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Publié le
Il y a 4 heures, Christian Girard a dit :

les conflits proprement religieux (Kerbela, Saint-Barthélemy, guerre de Trente Ans, hindous contre musulmans...) tuent beaucoup moins de gens que les guerres d'État à État, les guerres civiles et les dictatures !


Il faudrait vérifier les chiffres de l'article. Mais on peut déjà dire que cela occulte le fait que les guerres d'état à état se font souvent pour des raisons religieuses (ou prennent plus ou moins directement la religion comme prétexte)

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  • 2 weeks plus tard...
Publié le

 

Science & Vie  n° 1205 de janvier 2018, "Révélations sur la Bible" :

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Science & Avenir  hors-série  n° 192 de décembre 2017, "9 grands textes de l'humanité explorés par la science" :

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https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/patrimoine/9-grands-textes-de-l-humanite-explores-par-la-science_119456

 

Sommaire : http://espaceclient.sciencesetavenir.fr/milibris/index/summary/id/10347/

 

Publié le (modifié)

 

Dans le ventre de la mère deux fœtus discutent :


- Fœtus 1 : Et toi, tu crois à la vie après l’accouchement ?
- Fœtus 2  : Bien sûr. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Nous sommes ici pour devenir forts et nous préparer pour ce qui nous attend après.
- Fœtus 1: Pffff… tout ça, c’est insensé. Il n’y a rien après l’accouchement ! A quoi ressemblerait une vie hors du ventre ?
- Fœtus 2 : Eh bien, il y a beaucoup d’histoires à propos de « l’autre côté »… On dit que, là-bas, il y a beaucoup de lumière, beaucoup de joie et d’émotions, des milliers de choses à vivre… Par exemple, il paraît que là-bas on va manger avec notre bouche.
- Fœtus 1 : Mais c’est n’importe quoi ! Nous avons notre cordon ombilical et c’est ça qui nous nourrit. Tout le monde le sait. On ne se nourrit pas par la bouche ! Et, bien sûr, il n’y a jamais eu de revenant de cette autre vie… donc, tout ça, ce sont des histoires de personnes naïves. La vie se termine tout simplement à l’accouchement. C’est comme ça, il faut l’accepter.
- Fœtus 2 : Et bien, permet moi de penser autrement. C’est sûr, je ne sais pas exactement à quoi cette vie après l’accouchement va ressembler, et je ne pourrais rien te prouver. Mais j’aime croire que, dans la vie qui vient, nous verrons notre maman et elle prendra soin de nous.
Fœtus 1 : « Maman » ? Tu veux dire que tu crois en « maman » ??? Ah ! Et où se trouve-t-elle ?
Fœtus 2 : Mais partout, tu vois bien ! Elle est partout, autour de nous ! Nous sommes faits d’elle et c’est grâce à elle que nous vivons. Sans elle, nous ne serions pas là.
Fœtus 1 : C’est absurde ! Je n’ai jamais vu aucune maman donc c’est évident qu’elle n’existe pas.
Fœtus 2 : Je ne suis pas d’accord, ça c’est ton point de vue. Car, parfois lorsque tout devient calme, on peut entendre quand elle chante… On peut sentir quand elle caresse notre monde… Je suis certain que notre vraie vie va commencer après l’accouchement…


Auteur inconnu

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Modifié par Shiva
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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
il y a une heure, Christian Girard a dit :

Cela peut aussi nous montrer les pièges de l'analogie. :)

Certes !

 

Pour ma part je préfère, plutôt, y voir la puissance d’évocation d’un conte philosophique et une réflexion poétique sur le fait que la naissance peut aussi être vue comme la fin de la vie intra-utérine et donc comme une mort. 

Question de tempérament, je pense ! :)

Je comprends néanmoins que le côté analogie avec un dialogue entre un croyant et un non-croyant donne une coloration quelque peu militante au texte qui pique un peu et nuit certainement au message.

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
Il y a 5 heures, Shiva a dit :

Pour ma part je préfère, plutôt, y voir la puissance d’évocation d’un conte philosophique et une réflexion poétique sur le fait que la naissance peut aussi être vue comme la fin de la vie intra-utérine et donc comme une mort. 

