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Hendrick Terbrugghen a peint un groupe de trois personnes : un tricheur, un complice et un pigeon. Les dés sont donc bien truqués et c'est volontairement que le peintre nous en montre le détail.

Question : "Est-ce la première représentation d'un trucage dévoilé ?"

1663. Publication du livre Liber de ludo aleae (livre du jeu de hasard) de Girolamo Cardano en français Jérôme Cardan (1501 – 1576).

Publié seulement en 1663, ce livre contient des analyses de plusieurs méthodes de tricheries et des conseils pour s'en protéger.

Ce mathématicien était un joueur invétéré et passionné aux dés, aux cartes et aux échecs.

1623. Le premier débinage commence donc bien en 1623 car dès que le tableau Les joueurs de cartes (et non pas Les joueurs de dés) de Hendrick ter Brugghen (1588 – 1629) a été exposé au public, le premier tricheur qui est passé devant a porté plainte pour atteinte à l’outil de travail… :D

Modifié par GP21
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Le premier débinage commence donc bien en 1623 car dès que le tableau Les joueurs de cartes (et non pas Les joueurs de dés) de Hendrick ter Brugghen (1588 – 1629) a été exposé au public, le premier tricheur qui est passé devant a porté plainte pour atteinte à l’outil de travail… :D

C'est une histoire rigolote mais surtout... c'est une excellente introduction à une routine de triche aux cartes, aux dés ou autres.

Merci pour ses nombreuses informations messieurs. C'est trés enrichissant.

Nouveau texte : "Je suis un bout de papier"

http://matt-et-le-blog.over-blog.com

http://www.abfjm.blogspot.de/

Publié le (modifié)

Bonjour,

(...) le tableau Les joueurs de cartes (et non pas Les joueurs de dés) de Hendrick ter Brugghen

Désolé mais il semblerait que ce tableau s'appelle au choix : "Les joueurs de cartes" ou "Les joueurs de dés".

Inutile de s'acharner sur ce détail insignifiant. Un tableau n'est pas un livre avec un titre. Les titres des tableaux anciens sont, pour la plupart, de pures conventions d'historiens de l'art pour qu'on puisse savoir plus ou moins de quoi on parle. Le panneau de Bosch de Saint-Germain-en-Laye est autant L'Escamoteur qu'il a pu être tout aussi légitimement, au fil des catalogues et des articles, Le Joueur de gobelets, Le Charlatan, Le Bateleur, etc. (et ce dans toutes les langues). Avec le temps, un titre l'emporte souvent sur les autres et on l'utilise dès lors par pure facilité et convention.

En tout cas, Hendrick ter Brugghen n'a certainement pas donné un titre à sa toile. Et histoire de vous réconcilier, le musée de Minneapolis qui conserve cette œuvre (a-t-il de ce fait plus de légitimité pour imposer "son" titre ?) l'intitule The Gamblers, point ! Si Gérard veut rebaptiser l’œuvre Les Tricheurs aux dés pipés de Ter Brugghen en développant sa thèse dans un article scientifique, aucun historien de l'art n'y verra le moindre inconvénient.

Pour plonger dans le tableau avec une bonne résolution et un rendu des couleurs un peu plus satisfaisant que l'infâme reproduction de Wikimedia, voyez le site du musée de Minneapolis : ici.

P.

P.S. : Ce tableau de Minneapolis faisait partie de la formidable exposition sur le caravagisme européen aux musées de Montpellier et Toulouse en 2012. Le catalogue contient une longue notice sur le tableau et les probables ajouts ultérieurs qu'il a subis (agrandissement, changement complet du fond qui était à l'origine un intérieur).

Modifié par Plick
Publié le

Plus : C'est quand même fou de parler d'un tableau et de s'entendre répondre "réconciliation". Quelle réconciliation ? Je ne suis fâché avec personne.

Et quelle thèse ? Je ne développe aucune thèse. Je fais part et je partage une information concernant le détail d'un tableau qui pourrait intéresser les magiciens que nous sommes. Rien de plus.

Et cette phrase : "Si Gérard veut rebaptiser l’œuvre Les Tricheurs aux dés pipés" : mais je ne veux rien rebaptiser du tout. Le tableau, apparemment, possède deux noms. Et alors ? Encore une fois rien de plus. On s'en fout !

Et où ai-je parlé de dés pipés ?

Tu délires mec !

Ca sent le pop corn, une fois de plus.[/size]

J'étais persuadé que Plick allait intervenir intelligemment dans ce post, il est dommage de voir que tu t'offusques Gérard. Il apporte des précisions très intéressantes et passionnantes, on en redemande !

Is that what your little note says? It must be hard living your life off a couple of scraps of paper. You mix your laundry list with your grocery list you'll end up eating your underwear for breakfast.

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    • J’ai demandé à ChatGPT de comparer les approches respectives de Marcello Truzzi et Henri Broch.  Il est fort pour les comparaisons critiques ! 😀 Conclusion: " Les partisans de Truzzi reprochent parfois à certains mouvements sceptiques contemporains d'adopter une posture trop militante contre le paranormal. À l'inverse, les partisans de Broch répondent que suspendre indéfiniment son jugement face à des affirmations testées de nombreuses fois sans résultat positif n'est pas la position la plus rationnelle. Ils estiment qu'il est raisonnable d'accorder un degré de confiance très faible à ces affirmations tant que des preuves robustes n'apparaissent pas. Ainsi, on peut résumer leur différence de cette manière : Truzzi réfléchit surtout à ce que doit être un sceptique sur le plan philosophique et méthodologique. Broch montre surtout comment exercer concrètement l'esprit critique à travers l'expérimentation et la zététique. Il ne s'agit donc pas de deux visions opposées, mais de deux sensibilités au sein du scepticisme scientifique : l'une davantage centrée sur l'épistémologie et la prudence dans les conclusions, l'autre sur la méthode expérimentale et l'éducation à l'esprit critique. "
    • On trouvera des pistes chez Troy Hooser. 
    • Le livre est arrivé chez moi bien à l’heure. Ne vous attendez pas à un compte rendu immédiat, la lecture prend son temps (tandis que moi, je cherche le mien).  C’est un livre qui, je crois, me fera gagner pas mal de temps : il étudie de façon scientifique (et donc pas au doigt mouillé, comme notre cerveau nous y pousse souvent) l’impact des tours sur le spectateur. Pour le spectateur, qu’est-ce qui est le plus magique : le forçage classique d’une carte ? le forçage en croix ? le forçage à la cascade ? on s’en fiche, ça dépend de la façon dont la carte est retrouvée ?   Vous trouverez les réponses à ces questions dans ce livre, et bien d’autres. Mention particulière à la qualité de l’ouvrage : beau papier, signet, tranche-fil, couverture à effet gonflant (on aime ou pas), format parfait à mon sens (les formats A4 ou plus sont difficiles à porter dans les mains et nécessitent une grande surface libre sur votre bureau, les formats livre de poche sont souvent écrits petit et ont l’air du roman de gare de l’instagrammeuse pseudo-intellectuelle ; moi, j’aime bien lire des ouvrages qui font distingué et snob).  Bref, je recommande. 
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