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Bonjour,

 

J'ai remarqué que certains magiciens avaient une façon particulière de s'exprimer, une sorte de style. Comme Billy Debu avec un ton très noble et un langage un peu ancien.

 

Ou encore @Philippe Noël dont je viens de regarder son Oil and water.

 

Est-ce naturel ? Travaillé ? Si travaillé, comment trouver la bonne façon de s'exprimer ? J'imagine que c'est lié au personnage qu'on joue.

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le (modifié)

Pour moi la meilleure façon de s'exprimer est d'être naturel tout simplement en y ajoutant un soupçon de théatralité (mais ne pas surjouer non plus).

Lorsque le naturel n'est pas là, le public s'en rend vite compte. Même si l'on joue un personnage, cela n'empêche pas d'être naturel (même si cela peut paraître incompatible, mais j'apprenais cela quand je donnais mes cours de théâtre).

Modifié par Thierry (Moonlight)
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Thierry Périchon
http://www.moonlightanimations.fr
 

Publié le
Il y a 4 heures, Magic-Tony a dit :

N'est-ce pas là tout le métier d'acteur ?

Si et c'est pour cela que j'ai fait du théâtre et que j'étais prof de théâtre. Ensuite, il faut penser (même en close-up) à la mise en scène (par exemple, comment l'on dispose les objets sur la table). Dominique Duvivier explique bien tout cela dans les 2 livrets "Cartomagie 2008".

  • J'aime 2

Thierry Périchon
http://www.moonlightanimations.fr
 

Publié le (modifié)

Je pense qu'on a tous plusieurs personnalités en nous et que lorsque l'on campe un personnage, on exploite voire on surexploite l'une d'entre-elles.

J'appelle ça des "masques" 🙂

On n'est pas totalement la même personne :

  • Derrière l'écran de son PC
  • Face à la boulangère
  • Face à son patron
  • Face à l'homme ou la femme que l'on aime
  • Face à quelqu'un que l'on cherche à séduire
  • Face à son enfant
  • Face à son gynéco
  • Et cætera...
  • Et donc pour conclure : face à son public.

Bref, je pense que lorsque l'on compose un personnage, on puise dans l'une de ses personnalités...

Je rejoins @Thierry (Moonlight), il faut qu'il y ait une part de naturel, si nous on n'y croit pas, personne n'y croira !

Modifié par Mickaël
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Mais comment trouver le bon phrasé ?

 

Francky le tricheur a aussi une manière bien à lui de s'exprimer.

 

Je peux aussi parler naturellement mais ça sera banal.

 

Plus que les tours en eux-même, j'aimerais travailler cette partie là, l'emballage on va dire.

J'ai déjà commencé par changer l'histoire des As Gangsters car tout le monde présente plus ou moins la même chose.

 

Qu'en pense @Gilbus qui maîtrise l'art du conte ? Ou encore @Michel (darlone) ?

 

On peut aussi parler de Belmondo, toc toc badaboum...

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Publié le
il y a 38 minutes, Magic-Tony a dit :

Plus que les tours en eux-même, j'aimerais travailler cette partie là, l'emballage on va dire.

"L'emballage" compte finalement beaucoup plus que l'effet magique en lui-même.

Je vais prendre Eric ANTOINE en exemple, on le présente clairement comme un magicien (qu'il est) mais si l'on regarde attentivement, on peut constater qu'il n'y a pas énormément de magie à proprement parler, il y a surtout de la présentation, des sketchs, de l'humour, il a même des sketchs complets avec uniquement des "faux tours de magie" c'est à dire uniquement de l'humour, des gags en faisant croire qu'il va faire de la magie...

En résumé, la présentation compte autant sinon plus encore que le tour en lui-même.

