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Le 06/09/2016 à 03:08, NIRAG a dit :

SUPER !!!! Merci beaucoup Christian !!!!!

Une variante nouvelle de robinet "impossible" que je ne connaissais pas :

 

 

J'avais également proposé ici la vidéo d'une fontaine inépuisable à chocolat :

 

 

  • Merci 1
Publié le (modifié)

 

 

Quelqu'un connaît-il le nom de l'objet présenté entre 8min et 8min15 (fil qui s'enroule autour d'un mât) ?

C'est quelque chose que j'aimerais me payer ou fabriquer.

Mieux : si quelqu'un sait où peut-on acheter cet objet ou un guide pour le construire. J'ai l'impression que le mouvement est ici entretenu par un simple élastique torsadé au dessus de l'anneau (autrement dit, le mouvement perdure jusqu'à ce que l'élastique soit totalement "dévrillé") mais aussi simple que cela paresse, je suis sûr qu'il y a des petits détails (choix à faire) qui ne sont pas anodins et que j'aimerais connaître.

Lors des congrès, j'ai toujours été admiratif devant une pendule présente sur le stand "Marchand de truc" qui présentait ce genre de curiosité physique de part et d'autre du cadran. Ludo n'avait pas voulu me donner la référence de cette pendule (et je ne lui en veux pas, c'est le genre de curiosité que l'on peut apprécier d'être un des rares à exposer).

Sinon, je garde un souvenir assez mémorable de la première fois que j'ai vu un monsieur présenter sur la foire de Paris ces petits bateaux utilisant le principe de base du moteur Stirling :

Dans les Tom Tit, il y a nombre de petits moteurs / véhicules fonctionnant avec du camphre ou un œuf vidé (moteur à vapeur) que je n'ai jamais vu réalisés (et je compte bien en réaliser quelques-uns dès que possible).

Plus récemment, je viens de terminer la lecture d'un livre qu'une amie m'a prêté intitulé "Jeux et loisirs de la jeunesse" de André ROY, édition Larousse 1956. C'est rempli de belles choses, en particulier au niveau des moteurs (à camphre, à vent, à vapeur, à sable, électriques).

Si d'ailleurs quelqu'un a ce livre et souhaite le revendre, qu'il n'hésite pas à me contacter en MP. J'aimerai en avoir un exemplaire, qu'importe l'édition.

Modifié par Thomas
Intégration de la vidéo par simple copié collé du lien YouTube
Publié le

Ce petit bateau se vend généralement dans les magasins de jouets en bois et imitation vintage. Je me souviens en avoir vu pour 10 euros lors d'un passage à Beaune. C'est hyper simple à fabriquer, il faut juste un morceau de tuyau en cuivre de 2 ou 3 mm de diamètre, en vente dans les magasins de bricolages.

Publié le
Il y a 3 heures, Marc Page a dit :

Sinon, je garde un souvenir assez mémorable de la première fois que j'ai vu un monsieur présenter sur la foire de Paris ces petits bateaux utilisant le principe de base du moteur Stirling :

Le terme générique est "bateau pop-pop" (j'en ai plusieurs sortes dans ma "collection" de jouets insolites) :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bateau_pop-pop

 

 

Publié le
Il y a 3 heures, Marc Page a dit :

Quelqu'un connaît-il le nom de l'objet présenté entre 8min et 8min15 (fil qui s'enroule autour d'un mât) ?

J'en cherche aussi ! 

Marc, jette un œil dans ce sujet où j'avais édité une vidéo montrant plusieurs jouets de la sorte, ça devrait te plaire :) :

 

 

  • Merci 1
Publié le
Il y a 4 heures, Marc Page a dit :

je viens de terminer la lecture d'un livre qu'une amie m'a prêté intitulé "Jeux et loisirs de la jeunesse" de André ROY, édition Larousse 1956. C'est rempli de belles choses, en particulier au niveau des moteurs (à camphre, à vent, à vapeur, à sable, électriques).

 

jeuxEtLoisirsJeunesse566.jpg

jeuxEtLoisirsAvion569.jpg

tomTit570.jpg

 

http://lefenetrou.blogspot.com/2007/04/jeux-et-loisirs-de-la-jeunesse.html

 

 

Publié le (modifié)

Oui, c'est bien ce livre. Les quelques pages visibles sur ce site donnent le ton. Cela fait évidement penser aux Tom Tit (il y a même des reprises complètes des Tom Tit dedans mais la compilation est très bien faite et très bien illustrée). Mon amie m'a laissé cet ouvrage autant de temps que je voulais et je pourrais le scanner mais j'aimerais m'en procurer un exemplaire papier. Problème : il est presque introuvable.

Merci pour le lien vers le sujet des jouets reposant sur de la physique. Je connaissais déjà le pendule dont tu as mis un lien vers une vidéo. J'ai d'ailleurs développé trois routines basées sur ce principe que plusieurs VMistes m'ont déjà vu faire (avec une cloche, un seau d'eau, une poupée Barbie), des petites histoires et d'autres phénomène physiques (j'exploite entre autre une autre propriété du pendule pesant et dans le cas du seau rempli d'eau, la force centrifuge). J'avais aussi pensé à un numéro à risque au dessus de pics enflammés (l'Homme sauvé par la physique !) mais je n'ai pas assez de courage pour le faire (même si je sais que cela marcherait).

