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Ce que dis petitbonhomme n'est pas faux.

On sait tous que les interdits sont faits pour être bravés :)

Plus vous mettrez de restriction sur une chose, plus vous susciterez la curiosité.

Le meilleur exemple : les enfants.

Au risque de choquer certains, le débinage est nécessaire. D'une pour l'apprentissage (ben oué, comment vous avez appris les bases vous ? :) ). De deux, pour stopper la curiosité.

De plus, vous pouvez donner un bouquin de magie à lire à un profane, ce n'est pas pour autant qu'il se rappelera nécessairement des passes, ou qu'il arrivera à remonter un tour (c'est déjà dur pour nous parfois...).

Sans parler de l'art de le présenter, les misdirections, etc, qui peuvent tromper le public.

Un bon nombre de fois, il m'est arrivé d'envoyer des liens de vidéos youtube ou autres à des amis, ou de leur montrer des videos de spectacles chez moi.

J'ai le souvenir de un en particulier qui avait vu le PGCDM quand on faisait une bouffe chez moi. Il y avait un numéro de xcm (je ne sais plus qui c'etait).

Mon ami me disait "oué mais on sait comment il fait, là il fait style qu'il prend le paquet mais en fait il l'empalme etc".

N'empêche que...

Je l'ai observé et il a été quand même épaté de la performance et il s'est laissé aller au spectacle.

Donc, il y a bien plus qu'une dimension technique dans les arts scéniques, il y a aussi une capacité à faire entrer le spectateur dans son univers et quand il y est, il ne cherchera même plus à comprendre.

Je crois que ce débat de débinage a de beaux jours devant lui encore. En tout cas, moi je pense qu'il faut du débinage "utile" pour susciter les passions ou les vocations (mais pas tout déballer quand même) :)

Publié le

De plus, vous pouvez donner un bouquin de magie à lire à un profane, ce n'est pas pour autant qu'il se rappelera nécessairement des passes, ou qu'il arrivera à remonter un tour (c'est déjà dur pour nous parfois...).

Sans parler de l'art de le présenter, les misdirections, etc, qui peuvent tromper le public.

Oui, mais pour la GI, (ce que les profanes voient le plus, à la télé en particulier), là une fois qu'on t'a expliqué le truc, ya pas grand chose à remonter quand même. Même si le truc ne suffit pas bien sur, mais pour les gens, ça va pas plus loin.

Pareil pour le mentalisme : les trucs sont souvent hyper simples, mais y a beaucoup de boulo pour les enrober et le travail à coté est largement plus important que le truc lui même. Mais pour les spectateur, une fois qu'ils savent juste le truc, pour eux c'est "ah, c'est tout ?", et tout est foutu. Pour le close-up, c'est sur que c'est moins grave, car il y a une infinité de "trucs", et si on manipule bien, on a aucun risque. Mais dans les domaines où il ne semble n'y avoir que le truc....

Un exemple : le flying : quand les gens savent, la réaction est souvent "ah ouai, c'est tout, ba c'est pas dur, je le fais demain", alors qu'en réalité, il s'uffit d'avoir le matos, pour que l'illusion soit totale, il y a un vrai travail de chorégraphie, etc...

Enfin bon, il est vrai qu'il ne faut pas non plus exagérer, mais si la magie existe, c'est bien en partie grace au secret, sinon, c'est simplement du spectacle.

A+

Publié le
hello !

Pour parler des numéros de piafs, le public se doute bien qu'on ne les planque pas dans notre "slip"

Ah non ? Et voilà une grande illusion qui s'envole :(

(pardon, quelqu'un me rappelle où est la porte, je referme en sortant ;) )

Publié le

Oui, mais si les gens savent comment les magiciens font, on perd un peu le concept de "magie".

Justement, si les gens connaissent beaucoup de ces tehcniques, quand ils regardent un magicien, là ils assistent à une démonstration de ces techniques, non ? Alors que s'ils n'en connaissent pas, ils ne peuvent que réver, ou, plus modestement, imaginer, etc...

Bien sur, sur cette question, les avis sont partager, alors je vais arrêter ma plaidoirie, je pense que tout le monde à compris ce que j'en pensais. :)

A+

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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