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Il y a 7 heures, SeeksOfSpades a dit :

Trouves-tu normal par exemple que M. Bich demande des frais, qui je le cite, dépendent de l'émission TV dans laquelle tu passes, en utilisant uniquement la révélation (SpreadWave 2.0) de carte librement choisie, avec une routine toute différente ?

Chacun voit midi à sa porte. Si j'étais dans ce cas, je pense que je demanderai simplement un crédit quelque part (soit oral, soit dans le générique par exemple...).
Pour ma part, je pense qu'étant donné la personne a acheté mon livre, j'ai été rémunéré, mais un petit crédit ne fait pas de mal.

J'ai toujours été circonspect sur le fait que des magiciens rendent publiques des routines et qu'ensuite on ne puisse pas les utiliser. Je ne vois pas l'intérêt. Par contre, si la tierce personne s'arroge le droit de s'approprier la routine, là je ne suis pas d'accord.

Modifié par Moonlight
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Thierry Périchon
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Il y a 9 heures, marc page a dit :

Le problème qui se pose dans son cas est le cas d'un magicien révélant le nom d'une carte forcée par étalement d'un jeu. Le concept de Mathieu BICH ne serait pas utilisé dans ce cas mais du point de vue de l'effet, pour un profane (ou un magicien non averti du concept de Mathieu BICH), rien ne distinguerait cette routine de celle de Mathieu BICH. Dans ce cas, il est sage d'éviter de présenter une telle routine à la télévision ou dans une grande salle par respect pour le travail de Mathieu BICH. C'est ce qu'on appelle avoir de l'éthique.

Hello Marc

Dans l'ensemble je suis assez en phase avec tout ce que tu as écrit et je m'étais fait la même réflexion que toi sur le passage ci-dessus, avec cette seule différence que ma conclusion est différente :D : dans la mesure où, pour un profane, une version avec le jeu de Mathieu ou via une carte f...ée est identique et qu'il existe des antériorités avérées de révélation de carte "choisie" sur la tranche d'un jeu (qu'il soit étalé ou pas d'ailleurs), on pourrait alors tout autant dire, en reprenant tes termes, qu'il serait "sage pour Mathieu BICH d'éviter de présenter une telle routine à la télévision ou dans une grande salle par respect pour le travail de ses prédécesseurs .;)

En fait c'est très simple : n'importe qui peu présenter une routine de carte choisie (ou apparemment choisie) qui sera révélée via un étalement de cartes permettant une lecture de la carte (par son nom ou parce qu'elle est imprimée comme cela se fait sur la tranche de certains livres), à condition d'avoir une présentation personnelle. Ensuite il faut séparer le droit de la déontologie (ne parlons pas d'éthique). Cette dernière fait que, dans la mesure du possible, il est préférable qu'un accord soit fait entre les deux parties, en bonne intelligence. Si Untel veut "à tout prix" ;) faire le tour avec le jeu de Mathieu et la construction de la routine, pourquoi ne pas accepter de payer pour cela ?

Réciproquement, pourquoi un créateur devrait-il monnayer systématiquement l’utilisation d'un tour qu'il commercialise ? Il peut parfois accepter gracieusement qu'un magicien présente le tour car (par exemple) le magicien est de qualité et qu'il mettra le tour en avant. Si le magicien est médiocre, on peut comprendre la réticence d'un créateur qui risque de voir son bébé gâché par une piètre présentation. Des tas de cas de figure peuvent se présenter. 

Une question plus complexe se pose si Spreadwave est utilisé mais dans un contexte différent de celui du tour original, alors ce jeu truqué devient un peu un autre outil. Pas simple tout ça hein ? 

