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[Réflexion] Stage pour Devenir Magicien Pro : enfin une bonne nouvelle


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Nous pouvons effectivement débattre sur le fond pendant longtemps et j'avoue que sur ce point, je n'ai pas d'avis particulier. Toutefois, je rejoins tout à fait mes camarades Tanhouarn et Bruno sur un point : je trouve dommage que l'on n'ai pas accordé davantage de considération à Marc Gesbert qui a eu le courage et surtout l'honnêteté de venir plaider sa cause dans l'arène où l'ambiance ne lui était pas complètement acquise.

En outre, malgré la virulence feutrée de certains reproches, Marc Gesbert ne s'est pas départi d'un ton calme et argumenté. S'il y en a qui sortent grandis de ce débat, c'est bien lui ainsi que notre camarade Chris pour sa vision généreuse du stage "découverte".Tu ne cesseras jamais de m'étonner ;) .

Amicalement

:cool:

Woody

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Publié le

Moi ce qui me fait bien rire et oui :))

c'est : Exposé assorti de démonstrations sur les débouchés actuels facilement accessibles:

Petites scènes : lors d'anniversaires, de mariages, etc...

Proximité ( « close-up » ) : restaurants, cocktails, etc...

Il y a des gens qui ne vivent que du métier de magicien et qui ont du mal à bosser à cause de personnes qui ont un 2eme job et qui viennent casser les prix en close up ou autres .

alors la personne qui aura payé ce "stage" voufra le rentabliser et bossera à n'importe quel prix .

et de plus pourquoi faire croire que la magie est un débouché à quelqu'un qui a éventuellement envie de changer de métier car il a des difficultés dans le sien .

allons allons , restons sérieux .

Mais arrêtez de nous prendre pour des c**s.

le seul but des organisateurs de stage , celui là ou d'autres c'est se faire du poignons pour mettre du beurre dans leurs épinards .

point à la ligne sautez une ligne.

Rien d'autres .

ça sera mon seul et unique post la dessus.

Publié le
Yilou... Peut-être es-tu déçue de ne pas y voir un stage sur le quick change ? Je te propose d'aller du côté des Petrosyan, si tu veux y avoir un stage mdr

Je pense que ce genre de réflexion méritait plus un MP que d'être présent ici....Enfin...excuse-moi mais le féminin utilisé n'est pas de mise. En quoi serions-nous déçus ? Côté Petrosyan, qui sont des amis, ils étaient en spectacle l'été dernier au Magic Castle et Valérie y donnait sa conf. le Dimanche où ils étaient présents (Siegfried & Irene Larsen aussi), autre chose ? Ne devions pas du post, ça redevient ridicule.

Publié le

Et si jamais ce post n'avait pas été édité il n'y aurait eu qu'un seul prix en fait non et je pense que les gens auraient payé 2500 et non 830?

En fait il faudrait organiser un stage de relecture de contrat et d'annonces pour éviter ce genre d'embrouille et de soucis!!

Promis je ne prends pas cher!!!

Bon si tout est réglé alors tant mieux....

P.S: concernant la formation effectivement c'est l'employeur qui prend en charge mais il cotise pour cela avec quand même nos sous non! Les fonds publics ne rentrent pas dedans.

Publié le

Parce qu'il est sans doute moins ridicule de tirer à boulets rouges sur Marc Gesbert, qui plus est après qu'il soit venu s'en expliquer ?

Parce qu'il est sans doute moins ridicule de faire 8 pages sur un tel sujet ?

Nikola et Woody ont bien résumé la chose, et je ne vois pas ce que cela peut vous apporter de plus, chacun, de plomber un mec qui n'a rien demandé.

PS : Chris, pour répondre à ta question, mes messages ne s'adressent pas spécialement à toi mais à un ensemble. L'allusion sur le Smoke est donc adressé à ceux qui se reconnaîtront.

