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Tiens, un petit problème de math et de physique, puisque il y a des matheux ici…

Vous savez tous (ou google vous le confirmera…) qu’en électricité, on a un tas de formule gérant la relation entre la tension, la résistance (ou l’impédance, mais ne compliquons pas…) et le courant.

 

La fameuse loi d’ohm.

Ces formules marchent parfaitement dans leur domaine d’application, mais… ;) 

On a par exemple :

P=U²/R

Ou P est la puissance en Watt, U la tension en Volts, et R la résistance en Ohm.

Jusque-là, tout va bien, si on augmente la tension, ou qu’on diminue la résistance, la puissance consommée augmente…

Là ou ça devient rigolo, c’est quand on réfléchit à la définition de ces valeurs P, U et R.

Les volts, par exemple.

C’est une unité de mesure.

Donc une échelle arbitraire, définissant une certaine tension physique, que l’on va appeler 1V.

Quand il y en aura deux fois plus, on aura 2 V, et ainsi de suite :

Les unités de mesures sont essentielles, pour que notre esprit puisse mesurer les choses.

Mais elles ne sont que des choix consensuels, pas des valeurs universelles dictées par les lois de la physique :

Si on prend pour base que le Volt est une unité pratique, mais arbitraire, on obtient une chose curieuse :

Si on a 2V et 1 ohm, la puissance est de P= U²/R = (2*2)/1 = 4W

Si on a 3V et 1 ohm, la puissance est de P= U²/R = (3*3)/1 = 9W

Mais si on a 1V, la puissance devient : 1W, puisque le carré de 1, c’est 1.

On a donc dans ce cas particulier P=U²/R = U/R = 1W

Dans ce cas très précis, U fait le même effet qu’U² dans la formule.

 

Or, cette valeur de 1V, on l’a vu, est arbitraire, c’est un consensus…

Si on changeait d’unité, la valeur physique de tension, ou U²=U=1 serait différente.

Et on aurait donc un autre point ou P=U/R = U²/R

Et comme le choix des unités est infini, puisque ce ne sont que des conventions, on peut donc dire que P=U/R peut être vrai pour n’importe quelle valeur physique de tension, il suffit de changer l’échelle de mesure.

On a donc une description (P=U²/R) qui ne correspond à rien dans l’univers, mais fonctionne bien.

Le fait que P=U/R soit faux dans la majorité des systèmes d’unités sauf un n’exclue pas le fait que P=U/R fonctionne pour n’importe quelle valeur de tension, si ont choisi la bonne unité de mesure.

Cela fait réfléchir un peu sur notre conception de l’univers, et au fait que la carte n’est pas le territoire, non ? 😉

 

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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Publié le (modifié)

Heu non car dans ton raisonnement tu confonds valeur et unité. En effet, P=U²/R est très différent de P=U/R car dans le premier cas il s'agit d'une puissance (W), dans l'autre d'une intensité (A). 

L'unité représente le concept permettant de décrire l'univers, la valeur l'état de cette description à un instant t.

1 vaut effectivement 1² mais ce n'est pas pour autant que  1 carotte = 1² pomme de terre.

Mais j'apprécie néanmoins cette volonté d'étendre le domaine de lutte... :);) 

Modifié par Woody (Philippe)
Publié le

Hi hi hi !

Oui, c'est vrai qu'on pourrait le croire si le Volt était effectivement une unité arbitraire.

Sauf que, sauf erreur de ma part, le volt est défini en fonction de la valeur d'un watt. Donc si on décidait de changer arbitrairement la valeur du volt, cela impacterait aussi la valeur du watt et celle de l'ampère.

Et l'unité de résistance ohm dépend elle aussi de la valeur du volt (1Ω = 1V/A).

La formule P= U²/R (où P, U et R sont exprimées respectivement en watts, en volts et en ohms) n'est donc vraie que pour les définitions des unités telles qu'elles sont définies, et la formule ne fonctionne plus dès lors qu'on modifie une des échelles ;)

L'important, c'est que ça valide !

Publié le (modifié)

Woody: hors sujet, 0 :) Non, je ne confond pas intensité et voltage, rassures toi ;) relis l'énoncé ;) 

Alx: sujet bien maîtrisé et observé, mais peut encore mieux faire :) 

Effectivement, ce paradoxe apparent est dut au fait que l'on a des unités qui sont toutes liées les unes aux autres.

