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Salut à tous,

Une bonne table de rappel ou n'importe quel support mnémotechnique

doit être maîtrisé à la perfection, par cœur, sinon vous obtiendrez

l'effet inverse, à savoir une surcharge mentale.

C'est comme les tables d'addition ou de multiplication : elles ne sont

utiles que parce que vous les connaissez par cœur, dans le sens

automatique, implicite et non pas original : autrefois, les anciens

avaient repéré l'implication du "cœur" dans la mémorisation. Ainsi,

ils avaient remarqué qu'une information se retenait mieux si le cœur

battait fort, c'est-à-dire si l'émotion était engagée. On a d'ailleurs longtemps

cru que la mémoire se situait dans le cœur et l'expression apprendre par

cœur vient de là : apprendre avec le cœur :)

Bref, avant de vous lancer dans l'apprentissage de tables ou systèmes

PAO, rappelez-vous qu'à la base ce sont des stratégies pour traduire

des informations abstraites en images. On parle surtout de clarification,

on donne du sens.

La table de rappel initiée par le mathématicien Pierre Hérigone au

17ème siècle (correspondance chiffres/images) puis améliorée par

le code chiffre lettres (Grégoire Feinaigle et Aimé Paris au 19ème siècle)

a pour objectif simple de traduire instantanément des chiffres et nombres

par des images.

Ceux qui ont eu la chance de travailler sur la sténographie (enseignée

autrefois par le même Aimé Paris) ont souvent plus de facilités que les

autres car ils retrouvent cette correspondance "images/consonnances".

Pour les autres : ça reste très compliqué et il faut beaucoup de motivation

pour l'acquérir (et un soupçon d'utilité quand même).

J'ai appris tout ça en 1995 et c'est vrai qu'au début c'était galère. Ceci

étant, j'ai trouvé tellement d'applications que je ne regrette en rien cet

apprentissage qui pourrait très facilement se faire au primaire : d'une

ça favoriserait l'imaginaire, étroitement lié à la mémoire, et de deux

ça enseignerait les rudiments de la mémorisation, à savoir qu'on ne retient

bien que ce qu'on est capable d'associer à ce qu'on connait déjà très

bien.

Aujourd'hui, une table de rappel de 1 à 100 peut se construire très

simplement via les départements (quand on est français).

Il vous suffit de prendre chaque département, de le traduire par un

monument, une spécialité, un plat, un personnage évocateur et

d'automatiser cette "traduction". Par exemple, bêtement, 75 peut

se traduire de façon imagée par la Tour Eiffel.

06, les Alpes Maritimes par une bouteille de parfum (Grasse).

En procédant de cette façon :

- vous obtenez quasiment le même résultat

- c'est nettement plus simple parce que vous connaissez déjà pas mal

de choses sur les départements

- vous vous en servirez beaucoup plus facilement

- et c'est même intéressant à faire car vous apprenez des trucs.

Pour me constituer une table de rappel basée sur les départements,

j'ai utilisé le livre "La France, géographie curieuse et insolite" aux

éditions Ouest France.

Pour le système PAO et les cartes à jouer : là aussi, ça demande pas mal

de boulot et les champions comme Ben Pridmore sont très "geeks" (et il

le faut pour obtenir les mêmes résultats).

Personnellement, je cherche d'autres méthodes car je n'ai jamais été super

convaincu. Construire une phrase, même imagée, et la placer sur un trajet

n'est pas aussi simple et "économe" en charge mentale qu'on peut l'imaginer.

J'ai souvent fait des erreurs, bien plus que lorsque je mémorise un jeu cartes

par cartes (à l'ancienne dirait l'autre) et pourtant je maîtrise bien la table

complète.

Après, pour avoir testé ces effets devant un large public, celui de la

mémorisation d'un jeu est loin d'être le plus impactant, sauf à le faire

vraiment très très vite, façon Rain Man de l'ami Vincent Hédan.

