Tableau d'honneur
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https://www.msn.com/en-ie/news/world/epstein-sought-zombie-drug-said-to-eliminate-free-will/ar-AA1WBgq51 point
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Technique du Cull voir du côté de Harapan Ong et Kostya Kimlat pour ne citer que ces deux noms.... Et je conseille1 point
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Georges Brassens lui-même avait évoqué cet effet mémorable dans sa fameuse chanson : « Tous, toutes sans doute Garderons longtemps le souvenir De l’ACAAN de Jeanne »1 point
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J'ai pu tester ce week-end en after d'une presta et cela marche très bien, très bon impact. Joli tour à faire poser et en comité réduit. On en parle demain à l'apéro.1 point
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Ne vous emballez pas. Il est bien possible (voire plus probable ?) qu’il s’agisse de pains (ou de portions de pâte à pain) et non de gobelets. L’une de mes élèves, spécialisée en égyptologie et qui a vérifié des documents sourçant cette reproduction (où figure la suggestion que ça pourrait être des gobelets, et même un « jeu » avec lesdits gobelets), m’avait précisé : « C’est plutôt la forme des pains, mais leur disposition est bizarre... Normalement ils devraient être sur une table, pas au niveau du sol ». La magie c’est quand l’amas gît ? On attend des arguments forts qui prouveraient qu’il s’agit de gobelets et plus encore de prestidigitation. Restons prudents.1 point
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Cher Paluche, et tous les autres… Jean était un vrai grand, et un vrai sympa, tjrs prêt à partager avec les p’tits jeunes des anecdotes, et c’était tjrs étonnant… A la grande époque des débuts du close-up de soirée, avec Merlin, Switon, Proust, et quelques autres, il fallait tjrs suivre Jean…Jean “les bons plans”….Sa haute silhouette, sa fine moustache et son oeil pétillant fleuraient bon “le Magicien”, entre Arsène Lupin et Mandrake…L’élégance et le savoir-vivre…Un prince noctambule…Sur scène, son pseudo accent américain lui collait bien, et lui donnait un air exotique en plus de sa classe naturelle…Mais en close-up, il n’en avait nul besoin… Dans les années 70, donc, (et Merlin avait été le premier à me le dire), il fallait suivre Jean…Normalement, le boûlot terminé, on avait droit à un vague plateau-repas, servi à la sauvette dans une arrière-salle salle…Alors que nous venions de travailler plusieurs heures devant des centaines de petits-fours haut de gamme, de chez Potel&Chabaud, ou autres grands traiteurs… .Jean, le sourire en coin, regardait dédaigneusement le plateau blafard, assorti d’une improbable piquette, et nous intimait gentiment le conseil de le suivre… Il retournait alors en salle, se plantait devant un des buffets, et là, à chaque fois, un des maîtres d’hôtel le reconnaissait toujours, “oh, Monsieur Ludow!!! Quel plaisir…depuis le temps!!!” et Jean d’enchaîner: “Ecoutez, mon bon Maurice, (il les connaissait tous par leur prénom!”), nous n’avons pas eu le temps de nous restaurer, mes amis et moi-même…Vous n’auriez pas….”Ne bougez pas, je m’occupe de tout” était toujours la réponse …et deux minutes plus tard, le meilleur champagne nous était servi, assorti d’un plateau digne d’un roi… .Cher Jean, combien de bons gueuletons avons-nous ainsi fait, grâce à toi…Un vrai bonheur! Jean était une véritable “fine gueule” et un connaisseur…Il participait également à une “lettre gastronomique”, et il était très souvent invité, dans les meilleurs restaurants, pour découvrir “la nouvelle carte”…Je me souviens de journées passées chez lui, ou le téléphone sonnait plusieurs fois pour “le” réserver: “Ah non, après-demain, j’ai déjà un déjeuner au Dodin Bouffant, mais samedi, c’est possible…” En close-up, il m’a étonné, …non pas forcément par l’originalité, mais par la classe, toujours… Lorsque vint l’heure des “gros close-up”, il adopta une formule étonnante…Alors que nous faisions tous nos petits tours, de table en table, il choisit une approche différente… La première fois, je fus surpris: “Tu leur fais quoi, ce soir?” “Les anneaux…!” “Ah bon, les petits anneaux, comme Duraty?”- « Non, les grands…tu verras » et j’ai vu…et il ne fit que les anneaux… A chaque table, il faisait la routine, genre Vernon, et il fallait voir les convives s’acharner sur les différentes chaînes de deux ou trois données à leur examen…Le truc était que la routine était faite juste pour leur table, mais que les autres entendaient le bruit des anneaux, et n’avaient de cesse de voir “le miracle” de près…Il faisait aussi à chaque table une routine plus courte que la normale…et commençait par les tables extérieures…Quant venait le moment de faire la dernière table, la plus centrale possible, là, il sortait le grand jeu, et faisait la grande routine…Les autres tables, qui avaient déjà vu, en redemandaient, mais suivaient, même de loin…Jean enflait alors sa voix, belle et