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Il y a 23 heures, marc page a dit :

Au passage, quelqu'un sait-il d'où vient le mot "bateleur" ? Parce que dire que cela vient de l'ancien français baastel ou bastel, cela n'en dit pas pour autant la provenance étymologique. Que signifie ce baastel ou bastel ?

J'ai d'abord pensé que cela venait du bâton (la baguette magique) mais d'après une de mes amies ancienne professeur de lettres, cela ne peut pas venir du bâton qui vient de l'ancien français baston. Même si bastel et baston se ressemblent, la différence est trop importante d'après elle pour qu'il s'agisse de synonymes.

Le Grand Robert définit baastel/bastel comme "instrument d'escamoteur", mais n'en dit pas plus. Il précise aussi que l'origine est incertaine.

J'ai regardé dans le Robert historique de la langue française, qui ne donne rien sur l'origine de bastel.

En ligne, en revanche, on trouve ça, qui est très intéressant (Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, édition de F. Vieweg, Paris, 1881-1902 )

Les joueurs de basteaux (bâteaux) auraient donc été les joueurs de gobelets.

Après, pourquoi les basteaux désignaient les gobelets ? Sur la même page du même dictionnaire, on voit que baste pouvait avoir le sens de fourberie, tromperie (de l'expression donner la baste à quelqu'un). Baste est désigné soit comme l'as de trèfle dans un jeu de cartes, soit comme l'expression que l'on a assez de quelque chose (basta... et le Robert historique dit que basta est employé dans des jeux disparus pour déclarer que l'on a assez de cartes). Du coup, faut-il chercher l'origine du mot bastel dans les cartes ? Un jeu dans lequel il fallait bluffer par rapport à l'as de trèfle ? J'extrapole beaucoup, là...

Outre le "suffire", Godefroy donne aussi le sens de "guetter" au verbe baster. Serait-ce encore une piste ? En tout cas, il semble que l'on ait trouvé pour bateleur ;)

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Modifié par menteur
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Publié le

"petits meubles à l'usage des escamoteurs appelés aujourd'hui gobelets"

Des petits meubles ? 9_9O.o9_9O.o9_9

Il est vrai qu'on présente presque toujours le bateleur comme le "joueur de gobelets".

Merci pour ces recherches en tout cas.

 

L'illusionnisme est l'art de donner une réalité à des choses impossibles ou très peu probables.

Publié le (modifié)

Et de rien pour les recherches, ça m'a fait plaisir : j'aime les mots (c'est mon boulot) et l'histoire de la magie me passionne beaucoup plus que les engouements sur les derniers tours à la mode ou les polémiques sur qui a débiné quoi.

 

Modifié par menteur
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    • Bonjour à tous,  Excellente idée de sujet que je n'avais pas identifié jusqu'à présent. Merci donc à ceux qui l'ont fait remonter.  Plusieurs points concernant ma pratique:  1/ La construction d'une bibliothèque, un travail à temps plein  Je pense qu'il est primordial de construire une bibliothèque. C'est à dire de faire l'acquisition de ce qui nous intéresse, de manière intentionnelle et active.  2/ La lecture, ça dépend  Il y a des livres qui m'intéressent vraiment - je prends des notes à la lecture.  Pour deux raisons:  i) Pour verbaliser ce que je pense de ce que je lis;  ii) Pour pouvoir construire mon analyse sur ce que je lis avec le temps.  Cela passe par des notes manuscrites - un cahier par livre, stockés ensemble.    Après, il y a les livres qui m'intéressent "moins". Ce que je lis pour ma culture magique (typiquement, le mentalisme, que je ne pratique pas du tout mais qui m'intéresse - j'ai d'ailleurs plutôt passé un bon moment avec Orion de Phedon Bilek, récemment).  Je ne prends pas de notes de manière aussi systématique que les livres qui m'intéressent vraiment. Si j'ai une idée particulière que je veux prendre en note, je l'ajoute à mon carnet "général", où il y a mes idées plus isolées sur ces lectures.  Enfin, il y a les livres que je n'aime pas. Il y en a beaucoup.  Je les finis quand même, et je les garde dans ma bibliothèque parce qu'il est toujours intéressant d'avoir la preuve de ce qu'on n'aime pas, mais je ne les rouvre que dans le cadre d'un travail académique.    De manière générale, j'ai une approche très orientée "recherche". Très académique, croisement de sources, construction sur la base de ce que je lis et retraite.... Je n'extrais presque jamais "un truc" d'un livre. Ca s'inscrit dans un système plus structuré. 
    • Alors j'essaye (pas sûr que cela fonctionne), je fais un copier-coller. Service Juridique URSSAF 93518 MONTREUIL le 05.03.2026 vous nous avez interrogé afin d’obtenir une explication très précise sur les artistes du spectacle vivant et sur leur possibilité d’exercer leur activité sous le statut de la micro-entreprise (ancienne appellation : auto-entrepreneur). Après analyse du cadre légal applicable, nous vous confirmons que ce mode d’exercice n’est effectivement pas autorisé pour une activité de représentation artistique. Le code du travail prévoit une présomption légale de contrat de travail pour les artistes du spectacle. En effet, l’article L7121-3 du Code du travail dispose que : « Tout contrat par lequel une personne s’assure, moyennant rémunération, le concours d’un artiste du spectacle en vue de sa production, est présumé être un contrat de travail, dès lors que cet artiste n’exerce pas l’activité qui fait l’objet de ce contrat dans des conditions impliquant son inscription au registre du commerce. » Cette présomption est renforcée par l’article L7121-4, qui précise qu’elle demeure valable quelles que soient la qualification ou la forme du contrat choisi par les parties. Ainsi, lorsqu’un artiste se produit devant un public dans le cadre d’un spectacle, il doit obligatoirement être rémunéré en salariat, généralement via un contrat à durée déterminée d’usage (CDDU). Plusieurs références publiques rappellent clairement que l’artiste du spectacle ne peut pas facturer son activité sous le statut de micro-entrepreneur : Le ministère de la Culture souligne que l’artiste qui exerce son activité en qualité de salarié ne peut pas se déclarer micro-entrepreneur pour cette même activité, l’indépendance étant incompatible avec la présomption de salariat. Les organisations professionnelles du secteur indiquent également que « le statut de micro-entrepreneur n’est pas celui des artistes interprètes » et confirment que toute prestation artistique est obligatoirement salariée.   En conséquence, une représentation artistique ne peut pas être facturée, et l’employeur potentiel (collectivité, salle de spectacle, association, entreprise…) doit obligatoirement engager un artiste du spectacle vivant en tant que salarié et verser les cotisations sociales afférentes au secteur du spectacle vivant. Toutefois, il est possible d’utiliser le statut de micro-entrepreneur pour des activités annexes non artistiques (ex. : ateliers, formations, vente de produits), à condition qu’elles ne relèvent pas du champ du spectacle vivant. Le site officiel Service-Public.fr le rappelle explicitement. Ces activités ne peuvent en aucun cas remplacer ou couvrir une prestation artistique. En conséquence, l’exercice de l’activité artistique du spectacle vivant sous le statut de micro-entrepreneur est juridiquement impossible en France, en raison de la présomption de salariat qui protège les artistes et encadre leurs conditions d’emploi. Toute représentation doit être déclarée par un employeur habilité, dans le respect des règles sociales et fiscales du spectacle vivant. Nous vous invitons également à prendre connaissance des liens ci-dessous : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000006178234 https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F22428  L'Urssaf est à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.  Cordialement.  
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