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Boums

Les Signes de l'Existence de Dieu

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En conclusion de l'article, cette question ironique et drôle : " [...] si le cerveau humain est programmé de façon inéluctable pour croire en Dieu, dans quelle espèce convient-il de classer le cerveau des athées ?

:)

Peut être serait-il plus juste de dire que le cerveau humain est "programmé" pour la transcendance ou, qu'en tout cas, la "fonction transcendance" existe dans le cerveau humain.

Et la transcendance (le besoin de se relier à quelque chose de plus grand que soi) se retrouve aussi bien chez les croyants que chez les athées, les mystiques ou les rationnalistes.

Après tout, il a bien existé, en France, pendant la Révolution (et même après), un "culte de la Raison". Les rationalistes purs et durs sont les héritiers de cette grande tradition religieuse. :)mdr

Le culte de la Raison procède de l'athéisme et du naturalisme de Denis Diderot, dont s'inspirait Jacques-René Hébert.

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ou, qu'en tout cas, la "fonction transcendance" existe dans le cerveau humain.

Ok

Et la transcendance (le besoin de se relier à quelque chose de plus grand que soi) se retrouve aussi bien chez les croyants que chez les athées, les mystiques ou les rationnalistes.

Mouais.

J'ai quand même l'impression en tant qu'athée, de penser différemment des croyants.

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Je pense très précisément que c'est cette fonction qui n'existe pas chez les athées.

Une propension à la transcendance "programmée" dans le cerveau humain pourrait y séjourner de façon latente, sans jamais qu'elle ait à s'exprimer. Il existe bien un allume-cigare dans la voiture des non-fumeurs ;). Si l'on ne naît pas humain mais qu'on le devient, c'est que la culture nous façonne. Ce qui fait que chez certains cette disposition au concept de transcendance va germer, s'élever et croître jusqu'à la foi (pour parfois disparaître ultérieurement) ou encore attendre longtemps avant de s'exprimer (si cela advient) reste vraiment très mystérieux.

Il se peut également que la sublimation (au sens psychanalytique de "mécanisme de défense visant à transformer et à orienter certains instincts ou sentiments vers des buts de valeur sociale ou affective plus élevée") dépende de cette propension innée à la transcendance. Un doryphore ayant a priori l'esprit peu orienté vers la transcendance aura plus de mal à organiser sa vie pour accomplir une oeuvre de l'esprit, peindre le plafond de la chapelle Sixtine par exemple. mdr

En toute dernière analyse, la spiritualité n'est-elle pas qu'une orientation possible de l'esprit qu'on décide de laisser s'exprimer (ou pas), une sorte de lâcher-prise qui finalement enrichit la vie d'une dimension de plus ? :)

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Oui, en tous cas il ne faut pas chercher de différence du côté génétique. Je veux dire, les croyants et les athées n'ont pas une différence physique dans le cerveau, mais plus une différence culturelle. Ce qui explique qu'il y ait de grandes différences dans le nombre d'athées d'un pays à l'autre, d'une culture à l'autre, et que ça puisse évoluer en fonction de l'évolution des cultures et des connaissances scientifiques. Lorsqu'en Inde, il y a quelques années, on me demandait en quel dieu je croyais, et que je répondais en aucun dieu, ils répétaient la question, puis finalement me regardaient comme si j'étais un extra-terrestre; c'était un peu au delà de leur entendement. mdr

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En toute dernière analyse, la spiritualité n'est-elle pas qu'une orientation possible de l'esprit qu'on décide de laisser s'exprimer (ou pas), une sorte de lâcher-prise qui finalement enrichit la vie d'une dimension de plus ? :)

C'est une fois de plus une perspective de croyant. Il me serait facile d'argumenter qu'au contraire, celui qui croit s'enferme plus qu'autre chose, mais je préfère respecter la foi chez mon prochain, tout comme j'aimerais qu'on respecte mon absence de foi comme ce qu'elle est, plutôt que d'y voir une pauvreté (en écho à ton usage du terme "enrichir") ou une cécité.

En effet il me semble que le croyant cherche une force en dehors de lui, alors que le non-croyant cherche la force qui est en lui.

Idem l'effet placebo : quand on peut se soigner par des faux médicaments, on peut aussi se soigner sans médicaments, en cherchant les ressources qui sont en soi, sans croyances irrationnelles.

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Je préfère croire qu'être dans l'incertitude. Cela ne veut pas dire que je me réfugie dans la croyance car je la préfère, je croie et remercie celui qui m'a créé de m'avoir ôté l'incertitude.

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Le Nazaréen.

Quand le Nazaréen, en croix, les mains clouées,

Sentit venir son heure et but le vin amer,

Plein d’angoisse, il cria vers les sourdes nuées,

Et la sueur de sang ruissela de sa chair.

Mais dans le ciel muet de l’infâme colline

Nul n’ayant entendu ce lamentable cri,

Comme un dernier sanglot soulevait sa poitrine,

L’homme désespéré courba son front meurtri.

Toi qui mourais ainsi dans ces jours implacables,

Plus tremblant mille fois et plus épouvanté,

Ô vivante Vertu ! que les deux misérables

Qui, sans penser à rien, râlaient à ton côté ;

Que pleurais-tu, grande âme, avec tant d’agonie ?

Ce n’était pas ton corps sur la croix desséché,

La jeunesse et l’amour, ta force et ton génie,

Ni l’empire du siècle à tes mains arraché.

Non ! Une voix parlait dans ton rêve, ô Victime !

La voix d’un monde entier, immense désaveu,

Qui te disait : — Descends de ton gibet sublime,

Pâle crucifié, tu n’étais pas un Dieu !

Tu n’étais ni le pain céleste, ni l’eau vive !

Inhabile pasteur, ton joug est délié !

Dans nos cœurs épuisés, sans que rien lui survive,

Le Dieu s’est refait homme, et l’homme est oublié !

Cadavre suspendu vingt siècles sur nos têtes,

Dans ton sépulcre vide il faut enfin rentrer.

Ta tristesse et ton sang assombrissent nos fêtes ;

L’humanité virile est lasse de pleurer. —

Voilà ce que disait, à ton heure suprême,

L’écho des temps futurs, de l’abîme sorti ;

Mais tu sais aujourd’hui ce que vaut ce blasphème ;

Ô fils du charpentier, tu n’avais pas menti !

Tu n’avais pas menti ! Ton Église et ta gloire

Peuvent, ô Rédempteur, sombrer aux flots mouvants ;

L’homme peut sans frémir rejeter ta mémoire,

Comme on livre une cendre inerte aux quatre vents ;

Tu peux, sur les débris des saintes cathédrales,

Entendre et voir, livide et le front ceint de fleurs,

Se ruer le troupeau des folles saturnales,

Et son rire insulter tes divines douleurs !

Car tu sièges auprès de tes Égaux antiques,

Sous tes longs cheveux roux, dans ton ciel chaste et bleu ;

Les âmes, en essaims de colombes mystiques,

Vont boire la rosée à tes lèvres de Dieu !

Et comme aux jours altiers de la force romaine,

Comme au déclin d’un siècle aveugle et révolté,

Tu n’auras pas menti, tant que la race humaine,

Pleurera dans le temps et dans l’éternité.

(...................................................................................................) Leconte de Lisle, Poèmes barbares

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