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Invité Fred Darevil
Publié le

Vous connaissez le monde de l'entreprise ? Un intervenant formateur c'est entre 1500 et 2000 euros la journée. Et il peut bosser tous les jours.

Un artiste à 800 euros la soirée sachant que 9 fois sur 10 on le demande le samedi soir et qu'il n'y a que 4 samedis dans le mois ce n'est pas toujours facile. J'aimerais que ce soit entendu ça aussi. Je constate surtout que la plupart de ceux qui pontifient sur le sujet ne sont PAS pros et jugent allègrement de l'extérieur. Je ne parle même pas des petits Ayatolas en herbe adeptes du marche ou crève. Comme disait Coluche : "y a des mecs qu'ont des avis sur tout. En fait ils ont surtout des avis !"

Quand j'apprend qu'une boite grosse comme Air France organise un repas à 5km de chez moi et qu'elle va engager un magicien à moins de 500 euros déplacement inclus et qu'il vient de Paris parce que moi je suis "trop cher" à 300 de plus... celà me fait marrer sachant que Air France va bourrer le mou de sa clientèle pour la convaincre qu'elle a d'excellentes raisons d'être plus chère que Ryan Air ! Donc... regardons les choses en face tout celà est affaire de subjectivité et de choix personnels. Je n'en veux pas au magicien qui a surement d'excellentes raisons de son point de vue. J'aurais juste envie de discuter avec lui de tout celà. Pour comprendre son avis et son positionnement sur la question. Avec l'espoir d'être écouté moi aussi...

Publié le

Cette vidéo de Bilis est intéressante, car il

parle de cette notion de prix qui fait peur à tout le

monde.

L'argent, en France, c'est sale. Comment ça ? Payer

un gars 1000 euros pour "jouer" avec des cartes ?

Je vais vous dire un truc : montrez moi une seule

entreprise qui n'a pas les moyens réels de payer

1000 euros une prestation, quelle qu'elle soit. Cette

entreprise est dans ce cas au bord de la faillite.

Les budgets d'entreprises sont votés. C'est tout. S'ils

décident de ne consacrer que 800 euros, c'est un choix.

LEUR choix, pas le vôtre. C'est à vous d'imposer votre

prix. S'il ne passe pas, ayez au moins du respect pour

votre travail (et accessoirement pour celui des autres).

J'ai la chance de travailler aussi bien pour l'événement

que pour la formation. Si vous saviez, si vous connaissiez

les budgets alloués à la formation, certains d'entre vous

pourraient bondir.

Qu'on se comprenne bien : la notion de prix est subjective. Alors

oui, on peut comparer tel truc à tel autre. Mais autant j'imagine

qu'on ne peut pas exploser les tarifs chez un particulier qui se marie

(encore que le budget moyen d'un mariage est de 12.000 euros

avec un budget assez rigolo d'environ 600 euros pour les simples

dragées), autant ceux qui se bradent pour des événements

d'entreprises se trompent LOURDEMENT.

C'est un premier point.

Ensuite, il y a ce qu'on pense valoir. Il y a ceux qui crient

au scandale par rapport à certains prix "élevés". Mais pourquoi

un artiste n'aurait pas le droit de vivre décemment de son art ?

Je vais vous dire le fond de ma pensée : un artiste qui vit bien

est plus apte à créer car il est plus motivé.

Si vous écoutez l'interview de Bilis, il parle de 4000 francs nets, soit

environ 8000 avec les charges. Aujourd'hui, 1200 euros. On est

d'accord, il s'agit de Bilis. Mais c'était il y a 15 ans environ.

La question : les tarifs doivent-ils baisser avec le temps ou se

maintenir suivant l'inflation ? On parle là de pouvoir d'achat et

à ma connaissance le prix du pain a suivi la courbe de l'inflation

avec le temps. On ne paye pas moins cher le pain aujourd'hui.

C'est un second point.

Le troisième point aborde une grave erreur chez les pros. En

province il n'y a pas de cabarets. Du moins pas comme à Paris

où certains artistes ont pu exercer leur métier chaque soir

durant une carrière complète.

