple, ce qui aurait alourdi la procédure, et donc l'effet, dont l'accent est mis sur le concept d'influence et non le jeu.

Bien sûr on peut présenter l'effet d'une manière plus simple, uniquement comme un jeu, où le spectateur de gagne jamais. Et pour ça, on pourrait par exemple s'inspirer de la routine Ten Card Poker Deal.

Mais je ne pense pas que cela soit une bonne idée.

Car on perdrait ainsi en impact de présentation.

 

Au delà du fait que la présentation de Luke est particulièrement intéressante, le rythme de la routine justifie complètement l'utilisation d'un choix entre deux possibilités.

L'accent est mis sur ce choix simple.

Et en ce sens, cela me fait complètement pensé à une routine de Which Hand.

 

Et paradoxalement, plus la procédure est simple et plus les choix sont limités pour le spectateur, plus l'impact, lorsque l'expérience est répétée plusieurs fois, semble puissant (toujours cette idée de Less is More).

C'est ce qui renforce l'idée "d'influence" du magicien sur les choix du spectateur.

D'ailleurs, toujours dans la présentation, lorsque l'expérience est répétée, Luke offre au spectateur toujours plus de chances (basées sur des choix simples) de gagner.

Renforçant encore une fois l'idée, lors des révélations, que l'influence est totale.

 

Au final, c'est typiquement le genre d'effet qui peut se faire en 5 minutes.

Mais si on prend la peine de le travailler (et là Luke nous mâche littéralement le travail), on peut faire vivre une véritable expérience au spectateur.

Où le jeu et les cartes, au même titre que pourrait l'être des cartes ESP, ne sont qu'un support pour cette expérience.

 

P.S. Petit détail caché de la vidéo de présentation de Hit. Le spectateur s'appelle Jack 😄.

Modifié par SébastienO
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Pour ma part, sa version alternative avec le pendule est celle que je vais retenir. Il ne parle presque pas du thème du jeu, même pas besoin de baratiner sur le thème de l'influence non plus, et c'est le participant qui active lui même le pendule par suggestion. A la limite c'est un effet plus fort que de trouver les bonnes mains! Néanmoins, dans ce contexte, ce double effet, pendule + choix des bonnes cartes, je trouve que c'est l'utilisation la plus intéressante, comme le dit lui même Jermay. 

Peut être pas en close up...car pas propice pour suggérer le fonctionnement d'un pendule mais en situation intimiste c'est à dégainer sans hésiter 😉

 

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Une réflexion intéressante de Luke Jermay paru il y a quelques jours sur le blog de VanishingInc :

 

 

« Winners All

By Luke Jermay - Tuesday, December 15, 2020

When it comes to gambling routines, there are two main approaches we see in performance material. The first, I think of as demonstrations of skill. The types of routines that showcase the performers technique, skill and sleight of hand abilities. The second, are those routines in which you engage the spectator in direct play of a game and win.

In my experience those routines that allow for the direct engagement of play, offer a more compelling experience for the audience. If you take a moment or two to contrast in your mind routines such as Fast and Loose or Three Card Monte with demonstrations such as riffle stacking or bottom dealing, the potential within direct engagement of play becomes clear.

However, there is a very real concern with demonstrations of direct play. If not carefully handled, they can come off as mean spirited. After all, the entire demonstration hinges on the performer ‘beating’ the spectator. In my own work, I have used these style routines and choose to lean as heavily as possible into the notion that I will do everything I can to beat the spectator. Instead of trying to soften this, I make it hard. I make it mean spirited but I frame the experience as being exactly this prior to it beginning. I believe in this regard I was deeply inspired by Ricky Jay’s masterful performance of the 10 card poker deal which appeared on his BBC Special “Hustlers, Hoaxsters, Jokesters and Ricky Jay.” When this approach is taken, for the right person at the right time, it can be sensational, dramatic and compelling.

The key words here are, at the right time, for the right person. For other times, there are other ways!

Thanks to the freedom of the method within “Hit” you are able to turn the tables and rather than beating the spectator time after time, you can magically empower the spectator to win, time after time. In my own presentation along these lines, I have the spectator think about times in their life where they were happy, content and confident. I then have them relive these feelings as they use their intuition to pick cards to form their hand. Amazingly, time after time, when the spectator is in a good frame of mind they find the cards that win. Amazingly, when not in a good frame of mind when making choices, they lose. The routine is transformed from a gambling routine into something that leads us to consider the nature of our thoughts affecting our choices.

Best of all, with this simple reframing, all are winners! »

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Le 17/12/2020 à 21:05, Patrice (jayce) a dit :

Je ne comprends pas comment on peux dire du bien d'un produit tel que celui là n'importe quel spectateur ayant plus de 10 de qi

C'est vrai qu'avec un peu de culture magique, le mystère n'est pas très épais, mais la routine est assez bien menée.

