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Il y a 1 heure, Calix a dit :

Je pense qu'il est important que l'équilibre soit là, fasse réel, mais surtout  qu'il soit instable et tombe par le moindre coup de vent. Comme un château de carte. Un équilibre fébrile... S'il tient alors que tu bouges à coté, que tu cours, ... BOF...

On en a parlé avec un ami et je lui disais qu'il faut que cela soit un équilibre impossible possible, et non pas un équilibre impossible impossible.

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Plusieurs choses me semblent intéressantes dans cette discussion :

J’ai l’impression que certains, qui par ailleurs se plaisent parfois à faire léviter une bague, ou à la faire tomber, l’arréter en l’air, puis la faire remonter dans la main, ne veulent pas d’une vraie impossibilité dans le cas de cet équilibre…

Quel va donc être la différence qui vous entraine à un ressentit différent ?

Je me suis posé la question, et je vois en premier lieu la surprise :

Quand la bague lévite, ou tombe et s’arréte, c’est une surprise, voir une forte surprise, et l’effet est relativement court.

On a ici un effet lent, qui se construit progressivement, et perdure le temps qu’il faut.

J’imagine que c’est ce qui vous rend frileux à avoir de la vraie magie qui se mette en œuvre dans ce cas ?

C’est vrai que les effets lents peuvent ouvrir la porte à la réflexion sur le « comment », chez le spectateur…

Mais seulement si on lui laisse le temps de réfléchir, sans l’occuper par autre chose…

J’aimerai bien voir la présentation de ceux qui utilisent cette routine, pour me rendre compte de l’effet réel.

 

Merci Fredzik d’imaginer que je pourrais y mettre une histoire, pour rendre la construction plaisante, mais en fait, en y réfléchissant un instant, ce n’est pas si simple :

Le fait qu’il y ai un réflexe de recherche de truc dés le premier équilibre impossible visible, va parasiter l’histoire, et l’affaiblir, ce qui n’est pas souhaitable.

J’ai le même souci, si on peut dire, dans une de mes histoires, ou au fil du récits je devine les cartes librement choisies par le public : cela crée une sortie d’histoire.

Il se trouve que dans le cas que j’évoque, c’est voulu, car il y a à la fin une rencontre entre l’histoire et la réalité que vivent les gens dans la salle…

Mais c’est délicat à mettre en place sans que la magie bouffe l’histoire.

 

Ici, de la même façon, il va falloir trouver un bon équilibre, entre texte et magie cette fois…

On peut se servir du rythme :

Avoir une progression lente, jusqu’à l’étape ou la brosse à dent est en équilibre (pas magique) sur le crayon et la bouteille.

Retirer le crayon en mettant un doigt sous la brosse à dent, jusqu’à ce que le crayon soit piqué dans le dessus de la brosse.

Effet magique quand on enlève le doigt, et que ça tient.

Puis accélérer le rythme, pour rajouter des impossibilités sur le tout…

Ainsi, on commence par un château de cartes risqué, puis, dans un second temps, on entre dans l’effet magique, qui lui est bien sûr impossible.

Mais on accélère, pour que les impossibilités se succèdent, afin de bloquer la recherche d’explication…

Je ne sais pas si c’est possible avec ce tour, j’en sais trop peu dessus 😉

 

Que l’ensemble ne flageole pas, ait l’air hyper stable, ne me trouble pas vraiment :

A un moment, il s’est passé quelque chose, quand on a enlevé le doigt, qui a rendu la chose magique :

Ensuite, la magie est puissante…

On n’a plus besoin de faire semblant que ça peut tomber, c’est une autre réalité ou les choses ne tombent pas…

 

C’est très délicat :

On parle souvent, moi le premier, du fait de ne pas faire « trop » magique, pour ne pas déclencher de refus du public, et de recherche du truc.

D’ailleurs, les effets d’équilibre impossible sont « moins impossible » que les lévitation, non ?

Mais quand même, il y a un moment ou il ne faut pas avoir peur de faire de l’impossible vraiment impossible, sinon, ou est la merveille ?

Là, on n’est pas dans du mentalisme ou de la performance, même si on peut amorcer le tour de cette façon :

C’est de la magie.

Donc, une chose impossible, qu’il va falloir présenter avec une raison pour le faire :

C’est le rôle du texte de trouver cette raison, de justifier cette abrogation temporaire des lois naturelles…

Je pense que c’est un tour puissant, qui est donc difficile à mettre en place au niveau psychologique, il faut assumer la magie…

Pas pour tout le monde, donc…

Si on le fait sans assumer, le champ de toutes les solutions s’ouvre, depuis l’aimant jusqu’à la colle repositionnable, en passant par des tiges de maintient amovibles qui s’emboitent d’un objet sur l’autre (je dis n’importe quoi, je ne sais pas comment c’est fait, et on s’en fiche… 😉)

Mais ce qui est important à mon sens, c’est qu’il y ait dans l’histoire (la présentation) une motivation pour une bascule dans un autre univers.

Avec le bon changement de rythme…

 

Quand au fait que ce soit examinable ou pas, comme d’autres l’ont dit plus haut, c’est un faux problème :

Si on fait ça en salon sur table, et non en close-up, on élimine l’idée du spectateur aux mains baladeuses…

Et du coup, si on peut faire examiner des parties de la construction APRES le spectacle, c’est super cool…

Ou se servir d'une partie du matériel, pour d'autres tours ou un volontaire aura à l'utiliser, avant ou après l'équilibre...

