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Il y a 7 heures, Patrick FROMENT a dit :

Comme cela a déjà été pointé, tout ce qu'on peut reprocher à la thèse d'Élisabeth Tessier, et à son jury, peut aussi être reproché à un nombre impressionnant de thèses et de travaux académiques.

Ouf, merci de convenir qu'on peut adresser des reproches à cette thèse. 😉 

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Il y a 8 heures, Christian GIRARD a dit :

Mais si les illusions font notre réalité, le problème disparaît. On sait que nous baignons dans un monde d'illusions mais qu'on ne peut échapper à ce que cet ensemble d'illusions forme justement ce que l'on nomme notre réalité (il faudrait que je vous montre l'une de mes œuvres picturales monumentales que j'ai réalisées à l'âge de 22 ans et qui témoigne de ce que cette approche est une réflexion personnelle de longue date, ou un constat). 

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Il y a 9 heures, Christian GIRARD a dit :

Mais si les illusions font notre réalité, le problème disparaît. On sait que nous baignons dans un monde d'illusions mais qu'on ne peut échapper à ce que cet ensemble d'illusions forme justement ce que l'on nomme notre réalité

Oui c'est une des manières d'envisager la question.

Merci, au passage, et félicitations pour ton œuvre picturale qui témoigne du fait que cette question te taraude depuis longtemps (comme moi 🙂).

En formulant "Les illusions font notre réalité" on peut aussi comprendre que l'apparence c'est la réalité ou il n'y a rien d'autre que les phénomènes (je m'aventure un peu et je vais au delà de ton propos mais c'est pour le clarifier 🙂).

"Les illusions font notre réalité" peut vouloir dire aussi que le mode normal d'accès au réel est l'illusion. Du coup on peut comprendre cela comme le fait qu'il y a une différence ontologique entre ce qui serait le "réel" et les "apparences" ou les "phénomènes".

Bref, comme tu le vois, ta phrase peut être interprétée métaphysiquement de beaucoup de manières. 🙂 Si on dit "la réalité c'est les phénomènes" (c'est à dire ce qui apparait - je rappelle au passage que l'étymologie du mot phénomène est apparence), je pense que les matérialistes, physicalistes et naturalistes seront d'accord. Et si on comprend ta phrase comme une différence de nature ontologique entre l'apparence et la réalité, tu vas alors rallier les spiritualistes de tout poil qui pensent que la "vraie réalité" est ailleurs (et, en tout cas, pas dans les phénomènes). Ton œuvre peut être interprétée de plein de façons différentes, ce qui prouve que tu es un vrai artiste ! 🙂

La question de l'apparence et de la réalité peut être considérée comme le problème fondamental de la philosophie. Et cette question existe aussi en Orient. Dans le bouddhisme, pour ne citer que cette tradition, on parle des Deux vérités (ou deux réalités, à savoir : réalité relative et réalité ultime). Notons que le bouddhisme règle la question ontologique d'une manière originale : Il n'y a pas de différence intrinsèque entre les deux niveaux de réalité, c'est simplement le point de vue ou l'état de conscience qui fait la différence entre le relatif et l'absolu.

Citation

Au niveau absolu, les deux vérités sont identiques. Au niveau relatif, les deux vérités sont distinctes. L'esprit illusionné ne fait pas la distinction entre réalité relative et réalité absolue. La vérité absolue est celle que réalisent les Êtres éveillés, la vérité relative est le fait des êtres qui restent plongés dans l'illusion et l'ignorance.

 

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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le (modifié)
Il y a 11 heures, Christian GIRARD a dit :

Ouf, merci de convenir qu'on peut adresser des reproches à cette thèse. 😉 

Il y a à dire sur plein de thèses de doctorat et autres travaux académiques (j'ose à peine dire la totalité... mais, après tout, l’étymologie de thèse est "pose" ou "position", c'est donc un travail personnel où l'auteur expose une position personnelle (basée sur des recherches et soumise à un regard de tiers qualifié mais une position personnelle qu'il doit, ensuite, défendre devant un jury, c'est là la fonction de la soutenance)).

