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Le 17/06/2026 à 18:09, Patrick FROMENT a dit :

 

Merci Patrick. J’ai visionné cette émission. Rien de nouveau sous le soleil, enfin rien qui n’ait été évoqué plus profondément dans ce sujet où quelques autres connexes dans le forum de VM. Une accumulation de lieux communs, des suppositions et des phrases au conditionnel ponctuées de « peut-être ». Par jeu j’aurais presque envie de reprendre chacune des interventions pour en faire une analyse critique mais ça n’en vaut pas trop le coup et ce serait trop chronophage. 
Le seul point intéressant mais qui n’a pas été développé est celui du « glitch » et des anomalies qu’on pourrait déceler si l’on était dans une simulation. Il y a quelques années j’avais découvert cet angle d’attaque destiné à mettre la réalité en doute et j’avais trouvé amusant que certains s’y consacrent, hélas principalement des personnes peu fiables à mon goût. Bref lister les anomalies ou prétendues telles est au minimum une occupation amusante et originale, cela fait un peu penser à l’effet Mandela ou à celui des phénomènes de synchronicité. 

Pour info, voici la bande-annonce d’un documentaire (que ne n’ai pas vu) sur ce thème

 

Modifié par Christian GIRARD
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Le 21/06/2026 à 08:56, Christian GIRARD a dit :

Le seul point intéressant mais qui n’a pas été développé est celui du « glitch » et des anomalies qu’on pourrait déceler si l’on était dans une simulation. Il y a quelques années j’avais découvert cet angle d’attaque destiné à mettre la réalité en doute et j’avais trouvé amusant que certains s’y consacrent, hélas principalement des personnes peu fiables à mon goût.

Un exemple (qui perd en crédibilité au fur et à mesure de la narration) mais qui donne une idée de ces prétendues anomalies

Modifié par Thomas
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  • 3 weeks plus tard...
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Pour l'instant cet ouvrage existe uniquement en anglais.

Il montre, en tout cas, qu'il y a tout un courant de recherche académique sérieux en philosophie, en psychologie, en neurosciences (minoritaire certes) qui défend des positions non matérialistes sur la conscience... voire qui explore l'hypothèse que la conscience serait quelque chose de beaucoup plus fondamental qu'un épiphénomène émergent de l'activité cérébrale.

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Citation

La conscience est-elle un phénomène purement physique ? La plupart des philosophes et théoriciens contemporains le pensent, estimant que cette thèse est étayée par la science moderne. Toutefois, une minorité significative soutient des théories non physicalistes telles que le dualisme, l'idéalisme et le panpsychisme ; cela s'explique notamment par le fait qu'il peut sembler impossible d'expliquer pleinement la conscience — ou de rendre compte de ce que l'on ressent lorsqu'on se trouve dans des états conscients (comme voir du rouge ou éprouver de la douleur) — en termes purement physiques. Cet ouvrage présente les principales théories non physicalistes de la conscience ainsi que les arguments majeurs qui les fondent, tout en examinant la manière dont chacune d'elles répond aux arguments scientifiques et autres plaidant en faveur du physicalisme.

 

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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Merci @Patrick FROMENT,

Cet ouvrage rédigé par l'Inland Norway University of Applied Sciences et publié par l'Université de Cambridge me semble mériter toute notre attention.

Voici alors la conclusion des auteurs traduite en français ...dans laquelle ils défendent la voie, plutôt décevante à mon goût, du mystérianisme:

