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Elle fait aussi des tutoriels de cardistry ?

Qu'elle châine ?

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Publié le (modifié)
il y a 14 minutes, François (Kraod) a dit :

Pour en revenir au vrai sujet, j'aimerai avoir vos retours d'expérience pour ceux d'entre vous qui ont déjà pratiqué le style d'Andy.

Tu veux dire filmer des filles en petite tenue dans une chambre?

En train de faire des choses avec des cartes?

arf, non, jamais je crois...

 

heummm... autant pour moi....

C'est quoi le style d'Andy?

De faire des études statistiques avant de faire une LD?

Ou le point spécifique qui consiste a s'aligner sur un mouvement vrai?

Ou le point encore plus spécifique, qui consiste a prendre la carte d'une certaine façon?

 

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

C'est un peu long à expliquer et je ne suis pas forcément doué avec les mots.
Mais en gros, il s'agit d'un style de magie amateur qui sort des sentiers battus. Le magicien ne pratique plus une performance ou il fait une démonstration de ce dont il est capable, il pratique des effets ou il ne prend pas ouvertement le crédit de l'effet magique et ou le spectateur (d'ailleurs, spectateur n'est plus vraiment le mot exact dans ce cas) et partie prenante de l'effet et vis pour le coup une expérience extraordinaire.
Il appelle ça "audience-centric".

Dans tous les cas, ça peut être intéressant de lire le blog avant de spammer sur ce sujet, il y a une quantité impressionnante d'articles sur la théorie de la magie amateur, d'études sur l'effet perçu par les spectateurs, et de "tours" tous plus improbables les uns que les autres.

Publié le

Une de ses particularités est qu'il ne sollicite pas le "public", mais qu'il attend que le public le sollicite.

Concrètement, il a disposé chez lui de (nombreux) appâts, sous la forme d'objets qui, pour une raison ou une autre, suscitent la curiosité (un Rubik's cube mélangé posé dans un trophée ou un diagramme qui représente les zones du crâne humain, par exemple). Et quand il a un visiteur, il attend que la conversation roule naturellement sur un des objets en question : "Oh, ça ? C'est une carte crânienne du XIXe, qui montre quelles capacités on croyait à l'époque renforcer en stimulant certaines zones. Attends, je vais te montrer..." (et d'enchaîner sur une routine classique de mémoire prodigieuse, par exemple)

L'important, c'est que ça valide !

  • 4 weeks plus tard...
Publié le
Le 21/08/2018 à 18:53, Melvin (Jean-Claude) a dit :

J'ai remarqué que si la main qui va retourner la carte est paume en bas, la carte est prise par la petite tranche ( le plus souvent la tranche arrière, la plus proche finalement de la main) et le retournement est parfois accompagné soit d'un jeu de doigts soit d'un jeu du poignet un peu compliqué pour y arriver. Parfois la carte est sortie par la tranche avant.

Si la main est paume en haut, la carte est prise sur la grande tranche, mais c'est plus rare car sur cette grande tranche, les doigts qui tiennent le jeu gênent.

Personne ne pense à pousser la carte avec le pouce qui tient le jeu pour ensuite la basculer face en l'air (comme on le fait dans une LD classique).

On à l'impression que le cerveau va choisir la facilité : prendre la carte sur la petite tranche arrière (car la plus proche de la main) et non sur le côté (où le bout des doigts qui dépassent en tenant le jeu sont un obstacle) et quand la carte est prise, ben là faut se démerder pour la retourner : soit on s'aide du jeu, soit des autres doigts, soit c'est le poignet qui se retourne dans un mouvement inélégant et tortueux. On voit donc que le cerveau a surtout anticipé la prise de la carte et moins bien la 2° étape : son retournement.

Où bien est ce une question de dextérité au fond les prestidigitateurs font ainsi, le pouce de la main qui tient le jeu, déplace un peu la carte latéralement les doigts de l'autre main s'en saisissent en étant soit paume en haut ou paume en bas, puis des doigts on commence à retourner la carte et in fine le poignet fini par se retourner pour finir la rotation de la carte et la mettre à nouveau bien à plat sur le paquet.

 

Il faudrait observer quelqu'un qui a dans sa profession des exigences d'habileté, de gestes improvisés peut être mais pensés juste avant et nécessitant une réalisation parfaite, certains artisans, tailleurs de pierre, tailleurs, cordonniers, maroquiniers, voire chirurgiens...

 

Ensuite le public s'attend à autre chose de notre part qu'un geste précis et réalisé avec précision et dextérité?

Je ne prendrais pas au sérieux un magicien en début de routine qui réaliserait une LD comme je l'ai vu dans l'article du jerx, même si elles sont habillées en petites tenues comme on a pu le voir, il a un drôle de public notre ami le jerx.😊

Publié le (modifié)
Il y a 5 heures, Jean-Marc (thucydide) a dit :

Je ne prendrais pas au sérieux un magicien en début de routine qui réaliserait une LD comme je l'ai vu dans l'article du jerx, même si elles sont habillées en petites tenues comme on a pu le voir, il a un drôle de public notre ami le jerx.😊

Ben, j'ai essayé la méthode consistant à prendre la carte par le petit coté vers soi, pouce dessous et index dessus, et à la lever vers soi par ce petit coté, avant de la montrer au public en basculant le poignet.

On a même au moins deux variations:

Soit on tient la carte parle petit coté qu'on a soulevé, pouce dessous, et index et majeur sur l'autre face, et pour montrer la face au public, on a un mouvement un peu gauche, car le poignet ne tourne pas assez...

Soit on va prendre la carte pouce dessous/index dessus par la petite tranche, mais le majeur, lui, vient se place sur l'autre petit coté (coté spectateur), et on soulève la carte entre le pouce et le majeur, l'index servant à courber légèrement la carte: on a alors plus de liberté pour, après avoir soulevé la carte vers soi pour la regarder, la faire repartir dans un mouvement du poignet inverse, pour la montrer au public. La position pour montrer au public est alors plus détendue, les articulation sont dans le bon sens ;)

C'est totalement différent de ma méthode habituel, pourtant, j'y suis arrivé proprement presque du premier coup, c'est bon signe...

Et sans break, il suffit de biseauter un peu le jeu vers soi...

Cette méthode me semble 100% naturelle, dans un cas précis:

On veut faire croire qu'on n'est pas un manipulateur, et  l'on désire regarder la carte AVANT de la montrer au public, vu qu'on est pas très sûr du résultat (Qu'on soit bien d'accord, cela fait partie du jeu d'acteur... ;) ... ou pas.)

La méthode dans ce cas me semble très appropriée, et je crois que les mouvements n'ont pas à être toujours les mêmes s'il y a une intention différente qu'on veut donner au spectateur.

Merci de m'avoir fait penser à le tester Melvin :)

Gilbus

 

 

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
Il y a 6 heures, Jean-Marc (thucydide) a dit :

Je ne prendrais pas au sérieux un magicien en début de routine qui réaliserait une LD comme je l'ai vu dans l'article du jerx

Effectivement, l'objectif d'Andy n'est pas de paraître professionnel, c'est même tout l'opposé.
D'ailleurs, il ne s'adresse pas aux professionnels mais aux amateurs et il n'a jamais eu l'intention d'être pris au sérieux.

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    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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