Si vraiment vous aimez la table de rappel "classique", le fameux "Major System"

comme le disent nos amis anglosaxons, utilisez plutôt cette application :

http://memorything.org/

  • J'aime 3
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le

Créer mon propre système en fonction des différentes techniques existantes, (en les surajoutant les unes sur les autres: triple, ou quadruple encodage pour une seule information) en fonction de ce à quoi je prévois de m'en servir m'a bien réussi.

Tout cela s'est construit et continue de se construire au cours des années.

C'est une forme de recherche opérationnelle ou chaque étape vient alimenter la précédente produit un système cohérent et très stable.

Bien observer et bien connaitre sa manière de mémoriser permet de créer de toute pièce un système personnel et global pour mémoriser ce que l'on souhaite mémoriser, dans le but ou plutôt les buts que l'on souhaite atteindre.

C'est un peu comme créer soi-même son couteau suisse. Alors évidemment, certaines parties du couteau ne sont pas encore solidaires de l'outil, mais au fil des années et de l'avancement de la pratique, la cohérence se fait jour..., et continue de se faire jour, intégrant de nouvelles données encore et encore. C'est dans ce sens là que la mémoire est un art, me semble-t-il.

Mais, et évidemment, cela nécessite d'être un geek de la mémorisation et du développement personnel. Ce qui n'est pas forcément à recommander à tout le monde.

Publié le

Mais, et évidemment, cela nécessite d'être un geek de la mémorisation et du développement personnel. Ce qui n'est pas forcément à recommander à tout le monde.

Je suis pas du tout d'accord avec toi quand tu dis que c'est pas recommandé à tout le monde car même le plus fainéant, avec un minimum de structure, peut se constituer une table de rappel viable, certes pas de 100 mots et plus, mais peut quand même arriver à un résultat tout à fait correct.

  • J'aime 1
Publié le

Quasiment un an après avoir acheté Scenic 52 directement auprès de Jamie D. Grant, je me suis enfin lancé dedans le mois dernier et le résultat est là.

Je ne me suis pas encore essayé à la pratique du jeu de 52 cartes mélangées mais les PAO sont connus ainsi que le Mnemonica qui est au coeur du sytème.

Yann

 

Publié le

La simple lecture une seule fois du système chiffre/lettre chez Harry Lorayne m'a permis de me souvenir facilement de chiffres ou de choses numérotées dans l'ordre.

Par exemple, ma pratique qotidenne consiste à ne jamais utiliser de marque page dans les romans que je lis (dans les livres de magie j'utilise la carte de visite de Calix ;) ).

Certaines associations sont sympas, surtout quand la dernière fois, en page 213 un personnage se comporte comme un salaud et que j'ai retenu le plus basiquement NTM, comme une insulte que j'aurais aimé lui réserver...

David

mnemonaute_tn.jpg

Publié le (modifié)
Je débute avec le chapelet mémorisé. je n'ai pas rencontré trop de difficulté à apprendre les "stack number", à le connaître dans l'ordre, mais il y a encore du taf avant d'être vraiment "intime" avec.... (passionnant au demeurant....)

Je ne suis pas du tout passé par ce genre de méthode, (qui doit avoir d'autres fonctions que d'apprendre un chapelet ;) ), mais ce qui touche à la "mémoire" m'intéresse également.

Donc je te le fais savoir....

if....

Par quelle genre de méthode es-tu passé?

Merci Vincent... Je vais regarder...

Sinon, je me suis mis en tête d'apprendre non seulement une table de rappel, mais aussi le plus possible de dates d'anniversaire... Pour faire ça, j'ai transformé chaque mois en une image ou un thème (janvier est pluviose, mars est rouge), ceci associé à ma table de rappel me donne une image par date... Puis, le plus dur est alors de trouver pour chaque personne une autre image clé qui soit tellement évidente qu'elle arrive quasi spontanément à l'esprit... Et enfin d'associer les deux images dans une brève seynette...

J'obtiens des résultats assez variables...

Pour la méthode des lieux, j'utilise des lieux clé de la ville ou j'habite, et c'est trés efficace...

Donc disons que le 2 de ta liste de rappel soit un oiseau, si je comprends ton système, le 2 janvier sera un oiseau sous la pluie, le 2 mars un oiseau rouge etc...