forte, et terminait ainsi pour toute la salle… .Toute l’attention était sur lui, et l’on ne voyait que lui…(pas la peine, à ce moment d’essayer de finir un tour de cartes de son côté…) C’était une superbe montée chromatique, toute en finesse et en force contenue, autant qu’une belle leçon de magie, pour nous , les petits copains…. On pouvait ranger nos brèmes….Le champagne n’était plus loin! Lorsque Jean a quitté Paris, ce fut un crève-coeur, pour lui et pour nous…il l’a fait pour que sa femme souffrante, Billie, puisse avoir un meilleur climat que celui Parisien…À ce moment, il se sépara de Presque toute sa bibliothèque, et Merlin moi-même et quelques autres lui achetèrent nombre de ces ouvrages…Les prix demandés étaient ridiculement bas, et tous ses livres étaient annotés de précieuses remarques…je les relis aujourd’hui avec plaisir et respect, comme s’il me soufflait ses conseils à l’oreille… Jean avait connu tous les grands, de Himber à Cardini, et avait été aussi un des premiers à être bluffé par Channing Pollock, lors de son séjour parisien…Il n’avait pas vu venir la “première colombe”…regarda mieux…et ne vit pas plus toutes les suivantes!!! Mais au-delà de la maîtrise impeccable de Channing, ce qui l’avait scotché, c’était la réaction épidermique de tout le public, à l’entrée en scène de Channing…une espèce de clameur extasiée, comme si le “roi du monde” était apparu sur scène…Tant le charisme émanant du bonhomme était grand…juste par sa présence révélée… Il fallait voir Jean raconter ce moment, et bien plus tard, en rencontrant Channing Pollock, j’ai eu le même frisson… Une des plus belles anecdotes, que Jean aimait à raconter, est la suivante, et je laisse ses mots me revenir: “C’était à l’époque, cher Gaetan, ou j’avais table ouverte chez Maxim’s…il y a longtemps…Un soir, une femme élégante s’approche de moi, me dévisage quelques instants, et puis me dit: “Je vous reconnais…Vous êtes le Magicien! !!...Si, si, il y a deux ans, vous m’avez fait un tour, que depuis je raconte à tout le monde…J’avais choisi une carte dans un jeu, d’ailleurs c’était l’as de carreau, et vous avez retrouvé ma carte dans votre portefeuille…! !!Vous pourriez le refaire, là, tout de suite…. Bien sûr, Gaetan, je n’avais même pas de jeu sur moi…mais en revanche, je me souvins en un éclair que j’avais dans mon portefeuille les trois as double face utilisés pour faire “ mac-donald aces”, routine que je travaillais à l’époque…J’essayais juste alors de contenir ma jubilation naissante…Je demandais juste alors une nouvelle fois à la dame le nom de sa carte…choisie librement deux ans auparavant, tout en sortant nonchalamment mon portefeuille… AS de carreau! En une fraction de seconde, je localisais l’as, en le dégageant de la poche intérieure….“Madame, vos désirs sont des ordres…” “Mais c’est impossible” fut la réponse éberluée de la Dame, “et si je vous avais dit 7 de pique???” Crois-moi, Gaetan, ce fut le moment le plus magique de ma vie…En regardant la carte que j’avais en main, je vis que l’autre coté de la double face était le 7de pique!!!! Je pris alors mon temps, et je dis: “Dans ce cas-là, chère Madame, j’aurais fait ceci…et d’une pichenette je n’ai eu qu’à” amener l’autre face de la carte en vue….” C’est sûr, pour cette dame, ce fut le plus grand tour de magie de sa vie...et pour moi aussi!!! Cher Jean, tu avais tjrs dans tes tiroirs des routines futées, autant que d’étonnants gimmicks….Un jour, tu m’empruntas un billet, en fis une boulette, et tu déposas le billet au sol…Tu étais accroupi, ta main droite recouvrant la boulette…ton autre main également au sol, à quarante centimètres de la première…Ta main vide fit eut un petit mouvement, comme pour appeler le billet vers elle…et la boulette, lentement, se déplaça d’une main à l’autre, avec un mouvement rampant aussi vivant que magique…Tu me rendis aussitôt le billet…rien à voir!!! Devant mon incompréhension visible, tu devins sérieux …Tes yeux plantés dans les miens, tu dis juste:” Tiens, ce sera ton héritage…Je ne te le donne pas maintenant, mais ce sera pour toi…Promis” Tu me montras le gimmick: C’était une montre barillet, fabriquée par Cardini…un petit bijou de mécanique. Ces dernières années, nous nous parlions de temps en temps au téléphone, tu étais fatigué, avec un vrai ras-le-bol d’être là, et lors de ma dernière conf. dans le coin, Gérald Mainard t’avait décidé à venir, mais au dernier moment, tu as renoncé…Mauvais signe, toi qui aimais tant mes petites bêtise…Tu m’a encore reparlé de la montre, quelquefois, et toujours je te disais: “le plus tard possible mon Jean, c’est mon voeu le plus cher!”… Aujourd’hui, il n’y a plus d’urgence, mais si vous me voyez un jour faire crapahuter un billet d’une main à l’autre, vous pourrez avoir un clin d’œil pour Jean, la montre qui n’a jamais donné l’heure aura trouvé son chemin, pour encore donner du plaisir… A ta santé, mon Jean, et du grand cru….Noblesse oblige!!!! Gaetan1 point
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