Regardez les "magiciens" en herbe de 12 ans sur YouTube pour vous en convaincre 😎

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  • Haha 2
Publié le (modifié)

J'en pense que tu devrais commencer par trouver un personnage qui correspondent à l'univers que tu veux véhiculer. Qui est-il, d'ou vient-il, que fait-il (pour les plus anciens et pour rire "cet incroyable robot des temps nouveaux..". 😀)

Quel est sa façons d'être, gaffeur, sur de lui, comique, pince sans rire...

Et surtout " ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément" en clair que ton personnage soit bien clair et défini dans ta tête pour rester toujours dans ce personnage (forcément plus il sera éloigné de toi plus cela sera difficile, c'est pour cela que les cours de théâtre existent).

Il n'est pas nécessaire de forcer un accent ou d'être forcément dans la démesure.

Quelques répliques, un état d'esprit, quelques expressions du visage, un code vestimentaire, une posture...peuvent suffire.

A toi de cerner ce qui te correspond et correspond à ta magie. Tu peux être un vampire, un mage vaudou, un immortel qui traverse l'histoire, un clone d'harry potter, un comique vanneur, un maladroit qui rate tout ou pas, un type que sa propre magie surprend, un extraterreste venu de la planète xorg, un type égnimatique (qui ponctue ses tours par "étonnant non"), un pseudo scientifique, un prof de magie raté exclue de Poudlard, un grand timide, un savant-fou...etc

Ensuite il n'est pas nécessaire d'en faire trop, juste que rapidement en quelques secondes le public comprenne qui tu es, et que la narration de tes routines correspondent à ton personnage (comique de répétitions, routines faussement ratées...). Ne cherche pas à imiter mais à créer.

Parfois c'est bien de faire simple et de "gommer" pour éviter d'être trop dans la caricature.

Voilà pour l'approche du comédien, l'art du conte c'est encore autre chose, il y a du rythme, des silences, des intonations, on peut faire vivre plusieurs personnages dans une histoire. C'est adapté pour certaines ambiances moi pour d'autres.

Enfin le plus important c'est par ton personnage et ta narration, appuyés par les effets de tes routines, de faire naître l'émotion du public (rire, surprise, nostalgie, peur...). C'est difficile à atteindre, souvent aléatoire, mais y tendre est selon moi (et beaucoup d'autres) un gage de succès. Emporter le public dans son univers, son ambiance, est toujours un défis mais c'est tellement mieux que "Ce jeu est parfaitement normal, tirez une carte, regardez vous pouvez la mettre ou vous voulez (euh la carte...😂), là je mélange...

Si tu fais naitre cette émotion, que tu fais appel à ses sentiments, à sa madeleine de Proust, le spectateur se souviendra longtemps de ta prestation, si tu as juste retrouvé sa carte, il s'en souviendra 2 minutes...

Il y a de nombreux ouvrages pour créer un personnage, écrire une belle routine, c'est parfois plus utile qu'un livre de Tours. On peut-être un superbe technicien et ne pas bien passer auprès du public, mise en scène et sens de la scène sont à mon sens indispensables.

 

 

Modifié par Michel (darlone)
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www.dedales-hypnose.fr

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Pour rebondir sur ce que dit Darlone, un petit extrait du DEUDLMDG:

Citation

 

                  Le personnage

« Comment je fais pour faire aussi bien que machin ? »

Heuuu, je n’ai pas bien compris la question, ou alors la réponse est dedans, non ?

 

Tu ne peux pas faire les mêmes personnages que tes idoles ?

C’est normal, tu n’es pas eux.

 

Tu dois faire tes propres personnages, ou faire ton propre « toi-même » si ton personnage est proche de ton vrai « toi »…

Maintenant, développer un style de personnage différent de toi…. C’est tout à fait possible, il suffit d’un peu de talent d’acteur…mais…

Différent de toi ?

Cela voudrait dire que le « toi » est monolithique, uniforme, unique.

Or nous avons tous différents aspects de notre personnalité, qui apparaissent au fil des situations ou des humeurs.

Se considérer comme un seul style de personnage soit même, c’est limiter la vision que l’on a de nous.