Du coup, tu as 12 fois la même image pour chaque image de ta table de rappel de 1 à 30, c'est ça?

Et ensuite tu vas associer une autre image de la personne en question à l'oiseau rouge par exemple si la personne est née le 2 mars?

Donc tu pourras par exemple imaginer la personne que tu connais en train de peindre et qui renverse son pot de peinture rouge sur un oiseau qui passe.

@Vincent D.

Merci beaucoup pour la partage.

Aujourd'hui, une table de rappel de 1 à 100 peut se construire très

simplement via les départements (quand on est français).

Il vous suffit de prendre chaque département, de le traduire par un

monument, une spécialité, un plat, un personnage évocateur et

d'automatiser cette "traduction". Par exemple, bêtement, 75 peut

se traduire de façon imagée par la Tour Eiffel.

06, les Alpes Maritimes par une bouteille de parfum (Grasse).

C'est effectivement une bonne idée pour se constituer rapidement une table de rappel. C'est marrant, le 75 de ma table de rappel est justement représenté par la Tour Eiffel, mais je n'ai pas pensé à étendre l'idée à toute la liste.

Ce qui est intéressant aussi c'est lorsque tu dis:

"c'est nettement plus simple parce que vous connaissez déjà pas mal de choses sur les départements"

Oui et c'est d'autant plus vrai si on ne pratique pas sa table pendant longtemps, le chemins mentaux pour retrouver les mots seront plus simples dans la mesure où on s'appuie dès le départ sur des informations que l'on connait déjà bien ou qui sont facilement retrouvables.

D'où l'idée, je pense, dès le départ, de se constituer une liste de mots qui a du sens pour nous et que l'on peut facilement rattacher à quelque chose de connu, ou qui nous est personnel, contrairement à une liste de mots choisis au hasard.

Si vraiment vous aimez la table de rappel "classique", le fameux "Major System"

comme le disent nos amis anglosaxons, utilisez plutôt cette application :

http://memorything.org/

Merci pour ce lien.

Créer mon propre système en fonction des différentes techniques existantes, (en les surajoutant les unes sur les autres: triple, ou quadruple encodage pour une seule information) en fonction de ce à quoi je prévois de m'en servir m'a bien réussi.

Tout cela s'est construit et continue de se construire au cours des années.

C'est une forme de recherche opérationnelle ou chaque étape vient alimenter la précédente produit un système cohérent et très stable.

Bien observer et bien connaitre sa manière de mémoriser permet de créer de toute pièce un système personnel et global pour mémoriser ce que l'on souhaite mémoriser, dans le but ou plutôt les buts que l'on souhaite atteindre.

C'est un peu comme créer soi-même son couteau suisse. Alors évidemment, certaines parties du couteau ne sont pas encore solidaires de l'outil, mais au fil des années et de l'avancement de la pratique, la cohérence se fait jour..., et continue de se faire jour, intégrant de nouvelles données encore et encore. C'est dans ce sens là que la mémoire est un art, me semble-t-il.

Mais, et évidemment, cela nécessite d'être un geek de la mémorisation et du développement personnel. Ce qui n'est pas forcément à recommander à tout le monde.

Cela à l'air très intéressant. Est ce que tu pourrais nous donner quelques exemples de systèmes que tu utilises?

Mais, et évidemment, cela nécessite d'être un geek de la mémorisation et du développement personnel. Ce qui n'est pas forcément à recommander à tout le monde.

Je suis pas du tout d'accord avec toi quand tu dis que c'est pas recommandé à tout le monde car même le plus fainéant, avec un minimum de structure, peut se constituer une table de rappel viable, certes pas de 100 mots et plus, mais peut quand même arriver à un résultat tout à fait correct.

Je suis plutôt d'accord avec Roglan. Il y a toujours ce côté un peu péjoratif dans le mot "geek" qui sous-entendrait que dès que l'on passe pas mal de temps à faire une activité, nous serions donc "geek".