Citation

Le physicalisme est la théorie dominante de la conscience en philosophie et en science contemporaines. Cette position n'est pas injustifiée, compte tenu des arguments solides qui la soutiennent, notamment celui de la clôture causale physique. Cependant, le non-physicalisme s'appuie sur d'autres arguments tout aussi convaincants, principalement ceux relatifs à l'écart épistémique entre le physique et le phénoménal, c'est-à-dire à notre expérience des états de conscience. Mais il existe aussi des arguments selon lesquels l'intentionnalité et l'unité de la conscience ne peuvent être expliquées physiquement. Les théories non physicalistes apportent également des réponses claires aux arguments en faveur du physicalisme, y compris celui de la clôture causale physique. Ces réponses varient considérablement d'une théorie à l'autre : l'interactionnisme remet en question de manière concrète la physique dominante ; l'épiphénoménisme, le dualisme de la surdétermination et le monisme à deux aspects proposent différentes tentatives d'intégration complète à cette dernière ; quant à l'idéalisme subjectif, il interroge la réalité physique elle-même (du moins en ce qui concerne l'indépendance de l'observateur). On peut ne pas juger toutes ces réponses également plausibles, mais elles ne peuvent pas toutes être écartées d'emblée. Les théories non physicalistes peuvent donc être considérées comme des tentatives sérieuses d'explication de la conscience, intégrant les données scientifiques pertinentes tout en respectant le fait que la conscience – malgré tout ce que la science moderne nous a appris à son sujet et sur sa relation avec le cerveau physique – apparaît encore comme plus qu'un phénomène purement physique.

Néanmoins, toutes les théories non physicalistes se heurtent à d'importants problèmes et objections : de l'incertitude des prétentions scientifiques du dualisme interactionniste au conflit entre le dualisme épiphénoménaliste et notre sens de la volonté et de l'agentivité, en passant par le problème de la combinaison du monisme à deux aspects. Face à cela, et compte tenu des problèmes de l'alternative physicaliste, on pourrait être tenté de conclure que la conscience est peut-être tout simplement inexplicable, non pas parce qu'il n'existe aucune explication par principe, mais parce que les capacités cognitives humaines sont limitées, ce qui nous empêche de saisir l'explication. Ce point de vue est connu sous le nom de mystérianisme et est associé, par exemple, à McGinn (1989), Stoljar (2006) et Chomsky (2009).

Le mystérianisme peut être motivé non seulement par l'échec perçu de toutes les théories positives de la conscience (c'est-à-dire les théories qui offrent des explications concrètes plutôt que d'expliquer au mieux pourquoi aucune explication ne peut être trouvée), mais aussi par une certaine humilité à l'égard du pouvoir de l'intellect humain : pourquoi supposer que les humains sont capables de saisir les mécanismes fondamentaux de la nature et la place de la conscience en son sein ?

Pour justifier la poursuite de la recherche d'une théorie positive, on pourrait avancer que certaines des théories élaborées jusqu'à présent ne peuvent être considérées comme réfutées, et que les problèmes qu'elles soulèvent sont susceptibles d'être résolus ; il est donc bien trop tôt pour abandonner. De plus, en tant que chercheurs s'intéressant au problème de la conscience, nous occupons une position unique : celle d'être nous-mêmes conscients, et non de simples observateurs extérieurs du phénomène. Grâce à nos capacités cognitives, certes limitées mais néanmoins significatives (à en juger par les réalisations humaines dans d'autres domaines tels que la physique et les mathématiques), nous pourrions, en définitive, parvenir à une meilleure compréhension de la nature de la conscience et de son lien avec le monde physique.

 

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Citation

Mais par dessus tout j'aurai aimé devenir magicien. C'était la tendance la plus profonde, le penchant le plus intime de ma nature ; je ressentais une certaine insatisfaction devant ce qu'il était convenu d'appeler la réalité, qui me semblait être le produit d'une stupide convention établie par les adultes.

Enfance d'un magicien de Hermann Hesse

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il y a une heure, Thierry SCHERER (Zarcanum) a dit :

Voici alors la conclusion des auteurs traduite en français ...dans laquelle ils défendent la voie, plutôt décevante à mon goût, du mystérianisme:

Il semble que c'est la voie que beaucoup de chercheurs adoptent après des années de recherche sur ce mystère qui est certainement le plus profond de l'existence. 🙂

Christof Koch (Président du Allen Institute for Brain Science quand même ! 🙂 un des neuroscientifiques les plus influents au monde) a déclaré à la revue Scientific American : "Je me suis engagé dans cette recherche avec la conviction que la science matérialiste trouverait la réponse. Après 40 ans, je n'en suis plus aussi certain".

 

https://www.echosciences-grenoble.fr/communautes/atout-cerveau/articles/non-la-conscience-n-est-toujours-pas-comprise-mais-qu-est-ce-que-signifie-comprendre-la-conscience

Modifié par Patrick FROMENT
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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Bref... La question reste entière :

Y-a-t-il une "extraterritorialité de la conscience" comme on le dit parfois en philosophie de l'esprit ?

