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Pour répondre à Christian Girard, TanMai et Philip59, effectivement je me doutais un peu que quelqu'un avait deja eu ce genre d'idée même si je n'en avait pas connaissance! 

Mais c'est justement ce que je demandais dans le premier message c'est si, a votre connaissance et/ou expérience, vous trouviez  que le concept est bon et qu'il marche! Et ensuite comme l'a dit Christian Girard "c'est dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleures soupes", je pars toujours du principe qu'il faut se réapproprier les choses pour pouvoir ensuite les améliorer dans un second temps, ce pour quoi vos conseils sont et seront toujours les bienvenus :)

  • Merci 1
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Cela me rappelle un peu le spectacle "la grosse collection", initié il me semble par william eston il y a quelques années:

https://www.google.com/url?sa=i&rct=j&q=&esrc=s&source=images&cd=&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwis2v20rvHbAhWCaFAKHVA4B3cQjRx6BAgBEAU&url=http%3A%2F%2Fimagesetmagies.over-blog.com%2Farticle-22334638.html&psig=AOvVaw0nPa2bIZsv2TgCqGFFi2R-&ust=1530103647127126

Des centaines de boites, chacune contenant un tour, avec une étiquette sur chaque boite.

Les spectateurs demandent à un assistant telle ou telle boite, et l'assitant emporte la boite jusqu'au magicien, qui sort le matériel nécessaire de la boite, et réalise le tour pour le spectateur.

On retrouve cette notion de spectacle à construction aléatoire, le concept même prenant le pas sur une progression dramatique dans les effets.

 

On ne maitrise donc rien, il y a une granularité dans le spectacle, chaque "tour" étant en fait un mini spectacle en lui même, et pourquoi pas.

Ton idée de carte, avec entrée plat dessert est moins libre, du coup, puisque tu peux prévoir une variété de transitions entre les différents tours, et ainsi parvenir à unifier ces choix apparemment aléatoires.

Le nombre de combinaisons est limitée, et tu maitrises malgré tout la progression dramatique, par le classement des tours dans une catégorie ou une autre.

Alors que dans la grosse collection, c'était vraiment des sketch indépendants, sans idée de succession, un tour étant fait pour un, deux ou trois spectateurs, puis on passe à un autre tour pour un autre groupe de spectateurs.

Ton idée est intéressante :)

Gilbus

 

 

Modifié par Gilbus
  • Merci 1

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le (modifié)

A ma connaissance, les premiers qui ont fait ça (proposer un menu de tours, comme on propose un menu de restaurant), sont Les Aristobulles (Françoise et Renaud), il y a à peu près 23 ans.
Depuis, ils se sont orientés vers le spectacle de rue avec le succès qu'on leur connait.

7819082-12125821.jpg

Il faut aussi se rappeler que les (presque) tous premiers magiciens en France qui ont lancé et (surtout) développé l'idée des magiciens qui passent de table en table en restaurant, opéraient au Clos de Rougement à Lissay-Lochy (près de Bourges). C'était en 1977 et les magiciens de toute la France se bousculaient alors pour découvrir cette façon étonnante de faire de la magie.
La revue Mad Magic et le Journal de la Prestidigitation s'en étaient fait l'écho à l'époque.

Ci-dessous un article parue dans "La Nouvelle République" :
 

La Bande du Clos de Rougemont0001.jpg

Au Clos de Rougemont, la soirée se déroulait ainsi...
Trois magiciens accueillaient les convives (une trentaine de personnes) dans deux salles différentes. Le public était assis en demi-cercle autour de la table de close-up. Les magiciens faisaient aussi office de serveur en proposant le Champagne.
Puis l'ensemble des convives se retrouvait dans une troisième salle où les magiciens officiaient en passant de table en table durant le repas. 
Les années suivantes, la formule s'est étoffée et la soirée se terminait par un mini spectacle de "scène (mini estrade)".
Au cours des années, plusieurs trios de magiciens se sont succédés pour assurer le show...

Sinon le premier magicien à faire du close-up en restaurant devait être Sammy Liardey.
On peut aussi citer "Le boeuf à l'escamote" dans un autre registre.