En province, il s'agit pour la plupart d'événements, avec toute

la part non artistique que ça comporte. Lors d'un événement,

nous sommes engagés pour "animer". La notion même d'artistique

disparaît au profit de cette animation. Quand on engage un "artiste",

on s'attend donc à un résultat. Qui dit résultats dit "moyens", une

certaine pression également. Et je peux vous assurer que quel

que soit votre cachet, l'attente sera la MÊME.

D'où tout l'intérêt pour un intervenant de se BLINDER à tout

point de vue. Et ça passe par un tarif COHERENT.

C'est quoi un tarif cohérent ? C'est celui qui correspond :

- à votre niveau réel

- à votre expérience

- à votre service

- à l'attente du client

Autant je n'aime pas les artistes confirmés qui se

bradent, autant je n'aime pas non plus les mauvais

qui prennent des sommes qu'ils ne valent pas.

Là, c'est une question de professionnalisme.

L'autre grave erreur des professionnels d'aujourd'hui est de ne

pas avoir pris la dimension commerciale dans leur métier.

Le marketing, au même titre que la création, est une

composante essentielle à prendre en compte pour quiconque

souhaite vivre de son art.

J'en vois déjà certains frémir : au-delà du prix, ça sera donc toujours

celui dont le marketing est rôdé et efficace qui s'en sortira le mieux.

Bien qu'aujourd'hui j'ai décidé de m'écarter de l'événementiel pur pour

explorer d'autres horizons, j'ai travaillé à raison de 120 dates par an,

sans être intermittent, à des cachets supérieurs à la moyenne,

sans aucun problème... Alors que d'autres parfois bien plus doués

que moi galéraient pour obtenir leur statut.

Aujourd'hui encore, j'ai un bon ami qui continue à travailler à

des prix très élevés par rapport à la moyenne. Et pourtant il atteint

chaque année 150 à 200 prestations. Ces chiffres sont réels.

Alors oui, on avance la conjoncture. On avance la concurrence. Ce

sont des données palpables, directement mesurables. Et pourtant,

il s'agit avant tout d'un problème de marketing, d'image, de

communication.

La concurrence a du bon : elle vous oblige à vous creuser la tête

pour proposer d'autres services ou prestations à vos clients. A vous

différencier. Mais certainement pas à vous brader. C'est là un

faux problème. La créativité est censée être l'apanage d'un artiste.

Et pourtant, on est tous d'accord, il est difficile de différencier

un magicien d'un autre. C'est peut être là aussi qu'il faut travailler.

Pour résumer, voici un topo pour bien vivre de son métier,

quel qu'il soit :

1) Bien définir sa cible : pour qui voulez vous travailler ?

2) Bien définir votre offre : qu'allez vous offrir ?

3) A combien estimez-vous votre temps ?

4) Si vous prenez plus cher que les autres, quelle va être

votre plus-value ?

5) Comment allez-vous entrer en contact avec vos prospects

éventuels ?

6) Quelles stratégies allez-vous mettre en oeuvre pour

vivre de votre métier ? Quels moyens publicitaires ?

7) Quels objectifs souhaitez-vous atteindre ?

8) Quel suivi allez vous proposer à vos clients ?

Beaucoup d'artistes pensent qu'une simple annonce dans les pages

jaunes ou sur des annuaires spécialisés suffisent. Et bien non. Les

pages jaunes, le Mémo, vous assurent sans doute une visibilité. Mais

surtout ils donnent une occasion supplémentaire aux "prospects"

de comparer et de chasser le prix. Et si vous êtes plus cher, 9 fois

sur 10 vous passerez à la trappe.

Il existe d'autres voies, plus fiables, pour signer des contrats. Il y a

le phoning, la recommandation, l'étude de marché, le sur-mesure

etc...

Voilà quelques trucs dont je me suis servi durant quelques années

pour le spectacle et que j'adapte aujourd'hui à d'autres activités

avec le même "succès". Crise ou pas crise, concurrence ou pas.

S'agissant de magiciens qui offrent leur service 4 fois moins

cher "pour la même prestation" : j'ai un argument que j'ai emprunté

à un bon ami. Quand on me demande des explications, je balance

cette question : "pourriez-vous me dire quels sont les soucis que

ce concurrent vous proposent ?"

Après une rapide vérification il est souvent facile de démontrer la

différence. S'il n'y en a pas, passez votre chemin : le but dans ce

métier est de durer, pas de survivre.

