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Bonjour,

Le Théâtre de Fortune, squat artistique à Paris, a été expulsé ce lundi.

C'est le 4è squat du genre sur la capitale à subir ce sort en un mois et demi !!! A qui le tour ?

Peu de rapport avec la magie ?

Le Théâtre de Fortune avait accueilli Bebel et Otto Wessely.

Un public ravi d'avoir une opportunité de découvrir ces artistes que vous appréciez tous.

Le lieu offrait des spectacles divers pour une vraie culture populaire, une culture accessible aux bourses les plus faibles, une culture autre, une scène pour les artistes de la rue.

Un lieu pour permettre à de multiples compagnies et associations de venir répéter ou d'organiser leurs réunions.

Dimanche 9 Mars: 16 h mobilisation du quartier

-

Lundi 10 Mars Midi: voilà il n'y a rien à dire

-

Je m'arrêterai là, pour les personnes intéressées, ce lien propose un résumé des Evenements passés et de ceux à venir. Sachez juste également que ce lieu, un ancien Théâtre pour enfants pour être détruit doit, d'après une ordonnance de 1945, recevoir l'aval du Ministre de la Culture. Le promoteur souhaitant détruire ce lieu n'ayant jamais fait cette demande. Une procédure judiciaire était en cours et un jugement devait être prochainement rendu !! Par ailleurs la trève hivernale qui ne permet normalement et légalement pas les expulsions est toujours en cours !! La Mairie du XXè et certains élus nous ont toujours soutenu mais là n'ont rien pu faire face au pouvoir de la Préfecture de Police !!

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=796

D'autres photos également.

"Le Théâtre de Fortune est le troisième squat d’artistes expulsé en moins de trois semaines, la menace s’étend même sur des lieux institutionnalisés (fermetures administratives et préfectorales, budget de la culture appauvri, problème des intermittents du spectacle... ."

(Source le lien en question).

Manifestation le samedi 15 Mars 2003

A 14 h Place de la République

Il me semble important que les artistes magiciens aient connaissance de ces pratiques et de l'évolution "d'une certaine culture".

Le but a toujours été de sauver ce théâtre... et ce but continue...

Husky

[ 12 Mars 2003, 21:17: Message édité par : Husky ]

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Membres les + Actifs

Publié le

Et dire que d'autre théâtre paient leurs impôts, charges....

Il y a des lois même dans la culture je crois.

Ceci dit les pratiques sont musclées mais il me semble qu'il y a une lettre menaçant les explusions avant, en tout cas ils ne débarquent pas comme cela et il faut le dire car on peut vite dérapper en occultant les petits détails qui sont les gros....

Le pub "Le Double Fond" à Paris accueille aussi des jeunes premiers (tous les mardis..) et ils paient leurs charges et impôts...

Mais je peux me tromper car je n'ai pas tous les éléments de cette affaire.

Yep

Publié le

Certes ils préviennent, mais les gens ne vont pas partir comme ça...

Il y avait des habitants qui se retrouvent à la rue, là ils avaient un toit au moins...

Par ailleurs aucune expulsion ne devait être faite tant que le jugement n'était pas rendu, et je le redis la trève hivernale n'était pas achevée.

Le Théâtre de Fortune a très longtemps pratiqué l'entrée libre et la sortie en libre participation au chapeau pour les artistes, puis il y a eu une entrée à 3 euros pour améliorer ce chapeau et payer eau et électricité.

Toutes les personnes y travaillant ont toujours été bénévoles et n'ont jamais touché un sou. Beaucoup ont adhéré à l'association loi 1901 éponyme. (Je ne suis plus dans cette équipe depuis un an mais suis de tout coeur avec celle actuelle).

Ca fait la différence avec les autres théâtres qui ont leurs charges etc....