Les dénonciations militantes de quelques cas médiatisés (ceci est un autre cas) ne doivent pas être l'arbre qui cache la forêt (je veux dire, qu'à mon avis, tu peux faire le même genre de polémique sur un nombre monstrueux de thèses de doctorat).

Modifié par Patrick FROMENT
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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
Il y a 22 heures, Alx a dit :

La polémique portait donc bien sur le contenu de la thèse : au lieu d'une analyse de la place de l'astrologie dans les sociétés modernes, l'auteure nous livre un plaidoyer en faveur de l'astrologie et entend nous prouver que cette discipline fonctionne.

Une thèse c’est aussi la tentative de réponse à une question qui, en général, est présente dans l’intitulé de la thèse. Et, comme je l’ai dit plus haut, une thèse c’est également, un travail personnel où l’étudiant-chercheur s’implique et s’immerge. Il n’est pas qu’un expert froid et distant. Ceci est plus vrai, certes, en sciences humaines qu’en sciences dures où les critères d’objectivité sont différents.

L’immersion prend tout son sens dans des disciplines comme l’anthropologie et l’ethnologie. Dans ce cadre là, l’immersion est même considérée comme une méthode de recherche à part entière (méthode d'observation participante). Et ceci n’est pas sans poser l’épineuse question du regard critique et de la distance. Au passage, pour le plaisir des yeux, je vous invite, pour exemple, à jeter un regard sur cette thèse récente et remarquable.

Pour revenir à la thèse d’Élisabeth Tessier et, si on prend l’intitulé cette thèse : Situation épistémologique de l'astrologie à travers l'ambivalence fascination-rejet dans les sociétés postmodernes , il est évident qu’il est assez difficile qu’un tel sujet soit discuté sans que l’auteur ne prenne position, lui même, à un moment d’une façon ou d’une autre, sur la situation épistémologique de l’astrologie (et donc sur sa véracité). Ceci pose la question, effectivement, du choix du département sociologie comme cadre de ce travail.

Je ne connais pas assez ce qui se pratique en sociologie (au niveau des méthodes de recherche) pour porter un jugement mais je pense que c’est là un faux problème car, finalement, le véritable enjeu de toute cette polémique est la place (ou non) de disciplines comme l’astrologie dans le cadre universitaire, on l’aura bien compris ! Et au passage ceci explique aussi bien la sorte d'acte de "militantisme universitaire" que représente la thèse d’Élisabeth Tessier autant que les critiques virulentes du camp rationaliste contre cet acte d'effraction dans le domaine universitaire.

(Je me permet d’insister un peu sur ce hors-sujet anecdotique de la thèse de Mme Tessier car il me semble que les thèmes abordés (fonctionnement de l’université et donc, pour part, définition des critères de scientificité) éclairent quelques unes de nos divergences et de nos incompréhensions)

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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En tout cas il serait dommage que les disciplines disons "alternatives", "curieuses" ou un peu "bizarres" n’aient pas droit de cité à l’Université car c’est aussi se priver de toute une précieuse recherche et une possible évaluation scientifique de ces recherches.


Heureusement que des chercheurs (quel que soit leur orientation) s’autorisent à faire des recherches et des doctorats, par exemple, sur l’impact des médecines complémentaires et alternatives (souvent dans le cadre de doctorats en médecine ou en psychologie) :


Thèses médecines non conventionnelles


Cela contribue à la connaissance de ces pratiques, de leurs limites, de l’utilité qu’elles peuvent avoir (et dans quel cadre) ainsi que de leur dangers éventuels. Ce genre de travail par exemple me semble très intelligent et équilibré :

Médecine non-conventionnelle et psycho-oncologie : évaluation de l’impact des Médecines Complémentaires et Alternatives (MCA) chez les patients atteints de cancer

