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Publié le

Non Frantz, je ne suis pas de mauvaise foi.

Je n'ai pas de photocopies de livres.

J'achète, j'emprunte, je discute et parfois je note une routine ou deux.

C'est le coté prof qui doit ressortir, mais je ne vois pas l'interet d'une bibliothèque perso énorme et virtuelle qu'on n'a pas le temps de découvrir ni de travailler.

C'est pour ça que mes livres, ceux que j'achète et respecte sont choisis avec soin et généralement je les achète aprés les avoir parcouru ou lus chez un ami.

Celui qui a lu et assimilé tout le Bobo n'a plus grand chose à découvrir en pièces non ? de même connaitre et maitriser "expert card technique" amène déja assez loin en cartes.

Quant aux échanges dont tu parles, dvd contre divx, désolé mais ce n'est pas ma tasse de thé, c'est exactement la même chose que ce que je dénonçais plus haut : une relation basée sur l'intéret exclusivement, du commerce, du troc appelle ça comme tu veux. Il me semblait défendre l'idée de communauté tout court, pas de petites magouilles de quartier.

Peut-être me suis-je mal exprimé ? :confused:

Amicalement

Snorg

Publié le
Pour prendre l'exemple des livres de magie : beaucoup (moi le premier !...) trouvent que les livres de magie sont trop chers... Mais combien ont conscience que si tous ceux qui ont un livre l'avaient acheté (et pas photocopié, scanné, téléchargé, échangé, etc.), alors ce livre aurait coûté DEUX FOIS MOINS CHER ?...

Frantz

Je suis souvent d'accord avec toi Frantz mais on ne peut pas te laisser tenir ce genre d'argument que tu sais faux. Le prix est déterminé avant la vente, personne ne peut savoir si le livre sera un succès ou non. Ou bien alors il faudrait lancer des souscriptions et déterminer le prix en fonction du nombre d'acheteurs.

La copie en général est un fléau quelque soit le marché concerné. Mais c'est aussi une honte de voir certains professionnels faire des vidéos avec des choses qu'ils n'ont même pas inventées, dans des conditions de tournage douteuses (images et sons pourris) et tout cela pour une vraie fortune. Sans compter les pseudos livres qui ne sont que des photocopies vendus à des prix exorbitants. Alors c'est vrai que les consommateurs sont responsables mais c'est vrai aussi pour certains pros qui vendent de la merde à prix d'or, sans compter les plagiats ou bien les soit disant nouvelles versions d'un tour dans lesquelles, un seul comptage a été modifié. De nombreux pros ne citent même pas leurs sources. Le respect doit se faire dans les deux sens.

Publié le

Non Frantz, je ne suis pas de mauvaise foi.

Je n'ai pas de photocopies de livres.

(…)

C'est pour ça que mes livres, ceux que j'achète et respecte sont choisis avec soin et généralement je les achète aprés les avoir parcouru ou lus chez un ami.

(…)

Quant aux échanges dont tu parles, dvd contre divx, désolé mais ce n'est pas ma tasse de thé,

Aaarrrrghhhh !!!... ;) Mais je ne parlais pas spécialement de TOI !... ;) Pourquoi te sens-tu accusé ?... Je ne t'ai jamais mis en cause !...

On ne parle de personne en particulier ici, on parle en général, et on dit que en général, le "pillage intellectuel" nuit à la création et à l'existence de nouvelles choses...

Il me semblait défendre l'idée de communauté tout court, pas de petites magouilles de quartier.

Mais personne n'a jamais dit le contraire !... Pourquoi être sur la défensive comme ça Snorg ?... C'est ton "côté prof" (sic !...) qui ressort ?... ;) ;) ;)

L'idée de "communauté" et de partage sont très nobles, nous sommes bien d'accord !... Mais "partager" un truc qui ne nous appartient pas c'est du vol, et là ce n'est plus noble du tout... (Et lorsque l'on possède un livre ou une vidéo, on est propriétaire du support, mais pas du contenu...).

Prêter un livre à un copain n'a jamais été un problème (bien au contraire !...), mais le mettre à dispo en téléchargement ou en faire une dizaine de photocopies, si...

Ce sur quoi nous parlions ici est l'idée de "propriété intellectuelle", et ça ne fait jamais de mal d'en reparler (une fois de plus), tellement sont nombreux ceux qui n'ont même pas conscience que cela puisse exister...

