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Publié le
Le 23/05/2018 à 14:49, Olivier DEQUIN a dit :

À l'aveugle et avec un jeu complètement examinable et qui peut être mélangé ??? 

Bravo ! 

et oui DUB a raison cette routine se fait avec un jeu emprunté ou même un jeu blanc tout a fait normal  sans aucun soucis ....

 

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Publié le (modifié)
Il y a 3 heures, magicienfou a dit :

et oui DUB a raison cette routine se fait avec un jeu emprunté ou même un jeu blanc tout a fait normal  sans aucun soucis ....

 

On ne devrait pas trop en dire ici, mais il me semble que la version classique de ce tour repose sur la notion de clef.

On peut avoir des clefs "fixes", que l'on positionne (ce qui est assez facile dans ce tour, les endroits ou mettre les clefs après le mélange sont simples...).

Ou des clefs impromptues, que l'on va créer après le mélange. Et dans ce cas, c'est encore plus simple, puisque les cartes n'ont même pas à être déplacées (par un artifice ou un autre) mais juste besoin d'être "créées" au bon endroit (et encore une fois, ce sont des endroits très accessibles dans ce tour...si on parle bien du même fonctionnement que ce à quoi je pense.)

Partant de là, je ne vois pas trop l'intérêt de vendre ce tour, qui peut être réalisé de multiples façons, avec n'importe quel jeu, blanc ou pas...

Il vaudrait mieux acheter un ouvrage traitant des cartes clefs…

Mais bien sûr, une personne ne sachant pas générer des cartes clefs instantanées, et n'ayant pas compris le tour, peut sans doute l'acheter:

Il y a un public.

Mais bon, il fut un temps ou ce tour faisait un paragraphe dans un livre de magie classique, maintenant, on cherche à vendre tout au détail : les temps changent...

Le plus du tour :

La carte est pensée librement.

C’est le principal intérêt de ce tour.

L’inconvénient majeur, comme il a été dit, c’est que la carte doit être indiquée, par un codage, au reste de l’assistance.

Il faut donc arriver à séparer dans l’esprit du spectateur l’effet du comptage de cartes du fait que le magicien devine la carte.

Le fait de faire mélanger les cartes au départ va dans le bon sens, mais me semble insuffisant.

 On pourrait peut-être, une fois la procédure de comptage terminée, prendre un instant le jeu, pour le passer à un spectateur pour qu’il le re-mélange.

Si le rythme du texte nous laisse le temps de faire ce qui doit être fait, pourquoi pas, ce que retiendra le public, c’est que le jeu est mélangé avant, on indique à tout le monde la valeur avec un codage, puis on re-mélange, donc le jeu est disculpé.

Mais c’est surtout sur la justification du comptage qu’il faut mettre le paquet :

Ce n’est pas une procédure du tour, c’est une parenthèse dans le tour, pour que tout le monde connaisse la carte, sans que rien ne soit dit.

C’est cette idée-là qui peut, seule, justifier ce comptage codé.

 

Je trouve la version carte blanche pas mal, car elle ajoute un recul par rapport au jeu, qui de toute façon ne pouvait pas fournir d’indice, il est blanc.

Il est intéressant de le faire avec un jeu normal quand celui-ci peut être emprunté : cela donne une couche d’innocence au jeu aussi.

Si on a utilisé un jeu normal avant pour d’autres tours, et qu’on termine par le jeu blanc, cela ajoute un climax.

Mais du coup, on change de famille d’effet :

La version jeu blanc peut se placer dans une famille purement mentale, si on ne fait pas croire que le jeu s’est transformé.

Mais la transformation du jeu normal en jeu blanc, si c’est ce qu’on cherche à montrer, nous ramène dans une famille de « transformation », justement, qui n’est pas un domaine mental : A mon sens, on revient alors dans de la prestidigitation, et on s’éloigne du mentalisme.

Difficile ensuite de présenter le fait de retrouver la carte par de la lecture corporelle, par exemple...

A partir du moment ou on est en mode prestidigitation, tout est « possible » puisque l’on parle d’illusions, alors que la lecture corporelle sert surtout à apporter une touche de « possible mais incroyable » dans la réalité.

Idem si on fait apparaitre une cartes imprimée (par un des moyens évoqués ci-dessus par d’autres) au milieu du jeu blanc.

Toujours la différence entre merveilleux et fantastique, en fait…
Un choix à assumer.