Modifié par Gérard Bakner
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Le 26/06/2018 à 11:48, Christian Girard a dit :

Par contre elle préexiste, dans le cas présent il s'agit donc d'une redécouverte qui ne se sait pas comme telle.  🙂

Ce thème du menu magique à la carte a déjà été débattu dans VM il y a quelques années, je n'ai pas retrouvé le (ou les)  sujet concerné (trop d’afférences avec les mots-clés utilisés, notamment "carte" 😉). Par contre j'encourage Louis G. dans la poursuite de cette idée évidemment, c'est dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleures soupes (en l’occurrence des potions magiques). 👍

Une idée en passant : la carte peut effectivement proposer différentes entrées, plusieurs plats principaux et des desserts variés mais il suffit que les noms des plats soient choisis judicieusement pour qu'en réalité il n'y ait qu'un seul tour correspondant à chaque catégorie, une sorte de choix libre pour ce qui concerne les noms mais un forçage honteux 😉 pour ce qui concerne la prestation. Exemple : Les Cartes du fakir, Miracle à la carte ou Les Valets récalcitrants (pas récal-citrons hein !) peuvent être des titres différents pour un seul et même tour. En définitive, le spectateur croit choisir son "menu" particulier, le magicien, lui, présente le même menu à chaque fois. Ah, quel métier de menteurs ! 😉

 

Affirmatif Christian !!!! Il y a pas mal d'années de cela, Eric ELECTRIK (Eric Nadeau) un magicien québécois nous avait expliqué que pour ses close-up, il proposait à ses spectateurs un "menu" qu'il déposait sur chaque table et dans lequel il leur demandait de choisir un effet qu'il leur présentait ensuite. Il avait même intégré à ceci un "Menu enfants" avec des effets spécialement destinés aux plus jeunes.... Mais idée très intéressante.

  • Merci 2

NIRAG

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Dans mon personnage du collectionneur que j'utilise en déambulation, j'utilise un carnet avec ma collection de tours, et les spectateurs choisissent le tour qu'ils veulent dans la liste de ma collection.

Le concept n'est en effet pas nouveau, etil fonctionne plutôt bien sous cette forme ! Le travail de mise en scène permet de sortir du cadre et de présenter un tour non choisi par un spectateur, mais l'exercice de style est intéressant.

En formule "spectacle" c'est plus compliqué mais j'ai monté un spectacle il y a deux ans qui s'appelle "Valise...s" au cours duquel 15 valises étaient sur scène et c'étaient les spectateurs qui choisissaient les valises que j'ouvrais. A l'intérieur il y avait l'histoire de la valise (illustrée par un tour de magie) et je ne connaissais pas à l'avance l'ordre des numéros. Eric Antoine a repris ce concept avec des cartons lors des soirées magies pour l'ouverture de son théâtre.

Modifié par Spiouf
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James Hodges, dans les années 80, utilisaient des boîtes-cadeaux numérotées. Le public choisissait un numéro et James présentait le tour se trouvant dans la boîte. C'était dans un théâtre parisien, un spectacle pour enfants.
C'est ce spectacle qui m'a donné l'idée de "Magie Surprise". J'avais sur scène, un certain nombre de boîtes colorées qui se transformaient, une à une, en bateau, en château, en cuisinière afin de servir de support aux différentes histoires magiques que Françoise et moi racontions aux enfants.

298.jpg

Modifié par Gérard Bakner
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  • 2 années plus tard...
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Il y a 2 heures, Florian (ABbath) a dit :

j'aime bien l'idée , mais il faut en prévoir pas mal et une grosse sacoche

Une seule carte suffit, qui est présentée  à chaque table. En tout cas c'est principalement cette idée qui a été débattue dans ce sujet. Offrir une carte (de restaurant) à chaque convive est optionnel, en guise de souvenir, mais tu soulignes toi-même le côté  peu pratique  de ce choix, auquel s'ajoute les frais de fabrication. À chacun de faire selon sa motivation..  🙂 