Donc, si le jeu d’acteur t’effraie, tu peux concevoir de développer un aspect de ta personnalité à toi, pour créer un personnage différent de ce que tu fais d’habitude :

Tu restes toi, mais pas le toi habituel…

Pense à ce que tu es quand tu es :
Amoureux
En colère
Débordé par plein de boulot
Morose
Etc.

Autant de personnalités qui sont les tiennes, et peuvent être exploitées par tes personnages.

Bon, ça, c’est l’idée générale, l’application, c’est plus dur.

Perso, je suis du genre gros bonhomme rigolo, pince sans rire, et qui se moque volontiers de lui-même, maladroitement charmeur et ridicule.

C’est le Gilbus que j’ai en magie.

Mais c’est lassant :
Marre d’être le rigolo de service, au bout d’un moment.

J’essaie de faire des choses différentes, mais c’est dur.

Tiens, en conte, je me suis fait une série d’histoire abominables (de quoi faire un spectacle entier), très noires, qui finissent mal, et en général par la mort de quelqu’un (dans d’atroces souffrances, c’est encore mieux)

Le personnage de conteur, qui dit ces contes, n’est pas un rigolo.

Et bien c’est difficile :

Les spectateurs se marrent tous, ils rigolent quand je leur dit des horreurs… dur dur…

Du coup, j’essaie d’être inquiétant, dans une autre gamme, celle du mystère.

Mais comme je veux rester sympa, ce n’est pas simple : sympa, mais inquiétant, c’est une personnalité complexe…

 

Je crois que je devrais faire dans les choses plus simples, plus clairement lisible.

Mais à faire trop simple et monolithique, on risque de tomber dans la caricature.

Tout cela n’est pas simple…

Et cela demande du temps, bien sûr, et de nombreux essais.

En fait, comme je le disais, la réponse est dans la question…

Reste à comprendre la question.

Il faut en tout cas qu’il y ait unité, cohérence et lisibilité.

-L’unité est ce qui va rendre ton numéro homogène, honnête, on pourra y croire.

-La cohérence aussi, mais à un autre niveau : chaque chose que tu feras sera justifiée et conforme à l’univers et au personnage concerné : c’est une cohérence interne, que le spectateur n’a pas forcément à connaitre par le détail, mais que toi du doit mettre en place, pour que tout soit réaliste.

-et enfin la lisibilité, car à travailler sur les deux premières choses, on peut parfois (souvent) arriver à des aberrations qui ne sont compréhensibles que par l’auteur, et qui ne servent donc à rien, si ce n’est rendre son spectacle ennuyeux, puisque le spectateur ne pourra pas y adhérer :

Même si tu développes des univers très fouillés et poétiques, il faut que le public puisse au moins les entrevoir, et venir y jeter un œil, voir même y entrer un moment avec toi… sinon, tout cela ne sert qu’à se faire mousser.

 

Mais pour répondre précisément sur la voix…

Effectivement, la voix s’altère dés qu’on est en public, personnage ou pas.

Mais en fait, tu poses une excellente question…

Que faire quand on doit parler en public.

La réponse est délicate.

Spontanément, je répondrais comme beaucoup : on devrait essayer de garder sa voix naturelle…

C’est le plus facile moyen de ne pas en faire trop, et de ne pas prendre un air grandiloquent…

Sauf que…

Nous sommes en spectacle.

Les exemples que tu cites, de personnes prenant un ton spécial en prestation, sont des choix personnels.

Des choix artistiques, et je ne remets jamais en cause le choix d’un autre dans ce domaine.

Cela dépend trop de la personne, de son intention à ce moment, de ses essais avec d’autres façon de faire, du contexte où se déroule la prestation…

Bref, il est difficile de critiquer un choix de ce genre, en négatif ou positif.

On peut par contre constater si le résultat nous plait ou pas à nous…

 

Le parler naturel, la solution ?

Parfois oui, parfois non.

