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Citation d'Art-Gael: "l'art n'est pas fait pour être rentable!

Comme la santé ou l'éducation..."

Une fois de plus, je suis d'accord avec Gael, et à 200%, même.

Le but des subventions n'est pas d'améliorer la qualité du spectacle des artistes, mais leur qualité de vie. Quand on voie le nombre de comédiens qui sont caissiers chez franprix, et qui pourtant sont bons, on ne peut pas penser que ce ne sont que des parasites.

La grosse erreur est de penser que l'Etat est une entreprise quib doit faire des profits. C'est peut être pour ça qu'on nous a collé Rafarin.

Roland Barthélemy

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"Dire ce genre de phrase reviendrait à dire, je vais arrêter de subventionner certains agriculteurs qui font des tomates moins acides et fermes que d'autres, parque que moi Aillagon j'aime les tomates acides et fermes, voire un peu vertes. Ouaip bonhomme mais y'en a qui les aiment plus molles, non acides et bien rouges"

Et quand les tomates sont carrément pourris ? On va pas les exterminer - ca ferait mauvais genre - mais les sub-ven-tionner ??? C'est peut être trop......

Point de vue subvention : J'ai tj consideré mes allocations "chômage" comme une subvention que j'ai appréciais.

Mais pourquoi appeller une subvention "chômage" ?

Et pourquoi faut il "travailler" 507 heures pour se faire suventionnner et pas seulement 506 ? Feignasse que je suis, pour une année je n'avais que 504 heures, à l'epoque ne ne conaissais malheureusement pas encore le truquage pour arriver à 507 heures......

Pour éviter tout malentendu : Je suis POUR les subventions. Sinon Paris serait comme Las Vegas : Une coquille vide où tout est orienté vers la rentabilité, mais une subvention - ou un sponsoring industriel - est attribué dans un but précis, tandis qu'avec la plupart de mes allocations ASSEDIC je faisais plutôt la fête, car avec seulement 43 jours de travail il me restait plein de temps pour faire des bêtises....Que l'on me denonce pas, pitié SVP !!!!!!

Et quand je faisais des spectacles dans les hopitaux ou pour les pauvres, je venais à l'oeil, un peu comme Madame Marteret.

La lutte finale sera dure !

otto

www.ottowessely.fr

Publié le

Hey Otto, les tomates pourries, si elles touchent les allocs c'est qu'elles ont fait leur nombre d'heures, donc qu'elles ont pu bosser. Donc ce qu'elles font n'est peut-être pas si pourri que ça.

De toute façon estimer que quelque chose est "pourri" relève encore du subjectif, d'une pensée et d'un goût individuel.

Ce que tu considères artistiquement pourri, d'autres ne le penseront pas et vice versa.

Si les lois se font à partir de ce subjectif là, on est vraiment mal barré. Les lois doivent prendre tout le monde en compte...même les brebis galeuses qu'on retrouve absolument partout. Le monde est fait comme ça, je n'apprends rien à personne, mais il doit continuer d'être régi comme ça, c'est à dire en considérant l'ensemble comme égaux devant des droits et non en se basant sur un subjectif considérant que certains sont "médiocres" ou "pourris" et qu'ils ne méritent pas.

Enfin moi je ne parlais pas vraiment de subventions, je parlais plus d'un minimum vital. Un minimum qui n'est pas un RMI puisque les personnes touchant les Assedic ont prouvé qu'elles avaient bossé un minimum.

De vous lire, ça me fait penser aux sdf qui se battent entre eux tout ça...une grande tristesse.

Je crois que chacun essaie de se démerder comme il peut et qu'il n'y a pas de jalousies à avoir ou dire moi je fais ci comme ça.

(Là l'exemple des hôpitaux... hmmm....)

Et quand l'état comprendra que le bénévolat philantropique et les assos 1901 devraient être un peu moins gratos mais que des subventions publiques dans ce domaine devraient avoir lieu pour rémunérer le travail de tous ces bénévoles, on aura fait un grand pas.

c'est génial ce qu'il fait Art-Gaêl avec les mômes dans les hôpitaux et si sa subvention de la DRAC (qui ne lui a pas été donnée pour ça !!), lui permet de ne pas y "laisser sa chemise", comme il dit, et si d'autres, comme toi Otto, l'ont fait sans rien toucher du tout, on s'en fout, car ce qui compte c'est qu'il est bon de voir des gens qui ont du coeur et des artistes qui s'expriment, point barre !