Concernant les autres théâtres toujours:

Ont apporté leur soutien : Bartabas - Zingaro, Marie-caroline Burnat - Point Virgule, Antonio Diaz-florian - Théâtre de l'épée de Bois, Alain Françon - théâtre de la Colline, Joël Jouanneau - Auteur et Metteur en scène, Jean-Pierre Miquel - Comédie Française, Christopher Miles - Odéon, Ariane Mnouchkine - théâtre du Soleil, Stanislas Nordey - théâtre Gérard Philipe, Guy Rétoré TEP - Théâtre de l'Est Parisien, Claude Sévenier - Théâtre de Sartrouville - Scène Nationale, Jean-Louis thamin - Théâtre national Bordeaux Aquitaine, Simone Valère - Théâtre de la Madeleine. L'Association INTERFACE

Au temps où Mme Tasca était à la Culture...

Il n'ya pas de concurence de lieu, ce n'est pas comparable, par ailleurs le TDF a toujours espéré un rachat par la mairie du XXè et la "" ""légalité "" ""qui s'ensuivrait....

Le but a toujours été de sauver ce théâtre, d'offrir une scène et/ ou un lieu de répétitions à beaucoup, et des spectacles de qualité pour beaucoup d'autres qui n'ont pas tant d'occasions que ça d'en voir...

Et ce but continue....

Husky

Ps: certains peuvent trouver ça "honorable" et d'autres que c'est "illégal honteux, gnagnagna".

[ 12 Mars 2003, 22:01: Message édité par : Husky ]

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Bonjour,

Hé oui ... la culture se perd ... Très touché par cette expulsion car je fais du théâtre depuis plusieurs années déjà en amateur certe mais présent à Toulouse pour son "théâtre d'hiver".

Le théâtre est une magie comme le dit bergmann dans sa pièce "après la répétition" ... Et la magie j'en suis passionné en amateur aussi pour moi pour le plaisir d'imaginer des tours ...

D'ailleurs en ce moment je bosse sur un tour ... pet etre existe t'il déjà ???

Amitiés

... Etre et rester un éternel ? vivant ...

Ne pas tout croire, mais s'interroger ...

Publié le

Merci et à Peter d’être revenu pour ce sujet.

Je partage entièrement ta pensée.

Oui comme tu dis souvent la culture est considérée « comme un parasite social »….

Les exemples sont légions…

Trop d’autorisations aussi sont fournies par une préfecture de police et non par un Ministère de la Culture.

A Paris on n’a le droit de danser et d’organiser un bal populaire dans la rue uniquement le 14 juillet !! Triste.

La Fête de la Musique c’est génial, mais ah on n’a la possibilité d’entendre des musiciens dans la rue qu’une fois par an ? Sans que ça devienne le bordel tous les jours, de temps en temps ça serait bien, non ?

Les gens aiment rencontrer au hasard de leurs promenades les artistes de rue….et des magiciens.

Pas toujours si simple pour eux…

Le journal 20 minutes se faisait l’écho d’Alexandre du TDF lundi en parlant de la menace sur Fortune :

« A Berlin ou Madrid, les autorités ont saisi que les squats d’artistes sont un fait culturel. A Paris, on préfère investir dans le gros évènementiel. Les élus ne comprennent pas qu’on puisse animer un quartier quasi bénévolement. »

…« autel du profit » comme tu dis…

Et pour le TDF c’est bien ça.

La presse a toujours été un soutien pour le TDF et a permis de faire reculer les échéances et de focaliser un projecteur sur ce théâtre. Elle relaie encore depuis lundi.

Il faut savoir également qu’une pétition de plus de 5000 ( !!) signatures pour la sauvegarde du théâtre avait été recueillie et adressée aux autorités compétentes.

Il y a également une demande forte du public pour cette culture et ce qu’elle offre.

Je rappelle que le Théâtre de Fortune n’est pas le seul squat artistique à avoir subi cette expulsion.