Mais si les unités sont effectivement en corrélations entre A, V et W, cela ne change pas la question:

Si on modifie tout le système d'unité, on pourra quand même avoir une valeur physique réelle différentes ou ces valeurs seront à 1.

et donc ou le carré sera égal à l'unité...

Mais d'un autre coté, avoir un raisonnement qui se prouve lui même, ou des unités qui se valident les unes les autres en boucle, cela montre quand même bien qu'il y a une différence l'univers réel et les forces qu'il contient d'un coté, et les systèmes de mesures de l'autre, qui ne sont qu'une tentative de qualifier l'absolu en réduisant les paramètres  :)

De toute façon, ma question préférée n'est pas celle là, qui est juste une amuserie...

Non, la vraie question qui remet en cause l'univers, c'est:

"Si on met deux miroir parfait face à face, sans rien entre eux, ils reflètent quoi?"

Gilbus

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
il y a 21 minutes, Gilbus a dit :

Si on met deux miroir parfait face à face, sans rien entre eux, ils reflètent quoi?

Je dirais que si on n'a pas de source de lumière on ne verrait rien et si on a une source de lumière, on verrait la lumière de cette source de lumière de refléter à l'infini dans les miroirs :)

Publié le
Il y a 2 heures, Mickaël a dit :

Je dirais que si on n'a pas de source de lumière on ne verrait rien et si on a une source de lumière, on verrait la lumière de cette source de lumière de refléter à l'infini dans les miroirs :)

A un niveau de lecture, tu pourrais avoir raison :) 

Maintenant, imagine que ce soit une énigme symbolique...

Quelle est la source de lumière symbolique?

Gilbus

  • J'aime 1

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le (modifié)

Étant assez cartésien (extrêmement en fait mais chuuuut), j'aurais tendance à réfléchir (jeu de mots inside) sur les notions plutôt physiques...

  • La source de lumière me parait indispensable mais comment ? Diffuse ? Directe ?
  • La couleur également... S'il n'y a aucune source à reproduire, que nous montre le miroir ? Et alors de quelle couleur est-il ce miroir sans couleur à copier ?
  • Le sujet/la source. C'est, je pense, LA question implicite qui n'est pas posée : un miroir étant un objet qui renvoie une image. Que ce passe-t-il s'il n'a pas d'image source à renvoyer ? Que renvoie-t-il ? Le miroir a au moins cette double contrainte : il est obligé de renvoyer une image mais il est aussi obligé d'avoir une source. S'il n'y a pas de source, que ce passe-t-il ? Je pense même que le principe de prendre 2 miroirs qui se font face plutôt qu'un seul tend à vouloir éliminer de la question la question de la source en renvoyant la source à un autre objet qui a lui aussi besoin d'une source : un autre miroir. (désolé, la tournure est capilotractée mais elle "reflète" bien mon point de vue)

Bref, d'un point de vue technique, c'est un peu l'histoire de l'oeuf et de la poule... On n'attend pas vraiment d'explication... Juste une curiosité physique. Même si, comme je le disais, sans lumière, le miroir ne fait rien et avec de la lumière, il renvoie cette lumière.

Modifié par Mickaël
Publié le (modifié)
il y a 25 minutes, Mickaël a dit :

Tu penses à l'oeil ? Ou au regard humain ? :)

Oula, tu veux vraiment que je dise ce que je pense?

Ça serait introduire un éclairage de plus, qui fausserai peut être l'image...

Un miroir peut devenir l'incarnation de beaucoup de symboles...

Deux miroirs, cela devient un système de reflet au carré? ou cela reste un seul reflet?

Ou alors, on peut penser à une image spycho-sociologique?

Genre "si tu te contentes de redonner ce que tu as pris, et que celui d'en face fait la même chose, ou est la création?"

Cela renvoie aussi à l'invisible, bien sûr, puisque le reflet d'une chose invisible, renvoyé par un autre miroir, reste invisible, ou peut être devient visible?

Magie de transformation...

Par exemple, si un vampire n'a pas de reflet, et qu'on le met entre deux miroirs...

Et si une objet visible entre deux miroirs se répète à l'infini, une chose invisible peut elle tendre vers l'infini aussi?

(Ne dites pas non tout de suite : Terry Pratchett utilise, dans le disque monde, deux miroirs face à face pour amplifier à l'infini la magie, qui n'est pas visible pour tout le monde...)

Enfin, on peut utiliser un symbolisme émotionnel... qui n'a jamais vu des amoureux rester les yeux dans les yeux bien trop longtemps pour l'observateur extérieur...

