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  • Thomas changed the title to Décès d'Harry LORAYNE
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Triste nouvelle.

La première fois que j'ai entendu parler de Harry Lorayne, cela n'avait rien à voir avec de la magie. Et c'était il y a plusieurs décennies.

J'étais tombé sur une publicité, dans un journal, pour la sortie d'un petit livre : "Comment développer une mémoire super-puissante" de Harry Lorayne. J'ai pris ça pour une plaisanterie, du genre comment attirer les gogos.

Mais je l'ai commandé et j'ai été subjugué par sa méthode, que j'utilise toujours, avec profit. Notamment pour retenir des chiffres ou comment associer des actions, de façon sûre. Et j'en ai bien profité.

Puis je l'ai connu en magie, où il m'a également subjugué, avec son carré magique par exemple.

Par contre ses livres sont aujourd'hui perdus dans ma volumineuse bibliothèque éparpillée et qui n'est pas rangée. Et dans son livre sur la mémoire il a oublié d'inclure un chapitre sur la façon de retrouver ses livres...  🙂

Mais je les retrouverai un jour, j'en suis certain. Car son livre sur la mémoire est aujourd'hui introuvable. Heureusement je n'ai pas oublié sa méthode, c'est déjà ça.

Son décès est une sérieuse perte, c'était quelqu'un d'exceptionnel.

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Quand on veut on peut.
Publié le (modifié)
Le 12/04/2023 à 13:31, Jean-Jacques MEYER (Edler) a dit :

Mais je l'ai commandé et j'ai été subjugué par sa méthode, que j'utilise toujours, avec profit. Notamment pour retenir des chiffres ou comment associer des actions, de façon sûre. Et j'en ai bien profité.

Harry Lorayne était mnémoniste, d'ailleurs plus connu pour ça aux USA que magicien et plutôt connu comme magicien chez nous. Mais attention, il ne s'agit pas de SA méthode même si parfois il a pu la revendiquer. Nous avions eu il y a une vingtaine d'année un accrochage à ce sujet : j'ai moi-même découvert l'art de la mémoire par son livre "Développez une mémoire exceptionnelle" au début des années 90. Aussi, quand j'ai sorti mon premier livre au début des années 2000, je lui ai envoyé un exemplaire au format PDF en le remerciant de m'avoir permis de découvrir tout ce travail.

Sa réaction a été très décevante car il m'a accusé de lui avoir volé "son système" : la table de rappel. J'ai évidemment répondu en lui rappelant l'origine bien française du code chiffre-lettre (Pierre Hérigone, 17ème siècle) et bien évidemment les carrières de mnémonistes de personnes comme Aimé Paris (19ème siècle) et Tréborix pour ne citer qu'eux. Je précise que mon premier livre était très différent, avec évidemment un chapitre consacré à la table de rappel, mais bien plus axé sur l'encodage (traitement de l'information).

Ce qui n'enlève rien à la carrière et l'apport de Harry Lorayne, mais rendons à César ce qui lui appartient : Lorayne n'a rien inventé ni rien révolutionné dans le domaine de la mémoire ; il reste néanmoins un formidable pédagogue pour la table de rappel, il faut le reconnaître, et je citerais également le "Magic Book" et "Math&Magie" dans le domaine de la magie, que je recommande chaudement.

Modifié par Vincent DELOURMEL
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Publié le

Quand je parlais de "sa méthode" je citais celle qui était décrite dans son livre, du 1er janvier 1986 et que j'ai découverte à ce moment-là, la seule à ma disposition. En particulier la façon d'associer des chiffres à des sons, pour construire quelque chose de personnel et c'est ce qui m'a le plus aidé et que j'utilise encore aujourd'hui (en électronique, en magie ou dans la vie courante).
Sinon j'ai entendu parler des tables de rappel en magie, pour associer des cartes à des nombres, pour un chapelet par exemple. C'était efficace, mais je n'ai jamais vraiment accroché, parce que j'avais trouvé plus intéressant à faire (nul n'est parfait). Sauf une fois, où suite à un sérieux entrainement je pouvais réciter dans l'ordre et dans le désordre un jeu de cartes mélangé (32 cartes, restons modeste) après l'avoir effeuillé relativement rapidement. Mais il aurait fallu que je poursuive sérieusement l'entrainement.
Entre autres il y avait aussi la méthode pour associer des objets en faisant appel à nos cinq sens (incroyable d'efficacité). Et celle permettant de se souvenir de la tête des gens en y associant leur nom. Toutes des méthodes rapides.