Personnellement j’aimerai en tant que spectateur voir des magiciens dans ces lieux où tout autant de gens, et pas spécialement les mêmes, vont que dans les restaurants ou aux soirées privées et autres comités d’entreprises, on doit aussi pouvoir trouver au hasard parfois des magiciens dans ce type de lieu de culture, c’est logique non : des artistes dans des lieux de cultures. Par ailleurs peu de théâtres offrent aussi leur scène aux magiciens…

D’ailleurs pour Bebel et Otto, c’est moins le TDF « qui les a accueilli » comme je disais que eux en fait qui ont eu la gentillesse de venir pour pas grand chose. Car eux n’ont pas besoin de ce type de lieux, mais peut-être que oui pour d’autres raisons, c’est à dire au fond d’eux, parce que justement ils ont le cœur et l’esprit de l’artiste…

Que cette expulsion ne reste pas un fait d’hiver mais que le Théâtre de Fortune puisse continuer d’être un fait de printemps, d’été et d’automne….Et qu’il en soit de même pour les autres lieux.

Husky

[ 13 Mars 2003, 16:52: Message édité par : Husky ]

Publié le

Bah moi, je souhaiterais quelques explication pour me faire une idée sur la question.

Quand un artiste travaille "au black" pour une petite association, sans s'acquitter de ses charges, etc... on dit qu'elle casse la marché, que c'est inadmissible.

Quand un théâtre occupe un espace illégalement, sans payer d'impôts, de charges,... on dit que c'est de la culture.

Alors, c'est fort possible ! J'y connais rien, jee suis pas un "artiste professionnel", mais quelle est la différence ? Quelqu'un peut il m'expliquer ?

Merci beaucoup.

Ne voyez ici rien d'agressif, ni quoi que ce soit d'autre, je cherche, pour le coup vraiment à comprendre ce qui fait la différence.

Sinon, Peter, ravi de te voir revenu (même pour un bref instant) parmi nous.

Bruno Sanvoisin

Si tu doutes, tu rebootes,

Si ça rate, tu formates

Publié le

Hello Bruno, bon je vais non pas te fournir « une explication » mais te donner mon sentiment personnel, et je ne suis pas non plus artiste professionnel.

Mais avant toute chose, oupla, que les démons de discussion de sujets récents sur les rémunérations ne reviennent pas dans ce sujet s’il vous plait. Je sens qu’ils risquent d‘arriver….

Je n’aimerai pas du tout que l’on se mette à juger Bebel et Otto par ma faute, alors que je n’exprimais qu’un lieu et un public qui ont eu la joie de les avoir seulement et respectivement deux et une fois il y a maintenant un an..

Rien d'autre et c'est sain !

Mais quand ils sont venus c’était dans le cadre de soirées cabarets, ils passaient en même temps que pleins d’autres artistes divers programmés ces soirs là (chanteurs, musiciens, clowns, jongleurs etc….), ça n’était pas des soirées magie. Tous les artistes étaient rémunérés au chapeau, et tous n’avaient pas le statut de nos magiciens, loin de là. Ils se sont fondus et sont venus, comme des bénévoles, et ont reçu ce chapeau en même proportion que les autres. Point barre.

Faites aussi le parallèle avec tous les artistes au chapeau dans la rue, et voyez s’il cassent un marché !! Bebel a toujours fait de la rue.

Et, j’y reviendrai pour te répondre Bruno, le Théâtre de Fortune, c’est extrêmement comparable à la rue, une rue où il y aurait une enceinte délimitée pour le spectacle, une scène et des projos. Et le plus important c’est que personne n’y gagne sa vie ! Les artistes avec leur hélas maigre chapeau ne gagnaient pas leur vie. Non les gens venaient pour offrir leurs arts respectifs à un public et pour beaucoup profiter d’une scène qu’on ne leur offre nulle part ou bien rarement ailleurs.

Mais le plus important et fondamental à mon sens, c’est que le Magicien est un artiste bien à part des autres avec ces « casser le marché » et son statut d’artiste par lui-même.

Il y a des « univers » dans tout domaine artistique.

