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Publié le

Je pense que le debat professionnel contre amateur est un faut débat. Le nombre des présentations et la durabilité d'un set ne font pas nécessairement un artiste, pour utiliser ce terme.

Et il existe des amateurs respectueux de leur passion, qui, eux aussi bénéficient d'un public varié et d'un nombre élevé de performances.

Pour ce qui est des émissions de critiques, on est dans le domaine du show publicitaire qui crée le besoin de savoir quel sera le futur achat, aussi artificiel soit-il.

Et comme pour le JT qui en ressassant des drames, participe à la maurosité ambiante et à la peur, ce n'est pas la faute de PPDA, mais une conséquence d'un format.

Malgré tout certains sont de bons shows au delà des critiques. Je regarde la WPR parce qu'ils me font rire et me sont sympathiques. En revanche j'avoue me foutre de leurs avis très subjectifs sur des produits qui n'ont pas été testé suffisament.

Publié le

Gerard, tu le sais, quand on débute en magie (et dans tous les domaines d'ailleurs) il y a une phase de boulimie, on achète la dernière nouveauté et on veut tout savoir, tout comprendre.

Puis on sélectionne et on se pose la question...Est ce que je vais vraiment le faire...

Par contre je pense que tous les magiciens ne sont pas des artistes, et nous ne sommes pas des artistes tout le temps.

Quand je sors mon jeu de cartes entre amis et que je fais quelques tours au bar du coin, suis-je un artiste ? J'amuse, je divertis, mais est ce que je propose une vision du monde au travers de mon art... pas sur...

C'est différent quand je suis sur scène, et c'est encore différent quand la magie sert un propos.

Bref il n'y a pas qu'une façon de faire de la magie, mais c'est comme tous les arts. Suis je un artiste peintre quand je fais une après midi peinture avec mes gamins ?

Pour le copié collé des routines j’émets quand même un bémol. Il y a des magiciens qui proposent des routines qui sont très "perfectionnables", mais quand Dani DaOrtiz met a disposition ses années d'expérience et de travail autour d'une routine, et ben désolé mais y'a pas grand chose à changer.

A ce propos quand un pote magicien me montre une routine d'un grand de la magie en disant "Je l'ai amélioré", "Je l'ai mis à ma sauce", 8 fois sur 10 c'est parce qu'il y a une manip qu'il ne sait pas faire (Ou alors il utilise des cartes rouges à la place des bleues ;) ).

Et puis dernière réflexion (après je vous laisse tranquille) doit on être artiste OU consommateur ? Peut on être artiste ET consommateur ?

Je ramasse les copies dans 2h...

Pour mieux comprendre le réel, il faut parfois passer par l'imaginaire...

  • 1 month plus tard...
Publié le (modifié)
Quand je sors mon jeu de cartes entre amis et que je fais quelques tours au bar du coin, suis-je un artiste ? J'amuse, je divertis, mais est ce que je propose une vision du monde au travers de mon art... pas sur...

Peut être ai-je mal compris le message, mais a t on besoin d une scene de spectacle pour se sentir artiste?

L'artiste n'est il pas justement celui qui, sur une scène de spectacle comme au bar du coin est capable de partager, de faire vivre un moment de bonheur, de poésie, pendant lequel le temps nest plus objet de la consommation comme il en est le sujet, pendant lequel les frontières se brisent, pendant lequel les yeux d'enfants s eveillent? j'irai même plus loin en disant que la scène dans son essence distingue, sépare du publique (et du public aussi d'ailleurs) alors que la magie est, selon moi, un art des plus fédérateurs. Heureusement des artistes arrivent à dépasser cette barrière physique mais surtout morale afin de donner acces au monde qu'ils veulent créer. Mais en général ces gens là, sont aussi ceux qui arrivent, même dans un bar, à transmettre l'émotion qu'ils transmettraient sur scène. En bref, être artiste, ça ne se commande pas selon la situation, on l'est ou on ne l'est pas mais heureusement, force est de constater que l'on peut le devenir...