 

 

 

Modifié par Christian Girard
Publié le

Pour ceux qui ne connaissent pas les jeux éventails ou jeux à transformations, en voici quelques exemples :

Le classique "Dragon Deck" et sa variante "Pin-up sexy" qui existent depuis au moins 15 ans :

Dragon-Fanning-Deck-Kingmagic-Card-Magic-Tricks-Magician-Gimmick-Free-Shipping_jpg_640x640.jpg.9b52605f2503d41ec128f8dc73081499.jpg

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Le jeu éventail de chez Vernet :

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Le jeu issu de la routine "Rose from a card" sorti il y a au moins 15 ans aussi :

Avant le Dragon Deck est aujourd'hui presque le seul jeu éventail que l'on trouve chez les marchands de trucs mais dans les années 70-80 il en existait de toutes sortes (voir les vidéos de Jeff McBride, de Pierre Switon, etc...). Ces jeux éventails étaient souvent (d'après mes recherches) fabriqués en Angleterre et nécessitaient l'utilisation du fameux sterate de zinc (poudre pour faire glisser les cartes). Les jeux étaient également mis sous presse afin d'avoir un glissage régulier et optimal des cartes.

Lors de mon premier congrès à Angers (en 2007), un marchand de trucs vendait un jeu avec "Bonjour" qui se transformait en "Bonsoir" d'un côté et "Bravo" qui se transformait en "Applaudissez" de l'autre selon le sens d'étalement.

Il est possible, qu'en dehors du concept permettant 52 issues différentes, Mathieu BICH ait été le premier a avoir l'idée de révéler une carte à jouer sur un étalement. Il faudrait faire des recherches approfondies mais à ma connaissance, ça n'avait jamais été fait.

Je ne parle pas d'une révélation sur la tranche d'un jeu. C'est une révélation différente pour moi.

En bref, Mathieu BICH n'a pas inventé la révélation d'un message ou dessin sur un étalement de cartes mais (jusqu'à preuve du contraire) la révélation d'une carte à jouer, qui plus est choisie librement.

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Bonjour Marc et Christian, 

 

D'un point de vue juridique, je vous confirme qu'à propos du Spreadwave, il y a deux aspects à distinguer. 

- D'une part, "l'effet magique" en lui-même qui consiste à révéler le nom d'une carte au moyen d'un étalement (et qui, comme Marc le souligne justement, est différent de l'effet permettant de le révéler sur la tranche); 

- D'autre part, le processus technique novateur qui permet de le faire avec les 52 cartes du jeu. 

Les deux doivent être distingués, car les conditions de protection du premier relèvent du droit de la propriété littéraire et artistique alors que celles du second relève du droit de la propriété industrielle

Je pense également - peut-être à tort- que Mathieu Bitch est le premier à avoir révélé le nom d'une carte à jouer au moyen d'un étalement. En conséquence, il a bien créé un nouvel "effet magique" qui est protégé par le droit d'auteur, ce dans les 184 pays signataires de la Convention de Berne.  Cette protection qui est accordée lui confère un monopole d'exploitation de cet effet, et interdit effectivement la reproduction de cet effet par d'autres magiciens, sans son autorisation.  

Autrement dit, nous ne sommes donc pas en présence d'une simple idée que n'importe qui serait en droit de s'approprier, mais bien d'une oeuvre de l'esprit protégée. 

Il est alors indifférent que quelqu'un invente ou utilise un autre procédé pour réaliser le même effet (par exemple un forcage basique avec un jeu permettant de révéler une seule carte). Ce faisant, il opérerait une contrefaçon de l'effet lui-même.

 


 

 

 

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Merci pour l'explication.

Pour être sûr de bien comprendre :

Ça veut donc dire qu'on ne peut faire une révélation d'une carte à jouer avec un étalement des cartes sans l'accord de Mathieu Bich, peu importe le procédé utilisé ?

Est-ce que, d'après vous, ce n'est valable que pour révéler une carte à jouer ? Si c'est un mot ou une image que révèle l'étalement ?