Si Phèdre se joue à l’Odéon et dans un lieu tel le TDF, tout le monde s’en moque bien que certains soient payés plus ou non. Il n’y a pas de marché cassé. Il y a deux Phèdre qui se jouent et tout le monde est content de pouvoir jouer.

Si un groupe de rock joue dans un bar, qui va aller se plaindre (les autres groupes de rock) qu’ils soient payer au black (à part eux-même) ?

L’acteur de complément (le figurant), lui par contre pourra être contre celui qui fonctionne au black car cela n’encouragera pas les boites de prod à être réglos…

Il n’y a pas ailleurs ces mêmes « concurrences » de cachet qu’on retrouve chez les magiciens.

Et de toute façon ce n’est même pas du black pour le TDF, c’est du chapeau, j’espère que beaucoup font la différence, elle est de taille.

Le problème est ailleurs à mon sens :

(Je vais simplifier génériquement ) :

Les troupes théâtrales, de danse, vont dans des théâtres.

Les groupes de musique dans des salles de concerts.

Les artistes de cirque dans des cirques.

Les artistes peintres dans des salles, sur des murs, dans des galleries.

Et le magicien il va où ?

Il va sur la plage ou dans les salons privés de Fauchon.

Hormis les magiciens quels artistes font des arbres de Noël, des restos, des supermarchés, des soirées privées etc …. ? Peu, très très peu…. Des jongleurs, mhoui, des clowns, mhoui… mais pas des troupes, des peintres. Enfin bref tout ça n’est pas comparable.

J’oserai même dire que l’artiste magicien a plus de lieux pour exprimer son art que tout autre artiste. Mais hélas il n’a pas un vrai lieu qui lui est dévolu. Et il doit en chercher.

Ce lieu d’ailleurs ne devrait-il pas être le théâtre ? Chelman dans un vieux Magicus estimait que la magie n’aurait jamais dû sortir des salles de théâtre.

Et c'est peut-être aussi pour ça que quelque part la magie n'a pas le même statut et reconnaissance artistique que les autres arts. Hélas.

Bref donc les autres artistes ne se font pas la même concurrence, il n’y a pas vraiment un marché identique pour « vendre » la magie et « vendre » les autres arts..

Tous ces arts ne sont pas comparables entre eux dans leurs fonctionnements propres à certains niveaux comme celui-ci.

Mais tout ça est bien compliqué et difficile à exprimer, j’espère être clair et ne pas trop simplifier.

« Quand un théâtre occupe un espace illégalement, sans payer d'impôts, de charges,... on dit que c'est de la culture »

Qu’est ce d’autre Bruno ? Ce qui s’y fait n’est pas de la culture ? Les impôts, les charges, c’est secondaire en quelque sorte, ça vient après, c’est de l’organisation par rapport à des lois et une société. Et c’est le nœud du problème. Mais à la base il y a bien une culture, non ??!!!!

Encore une fois les gens sont bénévoles et les artistes touchent un minimum, à la limite le fric ils s’en foutent, ils sont heureux de se produire et d’offrir leurs spectacle à un public. Mais ils ne s’en foutent pas quand même, logique, ils doivent vivre…. Et d’autres c’est comme en magie, ont un boulot etc…

Mais là c’est offrir des spectacles, sans faire de profit, où est le mal ? Offrir, échanger ensemble autour de l’art dans une société, un quartier, faire venir danser les gens de toutes générations dans des bals pops aussi, tranquillement et sans cet « autel du fric », où est le mal ?

L’important c’est qu’il y ait des lieux pour s’exprimer et offrir des spectacles à des publics, et ici à des publics populaires en plus qui n’ont pas assez de ronds pour aller payer des places chères. Mais il n’y a pas de concurrence, de fric. Il y a deux mondes, celui du fric et sans le fric et ils cohabitent. Pourquoi autant de directeurs de théâtre nous ont soutenu ? Ils auraient pu dire que ça casse le marché , Non ils ne disent pas ça…

Donc ces lieux offrent des choses qu’on ne voit rarement, voire nullement ailleurs et en tout cas aussi d’une autre façon. Si ça disparaît, c’est une partie d’une culture qui disparaît. Là je rejoins Peter Din.