Pour apporter ma contribution au post proprement dit : je pense que la "mercantisation" de la magie nest pas le plus gros drame dans l affaire puisque de deux choses l'une : cela est source de création, chaque créateur voulant impressionner la concurrence ; C'est aussi une manière de se debarasser des "magiciens d'un jour" qui comme dit dans les messages précédents, ne veulent qu'épater la galerie au bureau.

Le premier drame associé (toujours selon moi) : le spectateur en tappant magie sur Internet voit en premier lien que la magie "se vend" : facile d'être magicien en fait! Et inconsciemment, même avec la plus grande volonté du monde, vous narriverez plus, vous artiste, à transmettre (même avec votre plus beau numéro) l'émotion voulue, les sensations desirees.

Plus loin encore, mais tout ceci a déjà été dit et redit bien sûr, avec la consommation et non plus simplement celle de tours de magie, l'oeil du spectateur lambda n'est plus impressionné puisque tout lui est donné (télé, Internet, etc). Ainsi ce dernier est comme un estomac insassiable qui ne s'étonne même plus et ne peut plus s'étonner. Qui n'a jamais eu la reflexion suivante : c'est vraiment super ce que vous faites MAIS avez vous à la télé Dynamo (ou Criss Angel pour les plus renseignés) ? C'est vraiment fort ce qu'ils font ! On se rend donc bien compte que l'oeil a acquis l'information, l'a traité, n'a même pas communiqué l'information au cerveau qu'il y avait quelque chose à vivre, à comprendre, mais qu'il fallait surtout retenir, emmagasiner, stocker avarement pour pouvoir par la suite comparer. Ainsi, aujourd'hui, on se crée nos stocks d'expériences réelles qui en fait n'en sont pas réellement puisqu'elles ne sont pas réellement intériorisée. Enfin bon, je pense que mes délires n'interessent pas grand monde : trêve.

On peut donc sentir (oui force de constater qu'il est difficile de l'exprimer par des mots, on peut esayer d'appréhender le phénomène...) la frontière entre l'artiste et le consommateur de gimmick : le premier s'efforcera de vaincre ces barrières psychologiques car ce quil transmet est bien plus pur qu'un simple objet de consommation, le deuxième ne se soucie même pas du problème car lui même ne se sent pas trompé par ses sens.

Jérôme

Modifié par Breil Jerome
Publié le

Merci Gerard pour l'ouverture de ce post, je viens de terminer de vous lire mes amis...

Sujet vraiment intéressant, Il est vrai que nous sommes dans une société de consommation, et la magie ne fait pas exception à la règle....

Cela a du bon et du mauvais, mais à nous de faire la sélection et de ne pas acheter n'importe quoi...

Pour ma part je sépare le fait d'acheter pour me faire plaisir voir pour tester, et acheter pour mon usage professionnel.

Je sais que 60% des tours achetés ne vont pas passer dans ma magie professionnelle, mais si vous n'achetez pas vous ne pouvez savoir.

Je me souvient d'une discussion avec Gaetan Bloom il y plus de 15 ans, ou je lui avait demandé si il achetait encore des tours, il m'avait répondu qu'il achetait énormément... cela ne l'empêchait pas de créer aussi énormément...

Les critiques et CR sont très utiles, elles nous permettent d'avoir un réel avis sur le produit, cela aide dans nos choix.

Moi j'ai acheté le Lynx portefeuille après avoir vu l'avis de Alexi sinon je serai passé à coté de cette merveille...

Après à nous de bien utiliser un effet, un gimmick et de trouver une bonne motivation, un bon texte, et cela fait partie de la création, quelques fois il me faut plusieurs mois avant de trouver le bon texte, la bonne motivation pour présenter un tour que j'ai acheté.

Il arrive aussi de ne pas trouver dans l'instant, mais cela ne veux pas dire que l'effet est mauvais, vous pouvez le ressortir l'année suivante et trouver le texte, l'enchainement, la motivation....

Donc en résumé vous pouvez être un consommateur et en même temps un artiste... l'un n'empêche pas l'autre sauf si votre consommation devient un chronophage à votre création :-)

mes amitiés

Carl Valentin

Magicien : mon rêve, ma passion, mon métier.

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  • Messages

    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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