Mais juste avant de découvrir son livre j'avais développé une méthode personnelle (pas aussi puissante, bien évidemment), permettant d'hameçonner des objets ou des situations entre eux. Ce qui m'avais permis de réussir mon examen du code de la route avec un sans-faute, en l'ayant employée seulement la veille au soir.

Par amusement, juste un exemple : peu de temps après le livre d'Harry Lorayne j'avais utilisé la méthode des chiffres et des sons pour mémoriser le numéro de casier où j'avais placé mes vêtements, dans une piscine. C'était le N° 574. Et j'en suis sûr à 100%. C'était il y a 37 ans...

Cela dit je sais que vous êtes une référence en la matière, preuve en est de votre importante présence en librairie, ainsi que sur Youtube. Je pense d'ailleurs me laisser tenter, quel livre me conseilleriez-vous de préférence, utilisable en magie ? 

 

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Quand on veut on peut.
Publié le
Il y a 12 heures, Jean-Jacques MEYER (Edler) a dit :

Cela dit je sais que vous êtes une référence en la matière, preuve en est de votre importante présence en librairie, ainsi que sur Youtube. Je pense d'ailleurs me laisser tenter, quel livre me conseilleriez-vous de préférence, utilisable en magie ?

Hello Jean-Jacques,

Alors moi je n'ai pas écrit pour les magiciens 😉 . Mais mon ami @Benoît ROSEMONT a pas mal d'effets vraiment bons. Qui demandent un certain travail pour une partie et moins pour d'autres.

Dans les effets mémoire, @Vincent HEDAN a pas mal travaillé dessus (Pi), @Henri BEAUMONT aussi avec son BookTest.

Dans les livres sur la mémoire, il y a ceux orientés mnémotechniques qui sont souvent adaptés aux magiciens :

Ben Pridmore et tous ceux qui participent à un championnat de mémoire en sortent un en général (notamment pour décrire des méthodes de mémorisation de jeux de cartes).

Tony Buzan dans une certaine mesure, mais aussi en France Olivier Lejeune.

Et bien évidemment, si vous le trouvez pas trop cher, "l'ABC de la mnémotechnie" de Tréborix qui, je pense, a fortement inspiré Harry Lorayne.

Dans tous les cas, pour quiconque veut performer, il est indispensable de parfaitement maîtriser une table de rappel.

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Publié le
Il y a 14 heures, Jean-Jacques MEYER (Edler) a dit :

 Je pense d'ailleurs me laisser tenter, quel livre me conseilleriez-vous de préférence, utilisable en magie ? 

 

Harry Lorrayne a quand même dépoussiéré les techniques mnémotechniques et son livre « développer une mémoire exceptionnelle » est un collector.

Étonnamment, il a très peu parlé de la plus puissante des méthodes : palais et/ou chemin de mémoires.

Je te conseille de lire « Mémoires » de Benoit Campana qui sublime le chemin de mémoire de façon magique.

En effet, la parfaite maitrise d’une table de rappel (de préférence de zéro à 100) te donnera un avantage certain, surtout si tu la combines avec un chemin de mémoire.

Pour les techniques de base, je citerai aussi les ouvrages de Sebastien Martinez et le nouveau champion de France de mémoire Guillaume Petit Jean qui sort un bouquin en Mai : Mémoriser en médecine. Mais à titre personnel, j'ai adoré le Tony Busan.

Il y a peu d’ouvrages magique sur les techniques avancées de mémorisation et de leur application magique : magiciens et champions de mémorisation sont 2 mondes qui divergent car ils n’ont pas les mêmes motivations.

Cela dit, tu as une belle application dans un des message de Virtual magie de ce que cela peut donner quand les 2 se rencontrent :

 

J’ai commencé un article en réponse sur le sujet que je dois publier, un jour.

 Il y a encore un boulevard pour de nouvelles applications magiques non publiées.

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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