Le combat ne doit pas avoir lieu entre gens dans les mêmes besoins et demandes mais contre ceux qui ne comprennent pas ces besoins et revendications légitimes.

Si on se trompe d"ennemi" alors c'est sûr la lutte finale, comme tu dis Otto, sera dure.

Mais qui parle de lutte finale ?

Là, c'est une lutte pressante de l'instant face à des acquis sociaux qui sont gravement remis en cause.

Bon et les magiciens dans tout ça ?

Husky

[ 25 Février 2003, 05:19: Message édité par : Husky ]

Publié le

Salut,

Je passe ce message juste pour éviter une malentendu:

La subvention DRAC est "découpée": c'est à dire qu'une partie (une grosse partie: 18 000) est bien donnée pour les spectacles en hopitaux.

Le reste sert à la création de spectacle et au fonctionnement de la compagnie (3 administratrices salariées).

Et quand je parle de mes spectacles en hopitaux, c'est pas 2 ou 3 visites dans les chambres à l'oeil, bénévolat d'occasion.

C'est 3 personnes avec un camion de matos qui investissent une salle d'hopital pour la transformer (déco, lumière,son) et ce dans une cinquantaine d'hopitaux sur 32 départements français et une région en Italie.

Ca nous prends 6 mois à monter comme opération et on fait ça tout les 2 ans.

C'est un vrai travail, pas de la charité.

Publié le

Cher Rolono,

Citation:

Le but des subventions n'est pas d'améliorer la qualité du spectacle des artistes, mais leur qualité de vie.

Ben voyons...

Tu est sûr de parler de la même chose que nous dans ce débat et tu est pro?

Yep

Publié le

Quote:"C'est un vrai travail, pas de la charité".

Oui mais c'est un travail qui est tellement charitable.

Superbe.

Sinon personne pour éclairer nos lanternes et répondre à la question de William sur les autres statuts en Europe ?

Husky

Ps: Je ne suis pas pro non plus, ni intermittent, ça ne m'empêche pas d'être concerné, par différents biais, et donc d'être solidaire.

[ 25 Février 2003, 15:32: Message édité par : Husky ]

Publié le

Je ne suis pas pro, ce qui ne m'empèche pas d'avoir un avis. Cela dit, je me plante peut être dans les termes (subvention). Je parle par exemple d'un de mes cousins qui est comédien, que je trouve très bon (en restant le plus objectif possible), et qui se retrouve obligé de faire des petits boulots pour vivre. Sans le statut d'intermittant du spectacle il ne pourrait pas être comédien: il serait obligé de bosser en café à plein temps.

Roland Barthélemy

Publié le

"Sinon personne pour éclairer nos lanternes et répondre à la question de William sur les autres statuts en Europe ?"

Volontairement !

Allemagne : L'artiste allemand envoie une simple facture. Pas obligé de se salarier. L'artiste étranger touche un salaire NET, mais la direction doit verser environ 40 pourcent d'impôts au gouvernement allemand, mais pas des charges sociales.

USA: Vous travaillez et vous êtes payés. Si vous cotisez aux divers caisses sociales, c'est vous qui le decide et c'est vous qui paie, mais pour des emplois à long terme, votre employeur participe. Pour les "galas" : On encaisse son chèque (en liquide, c'est possible), mais on déclare aux impôts. Comparé au IRS (impots en amerique) nos inspecteurs sont des moutons.

Il y a 20 ans, cotisations aux divers syndicats eux USA etait quasiment obligatoire, ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Presque chaque artiste a sa propre assurance, au cas ou il blesserait un spectateur. Le "crazy horse" qui est ici mon employer a signé une assurance pour tous ces artistes.

voila !

otto

www.ottowessely.fr

Publié le

bonjour à tous

De mon côté j'ai fait bosser des luxembourgeois. Ils m'ont présenté une facture très simple. L'artiste m'a expliqué qu'il était considéré comme un "artisan/artiste". Comptabilité très simplifiée. Cotisations à sa charge. Et déclaration fiscale sur l'honneur pour tous les contrats réalisés à l'étranger. (ils ont une droiture d'esprit qui n'est malheureusement plus très commune en france).