Le 17/12/2020 à 15:38, Michael ALFONSI a dit :

Thanks to the freedom of the method within “Hit” you are able to turn the tables and rather than beating the spectator time after time, you can magically empower the spectator to win, time after time.

et en faisant gagner le spectateur, il aura moins la tentation de percer le secret...

Le syndrome de Stockholm, quoi...

Publié le
Le 14/12/2020 à 17:08, Antoine YVON a dit :

La construction à l'air bonne mais ne montrer les cartes qu'avec l'index me gêne un peu...

Moi je trouve que c’est pas gênant tant la construction est forte ! 
En amenant le spectateur dans la direction que tu souhaites (pendule, influence, ...) tu génère une atmosphère hyper puissante ! 
moi très honnêtement, je trouve que c’est le genre de tour qui montre que l’effet n’est pas forcément le plus important dans une routine ! 
 

Enfin, très personnellement, moi j’aime beaucoup ❤️

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Au court de mon entraînement de la routine je me suis rendu compte d'un détail. 

Lors de la dernière manche, il y a un cas de figure où le participant peut faire "perdre" le magicien si il choisit bien ses cartes. Vous l'aviez remarqué ? Et ce, à cause d'un élément que Jermay donne dans les explications et qui, je pense, ne devait pas être conseillé. Et qui est en lien avec le fait que les cartes que lui utilise dans sa présentation ne sont pas les même que celles fournie et dont il se sert dans les explications (On ne peut pas gagner que de 1 point avec les cartes de la dernière. Dans sa présentation du début, oui. Cela m'a fait tiquer)

Pour faire bref: 

Lors de la dernière manche, quand le participant choisit si il prend ou donne la carte "mystère", il ne faut pas surenchérir en lui proposant de vouloir changer encore n'importe quelle carte si il le souhaite. Cela pourrait causer un soucis dans un seul cas de figure 😉

Alors que nous pouvons laisser tous les choix jusqu'au bout durant le reste de la routine. Dans les explications Jermay répète qu'on peut le faire aussi à la dernière manche...mais non. Une fois que la carte "mystère" est placé, il ne faut plus toucher à rien.

Je vous invite à vérifier pour ne pas, peut être, vous faire avoir un jour 😁

Voilà voilà.

 

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Le 23/12/2020 à 08:46, Denis DARKO a dit :

Au court de mon entraînement de la routine je me suis rendu compte d'un détail. 

Lors de la dernière manche, il y a un cas de figure où le participant peut faire "perdre" le magicien si il choisit bien ses cartes. Vous l'aviez remarqué ? Et ce, à cause d'un élément que Jermay donne dans les explications et qui, je pense, ne devait pas être conseillé. Et qui est en lien avec le fait que les cartes que lui utilise dans sa présentation ne sont pas les même que celles fournie et dont il se sert dans les explications (On ne peut pas gagner que de 1 point avec les cartes de la dernière. Dans sa présentation du début, oui. Cela m'a fait tiquer)

Pour faire bref: 

Lors de la dernière manche, quand le participant choisit si il prend ou donne la carte "mystère", il ne faut pas surenchérir en lui proposant de vouloir changer encore n'importe quelle carte si il le souhaite. Cela pourrait causer un soucis dans un seul cas de figure 😉

Alors que nous pouvons laisser tous les choix jusqu'au bout durant le reste de la routine. Dans les explications Jermay répète qu'on peut le faire aussi à la dernière manche...mais non. Une fois que la carte "mystère" est placé, il ne faut plus toucher à rien.

Je vous invite à vérifier pour ne pas, peut être, vous faire avoir un jour 😁

Voilà voilà.

 

Alors, c'est là tout l'intérêt de l'aspect "Black Jack" de la routine car, effectivement, le spectateur peut battre le score du magicien à la dernière phase, mais il dépasse les 21, du coup, il perd quand même 🙂

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il y a une heure, Sylvain BEAUVAIR a dit :

Alors, c'est là tout l'intérêt de l'aspect "Black Jack" de la routine car, effectivement, le spectateur peut battre le score du magicien à la dernière phase, mais il dépasse les 21, du coup, il perd quand même 🙂

Non non,

Examine le set de cartes en main. Si un choix est laissé au participant pour changer une ou plusieurs cartes après avoir placé la carte "mystère", le score pourra être 21 contre 13 dans une des configurations 😉 Le participant peut donc finir sur un black jack!

Et ce car Jermay utilise d'autres cartes dans son set perso (celui de la présentation) comparé à celui des explications.

 

Modifié par Denis DARKO
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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
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