Publié le

Je ne vois pas en quoi on ne pourrait pas révéler une carte avec un ruban si le procédé, la méthode et le modus operandi sont différents.
Si on part dans cette direction alors on ne va plus pouvoir révéler une carte sans qu'un magicien revendique la révélation.
Révéler quelque chose en étalant un ruban de cartes est loin d'être nouveau, ce qui est novateur est de révéler une carte non forcée. Pour la révélation, elle même il y a plein d'effets qui font apparaître une phrase au dos d'un ruban de cartes (par exemple, le kiss act de Boris wilde). Alors que ce soit une phrase quelconque ou le nom d'une carte (aui peut être considéré comme une phrase quelconque), rien ne nous interdit de le faire du moment que le procédé est différent. Le fait de révéler quelque chose au dos d'un éventail est certainement bien plus ancien que Spreadwave.

Thierry Périchon
http://www.moonlightanimations.fr
 

Publié le (modifié)
Il y a 8 heures, Pierre Fleury a dit :

Je pense également - peut-être à tort- que Mathieu Bitch est le premier à avoir révélé le nom d'une carte à jouer au moyen d'un étalement. En conséquence, il a bien créé un nouvel "effet magique" qui est protégé par le droit d'auteur, ce dans les 184 pays signataires de la Convention de Berne.  Cette protection qui est accordée lui confère un monopole d'exploitation de cet effet, et interdit effectivement la reproduction de cet effet par d'autres magiciens, sans son autorisation.  

Autrement dit, nous ne sommes donc pas en présence d'une simple idée que n'importe qui serait en droit de s'approprier, mais bien d'une oeuvre de l'esprit protégée. 

Il est alors indifférent que quelqu'un invente ou utilise un autre procédé pour réaliser le même effet (par exemple un forcage basique avec un jeu permettant de révéler une seule carte). Ce faisant, il opérerait une contrefaçon de l'effet lui-même.

Bonjour Pierre

Merci pour tes précisions, notamment pour les "deux aspects à distinguer".

Je reste toujours très circonspect sur ces questions, les décisions d'un tribunal peuvent surprendre n'est-ce pas ? Ce débat commence à me rappeler les prises de position partisanes de différents camps lors de l'affaire Window et Window Pro... 

Je viens d'apprendre par mon bon ami Philippe Billot qu'une carte choisie (ou tout autre chose d'ailleurs, un mot quelconque, un nom de famille ou quoi que ce soit d'autre, c'est-à-dire un champ de révélations plus large que pour Spreadwave) était révélée de façon alphabétique (des lettres écrites sur des cartes donc) dans un tour décrit dans les années 50. Savoir si cette révélation écrite est présentée avec des cartes "étalées" ou pas n'est pas précisé dans la description qui est sommaire, mais en tout cas c'est possible : les cartes alphabétiques peuvent être simplement étalées (comme on le fait classiquement avec des cartes) ou mises les unes à côté des autres (à ce stade il s'agit plus d'une question de présentation que de méthode dans le tour en question car les lettres sont imprimées en entier et non par bribes).

La formulation "le premier à avoir révélé le nom d'une carte à jouer au moyen d'un étalement" ne me semble pas assez étroite pour bien cadrer avec la méthode de Mathieu (il y a une grande quantité de méthodes pour révéler une carte au moyen d'un étalement, il faut en plus préciser les spécificités de celle de Mathieu). Je vois bien pour ma part les aspects particuliers de la méthode et du trucage ingénieux du jeu de Mathieu (j'avais acquis très vite la version en anglais lorsqu'elle était sortie, pas pour la présenter mais pour le plaisir d'avoir ce jeu particulier, un peu comme pour Cardtoon qui est également une façon originale de révéler une carte parmi 52, ou un jeu "invisible", etc.) 

Bref, dans la version du milieu des années 50, une carte choisie peut être révélée avec quelques cartes comportant des lettres qui permettent d'écrire le nom de la carte choisie. Je précise que les quelques cartes permettant de révéler la carte choisie (en réalité, le spectateur a juste écrit le nom de sa carte sur un papier qui est brûlé dès le début du tour !) sont les seules à être des lettres puisque le reste du jeu est présenté et qu'il est constitué de cartes tout à fait standard ! 