Et puis ce terme s'applique t-il seulement aux activités intellectuels? Car une personne qui fait une heure de sport tous les jours pour s'entretenir, personne n'a jamais dit "tiens c'est un geek du sport celui là".

Selon Wikipédia, un Geek est une personne passionnée par un ou plusieurs domaines précis, plus souvent utilisé pour les domaines liés aux « cultures de l'imaginaire » (le cinéma, la bande dessinée, le jeu vidéo, etc.), ou encore aux sciences, à la technologie et l'informatique.

Lien: http://fr.wikipedia.org/wiki/Geek

L'article dis aussi: "il y a souvent confusion entre les geeks, les nolifes, les Gamers et les nerds."

En gros, un geek serait un terme générique pour décrire une personne qui passe beaucoup/énormément de temps sur une activité.

Donc de mon point de vue, passer 10 à 15 minutes par jour pour apprendre une table de rappel est loin de faire de nous des geeks.

J'ai gardé ces dernières lignes mais c'est en les écrivant que je crois avoir compris ce que voulait dire "triskel". Pour maîtriser une table de rappel de quelques dizaines de mots, pas besoin d'être un "geek". Mais pour créer et faire évoluer son propre système, lui même composé de sous systèmes qui se complètent, et ce, sur plusieurs années, cela nécessite en effet d'être un passioné, euh pardon un geek mdr .

P.S: Je crois que c'est la première fois que je place le mot "Geek" autant de fois dans un seul et même sujet. :)

certes pas de 100 mots et plus

Si si, tu verras, c'est vraiment loin d'être insurmontable. Après c'est vrai qu'a moins d'être pro et de faire des démonstrations de mémoire tous les soirs devant des centaines de personnes, on aura pas forcement d'interêts à maîtriser une table de rappel de 100 mots (et je dis pour les démonstrations de mémoire seulement car pour retenir d'autres informations dans la vie de tous les jours comme les numéros de téléphones, c'est vraiment très pratique).

D'autant que même si tu fais une démo devant de la famille ou des amis, tu peux te limiter à 20/30 mots pour que cela fasse déjà son effet.

Mais je réitère, apprendre une liste de 100 mots est très abordable, même si vous n'êtes pas un geek ;) .

Quasiment un an après avoir acheté Scenic 52 directement auprès de Jamie D. Grant, je me suis enfin lancé dedans le mois dernier et le résultat est là.

Je ne me suis pas encore essayé à la pratique du jeu de 52 cartes mélangées mais les PAO sont connus ainsi que le Mnemonica qui est au coeur du sytème.

Bonjour Yann,

Merci pour le partage. Cela à l'air interessant.

Donc "Scenic 52" est donc vraiment basé sur un systeme de mémorisation puisque tu parles de PAO?

Ou c'est une technique partielle et une utilisation associée qui donne l'illusion au spectateur que l'on peut apprendre l'ordre d'un jeu de cartes?

Je viens de lire la description du pdf sur son site, il associe également le chapelet Tamariz.

J'avoue que je suis curieux lorsqu'il dit que l'on peut retenir un jeu de cartes en moins d'une minute. Car soit c'est une utilisation simplifiée du PAO qui donne justement l'illusion de mémorisation, soit c'est beaucoup d'entrainement.

Il propose d'utiliser un PAO qu'il a concu pour l'occasion ou il conseille de se faire le sien?

Je viens également de voir le sujet sur le Magic Cafe, cela doit répondre à pas mal de questions.

http://www.themagiccafe.com/forums/viewtopic.php?sujet=540723&forum=218

Modifié par SébastienO
  • J'aime 1
Publié le

Tout à fait, chaque carte correspond à une PAO à mémoriser.

Jamie donne les 52 PAO concernées dans le pdf (j'ai la version

mini-livret qui n'était vendue qu'à Magic-Con je crois et

c'est plus pratique qu'un pdf, il faut prévoir d'en faire une impression

pour pouvoir travailler 'librement'.)

Il s'agit de ses propres PAO et je me demandais si j'allais m'en faire

des persos mais je n'ai pas eu la force car c'est des PAO très spécifiques

qui permettent de s'y retrouver dans le chapelet Mnemonica.