La dimension subjective, phénoménale et intentionnelle de la conscience n'excède-t-elle pas (définitivement ?) les descriptions purement physiques ou naturalistes ?

Le mode d'existence de l'expérience consciente est-il réductible au mode d'existence des objets étudiés par les sciences physiques et les sciences naturelles ?

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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Petit extrait de la page 476 du Grand Manuel de Parapsychologie Scientifique sous la direction de Renaud Evrard 🙂 :

Citation

Le modèle Orphée est une théorie développée par le professeur de psychologie clinique Thomas Rabeyron (2023) qui vise à rendre compte du psi et de ses propriétés à partir d’un monisme décompositionnel à double aspect. À la rencontre entre les travaux et le formalisme de la métapsychique, la psychanalyse et la physique, le modèle Orphée s’inscrit en particulier dans la filiation de l’école allemande de parapsychologie, et plus précisément du modèle de l’information pragmatique (MPI), de la théorique quantique généralisée (GQT) et de la conjecture Pauli-Jung (CPJ).
Ce modèle repose tout d’abord sur la mise en évidence du « paradoxe psi » selon lequel le psi tend à rendre caduque le cadre même de sa démonstration lors d’une expérience scientifique (Rabeyron, 2020). En effet, le psi montre qu’une interaction directe entre un observateur et ce qu’il observe est possible de manière ponctuelle, or cela induit de possibles effets de contamination qui invalident le cadre scientifique qui repose, au contraire, sur le principe selon lequel l’observateur et l’observé peuvent être totalement distincts à partir d’une frontière épistémologiquement étanche. Ce paradoxe met donc en évidence la nécessité de produire un modèle de compréhension du psi qui tienne compte de telles particularités sur le plan épistémologique. Le modèle Orphée suppose alors que la compréhension du psi n’est par ailleurs possible qu’à condition d’élucider tout d’abord la relation entre psyché et matière, conscience et cerveau.

Bon... En gros c’est pas gagné de faire entrer la parapsychologie dans le cadre naturaliste / physicaliste ! 🤣

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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Le 19/11/2020 à 01:38, Christian GIRARD a dit :

J'en reviens à ma question relative à cette vie qui "commence à la conception", peux-tu être plus clair à ce propos ? Pour moi, ce que je lis (mais je peux me tromper, d'où ma demande de précision), c'est que tu sous-entends qu'une âme se glisse dans l'ovule fécondé, insufflée par Dieu ou par l'opération du Saint-Esprit (ou par je ne sais quoi). Il me semble nécessaire de préciser ce point car pour ma part, et au regard de mes réflexions, il n'est nul besoin d'invoquer cette âme. Note que j'ai bien lu que tu n'as pas parlé d'âme, mais je trouve justement ta réponse fuyante, or c'est un point essentiel. 

Donc une âme est-elle nécessaire dans ton schéma de pensée pour créer un individu vivant ? (Je ne parle même pas des animaux non humains.)

Si oui, et c'est une question qui me turlupine et à laquelle j'aimerais avoir un "embryon" de réponse, que se passe-t-il lorsqu'il advient que la cellule œuf se sépare en deux, d'où vont se développer deux jumeaux homozygotes ? L'âme est-elle coupée en deux ? L'un des deux jumeaux n'a pas d'âme ? Deux âmes sont insufflées non au moment de la conception mais après, une dans chaque cellule au moment de la première division cellulaire ? Etc. 

Parce que si l'âme est insufflée au moment de la fécondation, il n'y en a qu'une et une seule dans la cellule œuf. Ladite cellule œuf chargée d'une âme ne se divise qu'ensuite. Ou alors faut-il intégrer d'autres hypothèses : par exemple que l'âme se divise en deux "âmes sœurs" jumelles, etc. ?

À cette question d’une âme insufflée au moment de la conception s’ajoute celle de la prétendue bonté de Dieu dans certain cas, voici un exemple édifiant (âmes sensibles s’abstenir) 

https://vm.tiktok.com/ZN8JP48BN/

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