En chanson, on a le chanteur d’opéra, qui s’exprime de façon totalement « antinaturelle », au point d’être souvent incompréhensible.

Et on a Boby Lapointe, qui chante dans un tout autre registre.

Les deux chantent, qui peut dire si leurs choix sont meilleurs, l’un ou l’autre ? les contextes sont tellement différents.

En spectacle, il y a tellement de façon d’être bons, et milles fois plus de façon d’être mauvais…

 

Mais si on veut essayer de trouver des règles :

En plus de l’unité, de la cohérence et de la lisibilité, cité plus haut, il y a la crédibilité et la sincérité : il faut être « vrai »

Ce qui fait que tout le monde ne peut pas tout faire :

Si un gars de 16 ans essaye de prendre un personnage de joueur de casino, ça ne marchera pas.
Pas crédible, sauf à passer en mode « acteur », et donc sortir du monde réel.

Mais pire : le contexte va tout chambouler :

Si tu fais des tours à des potes qui te connaissent, tu ne peux prendre un ton grandiloquent, mettre de l’emphase sur ton texte, sans être dans la dérision, voire le burlesque.

La voix naturelle, avec quelques intonations légèrement renforcées, montrera qu’on n’est pas en train de faire le guignol.

Avec un autre contexte, des inconnus rencontrés dans une situation hors spectacle, tu peux mettre plus facilement une ambiance mystérieuse, en restant dans les limites de ce qui est crédible pour ton physique et ta personnalité.

Comme ils ne connaissent pas notre voix naturelle, on a beaucoup plus de marge dans la modification de la voix naturelle. Mais quel que soit la voix, elle doit être « naturelle » pour ceux qui écoutent.

Dans un cadre de spectacle, c’est encore différent : le public acceptera que l’on fasse l’intéressant, tant qu’on le sera, intéressant… on a donc plus de choix : voix naturelle, voix déclamante, voix hystérique…ce qu’on veut : c’est la voix du personnage, de la situation, et il faut assumer le personnage et la situation.

 

Il n’y a pas de solution universelle, en tout cas, je n’en connais pas.

 

Mais il y a des choses qui sont plus faciles que d’autres à faire :

OUI, la voix naturelle, c’est le plus facile à faire.

A condition de bien la travailler… oui, même le naturel se travaille 😉

Et une voix déclamante, c’est ce qu’il y a de plus facile à MAL faire… 😉

On surjoue, on fait dans la grandiloquence, on n’est pas crédible…

 

Dans les ateliers que j’anime, on a souvent le cas de personnes changeant leur voix systématiquement, et inconsciemment, dés qu’il faut parler en public.

Le problème est alors le « inconsciemment » :

On n’est plus dans le choix artistique, on est dans la soumission à un réflexe, et c’est ce qu’il y a de moins artistique.

Ou si ce n’est un réflexe, c’est une copie (consciente ou pas) d’un style : « il faut parler comme ça, en public ».

Tiens, je connais une fille qui, dés qu’elle parlais sur une scène, le faisait de façon chantante : comme si elle vocalisait tous les mots. De façon totalement inconsciente.

On lui a fait la remarque, on l’a fait s’écouter.

Elle à maintenant réduit sa façon chantante, volontairement, après bien des exercices et du travail :

Les choses que l’on fait sans y penser sont souvent les plus difficiles à corriger.

Elle peut toujours utiliser sa voix chantante, mais maintenant, c’est volontairement, pas en permanence.

Quand ce n’est pas un choix libre (l’artiste est libre !), la première chose est de faire prendre conscience à la personne de ce qu’elle fait.

Ensuite, faire réfléchir sur le « pourquoi » elle fait ça…

Ensuite, la personne peut faire un choix en connaissance de cause : c’est son choix.

Et si la voix est surjouée, il faut lui montrer comment en faire un peu moins, mais bon, chacun est libre…

 

C’est pour cela que ta question est excellente :

La réponse n’est pas simple.

 

Gilbus

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

C'est pas si simple que ça d'être une voix finalement.