Publié le
alors qu'en général, il suffit d'une petite discution de quelques minutes avec un professionnel à qui vous déclarez que vous aimeriez découvrir son métier, pour qu'il vous ouvre TRES GRAND TOUTES LES PORTES DE SON ART .......

alors là, tu rigoles !! Il y a un an un ami m'a invité à diner avec mon fils et un cineaste très connu dans le but que mon fils rencontre "un grand". Pour qu'il ne se sent pas piègé, on etait une dizaine à table. En plein air, debut aout, dans un resto à St.Germain. Ce cineaste avait vu mon fils la dernière fois il y a 18 ans. Quand je disais "tiens, mon fils fait l'ESRA", le cineaste disait "pfft, le cinema c'est dificile, n'est ce pas". rien d'autre. Après la discussion tournait autour d'autres sujets......

Point de vu "QU'IL OUVRE TRES GRAND TOUTES LES PORTES DE SON ART ....... " ce n'est pas toujours evident !

Vive donc les stages "DECOUVERTES" : Vous payez, mais on vous explique un metier !

otto

www.ottowessely.fr

Publié le

J'AI REçU CE SUPPLEMENT DANS MON COURRIER - ECRIT PAR UN MAGICIEN - ECRIVAIN ET JE TROUVE CA DROLISSIME, EXCUSEZ MOI !

DEVENEZ PROSTITUÉ

Avec Madame Claude

Lieu : Bois de Boulogne

Durée : 3 jours seulement ( 60 heures)

Prix : 2569 € hors taxes

( peut être financé par votre paroisse ,

votre famille ou n’importe quel d

prêt à vous donner la somme)

Dates : c’est où tu veux, quand tu veux, conasse !

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Vivez pleinement le métier de pute

Vous êtes habile de vos mains, vous vous êtes tapé tous les amis de votre mari

pendant qu’il bosse à l’usine, vous aimez parler la bouche pleine ? vous aimez

vous exhiber devant un public fasciné ? Avez-vous déjà pensé à faire une carrière

de pute professionnelle ?

Ce métier est fait pour vous !

Avec Madame Claude et son assistante Monique Kiri-Canton, (pute

professionnelle elle aussi) vous découvrirez les coulisses d’un métier pas assez

connu et dans lequel il n’y a pas de chômage. Vous aussi, devenez connue

des sévices de police et du grand public !

Premier jour :

Exposé assorti de démonstrations sur les débouchés facilement accessibles :

* les différents trous féminins et leurs fonctions respectives.

* La pose du préservatif avec la bouche et sans les dents

* Le close-up : enterrement de vît de garçons, partouzes en famille etc.

* Proximité : bars échangistes et maisons d’abattage

* Apprentissage des techniques de base liées aux morphologies : les yeux

bandés, apprenez à reconnaître sans les mains un petit chinois d’un go’neg !

Deuxième jour :

* Exposé sur les positions, leur histoire, leurs avantage et leurs inconvénients !

* Choix d’un style adapté à votre personnalité

* Etude de la « présentations » des manipulations en vue de faire de bonnes

passes.

Troisième jour : le terrain !

* Déplacement au bois de Boulogne. Remise d’un plan des allées, des

horaires des rondes de police et de l’adresse de l’hôpital le plus proche.

* Le soir stage dans une maison d’abattage du 18 ° : Chez la grosse Lulu !

avec 3 ou 4 passes filmées pour débriefing.

* Rencontre autour d’un verre avec les pensionnaires.

VIA CHOMDU propose:

Votre Guide Viachomdu

C’est en fréquentant les maisons d’abattage de la porte de Clignancourt, puis les

groupes d’échangistes de la Porte Dauphinoise ( qui ne concerne que le gratin !)

que Madame Claude a commencé à se passionner pour la prostitution, tous en

lisant les ouvrages d’Ovide, de Pauline Réage et de Xaviera Hollander.

Après de brillantes études chez les sœurs de la Circoncision et dans plusieurs

écoles de commerce, elle selance dans la grande aventure

Dès 18 ans, elle gagne sa vie avec brio en présentant son savoir faire au One-

Two-Two, au Sphinx et finira même turlutière-chef au grand lupanar de la porte

Maillot

Madame Claude choisit alors définitivement la carrière de pute en acceptant une

tournée au Moyen Orient où elle crée un numéro original : Oh la belle Beyrouth !

basé sur l’utilisation d’un petit canard électronique (ta mère)

De retour en France , ce sera le début d’une grande aventure télévisuelle sur

Canal Pluche !

