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Je pense que c'est déjà maintenant, que le mentaliste ne pourra plus sortir quoi que ce soit sans être suspecté tout court.

Le carnet genre HPad est déjà largement suspecté d'utiliser du papier carbone (j'en arrive à 100% des spectateurs). En passant, en fabriquer un soi-même à l'aide d'une ardoise magique revient à 20 fois moins cher et reste tout aussi efficace, pour une apparence beaucoup plus naturelle : n'importe quel carnet, pas de surépaisseur suspecte en bas du carnet, utilisation de n'importe quel stylo, comme celui du spectateur par exemple et peek et reset hyper simples et rapides.

Il commence déjà à y avoir des réflexions concernant l'utilisation d'un appareil électronique, comme un smartphone ou Mynote, par exemple.

Les gens ne sont pas idiots, ils savent très bien que la magie n'existe pas et que si quelque chose qui semble impossible a lieu, c'est qu'un procédé permet de le faire. De plus, beaucoup possèdent un smartphone et en connaissent les possibilités.

D'ailleurs je pense modifier mon carnet à ardoise magique pour permettre son examen, à mon avis la seule façon d'ôter toute suspicion (et encore...). Sinon ce n'est pas la peine de l'utiliser.

Citation
Quand on veut on peut.
Publié le

C'est amusant, plus la technologie évolue, plus on va en venir à faire des miracles avec de bonnes vieilles methodes ! Le peek sur un pliage va redevenir redoutable, tellement les spectateurs chercheront plus loin. Ce n'est peut être pas un mal finalement :-)

++

  • 1 month plus tard...
Publié le

je viens de lire le dernier hors série de science et vie ( spécial high tech )

Et il y as justement une sorte de "pad numérique " ...

Le titre de l'article ( page 22 ) est : "Des machines à numériser tout ce qu'on écrit sur du papier " ( tout est dans l'intitulé ...)

le smartpad numérise en direct vers votre portable ou tablette tout ce que l'utilisateur griffonne ...Il suffit de caler une feuille blanche sur le pad et d'utiliser le stylo et l'encre fournis par la compagnie et le "pad" se charge de numériser le document et l'envoi direct sur votre smartphone ....

Apparemment il y aurait plusieurs modèles dispo selon les fournisseurs.

Les tarifs variant du simple au triple :0)

La technologie employée ici serait la même pour tous soit la résonance électromagnétique .

Enfin tout ça pour dire que , effectivement , avec ces avancées , dès qu'un pad sera sorti par un magicien , le soupçon qu'il utilise ce genre de technologie sera de plus en plus présent !

Publié le
Comme pourrait le dire papy Cass. Pour enlever cette idée tu peux offrir le clipboard au public à la fin ou alors le lancer nonchalamment sur le sol et sauter dessus.

Ensuite, tu sors une tronçonneuse, et tu détruis ta translucube sur la scène.

Puis tu mets le feu à tes cartes, et du découpe tes cordes au cutter...

Et pour les plus "street", tu te coupes la main à la hache, pour montrer que tu saignes vraiment...

Et là, le spectateur te dit:

"à bon, on peut mettre de l'électronique dans un écritoire? Je savais pas..."

...

Peut-être peut-on rechercher des moyens plus subtils de montrer que notre matériel n'est pas truqué ?

Genre des moyens qui ne disent pas explicitement: j'aurais pu tricher ici...

Dire qu'on aurait pu tricher ici, c'est déjà admettre qu'on pourrait tricher ailleurs.

Je sais, personne ne crois qu'on a réellement de vrai pouvoir...

Mais si on faisait comme si?

Juste pour voir?

Car renoncer à nos pouvoirs, c'est renoncer au mystère, et se cantonner à la devinette: "devinez ou j'ai triché!"

Pour moi, si on veut créer un minimum de mystère, il ne faut rien dire qui concerne la triche.

En tout cas pas d'une façon réaliste.

J'ai de nombreux tours ou j'explique comment ça marche.

Mais dans chaque cas, si j'annonce effectivement que je vais expliquer, les gens voient rapidement que ce sont des explications ridicules, et qu'on est dans un jeu d'acteur.

Du coup, ils ne sont plus dans la recherche d'explication, mais se demande jusqu'où je peux aller dans le ridicule, et s'en amusent.

Le fait que l'effet magique arrive en fin d'explication les prend alors par surprise.

euuu...pouf pouf, revenons à nos tablettes:

Le fait est que si l'on veut utiliser un effet qui peut facilement être réalisé par de la technologie, il faut enlever cette possibilité de l'esprit du spectateur.

On peut le faire de plein de façon, sans sauter à pied joint sur la tablette ;)

-L'aspect du matériel, s'il est conforme à un matériel courant et non technologique, que le public utilise tous les jours, peut jouer.

-La règle qui recommande d'éloigner l'utilisation d'une tricherie/gimmick/manipulation de l'utilisation du résultat de cette tricherie est très importante.

Il faut casser le lien que peux faire le spectateur entre les causes réelles, et les effets.

L'éloignement peut être temporel, depuis la "simple" parenthèse de l'oubli au protocole complexe qui va faire plein de choses entre les deux ; On parle alors plus de temps d’avance…

L'éloignement peut être spatial, en éloignant physiquement la cause de l'effet.

L'éloignement peut être psychologique.

Il peut être sémantique.

Etc.

Bref, tout ce qui peut casser le lien entre le moyen que l'on utilise pour parvenir à l'effet est bon à prendre.

-Une autre façon de décomplexer les gimmick, c'est bien sûr de les faire manipuler par le public.

On peut « laisser le matériel à l’examen », à la fin…mais c’est une curiosité malsaine…

Il est plus sympa de le « FAIRE » effectivement manipuler.

Mais pas pour dire: "examinez ça, c'est normal?"

Car on implique alors que cela pourrait ne pas être normal...

Ainsi, on va faire mélanger un jeu de carte à un spectateur "pour gagner du temps", ou parce que c'est pénible à mélanger (dans le cas de jumbo), ou parce qu'on veut voir si le spectateur joue aux cartes souvent etc.

On va prendre un spectateur dans le public en lui lançant le bout d'une corde, et en tirant sur l'autre bout pour le faire venir sur scène...

Puis on va lui faire « porter les accessoires », les autres bouts de cordes, tout simplement parce qu’on n’a pas 4 mains…

On va demander à un spectateur de fermer le cadenas, car on a les mains qui tremblent, ou il faut être deux pour serrer les chaines, ou il à une tête de marin, donc il doit savoir faire des nœuds avec cette corde qui attache la male…

Bref, tout est possible, du moment que cela reste dans le personnage.

Bien sûr, si on joue un magicien type cabaret, qui triche, il faut faire au contraire vérifier le matériel pour voir s'il est truqué.

La symbolique n'est pas la même si on cherche du mystère ou si l'on joue un manipulateur...

Bref, même si je suppose que tu plaisantais en parlant de sauter à pied joints sur ton écritoire, la recherche d’innocence des gimmick est une chose sérieuse à laquelle il n’est pas inutile de réfléchir ;)

Car il est bien plus facile de mettre un doute sur l’honnêteté que de prouver l’honnêteté…

Et le moindre doute en ce domaine va détruire le mystère.

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Je pense que la priorité est de faire oublier qu'on utilise un pad.

Utiliser les accessoires du public lui-même ou de l'environnement lorsque c'est possible (parfois, ça l'est, sans même avoir à "préparer" l'environnement : steam, spypad).

Avoir des solutions de replis si le spectateur semble avoir le moindre doute sur le matériel (CT, usage d'un NW après coup)

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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