 

Lors de mon dernier entretien d'embauche j'ai remarqué que je pouvais paraître un peu hautain, enfin surtout au regard de l'activité demandée (c'était une association de lutte contre l'exclusion sociale).

 

Pendant ce court contrat il y a une dame d'un certain âge qui me faisait la discussion très souvent et à qui j'ai fait quelques tours (dans les derniers jours je m'amusais à faire apparaître une carte derrière son oreille).

J'ai remarqué que lors des moments de plaisanterie j'adoptais une voix plus basse que naturellement et un style un peu joueur, je ne saurais trop comment le définir.

Mais différents de la voix et du style que j'ai quand je fais des tours à des amis.

 

Sinon dans la vie de tous les jours j'ai une voix plutôt medium et j'aime raconter des bêtises (jeux de mots, humour noir, blagues pourries...) mais ce n'est pas très magicien, à moins d'exceller comme comique (Eric Antoine).

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    • TLTR : Vraiment EN-CHAN-TÉ par ce congrès. C'est convivial, c'est JEUNE (Yann Frisch n'a d'ailleurs pas manqué de faire remarquer que les deux étaient peut-être liés... moi, je crois qu'on le doit surtout aux organisateurs et aux bénévoles). @Renan FRISEE a dit dans son interview pour VM qu'ils avaient voulu allier l'accueil à l'italienne, le cadre à la Blackpool et une affiche digne de la FISM... et ben, c'est réussi sur tous les plans. Avant de détailler un peu plus le côté magie, je vais dire tout le bien que j'ai pensé du lieu (théâtre à l'italienne, salles élégantes, grand balcon extérieur...) mais surtout (et je ne m'y attendais pas du tout) de la BOUFFE !!! La BOUFFE, bon sang ! Ah, ce n'était pas du dîner de gala pompeux, c'était à la bonne franquette, mais, purée, c'était BON ! Les meilleures frites que j'ai mangées de ma vie, je crois, de bonnes bières artisanales, un brunch somptueux avec des produits de qualité (du Nocciolata et non du Nutella, par exemple... ceux qui savent savent). En ajoutant à cela l'enthousiasme des bénévoles, très justement mis à l'honneur par les organisateurs : ACCUEIL PARFAIT Passons à la magie. J'aime bien lire les compte-rendus sous forme de mini-journaux quand ce sont d'autres qui les écrivent, donc je vais tenter de faire pareil. C'est très "mavie.com", désolé. Au pire, ça me permettra, à moi, de me souvenir de comment ça s'est passé. Vendredi : Entrée : Les badges que l'on porte autour du cou sont super pratiques : les horaires des confs et spectacles sont imprimés dessus de manière à être lus super facilement. Pour acheter à boire et à manger, on achète des cartes d'un jeu Bicycle rare qui serviront de jetons. C'est original et marrant. On nous distribue aussi de vrais jetons qui serviront à récompenser les magiciens qui nous bluffent avec un tour. Celui qui en aura le plus gagnera son entrée au prochain congrès. J'arrive tout pile pour la conférence de Jonathan Renoux. Le format d'une heure est un peu court pour lui, donc ça finit par être plus un mini spectacle, parce que le public préfère voir des tours qu'avoir des explications. Je découvre sa magie, originale et sympathique, voire poétique. J'aime beaucoup et je me réjouis qu'il vienne en conférence chez moi (Amiens) le samedi d'après (le 19 septembre, viendez !). La conférence finie, on passe à l'after. Adrien Quilien et ses camarades font le show en offrant des cocktails (avec ou sans alcool) à ceux qui le veulent. C'est super, c'est fun et c'est bon (enfin, la vodka sour que j'ai prise est bonne). Fatigué par la route et le ventre vide, l'alcool me tourne un peu la tête. Je trouve des trucs à manger pour éponger, mais, en attendant, je suis assez désinhibé pour