Citation

L’analyse du discours révèle que le recours aux MCA influence positivement le vécu de la maladie sur l’ensemble des dimensions de la personne, mais détériore la représentation de la médecine allopathique et la relation soignant/soigné. Le refus de traitements curatifs chez les utilisateurs de MCA est lié à un univers de croyances invalidantes qu’ils développent. L’analyse des échelles suggère que le recours aux MCA améliore la perception de la santé globale, réduit la symptomatologie dépressive, mais reste sans effet sur l’anxiété. Le recours alternatif aux MCA est lié aux croyances d’attribution causale interne et de contrôle religieux, mais pas à celle d’un contrôle sur l’évolution de la maladie. L’intégration des MCA en oncologie apparaît pertinente et nécessaire pour améliorer la prise en charge des malades, mais doit pouvoir se déployer avec prudence et de façon progressive au regard des risques et des dérives de certaines pratiques hétérodoxes.

 

Bref, une fois de plus, il me semble que l’attitude militante de certains rationalistes consistant à bouter hors du cadre de l’Université ce genre d’études et de les marginaliser soit, non seulement, très sectaire et dogmatique mais aussi et surtout très contre-productive.

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Il y a 22 heures, Patrick FROMENT a dit :

Pour la petite histoire (et pour clore le hors sujet) le philosophe Patrice Guinard (lui même auteur d’une thèse sur le thème de l’astrologie) a recensé un siècle de thèses doctorales universitaires sur le thème de l’astrologie. ICI


Il est lui même l’auteur d’un article assez critique sur la thèse d’Élisabeth Tessier et le "blanchiment du commerce horoscopique".  ICI

Je ne connaissais pas Patrice Guinard, mais je souligne que je n'ai jamais prétendu (comme on pourrait le croire en lisant ce fil en diagonale) qu'une thèse sur le thème de l'astrologie était irrecevable.

D'après les titres que je vois dans la liste, la plupart semblent avoir un sujet valide : la place de l'astrologie dans l'oeuvre de XXX, analyse sociologique de l'astrologie en tant que religion, etc.

Je ne trouve rien à y redire, dès lors que le sujet est conforme à la discipline du chercheur, et surtout au sujet annoncé. Maintenant, comme le souligne M. Guinard lui-même, il est difficile de faire rentrer l'astrologie dans l'une des cases offertes par l'Université :

Citation

c'est bien la question: l'astrologie nécessite, en tant que connaissance, au même titre que la sociologie ou que la psychanalyse, un espace que la raison moderne ne lui reconnaît pas

Sauf à créer une chaire d'astrologie à la Sorbonne, on ne voit pas bien comment permettre aux astrologues de décrocher un doctorat en astrologie : les enseignants en philosophie, psychologie, sociologie seraient bien démunis pour dispenser un savoir qu'ils ne possèdent pas. Et plus encore pour reconnaître à un astrologue la compétence d'enseigner, d'édicter le dogme (ce qui est, étymologiquement, le rôle du docteur).

Et ne serait-il pas trompeur d'attribuer un titre de Docteur en sociologie à quelqu'un qui, admettons-le, excelle dans son domaine, mais n'entend rien à la sociologie ? (Je ne prétends pas que ce soit le cas de Mme Teissier : c'est un exemple) 
N'y a-t-il rien de choquant dans ce besoin de reconnaissance tel qu'il justifie de briguer un titre dans n'importe quelle matière, puisqu'il n'en existe pas dans celles qu'on maîtrise ?

Note bien que je ne m'aventure pas sur le terrain de la scientificité de l'astrologie, qui est elle aussi hors-sujet (décidément !) : toute cette histoire n'a rien à voir avec une "chasse aux sorcières" moyen-âgeuse, et l'intervention de Patrice Guinard va bien dans ce sens : on ne peut de toute évidence pas l'accuser d'anti-astrologisme primaire...
Il ne s'agit pas non plus d'un débat sur la méthode, ou même sur ses conclusions. Il s'agit juste de savoir si le chercheur a mérité le titre de Docteur en sociologie.

Qu'on attribue donc des titres de sociologues aux sociologues, et des titres d'astrologues aux astrologues !