Oh, mais je perçois bien la puissance de l'évocation de cette histoire, de la même façon qu'un chœur peut me donner "l'espace d'un instant" l'impression que, peut-être, il existe des anges qui eux aussi chantent en chœur, l'art a cette capacité de transporter "ailleurs" (j'hésite à écrire "plus loin" ou "plus haut"). Le joli conte ci-dessus m'évoque irrésistiblement cette question classique liée au sommeil : y a-t-il bien continuité entre l'individu qui se couche et celui qui se réveille, est-ce bien le même ou un autre avec un logiciel entièrement implanté (si je puis dire) contenant toutes les informations de l'individu "mort" pendant la nuit... C'est une question qu'il vaut mieux ne pas se poser en allant se coucher : vais-je mourir dans mon sommeil et un autre moi-même se réveillera-t-il demain matin avec tous mes souvenirs et cette illusion qu'il est moi, en toute intégrité ?

Néanmoins, d'un point de vue matérialiste, les deux fœtus ont grandi dans un milieu clos qui, il faut bien le reconnaître, est contenu dans un Univers plus vaste (oui, dans ce conte, la maman existe forcément, elle ne constitue pas l'Univers entier). Ces fœtus (qui font preuve d'une conscience bien avancée pour leur âge :P) ne meurent en aucun cas, ils changent juste de milieu. Par contre une fois une fois un individu mort, son corps  entre bel et bien en décrépitude, il se décompose, il ne change pas de milieu. L'analogie s'arrête donc là. Et normalement, c'est à ce moment que tu brandis la notion de "conscience" mdr en émettant l’hypothèse que celle-ci peut perdurer, voire naître ailleurs. Mais à l'opposé de ces fœtus, nous n'entendons pas le chant de notre mère (ou de Notre Père) et ne sentons pas ses caresses. J'en reviens à l'histoire : si la mère chante, les deux fœtus entendent le chant, alors pourquoi (pour rester dans un système analogique que j'estime dangereux dans ce qu'il offre comme biais à la pensée)  les êtres humains eux ne semblent pas partager la même écoute du Monde ? Pourrait-on rester sourd au chant de Dieu ? Oh bonne mère !...

 

Citation

la naissance peut aussi être vue comme la fin de la vie intra-utérine et donc comme une mort.

Faudrait au moins être psychanalyste pour affirmer un truc aussi bizarre que ça ^_^ .

La naissance est un passage d'un milieu à un autre, en aucun cas une mort qui, elle, marque la fin de l'homéostasie d'un être vivant et la victoire de l'entropie.

 

 

 

Publié le (modifié)

@Christian Girard

Ta vision de la naissance (fin de l'homéostasie, victoire de l'entropie) me fait penser à un passage d’un livre de Michel Bitbol, il s’agit d’une définition biologique de la mort :

"Les sciences offrent une description de plus en plus détaillée des processus qui se déroulent dans les organismes vivants, et par voie de conséquence une description claire des événements qui conduisent à la mort des êtres vivants. On peut résumer ces acquis en déclarant que la mort d’un organisme survient lorsque l’homéostasie globale de ses cycles métaboliques ne peut plus être maintenue, en raison de son épuisement interne ou d’une perturbation extérieure d’amplitude plus grande que son seuil de résilience. À côté de cela, les sciences n’ont rien de pertinent à dire sur l’expérience directe, située, exclusive, de la mort. Elles n’ont même pratiquement rien à m’apprendre sur ce que cela me fait d’être en train de mourir. Peu de chercheurs scientifiques se contentent pourtant de ces aveux d’ignorance."

Michel Bitbol - La conscience a-t-elle une origine ?

Modifié par Shiva
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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le (modifié)

Ce petit conte philosophique sur les deux foetus me fait penser à l'idée selon laquelle ce n'est pas la vie qui est le contraire de la mort.

Le contraire de la mort c'est... la naissance !

Naissance et Mort sont, simplement, deux évènements (importants et singuliers certes !) qui font partie de la vie.

Modifié par Shiva

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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