Voilà, j’ai fait de mon mieux, je ne dis pas avoir raison, je parle de ce que je ressens, je ne cherche à convaincre personne, j’ai essayé d’expliquer ma vision uniquement dans le but de te répondre et de discuter avec toi Bruno, et les autres.

Husky

[ 13 Mars 2003, 21:12: Message édité par : Husky ]

Publié le

Salut les poetes !

J'ai travaillé au " théâtre de la fortune" à la suite d'une demande de mon amie LISIKA et dans plein d'autres spectacles spectacles de ce genre, notamment au RADO, egalement dans le 20e arrondissement. Pour le RADO, nous avons eu un arrangement avec le proprietaire - ou habitant - du lieu : Nous partagions tout simplement la recette. Pas des moyens d'aquitter les "charges", tout le monde se foutait joyeusement. Le RADO a dû cesser ses activités, le théâtre à coté nous avait dénoncé auprès des autorités.

J'aimerais bien connaître la position du proprietaire du lieu "théâtre de la fortune". C'est peut être une petite vielle dont la location serait les seul revenus ? Où une grosse société qui veut construire une maison de la culture ? Ou un maquerau qui veut ouvrir un bordel ?

Donc : Que le (ou la) proprio du lieu donne son point de vue !

Bonne continuation !

otto

www.ottowessely.fr

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    • Merci Patricia même si je ne pense pas avoir fait une contribution si extraordinaire que cela. Disons que mes réponses ne sont pas originales mais que je raisonne d'un point vue "lisibilité pour le public" et souvent, j'estime qu'en mentalisme on a tendance a faire trop de fioritures dans les textes lors de consignes, de constatations ou de récapitulations. Il est bon d'avoir de temps en temps des choses originales et développées pour introduire une ambiance, un contexte (raconter une histoire, avoir un fil conducteur) mais lorsqu'il s'agit de consignes, il faut d'après moi être le plus direct et clair possible. C'est un peu comme les tours de cartes automatiques, leur succès repose en grande partie sur la clarté de vos consignes pour obtenir ce que vous attendez du spectateur (dans sa façon de couper, distribuer ou de mélanger les cartes à un moment par exemple). Pour les constatations, il faut selon moi les limiter au maximum aussi et faire en sorte que cela vienne du spectateur ou que ce soit si évident que le dire n'est pas nécessaire. Exemples : - donner un jeu (même spécial) à mélanger permet de montrer à tous que le jeu est ordinaire et sans préparation (2 en 1). Il n'y a pas besoin de lui dire de l'examiner, encore moins de dire que le jeu est normal et sans préparation car vous obtiendrez évidement l'effet inverse (vous introduirez la possibilité qu'il soit truqué et/ou préparé dans l'esprit des spectateurs). Puisqu'on a pris le risque de mettre le jeu dans les mains du spectateurs, c'est qu'il n'y a rien à voir (c'est ce que penseront les spectateurs). Par contre il peut y avoir une consigne ou un geste qui "impose" sans en avoir l'air une façon de couper ou de mélanger si cela est nécessaire. Ce conseil n'est pas nouveau et à déjà été donné maintes fois, ne serait-ce que sur ce forum, mais le redire peut éviter à certains de faire encore cette "erreur" assez classique, pas forcément de débutant mais simplement parce qu'on y pense pas toujours. - comme le disait Salvano, le meilleur moyen de prouver qu'un récipient est vide lorsqu'on ne peut pas en montrer clairement l'intérieur est de le vider devant les spectateurs sans chercher à montrer que c'est vide. Par exemple : vous avez un seau à champagne préparé pour une routine de seau aux pièces, vous mettez un peu d'eau, des faux glaçons, un foulard ou des confettis dans le fond et avant de l'utiliser, vous le retourner pour en faire tomber son contenu. Autre exemple : vous avez le verre "Infinity