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Vaucluse: un homme tué de 17 coups de couteau, un "acte islamophobe", selon une association

Un homme d'origine marocaine a été tué dans la nuit de mardi à mercredi de 17 coups de couteau au Beaucet (Vaucluse), un acte dénoncé vendredi comme "islamophobe" par l'Observatoire national contre l'islamophobie.

Un homme, âgé de 28 ans, a fait irruption au domicile de ses voisins dans une copropriété au Beaucet armé d'un couteau après avoir enfoncé la porte, peu après minuit mercredi.

Il a frappé à plusieurs reprises Mohamed El Makouli, âgé de 47 ans, avant d'être désarmé. Il est reparti chez lui chercher un second couteau et a asséné d'autres coups au père de famille. L'autopsie a révélé que la victime avait été atteinte de 17 coups de couteau.

Sa compagne, âgée de 31 ans et blessée aux mains en voulant s'interposer, a pris la fuite avec leur bébé de quelques mois avant d'alerter les gendarmes.

Dans un communiqué, l'Observatoire national contre l'islamophobie dénonce un "acte horrible aux mobiles islamophobes". Selon Abdallah Zekri, le président de l'observatoire, l'épouse de la victime a témoigné avoir entendu l'agresseur présumé crier "Je suis ton Dieu, je suis ton islam". "Elle est formelle, c'est ce qu'il a dit", a assuré à l'AFP M. Zekri.

"L'aspect islamophobe sera vérifié dans le cadre de l'instruction, quand on pourra entendre ce garçon qui déclare avoir entendu des voix", a indiqué le parquet d'Avignon.

"Je ne pense pas que ce soit un acte purement islamophobe", précise une source proche de l'enquête qui n'exclut pas que "les événements (aient) pu susciter une peur, une montée d'adrénaline". L'auteur présumé a été retrouvé à proximité du lieu du crime tenant des propos incohérents, selon cette même source.

Placé en garde à vue, il a rapidement été interné à l'hôpital psychiatrique de Montfavet (Vaucluse) où une schizophrénie a été diagnostiquée, selon le parquet. Il a été mis en examen jeudi pour "assassinat, tentative d'assassinat et détention de stupéfiants", avait indiqué jeudi le parquet.

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Ne tombons pas si bas que duduv !

Bravo Frifri pour cette démonstration d'humilité... Qu'est ce qui te fait penser que tu es "plus haut" que duduv ?

Je pense qu'il voulait dire que duduv aurait dû vérifier son information. :)

quand je vois tous ces gens qui n'en avaient rien à foutre, repartir avec leur charlie hebdo sous le bras limite avec des bleus sur la tronche car ils se sont battus pour en avoir un, ils me font pitié si vous saviez...cet effet "mode", "troupeau de moutons" me dérange. Je m'interroge vraiment sur le peuple français.

Je suis assez d'accord là dessus, par contre.

Le début des Soldes d'hiver est raté, alors au lieu de s'étriper pour des fringues, les gens (des gens) se battent pour Charlie... :(

Certains se lèvent à 5 h du mat pour acheter un journal qu'ils ne connaissent pas et n'apprécieront peut-être même pas... mais on peut se consoler en se disant que ça part peut-être d'un bon sentiment... Enfin avec tout ça, pas sûr que les lecteurs habituels arrivent à s'acheter un exemplaire, c'est curieux...

Ca me rappelle une citation dont j'ai oublié l'origine... est-ce Coluche, est-ce un communicant ou un publicitaire quelconque : "Il ne faut pas prendre les Français pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont" ;)

Publié le (modifié)

BOUMS :

"Vaucluse: un homme tué de 17 coups de couteau, un "acte islamophobe", selon une association

Un homme d'origine marocaine a été tué dans la nuit de mardi à mercredi de 17 coups de couteau au Beaucet (Vaucluse), un acte dénoncé vendredi comme "islamophobe" par l'Observatoire national contre l'islamophobie.

Un homme, âgé de 28 ans, a fait irruption au domicile de ses voisins dans une copropriété au Beaucet armé d'un couteau après avoir enfoncé la porte, peu après minuit mercredi.

Il a frappé à plusieurs reprises Mohamed El Makouli, âgé de 47 ans, avant d'être désarmé. Il est reparti chez lui chercher un second couteau et a asséné d'autres coups au père de famille. L'autopsie a révélé que la victime avait été atteinte de 17 coups de couteau.

Sa compagne, âgée de 31 ans et blessée aux mains en voulant s'interposer, a pris la fuite avec leur bébé de quelques mois avant d'alerter les gendarmes.