 

Bref, il y a de multiples façons de présenter ce tour…

Et il faut avoir un public suffisamment nombreux pour que cette procédure se justifie.

 

Est-ce une meilleure méthode que de demander à un spectateur de sortir sa carte pensée d’un jeu, histoire de fixer définitivement son choix ?

Je ne sais pas trop…

C’est bien d’avoir plusieurs méthodes pour retrouver une carte pensée, de toute façon…

 

Gilbus

 

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
il y a 24 minutes, Gilbus a dit :

On ne devrait pas trop en dire ici, mais il me semble que la version classique de ce tour repose sur la notion de clef.

On peut avoir des clefs "fixes", que l'on positionne (ce qui est assez facile dans ce tour, les endroits ou mettre les clefs après le mélange sont simples...).

Ou des clefs impromptues, que l'on va créer après le mélange. Et dans ce cas, c'est encore plus simple, puisque les cartes n'ont même pas à être déplacées (par un artifice ou un autre) mais juste besoin d'être "créées" au bon endroit (et encore une fois, ce sont des endroits très accessibles dans ce tour...si on parle bien du même fonctionnement que ce à quoi je pense.)

Partant de là, je ne vois pas trop l'intérêt de vendre ce tour, qui peut être réalisé de multiples façons, avec n'importe quel jeu, blanc ou pas...

Il vaudrait mieux acheter un ouvrage traitant des cartes clefs…

Mais bien sûr, une personne ne sachant pas générer des cartes clefs instantanées, et n'ayant pas compris le tour, peut sans doute l'acheter:

Il y a un public.

Mais bon, il fut un temps ou ce tour faisait un paragraphe dans un livre de magie classique, maintenant, on cherche à vendre tout au détail : les temps changent...

Le plus du tour :

La carte est pensée librement.

C’est le principal intérêt de ce tour.

L’inconvénient majeur, comme il a été dit, c’est que la carte doit être indiquée, par un codage, au reste de l’assistance.

Il faut donc arriver à séparer dans l’esprit du spectateur l’effet du comptage de cartes du fait que le magicien devine la carte.

Le fait de faire mélanger les cartes au départ va dans le bon sens, mais me semble insuffisant.

 On pourrait peut-être, une fois la procédure de comptage terminée, prendre un instant le jeu, pour le passer à un spectateur pour qu’il le re-mélange.

Si le rythme du texte nous laisse le temps de faire ce qui doit être fait, pourquoi pas, ce que retiendra le public, c’est que le jeu est mélangé avant, on indique à tout le monde la valeur avec un codage, puis on re-mélange, donc le jeu est disculpé.

Mais c’est surtout sur la justification du comptage qu’il faut mettre le paquet :

Ce n’est pas une procédure du tour, c’est une parenthèse dans le tour, pour que tout le monde connaisse la carte, sans que rien ne soit dit.

C’est cette idée-là qui peut, seule, justifier ce comptage codé.

 

Je trouve la version carte blanche pas mal, car elle ajoute un recul par rapport au jeu, qui de toute façon ne pouvait pas fournir d’indice, il est blanc.

Il est intéressant de le faire avec un jeu normal quand celui-ci peut être emprunté : cela donne une couche d’innocence au jeu aussi.

Si on a utilisé un jeu normal avant pour d’autres tours, et qu’on termine par le jeu blanc, cela ajoute un climax.

Mais du coup, on change de famille d’effet :

La version jeu blanc peut se placer dans une famille purement mentale, si on ne fait pas croire que le jeu s’est transformé.

Mais la transformation du jeu normal en jeu blanc, si c’est ce qu’on cherche à montrer, nous ramène dans une famille de « transformation », justement, qui n’est pas un domaine mental : A mon sens, on revient alors dans de la prestidigitation, et on s’éloigne du mentalisme.

Difficile ensuite de présenter le fait de retrouver la carte par de la lecture corporelle, par exemple...

A partir du moment ou on est en mode prestidigitation, tout est « possible » puisque l’on parle d’illusions, alors que la lecture corporelle sert surtout à apporter une touche de « possible mais incroyable » dans la réalité.

Idem si on fait apparaitre une cartes imprimée (par un des moyens évoqués ci-dessus par d’autres) au milieu du jeu blanc.

Toujours la différence entre merveilleux et fantastique, en fait…
Un choix à assumer.

 

Bref, il y a de multiples façons de présenter ce tour…

Et il faut avoir un public suffisamment nombreux pour que cette procédure se justifie.

