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Ce post devient trés interéssant et les remarques sur les cours ou formation de commercial sont trés judicieuse,

pour ma part, j'ai suivi une formation de commercial, puis ensuite dans d'autres domaines, de théatre d'improvisation, de cours ( clowns relationnels ) et de travail d'approche pour pouvoir travailler en milieu hospitalier, home, foyer etc... je pense qu'une formation sérieuse sur le comment se vendre, les contacts, les approches etc,,sont trés importante.

Le fait d'avoir franchi ces étapes, ( bien que le statut ne soit pas le même en Suisse ) ma permis d'evoluer grandement, me permettant d'être mon propre producteur et d'organiser mes shows, planning etc....comme je veux! et ensuite de pouvoir vendre et produire mes produits dérivés!

finalement l'interêt serait que quelqu'un se lance à faire une conférence comme le fond certain dans les entreprises, mais pour magiciens ( et tout ce qui y touche )!

Publié le (modifié)
finalement l'interêt serait que quelqu'un se lance à faire une conférence comme le fond certain dans les entreprises, mais pour magiciens ( et tout ce qui y touche )!

Je te souhaite bonne chance !.. Si tu arrives à réunir un groupe de magiciens prêts à dépenser de l'argent pour autre chose que le dernier DVD de Romaric j'applaudirai des 4 mains !.. :) Ok je pousse un peu. Mais j'avoue avoir été sérieusement refroidi par l'épisode "Eugène Burger au congrès AFAP de La Baule". Depuis je ne suis pas super optimiste sur la question.

Modifié par Fred Darevil
Publié le

Il existe bien la cnférence de Teddy Rex :

"qui veut gagner du pognon"

C'est une conférence qui s'adresse aux professionels puisqu'elle traite de la façon d'optimiser ses ventes de spectacles. Cela n'adresse pas forcément les cercles qui contiennent tout de même beaucoyup de non-professionels. Hors le circuit de difusion, classique des confs... ce sont les cercles.

L'anecdote dont fred parle concerne un problème plus large que la vente de spectacle et qui peut intéresser les amteurs. Mais peut-être faudrait-il faire une conférence pour aprendre aux magicciens comme Burger à vendre leurs idées aux magiciens... ou un stage de remotivation pour les magiciens comme Fred qui ont perdu l'espoir ! ;)

Publié le

perso je pense que des ateliers/conf de ce genre seraient très intéressants...

et pour répondre à Fred, je pense sincérement que ca intéresserait bon nombre de magiciens...

Choose your battles wisely.

Publié le

Alors cela mérite sans doute que l'on y réfléchisse un peu plus sérieusement. Pourquoi pas en 2006. Il est prévu que je vienne à Paris faire une conf' à l'institut français d'hypnose éricksonienne (ben tiens d'ailleurs il faut que je recontacte Olivier Lockert) on pourrait faire d'une pierre 2 coups.

J'ai un peu trop de projets en même temps en ce moment mais promis... on en recause !

Publié le

Tiens ca faisait longtemps....

meme avec un bon act , il y a quelques années de galère et l'intermittence est là heureusement , sinon pour becqueter !!!

il faut toujours rencontrer les bonnes personnes aux bons moments ... et si tu savais le nombre d'artistes qui gagne super bien leur vie mais qui garde l'intermittence .. comme argent de poche...

Tiens Gégé , nous avons un bon act , tu peux m'aider à rencontrer ces bonnes personnes pour éviter l'intermittence ??? bruno 06 .64.83.21.86 !!!

Publié le (modifié)

Faites comme Norm Nielsen et d'autres : un "act" de 12mn que vous ferez toute votre carrière sans rien y changer et en le trainant partout dans le monde. A défaut d'être artiste vous serez un bon fonctionnaire de la magie...

C'est marrant la proportion d' "artistes" qui vivent bien sans l'intermittence et dont le spectacle est... comment dirais-je ?.. Non je ne voudrais pas être désagréable alors je ne vais pas le dire.

J'en connais, par exemple, qui vivent très bien des croisières. Ils ont une fantasta à paillettes, quelques moyennes illusions... très moyennes et très glimmerisées, une bande-son navrante, une potiche en body vulgaire et... ils sont les premiers à vous traiter de feignasse si vous ne gagnez pas autant d'argent qu'eux !..

J'en connais aussi qui vous disent : "si je fais autant de spectacles c'est que mon "produit" est vendeur. Mon show plait à tout public. Il est familial, de bon goût, humoristique...etc".

Quand vous écoutez parler de grands metteurs en scènes, peintres, musiciens...etc. Ils vous disent que si votre art plait à tous c'est qu'il est fade, qu'il n'a aucun style. En gros : c'est un peu de la m... marketting. Parce que plaire au plus grand nombre c'est présupposer que nous avons tous les même goûts. Pour parvenir à plaire à tous il faut trouver le tout petit dénominateur commun. Il faut enlever tellement de choses à votre vision d'artiste pour emporter l'adhésion de tous qu'au final... vous ne déplaisez à personne plus que vous ne plaisez à tout le monde.

Les anglophones disent : "give the lady what she wants". En gros : donnez à votre public ce qu'il demande". Je ne suis pas d'accord. Et je répond à cela par cette phrase extraordinaire de David Cronenberg : "l'artiste est celui qui donne au public ce qu'il ne savait pas désirer et qu'il redemandera". J'y ajouterai un bémol : donner à une PARTIE du public. Celui qui vibrera sur la même longueur d'onde que vous.

Dominique Duvivier me disait un jour que certains artistes sont comme les prostitués. Vous les payez et ils vous donnent ce que vous leur demandez. Je suis d'accord. Est-ce une honte ?.. Je ne pense pas. Juste une affaire de choix.

Vous savez quoi ?.. Si j'étais dans la course à l'intermittence, qu'il me manquait une date pour l'obtenir à la veille de la date butoir et que le Front National m'appelait pour animer leur fête annuelle... je refuserai mais je serai tenté de leur donner le numéro d'un confrère !.. Lequel ?.. Je ne sais pas ?.. Vous seriez disponible ?..

Fred

Modifié par Fred Darevil
Publié le
cette phrase extraordinaire de David Cronenberg : "l'artiste est celui qui donne au public ce qu'il ne savait pas désirer et qu'il redemandera". J'y ajouterai un bémol : donner à une PARTIE du public. Celui qui vibrera sur la même longueur d'onde que vous.

tout à fait d'accord... cependant, il devient (je pense...) de plus en plus difficile de vivre d'un art sans tomber dans un peu de m... marketing...

à mon sens, il faut savoir en distiller un peu dans un numéro Artistique (zavez vu la majuscule?... :grin:)

Dominique Duvivier me disait un jour que certains artistes sont comme les prostitués. Vous les payez et ils vous donnent ce que vous leur demandez.

re-tout à fait d'accord... mais a-t-on encore le droit de les appeler "artistes" (zavez vu la minuscule?... :grin:)

Choose your battles wisely.

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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