Mais, encore une fois, je ne vois pas à quel moment tu as été, toi, Snorg, remis en cause sur quoi que ce soit... ;) (Et quand je parlais de mauvaise foi, c'était au sujet des exemples que tu avais pris : nous sommes tous d'accord pour aimer les Bibliothèques ou pour trouver que l'idée de Google est très bonne, mais tout ça se fait dans le respect de la propriété intellectuelle... Bien sûr que personne ne remet en cause le principe des Bibliothèques dans ce thread !...).

Très cordialement,

---

Frantz

Publié le (modifié)

Olivier,

mais on ne peut pas te laisser tenir ce genre d'argument que tu sais faux. Le prix est déterminé avant la vente, personne ne peut savoir si le livre sera un succès ou non.

Bien sûr que personne ne sait à l'avance si un livre (ou autre chose) sera un succès ou non... Mais on connaît très bien la "taille" du marché... À titre indicatif, quand un livre pour magicien atteint les 500 exemplaires vendus, c'est TRÈS bien (alors qu'au final peut-être 1500 ou 2000 personnes le possèderont sous une forme ou une autre).

Donc, c'est simple, aujourd'hui, pour un livre de magie en français, personne ne va en imprimer 3000 exemplaires d'un coup... Les tirages seront donc de 500, 600 voire 1000 exemplaires pour les plus audacieux... Et sortir un truc à 500 exemplaires ne coûte pas DU TOUT la même chose à l'unité que de le sortir à 3000 exemplaires... Et donc le prix public final ne sera pas du tout le même...

Je maintiens ce que j'ai dit : si on savait qu'il y avait une potentialité de 1500 ou 2000 ventes (au lieu de 500), les livres seraient tirés à 2000 ou 2500 exemplaires et le prix final serait divisé par deux... (Bon, peut-être pas tout à fait, ok, mais un bon 30% de moins, ça c'est sûr...).

Mais c'est aussi une honte de voir certains professionnels faire des vidéos avec des choses qu'ils n'ont même pas inventées, dans des conditions de tournage douteuses

Tout-à-fait d'accord...

Sans compter les pseudos livres qui ne sont que des photocopies vendus à des prix exorbitants.

Encore plus d'accord !... ;)

mais c'est vrai aussi pour certains pros qui vendent de la merde à prix d'or,

D'accord aussi... Mais c'est Coluche qui disait : "Quand on pense qu'il suffirait que vous n'achetiez pas pour que ça ne se vende plus..." ;)

Je suis de ceux qui pensent que ce ne sont pas les vendeurs qui font le marché, mais les acheteurs... Si un truc ne se vend pas, plus personne ne l'aura à son catalogue... C'est pour ça qu'il me semble plus important d'éduquer et de faire en sorte que les gens n'aient plus envie d'acheter tout et n'importe quoi (quoi que... C'est, là encore, bien subjectif !...). Mais si 3000 personnes sont prêtent à mettre vingt euros dans un bout de ficelle, je comprends que certains vendent de la ficelle à vingt euros... ;)

Je pense que l'acheteur est RESPONSABLE de ce qu'il achète... S'il trouve que c'est trop cher, il n'achète pas !... Et si personne n'achète, ça ne se vendra plus !... ;) Et que l'on ne me parle pas de ceux qui "ne savent pas ce qu'ils achètent"... Pourquoi acheter quelque chose que l'on ne connaît pas ?... Pour ma part, si on me propose une petite boîte en me demandant vingt euros pour savoir ce qu'il y a dedans, je ne payerai pas... Ou alors j'assume le risque, mais je ne viendrai pas me plaindre après...

De nombreux pros ne citent même pas leurs sources. Le respect doit se faire dans les deux sens.

Je suis entièrement d'accord. À 100%. Il n'empêche que ce n'est pas parce que quelqu'un fait quelque chose de "pas bien" (un vendeur, un "pro", un "vendeur-pro", un "po-vendeur",...) que ça légitime le fait que quelqu'un d'autre (l'acheteur) fasse aussi un truc "pas bien"...

Très cordialement,

---

Frantz

P.S. : pour revenir sur la notion de prix, regardez un peu les petites annonces du site... Ceux qui vendent des trucs d'accasion, ils annoncent parfois un prix, puis, comme ça ne se vent pas, ils remettent un message une semaine plus tard avec un "nouveau prix", et ce, parfois trois ou quatre fois de suite jusqu'à ce que ça se vende !... C'est donc bien l'acheteur qui fait le prix, non ?... ;)

Modifié par Frantz
Publié le

Le problème c'est qu'il n'existe pas de bibliothèque de magie, ou alors elle est réservée a une 'élite'.