A, l'observateur... où le placer pour qu'il voit entre les deux miroirs sans troubler leur reflet... C'est bien sûr une question symbolique, je ne demande pas un calcul des angles de réfraction... ;)

Gilbus

 

Modifié par Gilbus
  • J'aime 1

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Toute cette discussion est fort intéressante, mais ne perdons pas de vue l'essentiel :

Il y a 11 heures, Gilbus a dit :

Woody: hors sujet, 0 :)Non, je ne confond pas intensité et voltage, rassures toi ;)relis l'énoncé ;)

Alx: sujet bien maîtrisé et observé, mais peut encore mieux faire :)

J'ai battu Woody, nananè-reuh ! :P

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L'important, c'est que ça valide !

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    • Il faut se mettre à la place de Yu Ho-jin. Champion du monde, il a fait plein de Got Talent, un million de télés, de programmes, d’entreprises différentes... Il a déjà le talent, la notoriété, etc. Et d’un point de vue artistique, il est difficile de faire mieux que ce qu’il a déjà fait de mieux. Il fallait marquer le coup, après l’avoir déjà marqué plein de fois. Alors, d’un point de vue business, il a pensé « offre et demande » en associant deux choses : la danse de groupe + le talent pur coréen. D'un côté, les danses de groupe qui ont l’habitude de gagner ces émissions (le groupe de danseuses synchronisées a gagné AGT il y a quelques années, et il y a eu un milliard de finalistes ou demi-finalistes dans les Got Talent avec ce principe, y compris celles qui ont gagné quand j’ai participé). Associé, de l'autre côté, au talent et à l’école coréenne. C’est hyper bien pensé pour un gros coup de mise en avant « business et comm' ». Une fois mis en avant, beaucoup plus de gens seront là pour voir ce qu’il fera avec la patte artistique que pointe Hugues. D’abord être vu, puis ensuite, les gens sont déjà plus attentifs pour regarder les choses plus fines ou plus lentes. C'est exactement comme faire un tour flash à une table, puis seulement au bout de quelques minutes, lancer une routine qui requiert de l’attention. Il y a les lois de l’art, mais aussi les lois de la com'. Et je pense qu’il a passé suffisamment d’années dans la lenteur et l’art pur pour qu’on puisse lui accorder le droit de s’adapter à la demande, pour revenir ensuite à ce qu’il propose de plus fin. Au final, ce que les spectateurs retiennent est une chose, mais le plus important est surtout que maintenant, ils connaissent l’existence de la magie coréenne (+1 pour la Corée), son talent, et vont peut-être suivre ces artistes et découvrir beaucoup de magie par la suite. C'est une prestation excellente tout de même, mais ce que je salue le plus, c’est d’y avoir pensé !
    • Une efficacité absolue, une rigueur et une discipline de groupe fascinantes, un timing parfait pour cette émission, une gestion d'espace magnifique... Le style coréen de Yu Ho-jin poussé au paroxysme pour un format TV ! Quatorze ans après la découverte de son univers, ils sont aujourd'hui dix magiciens forgés dans le moule de l'école coréenne. Quelques questions se posent alors : La création est-elle une déclinaison — aussi parfaite soit-elle — d'un numéro, en l'occurrence celui de Yu Ho-jin ? Où est la personnalité, l'unicité des artistes ? En 14 ans depuis son Grand Prix, quoi de nouveau en termes d'originalité et de thématique d'objets ? La forme doit-elle l'emporter sur le fond ? Faut-il aujourd'hui dix magiciens en scène pour avoir le même impact qu'un seul quatorze ans auparavant ? Est-ce un numéro qui a un avenir commercial ? Qui peut engager dix magiciens pour seulement quelques minutes ? Que retient-on vraiment de magique dans ce feu d'artifice de mouvements et de gestuelles de groupe ? L'impact chorégraphique est impressionnant et la nouveauté dans le monde magique vient indéniablement de là. Mais faut-il multiplier à l'infini ces gestuelles de productions de cartes ? L'effet de coordination du groupe, tel un ballet classique, est beau et impressionne. Mais est-ce vraiment une sensation magique ? Autant de questions qui m'interrogent sur la direction de la magie pour les années à venir. J'ai ce sentiment qu'il y a une réelle difficulté à trouver de nouveaux thèmes, à développer des personnalités artistiques audacieuses... Mais ce qu'ils ont proposé reste d'une efficacité totale. L'efficacité est-elle l'avenir de notre art ?
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