J'ai été Jardinier à l'Opéra Garnier.. moi, pas chez Truffaut !
Histoire.. d'une main au panier.. de mots..
Au matin, je m’éblouis du lustre magistral ! Sans un mot comme en cent, je rejoins mon tuteur déjà à son poste. De la cour au jardin, après avoir ajusté la cravate du brigadier que j’arrête en retraite sur son tambour (qui n’est pas major, mais cabestan ), je glisse un mouchoir pour la belle couturière, en veillant à ne pas ouvrir de jalousie sur la mère de famille. C’est maintenant au-dessus de ma main de singe ôtée des moufles, que je fixe mon écharpe, assoie la béquille, place mon couplet et lâche ma chaussette. Le pantalon à la cour, je peux alors d’un cheveu, siffler cul nu mon peigne droit la frise. Puis, attentif à ma conduite, couverts du manteau d’arlequin, je parcours la rue au lointain et range mon camion au garage. J’en ramène pour l’équipe, un pain que je charge dans la cheminée. Ah ! Et si je veux toucher mon feu et passer à la boite à sel pour assaisonner mon panier, il me faut faire attention à la casserole accrochée à sa queue de cochon sur le gril. Et enfin, pour respecter la plantation et tout en éloignant quelques moustics sur la ferme au jardin, je débrouille la salade d’une sauterelle, histoire d’appuyer tout en haut jusqu’au dernier service, la patience ! Votre patience, celle de lire ce délire de termes techniques du théâtre que j’ai ré-arrangés dans un drôle exercice de style avec quelque peu de malice et de légèreté pour votre lecture. Il ne me reste plus qu’à passer coté public, éviter la loge numéro cinq, dédaigner les baignoires et me hisser au poulailler. Je suis enfin tout en haut, au paradis !
Vous cherchez un restaurant pour travailler ?
L'opéra en a un !
JaB
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