Il me semble qu'au local de la FFAP il existe une bibliothèque et que chaque membre peut y avoir accès gratuitement.

La plupart des filiales FFAP ont aussi des livres et vidéos à disposition de leurs membres (d'ailleurs, celle de Lyon a tellement plue qu'elle a été cambriolée il n'y a pas très longtemps !...).

Certaines bibliothèques municipales ont aussi des livres de magie en rayon, notamment les fameux "Payot"...

Bref, pas mal de choses sont facilement accessibles, aucun "élitisme" dans tout ça...

Sauf que tu sais comme moi que dans l'édition le prix de vente est fixé d'avance et que la vente en dessous de ce prix est interdite...

Je parle de manière globale, pas au coup par coup... ;) Je parle de "moyenne", de "long terme", de "globalement", de "tendance", de "généralité"... ;)

Publié le
Le problème c'est qu'il n'existe pas de bibliothèque de magie, ou alors elle est réservée a une 'élite'.

Il me semble qu'au local de la FFAP il existe une bibliothèque et que chaque membre peut y avoir accès gratuitement.

La plupart des filiales FFAP ont aussi des livres et vidéos à disposition de leurs membres (d'ailleurs, celle de Lyon a tellement plue qu'elle a été cambriolée il n'y a pas très longtemps !...).

Certaines bibliothèques municipales ont aussi des livres de magie en rayon, notamment les fameux "Payot"...

Bref, pas mal de choses sont facilement accessibles, aucun "élitisme" dans tout ça...

Moi je parle d'une bibliothèque où on peut trouver des livres du style "Olram Files", "The Gambler's Palm Revisited", ... Pas des livres que l'on peut trouver n'importe où.

Publié le

Imaginons un auteur habitant une petite ville de 2000 habitants. Il écrit un roman à compte d'auteur dont l'action se situe dans sa ville. Cela lui coûte une bonne part de ses économies. La bibliothèque municipale en achète 3 et informe ses adhérents de la présence de ce livre dans ses rayons.

Je crains que malgré le côté sympathique du concept de bibliothèque notre sympathique auteur ne réalise pas une très bonne opération pour ses finances.

On touche là le paradoxe et les limites de la notion d'échange et de libre partage de la culture. Parce que personne ne va payer l'auteur si personne n'achète son livre. Mais la plupart des adhérents de la bibliothèque seront heureux de féliciter l'auteur...

C'est un peu comme si un passionné de mécanique venait s'installer dans cette petite ville et commençait à réparer toutes les voitures pour le plaisir. Je doute que le garagiste apprécie beaucoup....

Mais quand il s'agit de la culture...

Problème délicat n'est-il pas ?..

Je prends un exemple personnel : j'ai en projet de tourner une vidéo pédagogique dans le domaine du mentalisme. Et bien... je ne vous cache pas mes doutes et mes inquiétudes. Déjà que pour une vidéo de mentalisme, en français de surcroit, le marché n'est pas bien grand...

Si on y ajoute le fait qu'une personne qui va l'acheter va la prêter à quelques amis qui se contenteront de la visionner et de prendre des notes, que certains clubs l'ajouteront dans leur vidéothèque pour la mettre à la disposition de tous leurs membres et qu'elle sera peut-être piratée et mise à disposition sur Kazaa ou E-Mule... Vous comprendrez que je n'ai pas grand espoir d'en faire une opération autre que pour la "gloire" !.. Etant donné l'investissement que m'a demandé l'acquisition de tous le matériel de tournage, montage, aménagement du studio...etc. Je ne suis pas prêt de rentabiliser l'affaire.

Le problème c'est que... contrairement aux amateurs : je n'ai pas un autre métier pour me faire vivre. Entre le premier jour de réflexion sur cette vidéo et la commercialisation finale il va s'écouler un très grand nombre d'heures durant lesquelles contrairement à un salarié je ne vais pas gagner un centime. Et comme je suis travailleur indépendant et pas intermitent...

Je n'écris pas cela pour faire pleurer dans les chaumières. Mais seulement pour pointer du doigts quelques paradoxes et en inciter certains à assouplir leurs opinions.

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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