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Merci, Pierre pour ce complément très intéressant .......

Merci aussi pour tes nombreux articles à voir sur VM.

Avant d'apprendre des tours de magie il faudrait apprendre l'Histoire de la magie

(Christian Fechner )

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le (modifié)

D'autres sources sur Moreau qui était aussi l'ami du magicien Albany:

"Un intéressant souvenir s'attache à cet établissement [le café du prestidigitateur Dieudonné] d'un genre si spécial, car, c'est dans ce Même café que le célèbre Moreau, ce roi, que dis-je, ce dieu de la carte, fit ses premiers débuts en qualité de garçon, en servant des bocks et autres liquides variés, mais où, en même temps, avec son intuitive compréhension, il acquerrait les premières notions d'un art, dans lequel il devait rester sans égal."

Raynaly E, « Dieudonné », L’illusionniste, mai 1903, nᵒ 17, p. 134.

Robelly lui consacre une biographie dans son livre d'or:

"Virtuose des cartes, il était, à l'origine, palefrenier chez un dentiste, lorsque, voyant son patron s"exercer à des manipulations de pièces, il prit lui-même goût à la prestidigitation. Il était surnommé, à juste titre, "le roi de la carte". C'était un bohème, mais, quoique sans instruction, comme sans éducation, rien, en lui, ne décelait le camelot ou le posticheur. Il était toujours convenable et discret. Il montrait, dans son travail, des finesses de diplomate et, dans la vie privée, des naïvetés d'enfant. C'était un brave cœur, un grand et incomparable artiste (d'après Raynaly)"

Robelly, « Moreau », in Le Livre d’or de ceux qui ont eu un nom dans la magie, Tours, L’imprimerie Camus, 1949, p. 104.

Le portrait du "Roi de la carte" :

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Modifié par Thibault Ternon
Publié le
Pierre, tu es une merveille au niveau connaissances magiques ! Merci pour toutes tes interventions qui ont le mérite de remonter à la source des thèmes magiques. Tu es "notre Wikipédia magique" !

Merci Francis, mais c’est très exagéré. Je forme un binôme avec mon ami Philippe Billot et je partage spontanément ce compliment avec lui. D’autres collègues (en France je pense notamment à Plick) méritent beaucoup plus que nous le qualificatif de connaissance encyclopédique.

Publié le (modifié)

Pour rester dans le sujet :

REZVANI (1900-1962) tout comme Moreau était connu comme un professionnel du close-up à Paris à partir des années 40.

Il a acquis sa réputation grâce notamment à trois effets : Les coussinets de la princesse, Les billes d’ivoire et sa maitrise du Chapelet. Mais il pratique aussi beaucoup d’autres tours (le bonneteau des coquilles de noix, le book test, les cartes à la poche, la carte au portefeuille, etc.) Il manipule une marionnette Le singe savant, ce que réalisera plus tard David Williamson avec Le Racoon.

En avance sur son temps il recommande déjà les cartes à jouer au format américain plus larges que celles utilisées en France. De passage en France, le grand close-up man Charlie MILLER (1909-1989) est émerveillé par sa pratique.

Une journée de l’ESCORIAL a été consacrée à Rezvani en octobre 2004 en Espagne.

Modifié par GP21
Publié le

Merci Morax. Je ne connaissais pas cette photo et j’apprécie particulièrement.

Je suis un fan de l’histoire de Rezvani (cf. ses quatre livres et les très intéressants articles Rezvani nous parle de Rezvani par Alain Poussard dans les numéros 584 et 585 de la Revue de la prestidigitation).

Publié le (modifié)

CHARLIER a été un professionnel du Close-Up à Paris puis à Londres à la fin du XIX ème siècle.

- 1991. Stephen MINCH. De la Sorcellerie aux tours de cartes. Traduction française de Richard Vollmer. Éd. Magix Unlimited. Citations : Charles BERTRAM et le Pr HOFFMANN ont pris des cours chez lui et rapportent qu’il était un véritable génie avec un jeu de cartes. Page 35. Le Pr Hoffmann rapporte que Charlier lui-même dit avoir donné des leçons de manipulation de cartes à Robert-Houdin. On dit aussi qu’il parlait couramment huit ou dix langues. On retrouve sa trace à Londres de 1878 à 1882.

Publications des trois créations de Charlier :

- 1876. Faux mélange Charlier, première description dans Modern Magic du Pr Hoffmann.

- 1877. Coupe ou saut de coupe Charlier, première description dans Sleight of Hand de Edwin Sachs.

- 1890. Le système de marquage des cartes par ponctuation, première description dans le livre More Magic du Pr Hoffmann.

Modifié par GP21

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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