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[Technique] Débit de Parole à avoir en Prestations Magiques


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Publié le
Ah je reconnais bien là monsieur Losa; toujours la solution de facilité...

Ben oui ! mdr;)

En même temps, travailler son débit, sa prononciation, le ton à utiliser, le rythme (ce qui n'a rien à voir avec le débit), etc.... Ben... ça passe par le théâtre... tout simplement !

Après, il faut relativiser aussi (j'ai appris à relativiser, avec les années. ;) ) : si tu es pro, semi pro, amateur, t'as pas les mêmes objectifs, pas les mêmes conditions etc... donc... pas NECESSAIREMENT besoin de prendre des cours de théâtre... (bon, si t'es pro ou semi pro...là ça devient plus qu'intéressant. Mais encore une fois : tout dépend des objectifs et conditions de travail...)

Choose your battles wisely.

Publié le

Ou des cursus de "prise de parole en public", qui n'apprennent pas à être comédien, mais à s'exprimer.

Car de nombreux cours de théâtre apprendront souvent à s'exprimer dans le rôle d'un autre, ce qui ne correspond pas forcément à toutes les approches. Encore que je sais pas si je suis clair...

Publié le

Je suis d'accord avec Julien. Le théatre au dela de travailler sur l'éloquence, le rythme etc permettra une certaine gestion du stress (si c'est effectivement le problème).

j'en reviens comme dans un autre post à Jonathan Levit qui par son jeu d'acteur, emmène ses spectateurs et ajoute une certaine plus value à mon sens.

Il sait même très bien varier le débit, selon ses besoins, Je pense que l'on peux parler vite mais cela doit paraître en adéquation avec la routine.

Publié le

Ce qui confirme l'affirmation qui a fait couler beaucoup de pop corn : Le magicien est bien un comédien qui joue le rôle d'un magicien. Savoir faire un tour c'est cool. Savoir le présenter (et donc à le parler) c'est mieux.

Même sans se taper des cours de théâtre (bien que ce soit la meilleure chose à faire...enfin je pense), tu peux toujours te faire des exercices d'élocution à base de "les chauchette de l'arssi dussesse"....et surtout, enregistre toi ! réécoute la soupe et demande toi si c'est audible.

  • 4 weeks plus tard...
Publié le (modifié)
Ou des cursus de "prise de parole en public", qui n'apprennent pas à être comédien, mais à s'exprimer.

Car de nombreux cours de théâtre apprendront souvent à s'exprimer dans le rôle d'un autre, ce qui ne correspond pas forcément à toutes les approches. Encore que je sais pas si je suis clair...

Le théatre est une bonne solution, mais comme le dit Chakkan, on mise sur bien d'autres choses dans un cours de théâtre:

Endosser un rôle parfois fort différent de soi-même (ce qui est un bon exercice, mais n'est pas forcément ce qu'on désire faire en magie...),

Gérer les relations entre comédiens (mais sachant que beaucoup de magiciens sont seuls en scène, cette compétence ne sera guère utilisée...),

Apprendre un texte déjà figé, et le dire parfaitement (toujours la difficulté de se mouler sur le texte d'un autre... le magicien, à mon sens, sauf à engager un metteur en scène dialogiste particulier et compétent, fait ses textes lui-même, et donc la méthode peut être bien différentes du théâtre...)

L’intérêt du théâtre, c’est la facilité relative d’accès : il y a des troupes ou des cours de théâtre un peu partout…

Et la richesse de ses ressources : cela fait des centaines d’années que les théâtreux réfléchisse sur leur métier, et il y a une profusion de méthodes, concept et procédures disponibles.

Mais ce n’est pas la seule voix, comme le dit Chakkan.

Il y a par exemple le conte.

Le conteur est souvent seul en scène.

Comme le magicien, il crée la plupart du temps ses propres textes (un bon conteur ne ressort pas l’histoire d’un livre sans la retravailler de fond en comble…)

Le conteur à les même possibilités scénique que le magicien : d’une grande scène avec micro à une intervention confinant au close up devant 3 personnes… (le fonctionnement optimum, selon moi, se situant pour un conteur sans micro avec un public entre 10 et 60 personnes, c’est-à-dire les condition de salon type du magicien)

Le conteur à dans sa culture l’intégration de l’objet (conter avec des objets est une des branches du conte)

Le conteur, surtout, est dans la même configuration scénique que le magicien : l’acteur à le plus souvent un quatrième mur, alors que conteur et magicien s’adressent le plus souvent directement au public. Les techniques de l'adresse au public sont les mêmes en conte et en magie, quasiment.

Etc.

Et les conteurs doivent eux aussi apprendre à gérer leur voix, parole, ton, débit, et surtout silence.

Philipe Sizaire a dit :

« Le mot est un outil.

Quand on arrive, il y a sur scène un gros bloc de silence.

Le conteur va le sculpter avec ses mots : la matière première du conte, c’est le silence. »

La gestion des silences est donc très importante…

Et on trouve évidemment, puisque c’est le sujet de ce post, le rythme et le débit.

En fait, nous le savons tous, quand on est sur scène, il y a une chose magique qui se produit (à moins que ça ne soit un effet de l’adrénaline ;) ) :

Le temps subjectif pour l’interprète s’accélère !

Et donc, vivant plus vite, l’interprète à tendance à parler plus vite, sans s’en rendre compte.

Nous devons donc apprendre à revenir à un débit normal pour le public, ce qui donne alors à l’interprète une impression de lenteur : Pas facile à doser.

Mais plus encore :

Nous sommes en train de présenter un instant dramatique (au sens théâtral ;) ) au public :

Il faut donc lui en laisser toute la jouissance, et donc avoir des moments où l’on va ralentir ou carrément suspendre l’action, pour qu’elle soit appréciée.

Cela ne met pas en cause le rythme de la prestation, qui peut être soutenu si c’est ce que l’on souhaite (il se passe plein de choses…), mais le débit doit être maitrisé pour s’adapter à l’intention de chaque instant.

Le débit est aussi un moyen de jouer :

Si l’on a toujours un débit identique (et rapide dans le cas évoqué), on se prive d’un moyen d’expression, d’illustration, et au final, tout deviens plat, même si c’est fait à pleine vitesse :

On est beaucoup plus sensible aux variations qu’a un flux constant.

Mais bon, ça, je pense qu’on le sait tous… reste à le dire au magicien dont tu parles, Graal ;)

… tu peux toujours te faire des exercices d'élocution à base de "les chauchette de l'arssi dussesse"....et surtout, enregistre toi ! réécoute la soupe et demande toi si c'est audible.

Cela aussi fait partie de la formation de base du conteur :

Voilà un site qui reprend pas mal de virelangues et de viresoreilles, pour les amateurs :

http://michel.buze.perso.neuf.fr/lavache/virelangues.htm

Celui que j’apprécie le plus :

Suis-je chez ce cher Serge ? oui je suis chez ce cher Serge.

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
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