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Kristo

As-tu besoin d'être hypnotisé pour "croire" à l'hypnose ?

As-tu besoin d'être allé dans l'espace pour "croire" à la conquête spatiale ?

Pourquoi ne pourrais-tu pas adhérer à la croyance des autres sur la base de LEUR expérience ? Pourquoi est-ce la seule question de Dieu qui te turlupine à ce point ? Pourquoi as-tu peur de Dieu ? :)

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Sinon, à propos des liens (très étroits pour moi) entre le thème de Dieu et celui de l’Essence de la Réalité.

Vous avez tous les ouvrages de Raimon Panikkar (je l’ai cité plusieurs fois aujourd’hui, c’est la journée Raimon Panikkar ! :) ).

(Raimundo Pániker Alemany connu comme Raimon Panikkar est né le 3 novembre 1918 à Barcelone d'une mère catalane et catholique et d'un père hindou et mort le 26 août 2010 à Tavertet, près de Barcelone. Il était docteur en philosophie, en chimie et en théologie et auteur de plus de 80 ouvrages et 900 articles)

Celui-ci en particulier : Entre Dieu et le cosmos : Une vision non dualiste de la réalité

Depuis toujours, disons dés ma première jeunesse, je me suis interrogé sur ce qu’est la réalité, la réalité tout court.

Si la religion ou le religieux ne sont pas la dimension en profondeur de la réalité même, ce ne sont que des superstructures ajoutées à ce qui est – rien de plus, somme toute, qu’une institution qui sera là, au mieux pour vous aider, au pire pour vous perturber ou vous ennuyer.

La réalité, pour le dire d’une façon simplifiée, comporte trois dimensions. (…) La réalité sensible empirique, qui ressort directement à l’exercice des sens, la réalité que me révèle la raison et qui corrige les données des sens, et une troisième dimension que l’on pourrait appeler vision mystique et que les Victorins, au XIIe siècle à Paris, appelaient le « troisième œil » ; c’est par là que vous accédez à la troisième dimension de la réalité. Inaneshva, au XIIIe siècle, disait que le monde est réel ; c’est son apparence qui n’est pas réelle, elle est seulement apparence.

C’est bon ! Nous sommes arrivés au Point Omega ! Vous pouvez fusionner ce sujet et celui sur les Signes de la réalité de l’existence ! mdr

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Kristo

As-tu besoin d'être hypnotisé pour "croire" à l'hypnose ?

As-tu besoin d'être allé dans l'espace pour "croire" à la conquête spatiale ?

Non, en effet, pas besoin (sauf que je n'utiliserais pas forcément le verbe croire)

Pourquoi ne pourrais-tu pas adhérer à la croyance des autres sur la base de LEUR expérience ?

Parce qu'on nous dit que c'est une expérience personnelle... comme le bouddhisme d'ailleurs. Il ne faut pas croire (en un dogme...) sans avoir expérimenté avant.

Pourquoi est-ce la seule question de Dieu qui te turlupine à ce point ? Pourquoi as-tu peur de Dieu ? :)

J'ai pas peur mdrmdrmdr

4553813_3_fa81_des-panneaux-meme-pas-peur-et-la-nouvel_f48e4109a32486a2f247a67600281138.jpg

Ca m'amuse un peu, ça m'intrigue et surtout ça me choque que tant de gens puissent croire en des choses irrationnelles (alors qu'ils sont pour la plupart, théoriquement, allés à l'école, censée apprendre à raisonner). Donc je cherche à comprendre pourquoi. Et, en échangeant des arguments, je cherche éventuellement à convaincre.

Je suis un ultra-sceptique, Kristo est un ultra-ultra-sceptique ! mdr

C'est possible !

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Ca m'amuse un peu, ça m'intrigue et surtout ça me choque que tant de gens puissent croire en des choses irrationnelles (alors qu'ils sont pour la plupart, théoriquement, allés à l'école, censée apprendre à raisonner).

Michel Houellebecq disait récemment sur le journal de France 2 que l’athéisme est une position difficile à tenir.

Un autre Michel (Michel Onfray – lequel défend pourtant des positions athéistes) disait quelque chose de très similaire, il y a peu de temps, sur le plateau de l’émission On n’est pas couché.

Mais est ce que ça existe vraiment les vrais athées ? (à savoir quelqu’un qui défend une position philosophique strictement matérialiste sans le moindre zeste de transcendance).

Prenons un philosophe matérialiste très marqué : Marx par exemple :)

On trouve chez Marx plus une critique virulente de la religion (l’opium du peuple) plutôt qu’une véritable négation de Dieu. Marx ne prends pas parti ni pour l’existence de Dieu, ni pour la non-existence de Dieu.