Wine". Commencez avec le verre retourné sur votre table. Ainsi, il est évident qu'il ne peut à priori rien y avoir dedans (c'est transparent et à l'envers). Pareil pour les bols de riz. Autre exemple : la boîte tiroir en carton type boîte à chaussure appelée "Magic Box" récemment vendue par Georges Iglesias (mais ce que je vais dire est valable pour toutes les boîtes tiroir). Au début de la routine, je trouve mieux de l'avoir ouverte avec quelque chose dedans (des chaussures par exemple) et au début de votre routine vous la vider puis la refermer. L'apparition à la fin sera moins évidente que si vous commencez avec votre boîte, que vous l'ouvrez pour la montrer vide puis que vous la refermer et la rouvrer pour la montrer pleine. Cela fait très "boîte spéciale". Alors que si vous la vider, que vous faites disparaître quelque chose et que cette chose réapparaît dedans, c'est déjà un peu plus subtil (même si ça reste du très classique). Je cite la boîte de Georges Iglesias car à mon sens, sa version est plus "innocente" bien que cher et fragile (ce n'est que du carton, le papier décoratif noir s'en va facilement au niveau des coins et il faut faire très attention lorsque vous l'assemblez sinon ça ne coulisse pas bien). Enfin, pour les récapitulations, je vais me répéter (inutilement sans doute) : avant de se demander comment récapituler de manière claire et/ou originale, je pense qu'il faut voir si cette récapitulation ne peut pas être évitée. Si il y a ce besoin, c'est qu'on a peur que ce qui précède ne soit pas clair dans l'esprit des spectateurs ou qu'il y avait trop de choses à retenir pour eux (trop d'étapes). Je pense comme Losander, Salvano, Finn Jon, Luc APERS, Eberard RIESE et d'autres qui ont dit à peu près la même chose : le plus dur dans un numéro que l'on pense être abouti, c'est de couper. Souvent, pour améliorer un spectacle, un numéro ou simplement une routine, il ne faut pas ajouter ou modifier (ce que l'on fait le plus souvent) mais enlever tout ce qui n'est pas vraiment utile (et ce n'est pas évident car parfois il faut retirer des choses qu'on a mis beaucoup de temps à trouver, auxquelles on tient tout en sachant que ça n'apporte pas grand chose pour le public). Ce conseil est souvent donné de manière générale mais ici, je veux parler de l'appliquer au choix de nos textes, de ce que l'on va dire. Et cette coupe doit selon moi se faire surtout sur les consignes, les constatations et les récapitulations. Pour le reste (contexte, ambiance, fil rouge, histoire que l'on souhaite illustrer par de la magie,...), on peut s'autoriser plus de liberté, d'originalité mais là aussi, si votre intention est que vos spectateurs se souviennent surtout de la magie, il ne faut pas que l'histoire prenne le dessus. Dernier outil pour inciter les spectateurs à donner une information à notre place : poser une question qui semble innocente. Je vais prendre en exemple Joaquim MATAS qui tourne en ce moment avec une conférence où plusieurs des routines présentées font appel à cela. Par exemple, plutôt que de montrer une série de jokers identiques (cartes parfois étranges pour les spectateurs) et/ou de dire qu'il s'agit de jokers, il demande à un spectateur : "De quoi s'agit-il pour vous ?". Cela rejoint ce que j'ai écrit plus haut sur l'information qui vient du spectateur plutôt que de nous mais ici, ce n'est pas seulement pour clarifier la situation mais aussi pour mieux camoufler le comptage Hamman au pelage réalisé car la question et l'attente de la réponse peut justifier une rupture de rythme dans le comptage (dans n'importe quel comptage d'ailleurs). Cela empêche aussi les spectateurs de compter des cartes également. Bref, on est sur du texte utile, au service de la routine, simple et direct.
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