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Bonsoir à toutes, tous :) 

Je viens demander quelques conseils sur le retournement double, j'ai quelques problèmes de perfection du mouvement.

Explications, au moment du retournement (classique) tout se passe bien mais quand je dépose la double sur le paquet il y a comme un glissement qui sépare les cartes une fois sur deux. 

Des fois tout se passe bien , d'autres non.

De plus,  la main qui retourne les cartes (droite) sur la tranche droite se place tantôt au milieu tantôt à l'angle bas-droit afin d'essayer de les maintenir égalisés... Enfin bref une vraie galère, donc j'aimerais beaucoup pouvoir envoyer une vidéo à l'un d'entre vous qui aurait un retournement double beaucoup plus perfectionné que moi et prendre ses conseils. Je précise j'ai déjà regarder quelques vidéo de vallarino etc. 

Merci par avance pour votre temps :) 

Robin

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Invité Aurélien
Publié le

-un jeu en bon état

-de la pratique

n'hésites pas à m'envoyer ta video ;)

 

Publié le

tiens le paquet en prise de la donne, puis places la LD sur la tranche, en 1er, dans le sens de la longueur,   qui  est proche du majeur, de l'index et de l'auriculaire,  de la main qui tient le paquet.

Ensuite tu as le paquet et la DL en perpendiculaire par rapport au paquet mais calé entre les doigts que je t'ai décrit et le paquet, puis tu rabat la DL sur le paquet comme on referme une porte.

Publié le (modifié)
Le 04/04/2018 à 23:39, Robin Mt a dit :

au moment du retournement (classique)

Je crois qu'il n'y a pas de retournement "classique".

Il y a presque autant de LD que de magicien.

Il y a des années, atelier avec Bebel dans une manifestation organisée par le CMP (le temps des magiciens....) :

Une douzaine de personne.
Bebel demande à chacun de faire une LD:
Presque tout le monde avait une méthode différente...
Bebel a ensuite montré la sienne, encore différente...

La meilleure LD de chacun, c'est probablement celle qui se rapprochera le plus du mouvement qu'on fait pour retourner une carte : c'est quand même le but.

Et il y a plein de façon de le faire, qui sont toutes très bien, et donc autant de LD.

 

Pour le problème que tu as, sur le fait de reposer la carte:

Essaie plusieurs version, pour trouver celle qui te correspond le plus.

Entraine toi à reposer un seule carte. Regarde quel est ton mouvement naturel. Pourquoi chercher autre chose pour une LD?

Tu peux refermer comme on referme un livre, ou reposer la carte en la tenant par le coin, ou en la tenant par les petits cotés entre pouce et majeur...etc.

Une fois que tu as choisi:

Entraine toi au ralentit, longtemps.

Puis accélère petit à petit :

Pour un mouvement qu'on a la chance de pouvoir faire lentement (qui n'a pas d'équilibre dynamique instable), la lenteur dans le travail te permet de voir ce que tu veux faire, de t'y tenir, puis de le faire sans y penser.

Cela ne servirai à rien de t'entrainer à mal faire le mouvement. ;)

Donc passe le au ralentit, exactement comme tu veux qu'il soit.

Je ne peux pas te dire l'idéal pour toi, cela dépend de ce que tu veux faire, de la forme et la taille de tes doigts, de ta façon de tenir les cartes...on est tous différents...

Ensuite, quand le mouvement est réellement choisi (et après avoir vérifié le rendu coté spectateur, par miroir et vidéo...), tu peux te lancer dans l'apprentissage intensif, avec retour régulier au ralentit pour vérifier que tu ne dévies pas.

Ensuite, c'est long, il faut du temps et de multiples retournements, pour que le mouvement soit fait en automatique.

Il faut en faire des centaines, des milliers...

Mais tu pourra alors le faire sans y penser.

Un conseil générique qui ne mangent pas de pain (ils n'est pas de moi....):

Gère la pression que tu exerces d'une manière générale sur les cartes. L'idée est de les serrer juste assez pour qu'elles ne tombent pas, mais pas plus. Cela donne un "toucher de carte" plus léger.

Tu peux aussi te poser la question sur le type de LD que tu souhaite apprendre en premier:

Avec ou sans break?

Celles avec break sont souvent plus simple pour commencer, mais il faut prendre le break, cela donne au final plus de travail pour que cette prise de break soit invisible.

Quand je me suis posé la question, comme je suis un gros paresseux, j'ai choisi de faire d'abord une version sans break (que j'ai trouvé seul, en regardant la façon que j'avais de ne retourner qu'une carte...), on gagne un mouvement...

On ne peux pas faire de description complète ici, on est en public...

Mais bon, je ne suis pas une référence en LD, je ne suis pas vraiment magicien...

Gilbus

Modifié par Gilbus
  • J'aime 1

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

D'accord avec tout ce qui a été dis avant. J'aimerais ajouter qu'au début, il est plus facile de s'entrainer debout.

Une fois que la technique est bien maitrisé, n'hésite pas à accélérer le mouvement pour le rendre plus naturel et non chalant (après sa dépends de quelle LD tu choisis...). Et faut pas aller trop vite non plus, faut trouver le juste milieux ;)

Publié le
Le 15/04/2018 à 22:17, Gilbus a dit :

Donc passe le au ralentit, exactement comme tu veux qu'il soit.

Je ne peux pas te dire l'idéal pour toi, cela dépend de ce que tu veux faire, de la forme et la taille de tes doigts, de ta façon de tenir les cartes...on est tous différents...