 

Est-ce une meilleure méthode que de demander à un spectateur de sortir sa carte pensée d’un jeu, histoire de fixer définitivement son choix ?

Je ne sais pas trop…

C’est bien d’avoir plusieurs méthodes pour retrouver une carte pensée, de toute façon…

 

Gilbus

 

entièrement d'accord avec toi et cela n 'enlève en rien le travail de recherche d'Olivier Dequin...

Publié le

Quelle différence avec le travail de Joshua Jay ? 

Une carte choisie par une personne qui la fait connaître à l'audience par un comptage. Le magicien sort la carte choisie du paquet qui n'est composé que de cartes vierges... .

 

 

Publié le
il y a 54 minutes, Guillaume84 a dit :

Quelle différence avec le travail de Joshua Jay ? 

Une carte choisie par une personne qui la fait connaître à l'audience par un comptage. Le magicien sort la carte choisie du paquet qui n'est composé que de cartes vierges... .

 

 

la différence  est énorme !! tu peux le faire avec un jeu blanc tout a fait normal  ou un jeu emprunté et mélangé par les spectateurs et tu laisses tout dans les mains du spectateur à la fin....

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    • En effet, on attribue à James un "empirisme radical". Mais, ce que je voulais dire, c'est que pour moi il y a (presque) déjà tout dans la définition "d'empirisme philosophique": doctrine philosophique selon laquelle toute connaissance humaine provient de l'expérience sensible...  Oui, il pense que l'expérience participe de la constitution même de la réalité. MAIS c'est beaucoup moins métaphysique qu'il n'y parait!! « Tout ce qui est réel doit pouvoir être expérimenté quelque part, et toute espèce de chose expérimentée doit être réelle quelque part. » ...simplement. Pas plus, pas moins. Je pense que même @Christian GIRARD pourrait valider cette sentance. Alors attention, Il y a certes dans l'expérience selon James un "sujet" qui perçoit et un "objet" qui est perçu. Et ce n'est, en effet, pas d'abord un sujet qui fait l'expérience d'un objet ; c'est à partir de l'expérience que se différencient quelque chose comme un sujet et quelque chose comme un objet. MAIS là non plus ce n'est pas si abstrait!! ( @Patrick FROMENT il me semble que c'est là où il ne faut pas glisser!!) Il ne prétend pas que le sujet et l'objet sont des illusions. Il soutient seulement qu'ils ne sont pas deux réalités premières, indépendantes et séparées. Prenons une balle, lorsque je la considère comme une perception vécue, elle appartient à mon expérience subjective; lorsque je la considère comme un objet physique que d'autres peuvent également manipuler, elle appartient au monde objectif.  (Pour s'amuser avec le concept, il me semble que cela parlera aux illusionnistes! Parfois on perçoit seulement la balle (ou une demi-coquille par exemple), et parfois on peut interagir avec elle...) Donc dans l'expérience selon James: 1) je rapporte certaines expériences à mon propre corps et à mon activité perceptive (la lumière, la couleur, la forme, etc) 2) je reconnais que la balle demeure présente, même lorsque je détourne le regard. 3) je constate que d'autres personnes peuvent également percevoir cette balle, ce qui contribue à la constituer comme objet d'un monde partagé (en quelque sorte, cela la "met à disposition du réel commun" mais ça c'est MA formulation). Cela implique que la balle n'est peut-être pas perçue de la même façon mais qu'on peut la "partager" dans une réalité commune. Belle philosophie pour les illusionnistes, non?  @Patrick FROMENT merci pour la source de A World of Pure Experience. Le pont entre la philosophie de James et la psychologie est étonnant.
    • Je suis resté collé avec mes oreilles, mes  yeux et mes émotions , à cet entretien ! Gaetan a une fluidité étonnante, on boit ses paroles ! en plus il parle - bien - de tout ses copains magiciens Americains, c'est vraiment captivant, surtout si l'on connait ou si l'on a eu le bonheur de fréquenter  presque tous ces personnes. J'ai été profondément impressionné ! Mention spéciale pour les photos que Thomas a fait passer pendant cet interview. C'était vivant, intéressant et touchant. DU GRAND JOURNALISME. Prix Pullitzer de la decennie ! Merci de nous avoir fait connaitre tous ces personnages ainsi que le nouveau Magic castle !  Félicitations sincères ! otto
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