James H. Warner (ou ses ayants droit) est-il "protégé par le droit d'auteur, ce dans les 184 pays signataires de la Convention de Berne" pour sa façon de révéler le nom d'une carte (ou de n'importe quoi d'autre) via un Alphabet Deck, au regard de son tour intitulé The Letter Perfect Card Effect ? C'est une vraie question Pierre, qu'en penses-tu ? Les conditions de protection de cet effet relèvent-elles "du droit de la propriété littéraire et artistique" ? 

Par ailleurs, je pense que personne ne remet en cause "le processus technique novateur qui permet de le ["l'effet magique" en lui-même qui consiste à révéler le nom d'une carte au moyen d'un étalement] faire avec les 52 cartes du jeu". Mais, comme je l'écrivais plus haut, qu'en est-il de "l'outil" Spreadwave s'il est utilisé dans un autre objectif que celui de révéler une carte choisie parmi 52 ? S'il est intégré à un enchaînement d'effets différents et n'en constitue qu'un maillon ? 

Ah, et comme je suis dans les questions, en voici une toute simple : que dit le cadre juridique pour ce qui concernerait par exemple l'explication publique du tour Spreadwave par un gars à la télé par exemple qui voudrait montrer un "produit" ingénieux et dévoilerait tous les rouages du tours (sans faire de la magie en l’occurrence) ? En a-t-il le droit ? 

 

Modifié par Christian Girard
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Il y a 8 heures, Niels PoP's a dit :

 

Est-ce que, d'après vous, ce n'est valable que pour révéler une carte à jouer ? Si c'est un mot ou une image que révèle l'étalement ?

Si quelque chose d'autre est révélé, cela devient alors un "effet magique" différent, donc une oeuvre différente. Cela explique pourquoi Mathieu Bitch ne contrefait pas des créations antérieures dans le cadre desquelles un mot ou une image était révélé. Il faut raisonner en terme de perception pour le spectateur, car "l'effet magique" peut se définir comme une perception erronée de la réalité que le magicien parvient à générer; dans le cas présent, générer l'illusion qu'un nom de carte à jouer se matérialise avec une certaine singularité en étalant les cartes. Cette perception est évidemment différente selon que c'est une image ou une carte ou, pourquoi pas, une ville pensée par un spectateur qui se matérialise.  

 

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Il y a 7 heures, Moonlight a dit :

Je ne vois pas en quoi on ne pourrait pas révéler une carte avec un ruban si le procédé, la méthode et le modus operandi sont différents.Si on part dans cette direction alors on ne va plus pouvoir révéler une carte sans qu'un magicien revendique la révélation.
Révéler quelque chose en étalant un ruban de cartes est loin d'être nouveau, ce qui est novateur est de révéler une carte non forcée. Pour la révélation, elle même il y a plein d'effets qui font apparaître une phrase au dos d'un ruban de cartes (par exemple, le kiss act de Boris wilde). Alors que ce soit une phrase quelconque ou le nom d'une carte (aui peut être considéré comme une phrase quelconque), rien ne nous interdit de le faire du moment que le procédé est différent. Le fait de révéler quelque chose au dos d'un éventail est certainement bien plus ancien que Spreadwave.

Je ne vois pas en quoi on ne pourrait pas révéler une carte avec un ruban si le procédé, la méthode et le modus operandi sont différents.

Parce que juridiquement, c'est l'effet qui est protégé, peu importe la méthode utilisée pour y parvenir. Les deux sont protégés sur des terrains différents comme expliqué plus haut. 

Si on part dans cette direction alors on ne va plus pouvoir révéler une carte sans qu'un magicien revendique la révélation.

Non, on peut révéler une carte d'une multitude de façon. On pouvait le faire avant que Mathieu crée cet effet, et on peut encore le faire maintenant. Il faut simplement accéder l'idée que ce n'est pas parce qu'on a très envie de faire quelque chose qu'on a le droit de le faire. 


Révéler quelque chose en étalant un ruban de cartes est loin d'être nouveau, ce qui est novateur est de révéler une carte non forcée.

Non, ce qui est novateur -  apparemment mais je peux me tromper - c'est de révéler une carte. 