Elle animera plusieurs émissions : T’as un gros truc, pousse-pousse, et

abracadabîte. Puis elle crée des jeux basés sur le sexe : le fourmoila, le vazymou

et le branlamord ! Ce dernier déclenchera un véritable « branle-bas de con bas »

à l’issue duquel elle sera élue « première main » au club Dorlotée.

Soucieuse de la vulcanisation de son art, elle publie une trentaine d’ouvrages sur

son savoir faire: l’usage des préservatifs chez les éléphants, la contraception chez

les poissons rouges, la saillie des cartes à jouer, Files-moi ton pognon, Ducon.

Toujours marquée par sa formation psychopédagogique, elle mène un combat

constant contre les filles venues de l’est qui gâchent le métier car elles se sont fait

escroquer par des souteneurs qui leur ont fait croire qu’on pouvait devenir pute

en UN jour seulement, alors que les grandes hétaïres vous le diront : il faut toute

une vie

Sa grande expérience lui fera approcher le monde du théâtre où elle jouera suc-

cessivement : patrie carré, le tour du monde en 80 verges, Le tout de mon cru,

etc…et assuera pendant 18 ans toutes les mises en scène du théâtre des deux

boules.

www.ottowessely.fr

Publié le

Ma boîte mail se remplit de messages interrogatifs, genre "c koi sthistoire". Comme souvent je suis le dernier informé de trucs qui me concernent pas. Gérard est un ami, sa vie et la mienne sont deux choses différentes.

Sur scène je suis ou son assistant ou son partenaire. Ailleurs j'ai ma vie, mes spectacles et mon libre art-bite comme dirait Otto!

Par contre je ne suis pas "l'assistant" du stage qui semble poser problème à beaucoup et dont je n'ai eu connaissance que par les mails des petits curieux.

Je viens de lire les 9 pages du forum.

C'est pas pour dire mais outre les problèmes d'éthique que l'on est en droit de se poser et que quelques messages traitent honnêtement, je trouve que beaucoup se livrent au jeu aboyer avec les chiens un peu légèrement.

Dans tous ceux qui lancent des pierres beaucoup ne connaissent rien au "magic business" . Il y a les " semi-pro" qui ont un premier métier et qui n'hésitent pas à accepter des cachets à n'importe quel prix ( généralement tirés vers le bas!) et qui hurlent à la mort, au loup, au haro, dès qu'un pro annonce un PRIX qui fait que notre art (allez notre métier) doit être rémunéré avec des cachets dignes de ce nom. Bon y connaisstent pas , on ne peut leur reprocher que de parler sans savoir.

Par contre je suis très gêné par ceux qui ont été heureux de participer à des opérations montées par Gérard et qui tout à coup commencent à "taper" sur quelqu'un qui en d'autre temps les a fait travailler a des tarifs non négligeable? Vous voulez des noms? Lisez les signataires des messages et devinez qui est qui!

D'autre part avec GM j'ai partagé de nombreuses aventures pro, si on s'est engueulé ce n'est jamais sur le plan pro et ça a toujours été face à face.

Quoi qu'on dise c'est pour tous un grand pro. Par moment son enthousiasme pour les nouvelles idées peut l'engager dans des voies...disons hasardeuses, mais s'il vous plaît il faut raison garder, il a inventé en France le close-up en entreprise: que ce qui avaient 20 ans en 1970 me démentent, il a été et reste pour le grand public le nom de magicien qui revient quand on demande citez moi un magicien.

Qui connait dans le grand-public les signataires des messages les plus venimeux!

Bon les tarifs prohibitifs, ok c'est "trop"mais au moins ça met à l'abri des curieux et même si personne ne s'inscrit, ça ne peut donner que de la valeur à nos manigances...

Magicien? les secrets se payent!

Bien sûr comme vous je pense que la démarche est maladroite et c'est pour cela que j'écris ici que je ne suis pas l'assistant" évoqué dans le texte.

Gérard si tu me lis, j'ai plein de trucs à te reprocher, mais pas ton enthousiasme à travailler et à essayer de faire avancer la Magie qui nous a fait partager plus de quarante ans d'aventures excitantes et profitables qui sont de bons souvenirs que ne terniront pas les excités du crachat télématiques.

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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