Eh bien justement, j'ai évité les arguments "solides" de peur de passer pour un matérialiste obtus !
Quand un enfant vient au monde, son cerveau est certes déjà très câblé et, si une part de conscience a déjà eu le temps de naître en lui , on constate bien qu'elle ne fait que croître avec le fonctionnement cérébral qui se met en place. Le plus simple est bien d'admettre qu'il n'y a pas qu'une simple corrélation de façade mais que conscience et complexité du réseau synaptique vont bien de pair.
J'arrive à admettre l'émergence de la conscience à partir de la matière qui se complexifie mais je vois mal en quoi la "Conscience", celle avec un grand C comme tu l'aimes, aurait besoin d'un bête cerveau humain pour trouver où se loger et pourquoi cela devait provoquer une sorte de grande illusion généralisée (pourquoi la Conscience serait-elle une grande trompeuse ?). Par contre, que le cerveau humain soit le fruit d'une évolution (notamment par le biais de la sélection naturelle) explique totalement les illusions perceptives et mentales ; le cerveau n'est pas fait "pour" penser (pas plus que la plume n'est faite "pour" voler), il est un outils adaptatif efficace sculpté par l'évolution dans le but de permettre à des animaux vivants de survivre et du coup, parfois, les mécanismes cérébraux explicatifs de la réalité physique étant fait pour être rapides et pour généraliser des situations (ce qui est normal pour la survie en milieu sauvage et hostile), cela provoque des raccourcis de la pensée, voir à ce propos les questions de Gestalt que j'ai déjà évoqué dans VM car si utiles aux magiciens. C'est simple et c'est presque mécanique. Il n'y a sans doute pas de philosophie ni de spiritualité là-dedans, la philosophie s'exprime finalement dans cette partie du cerveau qui travaille au niveau des concepts, et c'est une toute petite fonction en fait, mais qui est si importante car elle fait de nous ce que nous sommes, des humains, ces créatures qui possèdent au plus haut niveau (dans l'étendue et les limites de nos connaissances actuelles évidemment) cette faculté de s'abstraire du Monde pour le penser.