aller parler avec un peu tout le monde. Ça jamme à droite à gauche. Jonathan nous montre qu'en plus d'être un excellent magicien, il assure aussi à mort au contact juggling. À un moment, j'aperçois Yann Frisch. Ô bonheur ! Il faut que j'aille lui dire à quel point je l'aime et combien il a compté pour moi ! (l'alcool, vous dis-je) Je réussis à l'alpaguer à un moment. Il me répond gentiment, mais je crois que je l'embête un peu (et je le comprends, à vrai dire). Il me fait une blague que je trouve un peu nase. Je suis déçu, je ne l'aime plus. Je rentre me coucher en me promettant de le huer au spectacle de dimanche. Samedi :  Réveillé en retard, je loupe la conférence de Topas. Je vais faire un tour dans la dealer room en attendant la conférence de Robin Deville. Je l'ai déjà vue, mais il m'a dit qu'il y aurait des surprises au début... donc, j'y vais. Et je reste. Elle est hyper rodée, il est super pro, il fait passer les messages qu'il veut faire passer tout en restant divertissant : bravo ! Je profite de la pause du midi pour aller visiter un peu le centre-ville (très agréable) et manger une salade, ce qui me fait louper la photo collective. L'après-midi est consacré aux conférences de Juan Colas (dont je ressors avec au moins une idée de tour... et une super idée pour avoir l'air clean avec des cartes gimmickées), d'Arthur Chavaudret (très intéressante sur la gestuelle et le placement du regard... et très impressionnante sur le plan technique) et de Lucas Kaminski (qui enfonce un peu des portes ouvertes, à mon avis, dans sa première partie sur la créativité, mais qui devient super intéressant quand il parle de la technique des bulles de savon. J'en ressors avec la conviction qu'il faut arrêter les neiges du Japon pour faire des bulles comme lui à la place : c'est plus beau, plus poétique, peut-être plus écolo, et ça fait moins de chantier). Je manque le spectacle (pas prévu au programme, il me semble) de Chloé Vivares. [grossièreté]. Il paraît que c'était bien. 20h, c'est l'heure du grand gala ! Que dire ? Le spectacle est présenté de main de maître par Elastic, qui est super : on rit, on ne voit pas le temps passer. Premier numéro : Ramo et Alegria : je déteste les grandes illusions, mais eux, c'est drôle, j'aime bien. Je sais que @Thomas a trouvé qu'ils surjouaient. Moi, j'ai trouvé que ça passait. J'ai regretté qu'ils aient changé leur manière de faire la malle des Indes. Viennent ensuite (mais je ne sais plus dans quel ordre) Remi Lasvenes, Mortenn Christiansen et Hector Mancha. Remi Lasvenes... c'est tellement beau, poétique, intemporel que j'en suis ému aux larmes (je pleure facilement). Mortenn... hilarant et super fort. La cascade de sorties à la fin... pffffiou ! Hector Mancha nous offre l'exclusivité de son prochain numéro FISM. Je n'en dirai pas plus, à part que c'est très impressionnant, mais que je trouvais qu'il faisait une tête bizarre, par moments (je découvrirai pourquoi après). Entracte. Je me dis que tout ça rend vachement humble. Deuxième partie : Topas vole au-dessus de son tapis de course. Je n'aime pas les grandes illusions... mais là, j'aime plutôt bien. Juan Colas nous fait une routine ringarde d'anneaux chinois qui finit en numéro burlesque hilarant. J'aime beaucoup. À un moment (je ne sais plus quand), @Renan FRISEE , @Laurent PIRON et Hugo VAN DE PLAS viennent parler du festival, rendent hommage aux équipes techniques, aux bénévoles... et reçoivent une standing ovation fort méritée. Nicolas Striebel conclut le spectacle tout en poésie. Et c'est l'heure de la super AFTER BIERE ET FRITES : et c'est super. Ça discute, ça rit et ça jamme de partout, les "stars" côtoient les inconnus, c'est parfait. Mortenn Christiensen nous montre une routine qu'il veut présenter au Magic Castle... il se passe trop de choses pour pouvoir les résumer. À un moment je croise un type, seul dans l'escalier, qui regarde fixement le mur. "Euh... ça va ? Are you Ok?" Il se retourne. "This spider is gigantic! Beautiful!" C'était Hector Mancha qui avait juste repéré une méga araignée. 