Dans un communiqué, l'Observatoire national contre l'islamophobie dénonce un "acte horrible aux mobiles islamophobes". Selon Abdallah Zekri, le président de l'observatoire, l'épouse de la victime a témoigné avoir entendu l'agresseur présumé crier "Je suis ton Dieu, je suis ton islam". "Elle est formelle, c'est ce qu'il a dit", a assuré à l'AFP M. Zekri.

"L'aspect islamophobe sera vérifié dans le cadre de l'instruction, quand on pourra entendre ce garçon qui déclare avoir entendu des voix", a indiqué le parquet d'Avignon.

"Je ne pense pas que ce soit un acte purement islamophobe", précise une source proche de l'enquête qui n'exclut pas que "les événements (aient) pu susciter une peur, une montée d'adrénaline". L'auteur présumé a été retrouvé à proximité du lieu du crime tenant des propos incohérents, selon cette même source.

Placé en garde à vue, il a rapidement été interné à l'hôpital psychiatrique de Montfavet (Vaucluse) où une schizophrénie a été diagnostiquée, selon le parquet. Il a été mis en examen jeudi pour "assassinat, tentative d'assassinat et détention de stupéfiants", avait indiqué jeudi le parquet."

Ce qui m'énerve c'est que les FRANCAIS doivent arrêter de se définir au premier plan par leur religion et il faut que les média fassent pareil.

Par exemple qd Coulibaly a pris ses otages, on a présenté directement ces otages comme des Juifs et pas comme des français.

Pourtant les otages relâchés dans l'imprimerie n'ont pas été qualifiés de catholiques.

Pourtant l'équipe de Charlie hebdo n'a pas été qualifiée d'athée.

Si on veut une unité, si on veut que les gens qui habitent dans les cités, dans les communautés, s'acceptent, et soient acceptés, comme Français, il faut mettre la religion de côté, il faut qu'on arrête de se qualifier par sa religion.

Comme les politiques successives de la ville ont créé des cités, des communautés, on ressent bien que pour les jeunes de ces "ghettos", il est difficile de se sentir français et la plupart ont peur de ne pas être considérés comme Français par les autres.

Il est tout à fait normal d'avoir ce sentiment quand on a des parents qui parfois ne parlent pas français, quand que ce soit dans leur ville ou bien à l'école ces membres de communautés ne vivent qu'entre eux en n'évoluant que dans leur cadre culturel.

Donc pour moi, pour aider ces jeunes à se sentir français, malgré ce qu'ils vivent, il ne faut pas que les média nous parlent en permanence de leur religion pour les définir.

Celle-ci doit faire partie de la sphère privée.

Sinon si seule la religion de chacun sert à donner l'identité d'une personne, évidemment quand un musulman sera tué : ce sera décrit comme de l'islamophobie ; quand un juif sera tué ce sera de l'antisémitisme, quand un catholique sera tué ce sera de l'anticatholicisme...

on pourra toujours tout qualifier un meurtre d'antiquelquechose et on ne pourra jamais s'en sortir.

Modifié par Melvin
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Tu as tout à fait raison Melvin.

En même temps, je me pose une question bête : pourquoi les victimes de l'hyper Casher ont-elles été enterrées en Israël et non en France ?

C'était aussi le cas des victimes, dans l'école juive, de Mohammed Merah...

J'ai peut-être un début de réponse mais n'en suis pas sûr. Les juifs français ont-ils tous la double nationalité française et israélienne ? Choisissent-ils tous de se faire enterrer en Israël ? Et pourquoi pas en France ? Si c'est le cas, cela voudrait dire que les juifs français sont israéliens avant tout, et se trouvent être des cibles potentielles d'éventuels attentats contre la politique d'Israël. Il est alors difficile de classer ces actes comme antisémites ou anti-Israéliens. Même s'il est évident qu'un simple juif français ne peut être tenu responsable de la politique d'Israël, et ne devrait donc pas constituer une cible.

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Merci pour la vidéo Christian... ça fait du bien de voir ça et d'entendre ça après le flot d'informations plutôt anxiogènes qui déferle sur nos écrans depuis une dizaine de jours.

En effet.

***

PARIS (Reuters) - Le numéro de Charlie Hebdo paru mercredi, une semaine après l'attentat qui a visé l'hebdomadaire satirique et fait 12 morts, va être réimprimé pour atteindre sept millions d'exemplaires, a-t-on appris samedi auprès des Messageries lyonnaises de presse, son distributeur.
Publié le (modifié)

Oui c'est toujours très intéressant de voir des dessinateurs entrain de dessiner. C'est un vrai spectacle. On voyait ça à la télé dans les années 80 qd il y avait Angoulême, mais depuis... rien.

Et pourtant, là il y aurait une idée pour les chaines télé qui cherchent sans cesse des concepts mais qui tournent en rond en se copiant les unes sur les autres.

Charlie hebdo : toujours pas vu dans les kiosques.