Pour la révélation, elle même il y a plein d'effets qui font apparaître une phrase au dos d'un ruban de cartes (par exemple, le kiss act de Boris wilde).

Oui, mais pas le nom d'une carte. Ce sont des effets qui sont différents.  

Alors que ce soit une phrase quelconque ou le nom d'une carte (qui peut être considéré comme une phrase quelconque), rien ne nous interdit de le faire du moment que le procédé est différent.

Si, le droit d'auteur. 

Le fait de révéler quelque chose au dos d'un éventail est certainement bien plus ancien que Spreadwave.

Oui, mais pas une carte à jouer, apparement. 

Publié le
Il y a 7 heures, Christian Girard a dit :

Bonjour Pierre

Merci pour tes précisions, notamment pour les "deux aspects à distinguer".

Je reste toujours très circonspect sur ces questions, les décisions d'un tribunal peuvent surprendre n'est-ce pas ? Ce débat commence à me rappeler les prises de position partisanes de différents camps lors de l'affaire Window et Window Pro... 

Je viens d'apprendre par mon bon ami Philippe Billot qu'une carte choisie (ou tout autre chose d'ailleurs, un mot quelconque, un nom de famille ou quoi que ce soit d'autre, c'est-à-dire un champ de révélations plus large que pour Spreadwave) était révélée de façon alphabétique (des lettres écrites sur des cartes donc) dans un tour décrit dans les années 50. Savoir si cette révélation écrite est présentée avec des cartes "étalées" ou pas n'est pas précisé dans la description qui est sommaire, mais en tout cas c'est possible : les cartes alphabétiques peuvent être simplement étalées (comme on le fait classiquement avec des cartes) ou mises les unes à côté des autres (à ce stade il s'agit plus d'une question de présentation que de méthode dans le tour en question car les lettres sont imprimées en entier et non par bribes).

La formulation "le premier à avoir révélé le nom d'une carte à jouer au moyen d'un étalement" ne me semble pas assez étroite pour bien cadrer avec la méthode de Mathieu (il y a une grande quantité de méthodes pour révéler une carte au moyen d'un étalement, il faut en plus préciser les spécificités de celle de Mathieu). Je vois bien pour ma part les aspects particuliers de la méthode et du trucage ingénieux du jeu de Mathieu (j'avais acquis très vite la version en anglais lorsqu'elle était sortie, pas pour la présenter mais pour le plaisir d'avoir ce jeu particulier, un peu comme pour Cardtoon qui est également une façon originale de révéler une carte parmi 52, ou un jeu "invisible", etc.) 

Bref, dans la version du milieu des années 50, une carte choisie peut être révélée avec quelques cartes comportant des lettres qui permettent d'écrire le nom de la carte choisie. Je précise que les quelques cartes permettant de révéler la carte choisie (en réalité, le spectateur a juste écrit le nom de sa carte sur un papier qui est brûlé dès le début du tour !) sont les seules à être des lettres puisque le reste du jeu est présenté et qu'il est constitué de cartes tout à fait standard ! 

James H. Warner (ou ses ayants droit) est-il "protégé par le droit d'auteur, ce dans les 184 pays signataires de la Convention de Berne" pour sa façon de révéler le nom d'une carte (ou de n'importe quoi d'autre) via un Alphabet Deck, au regard de son tour intitulé The Letter Perfect Card Effect ? C'est une vraie question Pierre, qu'en penses-tu ? Les conditions de protection de cet effet relèvent-elles "du droit de la propriété littéraire et artistique" ? 

Par ailleurs, je pense que personne ne remet en cause "le processus technique novateur qui permet de le ["l'effet magique" en lui-même qui consiste à révéler le nom d'une carte au moyen d'un étalement] faire avec les 52 cartes du jeu". Mais, comme je l'écrivais plus haut, qu'en est-il de "l'outil" Spreadwave s'il est utilisé dans un autre objectif que celui de révéler une carte choisie parmi 52 ? S'il est intégré à un enchaînement d'effets différents et n'en constitue qu'un maillon ? 

