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Ben, il faudrait déjà définir ce qu’est un magicien, et là, on n’est pas sorti de l’auberge…

Il me semble que Vallarino estime a moins de 15000 le nombre de " Pratiquants " de notre art...

Les magiciens sont ceux qui considèrent l’illusionnisme comme un art ?

Ou ceux qui le pratiquent comme un art ?

Si c’est l’idée, les magiciens doivent se compter en dizaine, pas en milliers.

Combien n'utilisent que des gimmicks ?

Le magicien se reconnaît à sa capacité à se passer de gimmick ?

Arf, ceux qui font des GI vont être exclus… ;)

Ainsi que la plupart de ceux faisant du salon…

En gros, il nous reste les manipulateurs…

C’est dommage, parce qu’il y a plein de gens qui pensent que la magie n’est pas dans la manipulation d’objet…

Combien pratique de manière Semi-Professionnel ?

A, la bonne question :

Un magicien doit-il vivre de son activité (rayer les mentions inutiles…) :

-En totalité (exit ceux qui font du ballon, du DG ou du clown par ailleurs…)

-En partie (donc, aucun amateur n’est magicien… contradictoire, quand on voit de grands noms de la magie qui n’étaient pas du tout pro…)

-rien à voir (mais bon, ce critère peut trier ceux qui se font payer des vrais amateurs…heuuu…dans quel but ?)

Alors comment reconnaitre un magicien ?

Moi, je ne sais pas faire.

Son propension à vouloir faire de la magie en public ?

Déjà, cela élimine tous ceux qui n’en font qu’à leurs proches… ben pourquoi ?

Il y a un minimum de représentation à faire ?

Une par an, une par mois, une par jour… ?

Ou alors sans considérer le public, simplement ceux qui passent du temps à faire de la magie ?

Comment faire de la magie sans considérer un public ?

Une caméra est-elle un public ?

Non, définir le magicien, pour que tout le monde soit d’accord sur la définition, cela va être très flou…

Perso, je n’ai que cela :

Ceux qui ont font de la magie devant des gens.

Ceux qui essaient de faire un bon spectacle.

Ceux qui respectent le travail, le savoir et les secrets des autres.

Mine-de-rien, cela me fait penser au serment du magicien, genre FFAP, non ?

Vous voyez, mes définitions ne s’appliquent probablement pas à tous ceux que la plupart d’entre vous considère comme des magiciens… ;)

Chiffrer le nombre ?

Ben, avec ce type de définitions, ça ne sert pas à grand-chose…

L’intérêt de chiffrer, c’est surtout quand on veut estimer un marché, et les débouchés éventuels… la, pas besoin de définition trop stricte au niveau éthique : Mieux vaux calibrer une cible en fonction du produit que l’on désire vendre…

Quand je dis que c'est très peu je ne dis pas très peu comparé à la réalité, mais très peu comparé à ce que ça devrait être... :(

Ben… pourquoi vouloir à tout prix du nombre ?

Le foisonnement d’internet nous montre qu’il y a au contraire plein de gens qui se disent magiciens…

Hélas, quantité et qualité ne vont pas toujours de pair :

Si on considère que 10% de ceux se disant magiciens ont des choses intéressantes à dire ou à montrer (je suis très optimiste…)…

Le nombre de personnes peu intéressantes va donc augmenter 10 fois plus vite que ceux qu’on va trouver fréquentables…. La qualité sera du coup diluée dans un océan de platitude… C’est ballot.

Alors que dans un microcosme, on peut au contraire avoir une distillation qui laisse une plus grande proportion de gens réellement investit…

Bon, c’est moins bon pour les marchands, du coup, faisons du prosélytisme, il en restera toujours quelque chose ?

Tout cela est décidément trop compliqué :

Heureusement que je ne suis pas vraiment magicien…

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Salut Gibus ! :)

Quand je laisse entendre que ça serait mieux qu'il y ait davantage de magiciens c'est surtout parce c'est un art vivant, un art de communication et comparé aux nombreux initiés d'autres arts, nous ne sommes que très peu... J'hésite même à me mettre dans le "nous" tant la définition peut varier selon les critères que chacun considère...

S'il y avait des clubs de magie ou du moins des lieux de rencontre dans toutes les grandes villes je trouve que ça nous servirait plus que ça n'nous desservirait.

Publié le (modifié)
… S'il y avait des clubs de magie ou du moins des lieux de rencontre dans toutes les grandes villes je trouve que ça nous servirait plus que ça n'nous desservirait.

Ben, des clubs, il y en a pas mal, si je ne m’abuse :

44 amicales FFAP, si leur site est à jour, sans compter les collectionneurs et les mentalistes…

Et la FFAP ne regroupe pas tous les clubs, loin s’en faut : Tiens, à Toulouse, il y a 5 clubs sur la région, dont un FFAP hyper actif !

Dans beaucoup d’endroit, des réunions informelles sont en place, sans parler des petits clubs qui fonctionnent un peu comme une troupe et des cours donnés ici et là, et les magasins de magie qui n’hésitent pas à mettre en place des animations ou les magiciens se retrouvent…

Il y a aussi des rencontres organisées un peu partout par des forums (autres que VM, ou les rencontres sont un peu en relâche, j’ai l’impression), qui permettent de tisser des liens entre les magiciens d’une région, et ensuite de faire de petites réunions semi-privées…

Alors ok, c’est moins répandu que le chant chorale, par exemple, que l’on retrouve presque dans toutes les villes…

Mais plus que le houlà-hop… ;)

Je pense qu’on est à peu près similaire, niveau activités, aux jongleurs :

Des clubs dans les grandes villes, des regroupements informels un peu partout, des conventions un peu partout (mais surtout l’été…c’est l’activité qui s’y prète…) , une convention nationale qui change d’endroit tous les ans, une convention européenne qui change de pays tous les ans…

Mais quand tu es dans un bled paumé, et qu’il n’y a pas de jongleur dans ton coin, ben tu es bien seul, on est d’accord… ;)

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Il faudrait pourvoir récupérer les infos de VM les croiser avec la FFAP etc etc ... sachant que certains ne sont presque inscrit sur aucun site de magie... dur de savoir le nombre exact ... mais les estimations me convienne de toute façon nous n'aurons jamais le chiffre exact !

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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