A noter : depuis vendredi est mis en vente un n° spécial de Spirou dédié à Charlie Hebdo. Pas vu encore non plus...

http://golem13.fr/spirou-hors-serie-charlie-hebdo/

J'attends avec impatience des magazines BD en hommage aux dessinateurs Cabu, Wolinski...

Modifié par Melvin
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BOUMS :

"Vaucluse: un homme tué de 17 coups de couteau, un "acte islamophobe", selon une association

Un homme d'origine marocaine a été tué dans la nuit de mardi à mercredi de 17 coups de couteau au Beaucet (Vaucluse), un acte dénoncé vendredi comme "islamophobe" par l'Observatoire national contre l'islamophobie.

Un homme, âgé de 28 ans, a fait irruption au domicile de ses voisins dans une copropriété au Beaucet armé d'un couteau après avoir enfoncé la porte, peu après minuit mercredi.

Il a frappé à plusieurs reprises Mohamed El Makouli, âgé de 47 ans, avant d'être désarmé. Il est reparti chez lui chercher un second couteau et a asséné d'autres coups au père de famille. L'autopsie a révélé que la victime avait été atteinte de 17 coups de couteau.

Sa compagne, âgée de 31 ans et blessée aux mains en voulant s'interposer, a pris la fuite avec leur bébé de quelques mois avant d'alerter les gendarmes.

Dans un communiqué, l'Observatoire national contre l'islamophobie dénonce un "acte horrible aux mobiles islamophobes". Selon Abdallah Zekri, le président de l'observatoire, l'épouse de la victime a témoigné avoir entendu l'agresseur présumé crier "Je suis ton Dieu, je suis ton islam". "Elle est formelle, c'est ce qu'il a dit", a assuré à l'AFP M. Zekri.

"L'aspect islamophobe sera vérifié dans le cadre de l'instruction, quand on pourra entendre ce garçon qui déclare avoir entendu des voix", a indiqué le parquet d'Avignon.

"Je ne pense pas que ce soit un acte purement islamophobe", précise une source proche de l'enquête qui n'exclut pas que "les événements (aient) pu susciter une peur, une montée d'adrénaline". L'auteur présumé a été retrouvé à proximité du lieu du crime tenant des propos incohérents, selon cette même source.

Placé en garde à vue, il a rapidement été interné à l'hôpital psychiatrique de Montfavet (Vaucluse) où une schizophrénie a été diagnostiquée, selon le parquet. Il a été mis en examen jeudi pour "assassinat, tentative d'assassinat et détention de stupéfiants", avait indiqué jeudi le parquet."

Ce qui m'énerve c'est que les FRANCAIS doivent arrêter de se définir au premier plan par leur religion et il faut que les média fassent pareil.

Par exemple qd Coulibaly a pris ses otages, on a présenté directement ces otages comme des Juifs et pas comme des français.

Pourtant les otages relâchés dans l'imprimerie n'ont pas été qualifiés de catholiques.

Pourtant l'équipe de Charlie hebdo n'a pas été qualifiée d'athée.

Si on veut une unité, si on veut que les gens qui habitent dans les cités, dans les communautés, s'acceptent, et soient acceptés, comme Français, il faut mettre la religion de côté, il faut qu'on arrête de se qualifier par sa religion.

Comme les politiques successives de la ville ont créé des cités, des communautés, on ressent bien que pour les jeunes de ces "ghettos", il est difficile de se sentir français et la plupart ont peur de ne pas être considérés comme Français par les autres.

Il est tout à fait normal d'avoir ce sentiment quand on a des parents qui parfois ne parlent pas français, quand que ce soit dans leur ville ou bien à l'école ces membres de communautés ne vivent qu'entre eux en n'évoluant que dans leur cadre culturel.

Donc pour moi, pour aider ces jeunes à se sentir français, malgré ce qu'ils vivent, il ne faut pas que les média nous parlent en permanence de leur religion pour les définir.

Celle-ci doit faire partie de la sphère privée.

Sinon si seule la religion de chacun sert à donner l'identité d'une personne, évidemment quand un musulman sera tué : ce sera décrit comme de l'islamophobie ; quand un juif sera tué ce sera de l'antisémitisme, quand un catholique sera tué ce sera de l'anticatholicisme...

on pourra toujours tout qualifier un meurtre d'antiquelquechose et on ne pourra jamais s'en sortir.

Oui tu as tout à fait raison, j'ai cette impression que l'on parle des gens ou qu'on les présente qu'en fonction de leurs origines, dans ce cas c'est apparemment le fait religieux qui ait été visé et son appartenance à l'Islam qui a été le déclencheur de l'acte!

Je pense que l'on ait en droit de présenter la personne comme Française avant tout mais de confession musulmane par la suite pour justement faire la distinction sur le motif du meurtre.

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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