Ah, et comme je suis dans les questions, en voici une toute simple : que dit le cadre juridique pour ce qui concernerait par exemple l'explication publique du tour Spreadwave par un gars à la télé par exemple qui voudrait montrer un "produit" ingénieux et dévoilerait tous les rouages du tours (sans faire de la magie en l’occurrence) ? En a-t-il le droit ? 

 

Je viens d'apprendre par mon bon ami Philippe Billot qu'une carte choisie (ou tout autre chose d'ailleurs, un mot quelconque, un nom de famille ou quoi que ce soit d'autre, c'est-à-dire un champ de révélations plus large que pour Spreadwave) était révélée de façon alphabétique (des lettres écrites sur des cartes donc) dans un tour décrit dans les années 50. Savoir si cette révélation écrite est présentée avec des cartes "étalées" ou pas n'est pas précisé dans la description qui est sommaire, mais en tout cas c'est possible : les cartes alphabétiques peuvent être simplement étalées (comme on le fait classiquement avec des cartes) ou mises les unes à côté des autres (à ce stade il s'agit plus d'une question de présentation que de méthode dans le tour en question car les lettres sont imprimées en entier et non par bribes).

Dans ce que tu décris, l'effet semble profondément différent. L'effet dans spreadwave est une matérialisation de lettres générée par un étalement, ce qui veut dire que visuellement, on part d'un support apparemment blanc sur lequel quelque chose apparait. C'est très différent que l'effet consistant à partir de carte ostensiblement imprimées pour écrire un nom de carte choisie. 

La formulation "le premier à avoir révélé le nom d'une carte à jouer au moyen d'un étalement" ne me semble pas assez étroite pour bien cadrer avec la méthode de Mathieu (il y a une grande quantité de méthodes pour révéler une carte au moyen d'un étalement, il faut en plus préciser les spécificités de celle de Mathieu).

Exactement, c'est bien cette singularité particulière de la matérialisation qui doit être prise en compte. 

James H. Warner (ou ses ayants droit) est-il "protégé par le droit d'auteur, ce dans les 184 pays signataires de la Convention de Berne" pour sa façon de révéler le nom d'une carte (ou de n'importe quoi d'autre) via un Alphabet Deck, au regard de son tour intitulé The Letter Perfect Card Effect ? C'est une vraie question Pierre, qu'en penses-tu ? Les conditions de protection de cet effet relèvent-elles "du droit de la propriété littéraire et artistique" ? 

Je pense que oui. 

Par ailleurs, je pense que personne ne remet en cause "le processus technique novateur qui permet de le ["l'effet magique" en lui-même qui consiste à révéler le nom d'une carte au moyen d'un étalement] faire avec les 52 cartes du jeu". Mais, comme je l'écrivais plus haut, qu'en est-il de "l'outil" Spreadwave s'il est utilisé dans un autre objectif que celui de révéler une carte choisie parmi 52 ? S'il est intégré à un enchaînement d'effets différents et n'en constitue qu'un maillon ?

C'est alors l'utilisation d'un processus technique - le gimmick ou la méthode - qui, pour être utilisé, requiert aussi l'autorisation du concepteur. Si cette autorisation est accordée, il peut être utilisé pour générer un "effet magique" nouveau, différent de spreadwave qui sera alors la propriété de son créateur. 

 Ah, et comme je suis dans les questions, en voici une toute simple : que dit le cadre juridique pour ce qui concernerait par exemple l'explication publique du tour Spreadwave par un gars à la télé par exemple qui voudrait montrer un "produit" ingénieux et dévoilerait tous les rouages du tours (sans faire de la magie en l’occurrence) ? En a-t-il le droit ? 

C'est plus compliqué. La divulgation du modus operendi  constitue alors à mon sens sens une atteinte au droit moral de l'auteur de l'oeuvre, parce que l'oeuvre est créée pour générée une perception erronée de la réalité et protégée en tant que telle. Toute entreprise visant à détruire cette perception porte atteinte alors au droit moral de son créateur.  

 

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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