Dans le jouet avec le mât, l'effet n'est pas le même : c'est un mouvement entretenu (et c'est donc la façon dont le mouvement s'entretien qui est intéressante). Dans le "looping pendulum", c'est le fait que l'objet "lourd" ne tombe pas (ne casse pas) qui est intéressant (surprenant).

Il y a une dizaine d'année, j'ai recherché une façon d'en faire une routine et je me suis demandé ce que l'on pouvait suspendre d'autre qu'une tasse au bout d'une corde pour que cela soit plus parlant dans le cadre d'une histoire. J'ai pensé à la cloche (sonner les cloches).

En remplaçant la tasse généralement utilisée pour cette expérience par une cloche, je perd le côté cassant de l'objet mais je gagne un effet supplémentaire : la cloche qui ne sonne plus. Ce qui est fort, c'est que cela ne nécessite aucun trucage ! Tout peut être examiné avant, pendant et après. Le fait que la cloche ne sonne plus est dû à une autre propriété du pendule pesant.

Ensuite j'ai élaboré une autre routine (autre histoire, autre objet suspendu) avec une poupée Barbie. Ici, l'effet était moins impressionnant (pas de risque de casse, pas d'effet supplémentaire au fait que la poupée Barbie soit sauvée par la physique d'une chute au sol) mais c'était un numéro plus drôle.

Ensuite, j'ai élaboré une troisième version, toujours en me posant la même question (qu'est-ce que je peux suspendre au bout et qui fasse référence à quelque chose de parlant ?) : un seau rempli d'eau (tirer l'eau du puis).

Là, il m'a fallu du temps pour trouver le bon seau, le bon anneau (bague géante) à l'autre bout, la bonne longueur de cordelette et l'amplitude (je monte sur une chaise) : il y a du risque (faire tomber un seau rempli à ras bord d'eau sur scène ou au dessus d'une personne), c'est drôle, c'est surprenant, c'est plus visuel (plus grand, mon seau est vert claire, ma cordelette rouge, ma bague géante porte un gros diamant en verre) et il y a un petit effet supplémentaire en faisant tournoyer le seau au bout de la cordelette (l'illustration bien connue mais toujours surprenante de la force centrifuge).

Je présente ces trois versions de mon cru depuis des années et j'ai toujours autant de plaisir à les présenter devant tous les publics et dans toutes les situations (close-up, scène, salle de classe, repas de famille, entre amis, etc...).

La version close-up de la version avec cloche (en 2014 ici) :

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La version close-up du seau rempli d'eau :

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Version seau rempli d'eau (scène) :

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La version avec la cloche présentée par une de mes élèves (spectacle de l'Atelier "Science et magie") :

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Bref, on s'amuse bien avec ces curiosités physiques et il y a pleins de présentations possibles.

Voulant retrouver le côté fragile et cassant de la tasse, je suis à la recherche d'une cloche en cristal avec une anse. Ainsi j'aurais à la fois le côté cassant, le côté sonore (cloche qui sonne / ne sonne plus), le côté transparent (ou semi-transparent) et l'allusion à quelque chose de parlant (sonner les cloches). J'ai déjà élaboré la petite histoire pour l'accompagner.

Je précise que même si je publie en partie ici mes idées, ce n'est que pour montrer le potentiel de ce genre de curiosité. Je ne souhaite pas que ces idées soient reprises (idée d'utiliser une cloche pour bénéficier de l'effet supplémentaire de la cloche qui ne sonne plus sans trucage et idée d'utiliser un seau rempli d'eau à ras bord pour son potentiel comique, l'illustration de la force centrifuge en prime). Je n'ai pas élaboré ces routines pour les commercialiser (je me réserve ce droit éventuellement mais ce n'est pas d'actualité) et ne souhaite pas les voir commercialisées par des personnes sans éthique. Je les ai mises au point pour mes spectacles, pour apporter diversité et originalité à mes prestations.

Modifié par Marc Page
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Le 17/07/2015 à 14:08, Christian GIRARD a dit :

Le robinet inépuisable est bien un objet impossible car on se demande vraiment comment le fabriquer lorsqu'on découvre cet objet pour la première fois. Qu'une partie de l'explication repose sur un phénomène optique (pas vraiment une illusion d'optique mais bon...) est une autre question.

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"Source" ;) image : https://www.pinterest.com/pin/479211216573010630/

Philippe Saint-Laurent a fait une étude historique sur cet "entresort universel", intitulée « La sirène à l'amphore » et qu'on peut trouver  dans Imagik n° 26 page 18 (janvier 2000). Le principe remonte au XIXe siècle, au Japon... On trouve même dans l'article une intéressante théière inépuisable se déversant dans un bambou. Le « robinet mystérieux » quant à lui date de 1916 et c'est une idée de l'Américain Karl Germain. Des illustrations de James Hodges ouvrent sur d'autres applications très intéressantes. 

 

Voir également ici « Le fameux tour du robinet »

Modifié par Christian GIRARD
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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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