Pour reprendre mon exemple précédent, serais-je légitime en présentant une thèse de médecine consacrée à l'illusionnisme ? Je vois ça d'ici : "Analyse des vertus thérapeutiques de l'illusionnisme sur les enfants atteints de pathologies sévères".
Titre irréprochable. Pour le jury, je demanderai à deux trois copains sur VM... la mention, c'est dans la poche !
Par contre, comme je n'ai pas de population à étudier, je vais juste parler d'illusionnisme, hein ! Ca tombe bien, j'en connais un rayon : j'ai plein de trucs à dire sur la LD à travers les âges et sur les donnes en second !
Et si on m'envoie bouler sous prétexte que ce n'est pas une thèse médicale, j'expliquerai qu'il n'y a pas de chaire de magie dans les universités. Non mais qu'est-ce que c'est que ces rationalistes sectaires et contre-productifs qui veulent garder tout le savoir pour eux ? (je n'irais pas jusqu'à les qualifier de dogmatiques : comme je l'ai expliqué plus haut, le dogmatisme, c'est le propre du docteur, on ne peut quand même pas le leur reprocher !)

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L'important, c'est que ça valide !

Publié le

@Alx Je suis globalement d'accord avec ton propos dans ton dernier message.

Je crois qu'on a bien cerné la problématique (et le point de vue mesuré de Patrice Guinard dont tu publies certaines citations aide bien).

Tout ça n'est pas tant un hors-sujet que ça car cela pose la question du traitement des modes de pensées hétérodoxes (et Dieu sait si ce fil est rempli de modes de pensées et de thèses hétérodoxes ! 😂)

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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    • Simple : il a y juste ce qu'il faut. Des visuels (photos et vidéos) et un moyen de te contacter. Sur la page principale, je viens de réaliser que tes gants n'avaient que 4 doigts. C'est un détail qui attire l'oeil donc il faut laisser cette photo (en plus très nette et ou qui donne tout de suite le ton sur le personnage). Les dessins sont bien aussi. Ce qui est un peu dommage, c'est qu'ils ne s'affichent pas en entier sans qu'on ait à descendre avec la molette pour les voir globalement. Les vidéos sont bien : elles en montrent assez pour avoir un aperçu de la variété des numéros possibles, la folie du personnage et pas trop pour laisser les gens les découvrir en entier. La deuxième vidéo où tu parles est la plus vendeuse à mon avis car ton accent et ta personnalité y sont encore plus flagrants au travers de ta présentation des coulisses du crazy. On voit clairement que tu es chez toi, que c'est ton univers et que lorsqu'on t'engage, on fait venir un morceau de la folie du crazy. Elle se démarque des autres vidéos plus axées sur le visuel mais qui ressemblent plus aux montages vidéos d'autres magiciens. La prise de contact est simple et directe : un mail et un numéro de téléphone. C'est plus chaleureux que la sempiternelle boîte de messages intégrée au site. On se dit qu'on va t'avoir en personne ou en tout cas facilement pour avoir tes conditions. C'est psychologique mais à mon sens, ça joue aussi. Il manque peut être quelques lignes (titres au dessus des vidéos ?) où on peut lire un peu ce que tu proposes en termes de format comme "numéros de 5 à 20min", ce genre de chose. Tu parles plusieurs langues donc une petite ligne pour l'indiquer, ce serait bien aussi. Les commentaires en anglais, français et allemand, les extraits de plusieurs émissions montrent déjà le côté international et reconnu de tes prestations mais en précisant que tu peux parler en telle ou telle langue, c'est un plus non négligeable pour certains clients. Un site internet n'est pas ce qui rapporte le plus de clients aujourd'hui (plutôt le bouche à oreille, la télévision et les réseaux sociaux) mais cela permet aux intéressés d'avoir un bel aperçu de ce que vous proposez, c'est une vitrine. Je vous souhaite de beaux succès dans la promotion de votre travail à Christa. et toi.
    • Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. Alexandra et Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour Yann Frish, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
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