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    • Bonjour Frantz et merci pour ton explication. Je n'aurais en effet pas du parler de "marge solide" mais de différence solide, pour le petit acheteur que nous sommes. Je suis pour faire vivre le commerce local, aucun souci avec ça, mais pas à n'importe quel prix. J'ai du mal à comprendre comment 3 boutiques, du même pays, pour un même article arrivent à des différences de prix pareilles, c'est plutôt là mon point de réflexion. J'imagine que le produit vient généralement du même grossiste, et donc là on est d'accord que certains se font une plus grosse marge que d'autres sur un même produit.  Attention que je suis pas du tout en train de dire que certains sont des voleurs ou que dans ce cas-ci Marchand de Trucs arnaquent les gens. Je suis parfaitement conscient que sur d'autres produits ils sont moins chers, et cela reste une boutique que j'apprécie beaucoup.  De mon côté je suis belge, donc acheter mon produit en France ou ailleurs reste malgré tout l'acheter à lextérieur de mon pays et donc je vais en effet au moins cher, surtout quand la différence de prix est aussi importante (et dans le prix je calcule évidemment tout, c'est à dire le produit, les frais de livraison, les frais de douane quand cela doit s'appliquer (ce qui n'est pas le cas avec TCC), les promotions, les cadeaux offerts). Bonne journée Olivier
    • Non, la "marge [n']est [pas forcément] solide"... (Avec le sous-entendu négatif que l'on pourrait percevoir...) Premièrement, il est normal qu'un producteur puisse vendre au public son article moins cher que le distributeur, puisque ce dernier doit l'acheter au premier... (Est-ce très réglo qu'un producteur agisse comme cela d'ailleurs ? C'est une autre question...) Là, on ne parle plus de magie mais de gestion d'entreprise... Mais ok, parlons-en... Regardons donc ces marges. Pour être sûr d'être compris, j'ai besoin de préciser les points suivants : La plupart des gens appellent "taux de marge" ce qui est en réalité en comptabilité le "taux de marque". Le premier se calcule par rapport au prix d'achat d'un produit, le second par rapport au prix de vente. Donc, dans la suite, j'essaierai de parler de marge en valeur absolue mais, si pourcentage il y a, ce sera toujours par rapport au prix public de vente (taux de marque donc). Dans notre petit milieu de la magie, ce taux de marque est généralement de l'ordre de grandeur de 40 %, nombre que je retiendrai pour la suite. (Cette valeur n'est pas imposée de façon dictatoriale par le consortium mafieux des vilaines boutiques de magie qui ne pensent qu'à voler indûment l'argent des pauvres magiciens besogneux ; elle découle de l'équilibre obtenu après des dizaines d'années d'existence de ce marché.) Pour ne pas m'embêter avec des virgules ou des conversions, je considère qu'un dollar vaut un euro, et je ne trainerai pas les centimes. Cela ne change pas le propos. Regardons donc ton exemple : 1. Marge du distributeur Le prix public de l'article est de 119,00 TTC, soit 99,00 € HT. La marge est donc de (40/100)×99=39,00 €. 2. Marge du producteur Je considère que le producteur a déjà vendu assez d'exemplaires à ses distributeurs pour avoir amorti sa fabrication. Tant que ce n'est pas le cas, la discussion n'a pas de sens (le producteur serait alors en déficit sur l'opération, ce qui est une situation qui doit durer le moins longtemps possible pour continuer d'exister). Je ne considère pas la remise non plus, sinon il faudrait aussi considérer la remise faite par le revendeur (10 % je crois avec leur carte de fidélité). Le prix public de l'article est donc de 80,00 € TTC, soit 71,00 € HT (la TVA chinoise n'est que de 13 %). Avec mon hypothèse, c'est donc aussi directement la marge. Conclusion Marge du distributeur : 39,00 € Marge du producteur : 71,00 € Qui a une marge "solide" ? Cela dit, plusieurs remarque : Beaucoup de gens (mais vraiment beaucoup...) confondent chiffre d'affaires, marge et résultat. Du coup, les conversations sont vite stériles... La marge, c'est le carburant qui permet aux entreprises de vivre (la marge n'est pas le résultat !) L'une des grandes difficultés de la gestion d'entreprise est justement d'arriver à la calculer (et à la réaliser !) correctement pour pouvoir survivre... Donner un nombre général en disant "cette marge c'est du vol" n'a pas de sens sans un paquet d'autres informations (le CA et le résultat notamment...) Qui peut définir ce qu'est une "marge solide" ? Cela n'a pas de sens... (Ayez 400 % de marge sur des perles en plastique vendues sur le marché le samedi matin, vous n'allez pas gagner votre vie ; ayez 0,1 % de marge en vendant des porte-avions, et ça devrait aller pour vous.) Quand bien même le distributeur aurait une "marge solide", serait-ce un voleur ? Imaginons qu'il achète au producteur cinq exemplaires de l'article mais qu'il n'en vende que deux. Il aurait dépensé 5 × 59,00 € = 295,00 € et aurait fait rentrer 2 × 99,00 € = 198,00 €. Il serait donc déficitaire de 97,00 €... (En fait, son déficit serait plus gros que ça, puisque cela lui crée un stock qui a un coût, et ce déficit de trésorerie doit être financé ; à combien sont les taux bancaires pour un prêt de trésorerie déjà ?) Bref... Je ne sais pas si vous m'avez suivi jusque là, mais tout l'objet de ce message était juste d'essayer de montrer que ce n'est pas parce qu'un marchand achète un truc à 60,00 € et le revend à 100,00 € que c'est un "voleur qui s'en met plein les poches"... La vraie vie est un chouïa plus compliquée... 🙂
    • En plus de ça, je prendrais ce chiffre avec de vraies pincettes. Comme dans n'importe quelle passion, quand on débute, on ne se salarie pas immédiatement… et la majorité ne le fera jamais. Sans compter que le statut d'artiste repose beaucoup sur les droits d'auteur ou la vente directe, et non sur un salariat classique. Bref, si on englobe tout le monde — du simple amateur au pro accompli —, le revenu moyen s'effondre probablement à quelques dizaines d'euros. C'est exactement comme dans la magie. Pour être plus juste, l'arbre ne cache pas seulement la forêt : c'est un caillou qui masque une planète ! 😅 
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