Il nous invite à adapter les PAO comme on veut mais ça demande

un boulot pas si évident. Quelques P dans les PAO m'étaient totalement

inconnus mais c'est pas grave, maintenant je connais ces P (et boom,

un bon en avant dans ma culture générale).

On peut réellement retenir un jeu mélangé en moins d'une minutes

mais il faut maîtriser les 4 étapes l'apprentissage de la liste des PAO

n'est que la première (la plus dure certes, mais seule elle ne permet

pas de présenter ce miracle).

Aucune illusion mais si un spectateur était capable de rentrer dans ton

esprit à ce moment, il serait assez interloqué.

Autre raison principale pour laquelle j'ai pris exactement les mêmes PAO;

c'est comme avec l'Intercessor, plusieurs à avoir le même outil ça multiplie

le nombre d'interactions et de miracles possibles.

  • J'aime 1

Yann

 

Publié le

Cool, merci pour ces précisions.

C'est vrai que si il a conçu des PAO spécifiques qui aident pour le Mnemonica, c'est un gros plus.

Tu parles des 4 étapes de l'apprentissage, le PAO étant la première. Peux-tu en dire un peu plus ou tu en dévoilerais trop?

A première vue, comme il est capable de donner n'importe qu'elle carte à partir de n'importe quel numéro, j'imagine qu'il préfère utiliser une table de rappel, plutôt qu'un palais de mémoire?

Publié le

Je ne peux pas en parler plus avant non, c'est une synergie qu'il apporte

dans le domaine et qui est un plus par rapport à ce qui se fait déjà.

Par respect pour Jamie je ne donnerais pas de précisions non plus dans la

Chambre des Secrets (Enemies of the Heir, Beware!).

Si c'est à des fins encyclopédiques, son pdf est très bien fait et si c'est

à des fins de présentation devant du public, son pdf est encore mieux fait.

$20 sur son site web.

Je l'ai vu présenter Scenic 52 devant un parterre de magiciens pendant la

Magic-Con et il maîtrise clairement son sujet. C'était la première fois qu'il

présentait ça devant des magiciens (mis à part quelques pots j'imagine).

Entre temps, il vient d'apparaître une deuxième fois dans Ripley's

Believe It or Not! avec ça.

(...)

Si ma mémoire est bonne mdr , la première fois que j’ai vue une démonstration utilisant une table de rappel, c'était lors d'une émission de télévision où un certain Olivier Lejeune faisait une démonstration utilisant une table de rappel.

(...)

Elle est très bonne ta mémoire; ledit 'jeune' a écrit un livre sur le sujet.

Yann

 

Publié le
Je ne peux pas en parler plus avant non, c'est une synergie qu'il apporte dans le domaine et qui est un plus par rapport à ce qui se fait déjà. Par respect pour Jamie je n'en parlerais pas dans la Chambre des Secrets.

Si c'est à des fins encyclopédiques, son pdf est très bien fait et si c'est à des fins de présentation devant du public, son pdf est encore mieux fait. $20 sur son site web.

Oui en lisant le sujet du Magic Cafe (il y a d'ailleurs un nom qui me parle parmi les intervenants ;) ) , il dit en effet qu'il utilise des systèmes connus mais en y apportant ses idées personnelles. Donc je comprends que tu n'en parles pas, c'est normal.

Ce qui est intéressant également, et c'est ce que tu dis, c'est qu'il semble utiliser son système pour le présenter comme un tour ou un show donc il y a certainement un travail poussé sur la présentation qui ne sera pas uniquement une simple démonstration de mémoire.

Je crois que je vais me laisser tenter du coup.

Elle est très bonne ta mémoire; ledit 'jeune' a écrit un livre sur le sujet.

Oui, j'ai quand même précisé car un des souvenirs que j'ai de lui remonte (je crois), à l'époque de "La Classe". Donc c'est dire si c'était pas hier.