😀 En discutant avec lui après, il m'apprend qu'il s'est coupé à un doigt lors de son numéro et qu'il pissait le sang sur scène, d'où les grimaces étranges qu'il faisait parfois. Lucas Kaminski improvise un super spectacle de bulles. Je fais remarquer à un copain qu'on se moque parfois des vieux magiciens qui nous parlent de leurs souvenirs de congrès d'antan... mais qu'on risque de finir comme eux en parlant de celui-là. En partant, je passe dire au revoir à Rubi et Joel Pablos m'invite à m'asseoir par terre avec eux pour tester un tour. On n'a pas encore trop trop entendu parler de lui, mais ça ne devrait pas tarder, car ce type est très fort et inventif. Dodo. Dimanche : Il y a deux conférences à 10h. Nicolas Striebel et Matt Pritchard, dont j'adore les illusions d'optique sur Instagram. N'étant pas parvenu à me lever suffisamment tôt (l'after du samedi a été fort animée et arrosée... et, à mon âge, on commence à avoir besoin de sommeil), je m'épargne ce choix cornélien (il faut voir les choses du bon côté). Je vais toutefois voir l'expo sur les supers illusions de Matt Pritchard, où je fais la connaissance de @Frédéric NOWACKI qui reconnaît ma tête. On prend le brunch ensemble (+un ami à lui dont j'ai oublié le nom, désolé 😬), on échange des trucs/manips et on file à la conférence d'Hector Mancha, qui est super. (Ce mec est DRÔLE ! Et il a ajouté un nouveau tour d'harmonica à mon répertoire) 14h : Parlour Show : Je suis assis juste à côté de Chloé Vivares. Ça va être difficile de huer Yann Frisch. De toute façon, il est tellement sympa et drôle que je l'aime bien à nouveau. Arthur Chavaudret est tout en maîtrise et en légèreté (autant dans sa magie que dans son humour). C'est beau. Robin Deville est un copain, je connais bien son numéro... mais il parvient à me bluffer totalement avec son final. Avant son numéro, Yann Frisch appelle Hector Mancha à la rescousse pour présenter. Et c'est super. Je le répète : ce type est DRÔLE. Yann Frisch nous fait Balltass. C'est beau. Je me lève comme les autres pour applaudir. Juan Colas fait un numéro de contact juggling magique qui m'ennuie un peu (je préfère le "vrai" contact juggling). L'ambiance hippie/ZAD étant bien installée après ça, Yann Frisch et Juan Colas se lancent dans un concert de kashakas (je vous laisse chercher.... pour les vieux qui auront la référence, disons que c'est un mélange de "tac tacs" et de maracas) que vient conclure Hector Mancha avec son harmonica 😀. Le spectacle se termine par le "Duo" de Rubi Ferez et Fernando Nadal. Ayant une affection particulière pour Rubi, je voulais voir ce numéro depuis longtemps. Et je n'ai pas été déçu. C'est intemporel, beau, drôle et impressionnant. Rubi est un peu l'auguste et Fernando le clown blanc. Ils sont parfaits chacun dans leur rôle. Mon numéro préféré de la journée, voire du week-end. Je ne peux malheureusement pas assister au cabaret magique, car j'ai de la route pour rentrer. Encore merci aux organisateurs et aux bénévoles.
    • Un inspecteur des services de renseignement (Samuel Raskin) inspecte la Zone 51:
    • Cool de s'y être croisé en effet! Les organisateurs et toute l'équipe ont réalisé un boulot incroyable et les retours sont à la hauteur de leurs efforts, espérons que cela continue!
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