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Je signale à ceux à qui cela aurait échappé la revue Smart Bastards, publiée par le collectif du même nom, composé des amis @Calix, @Sébastien LESTRADE, @Aloïs BOYET@David MARSAC (Chakkan)@Stéphane MANSIET, @Loic LEBEL, @Henri BEAUMONT, @Jérémy MAROUANI, @Thanh Long BACH et @Olivier BOËS.

Au menu, quelques-unes des pépites sorties de ce think tank magique : ça peut être une technique, une idée de présentation ou de justification (la chronique d'Henri est consacrée à la grande question "pourquoi faire écrire au spectateur alors qu'on peut lire ses pensées ?"), une routine automatique ou la fabrication d'un book-test spécial apéro. 

C'est orienté mentalisme. Les tours proposés sont illustrés, proposés avec un script (un bon point) et sourcés (un très bon point).

Le style général prouve qu'on peut être résolument décontracté dans l'écriture tout en restant rigoureux dans la relecture (bravo à Chakkan, qui n'a laissé passer qu'une seule faute... à coquille, le petit plaisantin ! 😁)

Et pour respirer entre deux articles sérieux, les SB ont glissé ça et là des rubriques moins sérieuses (recette de cuisine, jeux, horoscope), toujours dans l'esprit Smart Bastards.

Si vous voulez vous faire une idée, le numéro 1 est gratuit ici !

Je l'ai lu d'une traite, et voici ce que j'en ai pensé :

Les points positifs :

  • Le contenu est assez riche, et on sent que les articles ont été réfléchis et/ou peaufinés en conditions réelles
  • L'ensemble est plutôt agréable à lire
  • le prix (en dehors du numéro gratuit, petit malin !) : 20€ par an, pour 4 numéros (ou 25€ avec le hors-série)

Les points négatifs :

  • Le ton casual est parfois un peu forcé, et les vannes ne fonctionnent pas toujours
  • Le numéro est entièrement en noir et blanc. Pour un format PDF, c'est un choix curieux...
  • Chaque chroniqueur est interviewé. C'est pas désagréable à lire, mais parfois un peu longuet. Ceci dit, c'est le numéro 1 : on peut supposer que ce ne sera plus le cas dans les numéros suivants 😉

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Publié le (modifié)
il y a 14 minutes, Alx a dit :

Le numéro est entièrement en noir et blanc. Pour un format PDF, c'est un choix curieux...

Nous avons simplement pris un coup d'avance en pensant que certains amoureux de la planète voudraient l'imprimer. Et l'air de rien, N/B reste à ce jour le meilleur contraste de lecture...

Tu me diras "oui mais quand on imprime on peut choisir de mettre N/B !"
Ce à quoi j'ai deux réponses, dont une digne des SB :
1. Quand on imprime un doc couleur vers le NB, on ne maîtrise vraiment pas le rendu final, et parfois ça devient gloubi-boulga illisible.
2. Nous avons préféré ne pas surestimer notre lectorat en présumant qu'il penserait à (ou saurait) changer les paramètre de l'imprimantes en NB. ^^

Un grand merci pour ton retour qui semble précis et retranscrit ce que nous avons essayé de partager. 😉 

Modifié par David MARSAC (Chakkan)
  • Merci 1
Publié le

Abonnement avec HS effectué ! 

Comme @Alx, le ton causal ne m'a pas fait voyagé. 

Cependant, j'ai découvert dans ce premier volume des Magiciens généreux, des pépites créatives et mon repas de demain. 

 

Petite discussion avec @Calix sympa pour débriefer et @Sébastien LESTRADEje ne t'ai toujours pas remercié pour l'enveloppe 🙂

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OSEApprendre Objectif, Système, Expérimente 🧠🎈🌈

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Je me suis aussi abonné (il faut soutenir les petits jeunes 🙂)

Le ton humoristique me plait bien... surtout quand c'est drôle !... et surtout lorsqu'une page entière ne sert pas juste à faire une blague (de potache qui plus est)  🙂

Sinon, d'accord avec Alex : comme nous sommes tous écolos, personne ne les imprimera donc autant se lâcher sur la couleur ! (d'ailleurs à la page 63, l'une des deux cartes est bleue et l'autre est rouge)

Je m'intéresse beaucoup à la question de la justification de l'écriture et du dessin (et de la conservation dans un portefeuille... et de la prise du papier pour le déchirer... ). J'ai bien apprécié l'article d'Henri sur le sujet. J'espère qu'il y en aura d'autres. 

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Publié le

Merci à ceux qui ont déjà eu l'occasion de nous faire un retour après lecture ici ou par messages privés auprès de @Calix ou moi-même. Vos avis sont importants car ils vont nous permettre d'améliorer les prochains numéros.

N'hésitez pas à partager le premier numéro auprès de vos connaissances 😉

Bastardement, 

Publié le

En ce qui me concerne j'ai trouvé ce premier numéro très réussi. J'apprecie la note humoristique qui souvent fait défaut dans les lectures de mentalisme. Les tours sont intéressants et ces échanges façon brainstorming apportent un vrai plus, les idées sont riches, "tour operator a eu ma préférence, avec un peu d'imagination le principe est adaptable à de nombreuses présentations. Ne serait-il pas possible d'avoir un lien vers youtube avec une presenttation de l'effet?

Longue vie à smartbastards.

  • J'aime 1
Publié le

Je réalise que mon avis peut paraître plus négatif qu'il ne l'est réellement, je précise donc que je me suis abonné : c'est bien la preuve que les points "négatifs" ne sont pas rédhibitoires 😉

A la réflexion, ce n'est pas le choix du noir et blanc qui me pose problème (ça ne m'a par exemple jamais gêné avec Imaginarium), mais c'est plutôt la mise en page, qui à mon avis ne s'y prête pas très bien : j'ai apprécié certains détails graphiques (comme les profils en ombres chinoises des chroniqueurs), mais il y a aussi pas mal d'images en filigrane, qui ne se prêtent pas vraiment à ce choix, et qui donnent parfois cette impression de gloubi-boulga illisible (heureusement pas dans les tours, mais plutôt dans les interviews).

Je pense que c'est une bonne piste d'amélioration pour le n°2 😉

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    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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