Pour infos, les livres d'Olivier Lejeune sur la mémoire:

Mémoire d'éléphant

Trucs et astuces pour une mémoire au top

Une petite démonstration rapide du monsieur:

[video:youtube]

Ce qu'il fait sur la vidéo est une bonne démonstration de ce qu'il est possible de faire après 1 mois à travailler sa table de rappel. Suivant les personnes et le temps consacré, rajouter 3 à 7 secondes de plus pour ancrer chaque nouvelle image mais ce qu'il montre est tout à fait accéssible.

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    • Merci Patricia même si je ne pense pas avoir fait une contribution si extraordinaire que cela. Disons que mes réponses ne sont pas originales mais que je raisonne d'un point vue "lisibilité pour le public" et souvent, j'estime qu'en mentalisme on a tendance a faire trop de fioritures dans les textes lors de consignes, de constatations ou de récapitulations. Il est bon d'avoir de temps en temps des choses originales et développées pour introduire une ambiance, un contexte (raconter une histoire, avoir un fil conducteur) mais lorsqu'il s'agit de consignes, il faut d'après moi être le plus direct et clair possible. C'est un peu comme les tours de cartes automatiques, leur succès repose en grande partie sur la clarté de vos consignes pour obtenir ce que vous attendez du spectateur (dans sa façon de couper, distribuer ou de mélanger les cartes à un moment par exemple). Pour les constatations, il faut selon moi les limiter au maximum aussi et faire en sorte que cela vienne du spectateur ou que ce soit si évident que le dire n'est pas nécessaire. Exemples : - donner un jeu (même spécial) à mélanger permet de montrer à tous que le jeu est ordinaire et sans préparation (2 en 1). Il n'y a pas besoin de lui dire de l'examiner, encore moins de dire que le jeu est normal et sans préparation car vous obtiendrez évidement l'effet inverse (vous introduirez la possibilité qu'il soit truqué et/ou préparé dans l'esprit des spectateurs). Puisqu'on a pris le risque de mettre le jeu dans les mains du spectateurs, c'est qu'il n'y a rien à voir (c'est ce que penseront les spectateurs). Par contre il peut y avoir une consigne ou un geste qui "impose" sans en avoir l'air une façon de couper ou de mélanger si cela est nécessaire. Ce conseil n'est pas nouveau et à déjà été donné maintes fois, ne serait-ce que sur ce forum, mais le redire peut éviter à certains de faire encore cette "erreur" assez classique, pas forcément de débutant mais simplement parce qu'on y pense pas toujours. - comme le disait Salvano, le meilleur moyen de prouver qu'un récipient est vide lorsqu'on ne peut pas en montrer clairement l'intérieur est de le vider devant les spectateurs sans chercher à montrer que c'est vide. Par exemple : vous avez un seau à champagne préparé pour une routine de seau aux pièces, vous mettez un peu d'eau, des faux glaçons, un foulard ou des confettis dans le fond et avant de l'utiliser, vous le retourner pour en faire tomber son contenu. Autre exemple : vous avez le verre "Infinity Wine". Commencez avec le verre retourné sur votre table. Ainsi, il est évident qu'il ne peut à priori rien y avoir dedans (c'est transparent et à l'envers). Pareil pour les bols de riz. Autre exemple : la boîte tiroir en carton type boîte à chaussure appelée "Magic Box" récemment vendue par Georges Iglesias (mais ce que je vais dire est valable pour toutes les boîtes tiroir). Au début de la routine, je trouve mieux de l'avoir ouverte avec quelque chose dedans (des chaussures par exemple) et au début de votre routine vous la vider puis la refermer. L'apparition à la fin sera moins évidente que si vous commencez avec votre boîte, que vous l'ouvrez pour la montrer vide puis que vous la refermer et la rouvrer pour la montrer pleine. Cela fait très "boîte spéciale". Alors que si vous la vider, que vous faites disparaître quelque chose et que cette chose réapparaît dedans, c'est déjà un peu plus subtil (même si ça reste du très classique). Je cite la boîte de Georges Iglesias car à mon sens, sa version est plus "innocente" bien que cher et fragile (ce n'est que du carton, le papier décoratif noir s'en va facilement au niveau des coins et il faut faire très attention lorsque vous l'assemblez sinon ça ne coulisse pas bien). Enfin, pour les récapitulations, je vais me répéter (inutilement sans doute) : avant de se demander comment récapituler de manière claire et/ou originale, je pense qu'il faut voir si cette récapitulation ne peut pas être évitée. Si il y a ce besoin, c'est qu'on a peur que ce qui précède ne soit pas clair dans l'esprit des spectateurs ou qu'il y avait trop de choses à retenir pour eux (trop d'étapes). Je pense comme Losander, Salvano, Finn Jon, Luc APERS, Eberard RIESE et d'autres qui ont dit à peu près la même chose : le plus dur dans un numéro que l'on pense être abouti, c'est de couper. Souvent, pour améliorer un spectacle, un numéro ou simplement une routine, il ne faut pas ajouter ou modifier (ce que l'on fait le plus souvent) mais enlever tout ce qui n'est pas vraiment utile (et ce n'est pas évident car parfois il faut retirer des choses qu'on a mis beaucoup de temps à trouver, auxquelles on tient tout en sachant que ça n'apporte pas grand chose pour le public). Ce conseil est souvent donné de manière générale mais ici, je veux parler de l'appliquer au choix de nos textes, de ce que l'on va dire. Et cette coupe doit selon moi se faire surtout sur les consignes, les constatations et les récapitulations. Pour le reste (contexte, ambiance, fil rouge, histoire que l'on souhaite illustrer par de la magie,...), on peut s'autoriser plus de liberté, d'originalité mais là aussi, si votre intention est que vos spectateurs se souviennent surtout de la magie, il ne faut pas que l'histoire prenne le dessus. Dernier outil pour inciter les spectateurs à donner une information à notre place : poser une question qui semble innocente. Je vais prendre en exemple Joaquim MATAS qui tourne en ce moment avec une conférence où plusieurs des routines présentées font appel à cela. Par exemple, plutôt que de montrer une série de jokers identiques (cartes parfois étranges pour les spectateurs) et/ou de dire qu'il s'agit de jokers, il demande à un spectateur : "De quoi s'agit-il pour vous ?". Cela rejoint ce que j'ai écrit plus haut sur l'information qui vient du spectateur plutôt que de nous mais ici, ce n'est pas seulement pour clarifier la situation mais aussi pour mieux camoufler le comptage Hamman au pelage réalisé car la question et l'attente de la réponse peut justifier une rupture de rythme dans le comptage (dans n'importe quel comptage d'ailleurs). Cela empêche aussi les spectateurs de compter des cartes également. Bref, on est sur du texte utile, au service de la routine, simple et direct.  
    • Bonjour à tous, Ce n'est vraiment mon genre de descendre les créations des autres, mais là, on frise la Publicité Mensongère. Je viens d'acquérir "52 Prediction" de N2G dont la vidéo (visible sur Youtube avec le titre du tour) annonce : - No Force - Spectator can check C'est vrai quelque part, mais ce n'est pas cumulatif : - Soit on force la carte et le spectateur peut l'examiner (mais il suffit de dessiner sur le dos d'une carte et personne n'a besoin d'acheter le tour)  - Soit le spectateur pense librement à une carte, mais la révélation n'est pas du tout examinable ! Et pour tout vous dire, la révélation est même à peine "montrable" car la carte truquée qui permet de produire "n'importe quelle carte pensée" est à mon sens tellement mal faite qu'il faut prendre un très grand recul pour ne pas que le trucage se perçoive. Bien entendu, je laisse la parole à la défense, mais dans tous les cas, j'attire votre attention sur ce tour qui, de mon point de vue, ne mérite pas les 30$ que réclame son "créateur" (et à l'instant où j'écris, il fait des promos à 10$ pour écouler son stock!). Si cela peut permettre à certains d'économiser leur argent... Belle journée à vous, PS : Si l'un de vous veut me racheter le tour... écrivez-moi.
    • Eh oui. J’ai d’ailleurs signalé les productions d’Ivan dans cet autre sujet :   
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