 

Détaillée et sensible analyse, ce que j'ai indiqué était la manière de base, telle que je l'ai vu chez les Duviviers, dans leur dvd, c'est presque une recette inratable.xD.

J'ai compris ce que tu as écris, juste un détail tu parles de la forme des doigts,

là je pensais que c'était plus la forme générale de la main qui rentrait en jeu?

Publié le

Bonjour,

Il ne s'agit pas de LD ici mais de retournement double, si je ne dis pas n'importe quoi. C'est légèrement différent mais il faut quand même le noter. Dans la LD, la carte est séparée, éloignée du jeu, on joue un peu avec avant de la reposer. Dans le retournement, c'est uniquement le geste (plus naturel à mes yeux) de retourner qui est bossé.

Une astuce pourrait être de mettre de la salive sur le bout de son majeur droit. En préparant la brisure en montrant d'abord la carte supérieure, on humidifie légèrement celle-ci qui est reposée sur le jeu où la brisure est déjà présente. En pointant le jeu, on appuie un peu sur le centre et le retournement devrait être moins laborieux. Ed Marlo utilise ce petit subterfuge dans un effet absolument hallucinant, son "miracle" comme il dit. L'effet ? Oh, un spectateur apporte son jeu, coupe n'importe où, regarde sa carte et mélange immédiatement le jeu sans que le magicien ne l'ai eu en mains. Après, le magicien retrouve tout de même sa carte. Fort, très fort ...

Dans son "Book of Magic" de 1957 (où son apparition dans les "Stars of Magic" de 1949), Dai Vernon nous donne une belle méthode pour éviter ce glissement avec sa "push off" où un temps d'arrêt est mis pour ponter légèrement les cartes avant de faire le retournement. Ainsi, tu chasses l'air qui pouvait rester entre les deux cartes et ça évite les soucis.

C'est un bon conseil de retourner d'abord une seule carte puis d'analyser ce mouvement pour l'adapter à une double. De cette manière, notre double sera la plus naturelle possible en ce qui nous concerne. Beaucoup s'attachent à un retournement double parce qu'il vient d'un tel, que ça fait "classe" mais le réalisent d'une façon tout sauf naturel. La magie n'est pas une télé-réalité, sinon on aurait tous du rouge à lèvres et des gros seins.

A mes yeux, le retournement parfait n'est pas simplement le retournement en lui-même, ça comprend également la prise de break, s'il y a. On néglige bien trop souvent cette phase, dommage. Si notre passe est sublime mais que notre prise de brisure est mauvaise, tout s'écroule, c'est la clé de voûte de la passe.

Plus précisément, j'écoute et je regarde un retournement double ... on a trop peur de faire "parler" les cartes au cas où elles se décollent, on manque d'audace alors qu'un claquement dissipe instantanément l'idée d'une double.

Les cartes ont pourtant une si belle voix ...

  • J'aime 1
Publié le

Merci pour ces infos, Grabus !

J'ai appris plein de trucs (comme ce "miracle" d'Ed Marlo), mais je ne suis pas tout à fait d'accord avec un point assez fondamental :

Il y a 10 heures, Garbus a dit :

Il ne s'agit pas de LD ici mais de retournement double, si je ne dis pas n'importe quoi. C'est légèrement différent mais il faut quand même le noter. Dans la LD, la carte est séparée, éloignée du jeu, on joue un peu avec avant de la reposer. Dans le retournement, c'est uniquement le geste (plus naturel à mes yeux) de retourner qui est bossé.

Je trouve pour ma part que c'est tout l'inverse : si je ne fais rien de secret, le mouvement le plus naturel pour montrer une carte serait de la saisir entre le pouce et l'index, et de la séparer du jeu.

D'ailleurs, pour s'en convaincre, il suffit de demander à un Moldu de couper le jeu et de te montrer la carte de coupe : je garantis qu'il ne va jamais la retourner sur le paquet.

Donc pour moi, la LD est beaucoup plus naturelle que le RD. Après, pour qu'elle soit naturelle, il faut bien sûr éviter les fioritures, mais c'est une autre histoire (ça peut passer si le magicien a un style très visuel, avec beaucoup de fioritures tout le temps et pas seulement pour camoufler des actions secrètes).

Il y a 10 heures, Garbus a dit :

A mes yeux, le retournement parfait n'est pas simplement le retournement en lui-même, ça comprend également la prise de break, s'il y a. On néglige bien trop souvent cette phase, dommage. Si notre passe est sublime mais que notre prise de brisure est mauvaise, tout s'écroule, c'est la clé de voûte de la passe.

Là-dessus, par contre, je te rejoins complètement : la prise de break devrait être au moins aussi naturelle que la LD, voire plus naturelle encore, car on ne peut pas la camoufler avec une fioriture.

Pour moi, l'idéal est de le prendre à une main, soit en poussant les cartes vers la droite avec le pouce gauche avant de les ramener, soit avec un p***y c**nt.

Il y a 11 heures, Garbus a dit :

Plus précisément, j'écoute et je regarde un retournement double ... on a trop peur de faire "parler" les cartes au cas où elles se décollent, on manque d'audace alors qu'un claquement dissipe instantanément l'idée d'une double.

Les cartes ont pourtant une si belle voix ...

Il faut voir Dani DaOrtiz faire une LD (sans break) dans chaque main et les claquer l'une contre l'autre... insoupçonnable ! 

L'important, c'est que ça valide !

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Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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