Et les amateurs ? Et les semi-pros ? On a tous commencé comme

ça. En France c'est possible, on peut exercer une activité

artistique en plus d'un métier. Mais là encore c'est un faux

problème : dès lors que je suis passé pro, je n'ai plus jamais croisé

la route des semi-pros. Pour la simple et bonne raison que je ne

visais pas la même cible.

Désolé pour la longueur du message : ça reste un point de vue,

mais je n'ai jamais souffert d'un manque de contrats. Pire, comme

je n'aime pas bouger trop loin pour travailler, j'ai surtout démarché

ma région. Et là non plus, pas de problème. Il y a dans chaque région

un "marché potentiel" : à vous de le réveiller !

Publié le

......

Pour résumer, voici un topo pour bien vivre de son métier,

quel qu'il soit :

1) Bien définir sa cible : pour qui voulez vous travailler ?

2) Bien définir votre offre : qu'allez vous offrir ?

3) A combien estimez-vous votre temps ?

4) Si vous prenez plus cher que les autres, quelle va être

votre plus-value ?

5) Comment allez-vous entrer en contact avec vos prospects

éventuels ?

6) Quelles stratégies allez-vous mettre en oeuvre pour

vivre de votre métier ? Quels moyens publicitaires ?

7) Quels objectifs souhaitez-vous atteindre ?

8) Quel suivi allez vous proposer à vos clients ?

CQFD ;)

JaB

~~~~~~~~~~~~~~

Publié le
L'argent, en France, c'est sale. Comment ça ? Payer

un gars 1000 euros pour "jouer" avec des cartes ?

Et oui, c'est un gros problème en France... Dès qu'on parle d'argent, il n'y a plus personne.

J'ai une question à poser aux pro ici présents :

Pourquoi n'affichez-vous pas un tarif précis sur vos sites web (par exemple)?

Ou même un exemple de tarif? Pour telle prestation, le tarif de base est de XXXX Euros.

Est ce pour la "concurrence"? Ou pour autre chose?

Concernant le message de Splitch, j'adhère à l'idée du marketing.

Je pense qu'il faut "traiter" TOUS les aspects de ce métier. Et savoir se "vendre" en est une grosse partie...

Publié le

......

Pour résumer, voici un topo pour bien vivre de son métier,

quel qu'il soit :

1) Bien définir sa cible : pour qui voulez vous travailler ?

2) Bien définir votre offre : qu'allez vous offrir ?

3) A combien estimez-vous votre temps ?

4) Si vous prenez plus cher que les autres, quelle va être

votre plus-value ?

5) Comment allez-vous entrer en contact avec vos prospects

éventuels ?

6) Quelles stratégies allez-vous mettre en oeuvre pour

vivre de votre métier ? Quels moyens publicitaires ?

7) Quels objectifs souhaitez-vous atteindre ?

8) Quel suivi allez vous proposer à vos clients ?

CQFD ;)

JaB

~~~~~~~~~~~~~~

En fait, c'est comme pour toute entreprise, ou tout produit...

Publié le

Aller, je m'auto-cite:

"Ne serait-il pas temps de se rendre compte que la magie est un micro marché et qu'entre deux magiciens qui font le tour du biddle et le portefeuille en feu il est normal que le client choisisse le moins cher?

Ne serait-il pas plus intéressant (intellectuellement et pécunièrement parlant) d'utiliser la magie pour souligner un propos plutôt que comme une fin en soit? Bien évidemment, encore faut-il avoir quelque chose d'intéressant a raconter..."

Une petite anecdote: il y a environ un an, j'ai effectué mon premier (et unique) close-up pour dépanner un ami qui était malade. J'arrive sur le lieu de travail, prend contact avec "mon" employeur et celui-ci me demande ce que je fais: portefeuille en feu, balles mousses, cartes, papier flash, etc. Je répond non à chacune des questions ce qui le fait blêmir. Il finit par me demander ce que je fais et je lui réponds "des trucs à moi". Il part sceptique. La soirée se déroule sans aucun problème.

Je suis rentré chez moi avec 700 euros de pourboires en plus du salaire convenu. Petite précision: chacune des personnes avait déjà payé ma prestation avec son menu.

J'ai entendu plusieurs tables discuter et dire "Pour une fois qu'on ne voit pas de portefeuille en feu et de cartes, ça change!"

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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