Mieux, il écrit en 1875 : "Chacun doit pouvoir satisfaire ses besoins religieux et corporels sans que la police y fourre son nez."

Une année avant, Friedrich Engels épinglait ceux qui avaient "la prétention de transformer les gens en athées par ordre du mufti".

Regardons le cas d’un autre philosophe à l’athéisme prétendument radical : Nietzsche

Nietzsche l’affirme haut et fort : Dieu est mort !

Mais de quel Dieu parle-t-il ? … J’ai bien peur que, une fois de plus, derrière ce "Dieu est mort" c’est, en fait, une critique et une révolte contre la religion et ses excès qu’exprime Nietzche (le père de Nietzche était un pasteur luthérien).

En renonçant à la foi chrétienne, on se dépouille du droit à la morale chrétienne. Celle-ci ne va absolument pas de soi (…). Le christianisme est un système, une vision des choses totale et où tout se tient. Si l'on en soustrait un concept fondamental, la foi en Dieu, on brise également le tout du même coup : il ne vous reste plus rien qui ait de la nécessité. »

(Le crépuscule d’une idole)

Le Dieu en croix est une malédiction de la vie, un avertissement pour s’en sauver ; le Dionysos écartelé est une promesse de vie : il renaîtra éternellement et reviendra de sa destruction.

Nous voyons clairement, dans ces textes, plus un rejet et une révolte contre la morale chrétienne qu’un rejet de l’idée de Dieu. Au contraire… Nietzsche en appelle à Dionysos qui pour lui est un Dieu positif qui danse et qui rit.

Carl Jung ne s’y trompera pas en écrivant un peu plus tard :

Nietzsche n'était pas athée, mais son Dieu était mort. La conséquence de cette mort de Dieu fut que Nietzsche lui-même se dissocia en deux et qu'il se sentit obligé de personnifier l'autre partie de lui même tantôt en "Zarathoustra" tantôt, à d'autres époques, en "Dionysos", le Dionysos démembré des Thraces. La tragédie de Ainsi parlait Zarathoustra est que, son Dieu étant mort, Nietzsche devint un Dieu lui-même et cela advint précisément parce qu'il n'était pas athée.

( C. G, Jung , Psychologie et religion)

Il me semble que la plupart des personnes qui se disent athées expriment plutôt leur rejet de la religion, de la morale religieuse et des crimes commis au nom de la religion plutôt que de Dieu lui-même.

Ce sujet de 93 pages n’échappe pas à la règle et la plupart des polémiques qui ont eu lieu ici sont liées à un rejet de la religion plus qu’à un rejet de l’idée de Dieu.

Il est à noté aussi que nombre de philosophes athées contemporains se prononcent pour une spiritualité laïque ou une "spiritualité sans Dieu".

André Comte-Sponville peut être classé dans cette mouvance :

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L'athéisme existe-t-il vraiment ? Je suis sceptique ! :D

En tout cas je ne pense pas avoir jamais rencontré de véritable athée. (même chez les magiciens ! :) ). Je n'ai rencontré que des idées différentes de Dieu.

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Il me semble que la plupart des personnes qui se disent athées expriment plutôt leur rejet de la religion, de la morale religieuse et des crimes commis au nom de la religion plutôt que de Dieu lui-même.

L'athéisme, c'est l'incroyance religieuse, c'est nier l'existence de dieu.

Donc, ceux dont tu parles (et dont je doute qu'ils soient proportionnellement si nombreux), s'ils ne nient pas l'existence de dieu, ne sont pas athées.

L'athéisme existe-t-il vraiment ? Je suis sceptique ! :D

En tout cas je ne pense pas avoir jamais rencontré de véritable athée. (même chez les magiciens ! :) ). Je n'ai rencontré que des idées différentes de Dieu.

Je pense qu'il y a beaucoup d'athées dans la population. Je pense que c'est le cas depuis toujours mais il est possible que, avec le matérialisme ambiant, il y en ait de plus en plus. Par contre ils n'expriment que rarement leur incroyance ; n'y croyant pas, ils se désintéressent sans doute du sujet.

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Ouais… Lorsque je faisais des études en psychothérapie, mon prof de sexologie me disait qu’il n’y a rien de plus difficile et de plus biaisé que les études et les sondages sur la sexualité (pour plein de raisons : sujet très intime où on ment aux autres et on se ment à soi-même, il y a aussi la question de la pression sociale et de correspondre au "standard" sur ces questions délicates).

J’ai l’impression que c’est la même chose pour Dieu et l’athéisme.

Il faut définir ce qu’un un athée et définir ce qu’est Dieu. Pas simple.