 

Un chouette effet, en tout cas…

Ça me donne envie d’en faire une version médiévale, à ma sauce bien sûr, vu que je n’ai pas les trucs utilisés dans ce tour…

Mais il y a déjà tant à faire…

 

Gilbus

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le (modifié)

Voilà comment un mec, même pas magicien en plus,qui  arrive à m'intéresser à une routine à côté de laquelle je serai passé . Pas facile de mettre de côté son regard de magicien et d'appréhender la chose avec un regard de profane.

Cette idée de basculement d'un coup dans un autre univers est plus que séduisante et c'est ce moment précis où tout devient impossible qui va effectivement générer la surprise.

Continuer une recherche d'équilibre en faisant oublier qu'il peut y avoir des trucs (Ha bon il y en a ?) est alors effectivement un exercice périlleux ou la routine peut alors s'écrouler plus facilement que tout ces objets, mais qu''il doit être bon de réussir ce pari !

Modifié par HREJ (Yves)
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Si Dieu existe j'espère qu'il a une bonne excuse.

Woody Allen

Publié le

Je viens de visualiser la conférence Penguin de Joshua et effectivement c'est super visuel. Il donne l'ensemble à l'examen avant la construction du tour et le c***** est vraiment habile limite impossible à détecter surtout quand c'est en live avec sa présentation mais ce tour n'est vraiment pas pour moi ou alors il faudrait un autre c***** à la fin en invitant un spectateur à essayer par lui même de mettre deux trois objets en équilibre maintenant qu'il a vu la routine mais pour le coup celui-là de c***** me semble plutôt dur à réaliser même si avec une bonne présentation cela doit être finalement possible.

Publié le

Si on considère que cet effet serait le final d'un spectacle de salon il serait judicieux de se servir des objets dans les routines précédentes pour justifier leur emploi, ce serait une sorte de rappel de tout ce qu'a vu le public.

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Si Dieu existe j'espère qu'il a une bonne excuse.

Woody Allen

Publié le
il y a 6 minutes, HREJ (Yves) a dit :

Si on considère que cet effet serait le final d'un spectacle de salon il serait judicieux de se servir des objets dans les routines précédentes pour justifier leur emploi, ce serait une sorte de rappel de tout ce qu'a vu le public.

Oui bien vu. Pour le crayon y'a le tour de Mickael 'Pen or Pencil' et pour la bouteille il y'a Rattled qui devrait bien s'adapter.

Publié le
il y a 12 minutes, _Jeff_ a dit :

Oui bien vu. Pour le crayon y'a le tour de Mickael 'Pen or Pencil' et pour la bouteille il y'a Rattled qui devrait bien s'adapter.

Je pense qu'en cherchant on peut trouver une routine pour chaque objet et l'avantage c'est qu'ils auraient été vérifié (Pour certains) avant le final il n'y aurait, à priori, aucune raison de les mettre entre les mains du public une seconde fois.

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Si Dieu existe j'espère qu'il a une bonne excuse.

Woody Allen

Publié le (modifié)
Le 28/11/2018 à 02:29, CamilleB a dit :

J’ai passé pas mal de temps l’année dernière après avoir vu le penguin live 2 de Joshua Jay, à éssayer de construire les gimmick, mais peu de succès, en tout cas rien qui ne puisse vraiment été utilisable, je ne vous dirais pas combien de brosses à dents y sont passés...

Pourtant le résultat est très enviable dans ta vidéo !!

C'est quoi le souci que tu rencontres ?

  • C'est au moment de l'empilage des objets ?
  • C'est une question de finition de certains des objets (j'ai cru voir quelques stigmates sur la brosse à dents de la vidéo ;))
  • C'est la stabilité de la structure ?

Et surtout j'aimerais savoir si la routine proposée dans la conférence est intéressante, au niveau de son rythme, son histoire et sa durée ?

Merci d'avance :)

Et bravo pour le résultat que tu obtiens, c'est très zôli ^_^

Modifié par Mickaël
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Il y a 22 heures, HREJ (Yves) a dit :

Pas facile de mettre de côté son regard de magicien et d'appréhender la chose avec un regard de profane.

J'ai montré la vidéo à des profanes, personne n'est rentré dedans un seul instant. ils m'ont tous sorti qu'"il doit  y avoir un système d'accroche" soit "les objets n'ont pas le poids qu'on imagine".

Il faut pas prendre le public pour plus bête qu'il n'est.

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Il ne faut jamais oublier que la lumière vient des gens de l'ombre !

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Le 27/11/2018 à 15:47, Mr_Cinema (Pierre-Axel) a dit :

Pour le coup je trouve ça beaucoup plus magique alors que pour le coup ça ne l'est pas du tout :

Pour l'amour du coup ... 

Mais oui c'est vraiment joli. Je me pose la question de l'existence de trucages pour celui ci btw.

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"Le magicien est intrinsèquement contradictoire:

Il doit faire croire que rien ne se passe quand tout se passe et que tout se passe quand rien ne se passe" NB

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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