Côté belge, un artiste m'a fourni des factures à chaque prestation, mais il est à la tête d'une véritable "petite" entreprise. Pour les russes, j'ai toujours eu à les payer en "salaires". C'est là que le bas blesse en france. On peut considérer que c'est de l'argent grillé !!! puisque les artistes n'ont droit à rien, mais ils payent tout.....

Pour les ricains, otto, a déjà expliqué.

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    • Pour moi c'est un mur de pierres et non un mur de briques. Mais sans jeter la pierre, l'illusion ne casse pas des briques. Si vous voyez l'objet fétiche de Dai Vernon et de Christien Fechner, c'est en fait que vous n'y voyez que du feu ou presque.
    • L'exercice est amusant donc je vais m'y coller aussi : 1) "nous ne nous somme jamais rencontré auparavant, n'est-ce pas?" Quel magicien avez-vous déjà rencontré ? Si la personne ne nous cite pas : "Et moi ?" ; La personne va répondre "si, là" où quelque chose du genre et j'ajouterai "Mais jamais auparavant ? En êtes vous bien sûr ?" (Avec un ton pour introduire le doute) Si la personne nous cite : "Ah oui ! Mais...Où ça ? Quand ?" Là soit la personne nous a déjà vu en spectacle et dit à tel endroit tel jour, soit elle répond "Non, mais là, aujourd'hui" ou quelque chose du genre. Peut importe les réponses, ce qui compte est que ça vienne de la personne. 2) "c'est votre choix, vous voulez en changer?" Pour moi cette phrase est banale et simple et je la laisserais comme ça. En tout cas j'éviterais de la changer pour une phrase plus complexe. Au contraire, je me limiterais même à "Voulez-vous changer ?" 3) "on ne voit pas à travers l'enveloppe, n'est-ce pas?" Le mieux est pour moi le constat énoncé par le spectateur : Première étape : "Mettez votre main dans ma poche et sortez-en son contenu." J'aime demander à un moment à un spectateur de mette sa main dans ma poche car pour les spectateurs comme pour la personne qui va le faire, il y a un moment de mystère (qu'est-ce qu'il ou elle va en sortir ?), de curiosité. D'autre part la situation peut permettre la sortie d'un gag (objet incongru suivi de "Ah pardon ! L'autre poche !") ou d'une line. On est tenté de crier au moment où le spectateur insère sa main dans la poche mais là pour le coup on est dans le gag vu et revu (même si ça marche encore). Deuxième étape* (l'objet sorti est donc une enveloppe ici) : "Qu'est-ce qu'il y a à l'intérieur ?" La personne répond "Rien". Je répond "Rien c'est rien mais c'est déjà quelque chose comme disait Aristote !" *Si l'enveloppe contient une prédiction, sauter cette étape. Troisième étape : "Plaquez l'enveloppe sur vos yeux. Que voyez-vous ?" Là aussi, le but est que ce que qu'on veut affirmer vienne du spectateur. Le point technique sur lequel il faut être habile est de faire en sorte que le spectateur parle fort et/ou être assez prêt de lui pour qu'il bénéficie du micro qui est sur vous sans que vous soyez contre lui non plus. 4) "mettez-le dans votre poche, je ne veux pas y toucher!" Juste "Mettez-le dans une poche" ou "Mettez-le là ou personne n'ira". C'est simple. Le "Je ne veux pas y toucher" est évident. 5) "Imaginez-vous votre dessin sur un grand écran blanc!" Là on peut trouver plus original : Par exemple : "Rêvons un peu. Vous êtes sur une plage paradisiaque, vous venez de vous baigner et vous profitez maintenant du Soleil en dessinant sur le sable. Imaginez votre dessin sur le sable, le Soleil qui se couche lentement sur cette image qui n'existera plus lendemain, emporter par le vent ou les vagues". 6) "Récapitulons!" Récapitulez directement. Mais en général, cela signifie que la procédure était longue donc la question à se poser serait plutôt "Que pourrais-je couper pour que la récapitulation ne soit pas nécessaire ?". On se sent souvent le besoin de récapituler pour enfoncer le clou sur certains choix, certaines impossibilités mais souvent, ça alourdit juste la routine.  
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