Doit-on compter, par exemple, les bouddhistes et les taoïstes parmi les athées (ils ne croient pas en Dieu, l'idée d'un Dieu créateur leur est même étrangère) ? Quid ceux qui se déclarent agnostiques ?

Quand tu regardes ça ou ça , tu te dis que c'est pas évident de compter les athées et les croyants.

En fait sur ce sujet il faudrait faire une étude qualitative et non quantitative.

C'est à dire savoir ce que les gens mettent exactement derrière leurs mots quand ils disent "je crois" ou "je ne crois pas".

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Il faut définir ce qu’un un athée et définir ce qu’est Dieu. Pas simple.

C'est pas faux.

Pour moi, un athée est celui qui ne croit pas du tout en un (ou plusieurs) dieu(x) ni en aucune religion.

Donc, un agnostique, ou quelqu'un qui doute, n'est pas un athée.

Doit-on compter, par exemple, les bouddhistes et les taoïstes parmi les athées (ils ne croient pas en Dieu, l'idée d'un Dieu créateur leur est même étrangère) ? Quid ceux qui se déclarent agnostiques ?

Pour ce qui est des bouddhistes et taoistes, c'est une bonne question, il faudrait leur demander et se pencher dessus, mais j'aurais tendance à les classer tout de même dans les non athées. Même s'ils ne croient pas en la création du monde ni au paradis, ils ont quand même d'autres croyances...

Quand tu regardes ça ou ça , tu te dis que c'est pas évident de compter les athées et les croyants.

En fait sur ce sujet il faudrait faire une étude qualitative et non quantitative.

C'est à dire savoir ce que les gens mettent exactement derrière leurs mots quand ils disent "je crois" ou "je ne crois pas".

L'étude (ici en pdf) porte sur un sondage avec 4 choix dont 1 seul est possible : êtes-vous une personne religieuse, pas une personne religieuse, un athée convaincu, ou ne sait pas/pas de réponse.

Les questions me paraissent relativement bien choisies..

C'est amusant de voir que la France est en quatrième position.

On est 4ème sur plein de trucs : le coût du travail, les ventes d'armes, l'athéisme... ;)

Bon, les chiffres sur la Chine (classée numéro 1) ne sont sans doute pas justes étant données la répression religieuse et les craintes de représailles qu'ont pu avoir les sondés en répondant, sachant la position officielle sur les religions...

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Hé hé hé... ;)

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Peut-on vivre une expérience fulgurante de l’absolu sans l’associer nécessairement au vocabulaire et à l’imaginaire religieux ? Pour avoir vécu un tel événement, Jean Claude Bologne, poète, romancier et essayiste, ose répondre par l’affirmative à cette question a priori incongrue : « Le mot Dieu ne m’a jamais traversé, écrit-il. Parlons de joie. »

Depuis une quarantaine d’années, intrigué par cette étrange possibilité d’une illumination qui ne soit pas « divine », il n’a eu de cesse d’explorer dans l’histoire et la littérature les signes d’expériences semblables. Et contrairement à l’idée convenue d’un lien consubstantiel entre mysticisme et religion, il s’est découvert partie prenante d’une vaste famille d’athées, d’agnostiques et même de croyants ayant connu de tels épisodes sans pour autant leur accoler le nom de Dieu : Apollinaire, Bataille, Borges, Ionesco et Nietzsche côtoient ici Mallarmé, Proust et tant d’autres, dans une fresque brillante qui donne à penser à tous – croyants ou incroyants. Il nous fait ainsi partager une tout autre vision de la mystique, ouverte et adogmatique.

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Un homme avait cherché Dieu toute sa vie durant.

Un jour, au cours de sa quête il arriva devant une maison où était écrit : C’est ici que Dieu habite ! -8 (!!!).

Vous pouvez imaginer son ravissement et sa joie.

Il monta l'escalier quatre à quatre mais au moment où il allait frapper à la porte, sa main se paralysa.

Une idée lui traversa l'esprit : "Si par hasard c'est réellement la maison de Dieu, je suis fini; ma recherche est finie. Si la porte s'ouvre et que je me trouve face à Dieu, c'est fini, la quête est terminée. Et après ? "

Alors l’homme se mit à trembler. Il enleva ses chaussures et redescendit en silence le magnifique escalier de marbre de peur que Dieu ne l’entende et lui ouvre la porte.

Arrivé dehors, il courut plus vite qu'il n'a jamais couru sans jeter un regard en arrière.

Maintenant qu’il savait où Dieu habitait, il pouvait continuer son jeu et sa quête éternellement et partout. Le seul endroit qu’il avait à éviter était la maison de Dieu.

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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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